Nul doute que pour son premier film (à seulement 19 ans!), on ne pourra que louer la maitrise et même le brio dont fait preuve Xavier Dolan pour ce "J'ai tué ma mère" qui ne manque en définitive ni de mordant ni d'intensité. Pourtant, on est en définitive pas si enthousiate que l'on aurait pu l'être, peut-être faute de scènes vraiment inoubliables ou de quelques maladresses par ailleurs fort pardonnables... A vrai dire, on ne sait pas vraiment. Cela dit, l'oeuvre reste tout de même fort recommandable, aussi bien par ses dialogues souvent réjouissants que par la sincérité de l'approche de Dolan quant à la relation mère-fils et l'homosexualité. Sans être un des grands films de l'année donc, ce "J'ai tué ma mère" n'en demeure donc pas moins très appréciable à bien des égards, et constitue l'une des jolies surprises de cette année 2009.
J'ai tué ma mère... Comment ne pas répéter tout ce qui vient d'être dit sur les qualités de ce film ? Une histoire très touchante, des personnages prenants, une exellente mise en scène, des thèmes délicats comme la relation mère/fils et l'homosexualité (en particulier chez les ados). Certains disent que Xavier est dans les clichés. Personnellement, je peux vous dire que je n'ai vu aucun cliché dans ce film. Etant dans une situation identique à celle du personnage (ou de l'auteur ; jeune homme gay ayant des relations tendues avec sa mère, portant un intérêt important sur l'art et le cinéma en particulier, etc), j'ai retrouvé beaucoup de scène dans le film que j'ai moi-même vécu. Pourtant toutes les mères sont différentes mais leur rôle leur confie certains traits de caractère qui se retrouvent en chacune (et Xavier Dolan les montrent très bien). Ce jeune réalisateur possède un style particulier qui dérange certains : un cadrage qui sort de l'ordinaire, des inserts insolites, des plans d'introspection en noir et blanc, des ralentis, etc. Chacun pourra apprécier ou non ce style. C'est un film à ne rater sous aucun prétexte !
Par où commencer.... Comment ne pas être transporté dans ce voyage cathartique sur la relation parent enfant. N'avons-nous pas tous ressenti ce genre de sentiment? De tuer? Pour ensuite se purifier, se libérer... Tout commence au divorce de ses parents . C'est là que tout bascule .... Une mère seule ,absente de sentiments, portant les valises de son son passé et vivant dans la pénombre, un père indifférent et lâche n'assumant pas son rôle , et ce jeune adolescent en quête d'identité sexuel qui pour être entendu n'a comme seule solution de hurler. Une belle déclaration d'amour à sa mère oscillant entre sentiments de colère et d'amour . Ce jeune réalisateur nous transporte ainsi dans son univers psychologique , à travers ses névroses quotidiennes en nous offrant des images oedipiennes , subissant la société judéo chrétienne dans laquelle nous vivons . A travers ce film Xavier expulse sa colère, son sentiment d'abandon, son dégout, ses névroses ,ses fantasmes , sa vision d'une mère malheureuse et fuyante pour ensuite l'accepter et l'aimer .... Une jolie thérapie cinématographique que nous propose ce jeune acteur et réalisateur . Sa façon de cadrer les personnages , d'inclure des images iconographiques , de jouer sur les lumières, nous transporte ainsi dans sa tête et nous permet de le comprendre plus .... L'art est son exutoire .... Bravo l'artiste
Une surprise...je venais le voir pour accompagner une copine, ne pensant rien de spécial de ce film. En ressortant...Je me dis que Xavier Dolan est un génie? Faire un tel film à 20ans...Qui est grandiose, superbe, qui montre la relation entre un fils et une mère horrifiant... Le tout est accentué par l'accent quebecquois qui donne une touche d'humour au film!
Un film tout simplement magnifique, touchant, oscillant avec subtilité entre tragique et comique. Un des plus beaux portraits de l'adolescence. Les acteurs principaux sont excellents, notamment Anne Dorval et Xavier Dolan, elle émouvante et parfois vacharde, lui insupportable tête à claques qu'on a quand même envie de pardonner parfois. La réalisation est étonnante de maîtrise et de pertinence. Sans compter la belle poésie et la musique de la langue québécoise. Courez-vite voir ce bijou avant qu'il ne disparaisse des écrans !
Entrée fracassante dans le cinéma du jeune Xavier Dolan, dix-neuf ans, qui témoigne d’une sidérante maîtrise technique et stylistique du moyen d’expression. Jouant avec la caméra sans la moindre pudeur, il exorcise avec une cruauté cinglante –et un humour féroce- ses démons intimes pour partir à la recherche de lui-même. « J’ai tué ma mère » a une réelle puissance, non exempte parfois d’une certaine tendance au procédé, mais qu’importe. Lyrisme de l’excès… L’un des grands films de l’année, l’un des grands premiers films tout simplement.
Réaction à chaud suite à la projection du premier film de Xavier Dolan... Ecrire quelque chose à son sujet relève pratiquement de la catharsis tant il s'avère éprouvant. Un choc dépourvu de grâce, proprement indigeste, d'une hystérie insupportable. L'esthétique cafardeuse, présente du début à la fin, donne littéralement envie de cracher son estomac. Xavier Dolan s'arrange pour faire passer son maniérisme douteux pour de la sensibilité adolescente post-rimbaldienne... Malheureusement, le jeune apprenti cinéaste s'embourbe dans les lieux communs les plus marécageux. Racoleur jusque dans son titre, ce premier long métrage parfaitement déprimant demeure moins original que profondément prétentieux. Aux présomptions vient s'ajouter l'emphase des personnages, point d'aboutissement d'un festival d'artifices qui, jusqu'alors, n'était plus à prouver. Quant au contenu de cet objet informe, il n'en finit pas d'être condamné aux joutes verbales les plus vaines : la maman crie, les " fuck you " fusent, le fils fugue et personne n'assume. D'une noirceur difficilement supportable, le métrage s'éteint péniblement sur la réconciliation de nos deux personnages, sans pour autant nous donner une once d'explication. Sommet de complaisance et de nombrilisme, J'ai tué ma Mère est donc l'oeuvre d'un tâcheron. Non vraiment, ça flanque le bourdon un coup pareil...
Elle doit être bien fière de son fils, la mère de Xavier Dolan! Je m'imagine l'émotion de sa mère, voyant pour la première fois le film, en avant-première à Montréal.
Ce film est une déclaration d'amour et de reconnaissance de Xavier Dolan à sa mère. Le "je te hais" de ses 16 ans est devenu un "je t'aime tellement que si je mettais tout ce que j'ai à te dire bout à bout, je n'aurais pas assez de l'éternité pour te dire combien je t'aime."
Une ode à l'amour filial et maternel d'une finesse, d'une franchise et d'une lucidité d'exception.
Je me demandais qui allait prendre la relève après Denis Arcand, Claude Jutras... C'est fait, mais quand verrons-nous le prochain Xavier Dolan? En attendant, je retourne voir "J'ai tué ma mère".
Stupéfait par les interprétations des acteurs : REMARQUABLES !! Et notamment ce jeune acteur Xavier DOLAN qui se trouve être le réalisateur de surcroît. Très beau film que je recommande : violence des sentiments, incrompéhension entre fils et mère à l'adolescence, beaucoup d'émotions... MERCI ENCORE
Avec un titre comme ça (comme dirait l'autre) ça ne peut pas être complétement mauvais ! Et c'est loin de l'être surtout si on se réfère à la jeunesse du réalisateur particulièrement crédible de surcroît en jeune gay en perpétuelle crise de nerfs. Quelques manièrismes agaçants (gros plans cadrés bizarres) et la mère du titre absolument insupportable font que j'ai eu du mal à adhérer davantage mais bon un réalisateur à suivre tout de même.
Acteur réalisateur X. Nolan a su traduire sa relation paradoxale avec sa mère.Il nous amène à nous interroger sur le fond de la relation parent-enfant mais aussi sur la relation tout court entre humain.Espoir ...
jai été tres deçue en y allant, l'histoire n'a aucune profondeur, mon impression en sortant etait vraiment que ce film etait completement vide..esthetiquement les images se voulaient travaillées mais cela passait à coté de l'effet esconté..aucune emotion, aucune histoire,bref on reste sur sa fin!
Très bon film : poignant pour tout parent d'ado., d'une justesse et lucidité surprenantes pour un si jeune réalisateur. Poignant, on vit les émotions des personnages, on se sent très proche. Des effets de scène sur la lumière, les couleurs en très bon support. Un bémol sur quelques scènes volontairement à lumière réduite.
Brillante première réalisation saluée et ovationnée au Festival de Cannes (présentée à la Quinzaine des Réalisateurs). Xavier Dolan, 20 ans, réalise ici une œuvre sidérante et criante de vérité, réalisme saisissant entre cette mère de famille divorcée et son fils de 17 ans où chaque jour ils participent à de violentes joutes verbales. Un ado en crise qui aime sa mère sans savoir le lui dire ou lui montrer, mais qui en même temps, intérieurement, aimerait bien la liquider tant cette dernière l’insupporte. Excellentes interprétations de ce duo, à savoir Xavier Dolan (le réalisateur lui même) et Anne Dorval, une claque en pleine figure, voilà l’effet que nous procure ce film !
Très beau film! Ce jeune cinéaste est époustouflant. Cette premières oeuvre est un coup de maître, c'est une oeuvre personnelle, touchante. Ce film a beaucoup de style dans sa mise en scène, certaines scènes sont sublimes. Beaucoup de classe!