Primé à Avoriaz, j'ai pour ma part été moyennement convaincu par ce Enemy. Réalisé par Wolfgang Petersen, le film copie facétieusement bon nombre de spécificités du dernier Star Wars en date de l'époque, à savoir Le retour du Jedi. Pour preuve, une mini-bataille interstellaire au tout début, des costumes proches des extra-terrestres créés par Lucas et même une créature sous-terraine vorace calquée sur le Sarlacc. Le film possède néanmoins un charme d'antan, Enemy n'étant pas le premier film de S-F à suivre le phénomène Star Wars. Ceci dit il n'échappe quand même pas à des défauts de réalisation majeurs : le début est un peu trop vite précipité, pareillement pour l'amitié naissante entre les deux protagonistes (Jerry galérant à faire un ou deux assemblages de mots mais qui enchaine par des phrases philosophiques dans la minute qui suit). La suite est en revanche totalement différente : après avoir découvert que notre extra-terrestre belliqueux devient efféminé en cajolant son futur bébé, c'est au tour de Dennis Quaid de s'amouracher de son rejeton adoptif. Nous partons ainsi dans un trip paternel assez émouvant. Au final, le film n'est pas totalement crédible, se laissant porter par quelques clichés et de nombreuses facilités, notamment au niveau du choc des cultures ou encore « la guerre c'est pas bien ». Mais loin d'être un nanar et à défaut d'être une œuvre culte, Enemy reste plaisant et plutôt bien rythmé dans l'ensemble, surtout grâce à des situations cocasses et quelques scènes d'action bien menées.
Enemy de Wolfgang Petersen se classe pour moi parmi les œuvres majeures de SF. Prenant le parti de délaisser les combats intergalactiques pour s'intéresser à la relation entre 2 personnages de peuples opposés, le film promeut un message de paix entre les peuples. Il est aussi une sorte de Vendredi et la vie sauvage de l'espace. On retiendra les performances de Dennis Quaid et Louis Gossett en Drac. Embaucher un acteur noir n'est d'ailleurs pas anodin puisque la seconde partie du film fait également écho à l'esclavagisme et au racisme. Le scénario est maîtrisé de bout en bout. L'ambiance mélancolique et "poétique", avec ce cachet des 80s que Petersen rend vraiment unique, concourt à mettre la forme au même niveau que le fond. Les effets spéciaux sont franchement bons aussi. Enemy est un film majeur selon moi, à voir à n'importe quel moment dans sa vie car il plaira aussi à un public jeune.
Les effets spéciaux de ce film sur lesquels les gavés aux pixels tirent à boulets rouges sont les plus réussis de leur époque. Georges Lucas, améliora même, dans la reprise du "Retour du Jedi" le monstre des sable en s'inspirant des créatures de "Enemy Mine". Quand aux effets rotoscopiques, aux maquettes et à l'animation de celle-ci en général elle est superbe. La palme revenant au maquillage de Louis Gossett Junior. Maintenant ce n'est pas un grand film d'action à l'image du film original dont il a été inspiré, "Duel dans le Pacifique" de Borman, c'est surtout une œuvre cérébrale, tournée magistralement et magiquement par Wolfgang Petersen. A éviter pour ceux dont le scanner cérébral présente des similitudes avec celui d'Homer Simpson.
J'étais enfant lorsque je l'ai vu au cinéma... il y a bien longtemps. Curieux de savoir ce qu'en dirait mes yeux d'adulte, et bien je dois dire que j'ai été vraiment surpris, agréablement. Les textes sont bons, drôles parfois. La portée humaniste du film est évidente (même si à vrai dire je m'en fout pas mal). Bien sur, les effets spéciaux ont beaucoup vieillis mais l'essence du film n'est pas du tout là (à la différence des films modernes qui n'ont souvent rien à nous dire, et tout à nous montrer). Bref, il s'agit vraiment d'un film qui fait honneur à son époque, à voir donc.
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1,0
Publiée le 3 octobre 2021
Nous savons tous que les gens sont les mêmes où qu'ils aillent. Il y a du bon et du mauvais en chacun. Et en apprenant à vivre nous apprenons à nous donner mutuellement ce dont nous avons besoin pour survivre ensemble. Dans le film il y a les humains et les Dracs, et ils sont en guerre parce que les Dracs ont revendiqué des droits de squatters sur des parties de l'univers qu'ils ont envahies. C'est comme ça qu'on commence un drame à caractère bizarre pourquoi ne pas dire qu'ils se promènent dans l'univers dans des Cadillacs galactiques aux frais des humains. Dennis Quaid est terrible mais il a le dialogue le plus douloureusement bidon sur lequel travailler. Lou Gossett parvient à apporter un peu de dignité à son rôle. La musique de Maurice Jarre est exagérée avec ses thèmes d'aventure à l'ancienne et ses motifs de drame familial. Et puis nous pensons que ce film a été réalisé par Wolfgang Peterson. Le type qui n'a cessé depuis de produire des haut de gammes du genre Troie, En pleine tempête ou le remake désastreux de L'aventure du Poséidon. J'ai détesté chaque minute de ce film. Je suppose qu'il faut applaudir le fait de placer un drame intime dans un cadre de science-fiction mais alors il va falloir que tu l'écrives à un niveau supérieur à celui d'une classe de sixième pour que ça marche pour moi...
Un film de science-fiction qui nous tient en haleine du début à la fin grâce à une jolie histoire pleine de bons enseignements. Beaucoup de choses intéressantes pour ce film qui m'a agréablement surpris. L'action n'est pas toujours parfaite et bien lancée mais l'ensemble reste rythmé, drôle, vivant et instructif. Un très bon moment cinématographique à vivre sans modération!!
Tres bon film dans son ensemble , Histoire vraiment sympa. Dennis Quaid joue vraiment tres bien dans ce role. Decors depayssant , maquillage et effets speciaux vraiment super pour son epoque. Film a decouvrir
Un film très intéressant, une morale intelligente. Deux êtres que tout oppose, une relation bien développée, touchante, prenante. Malgré un acteur qui, pour ma part, n'a pas un jeu excellent, Enemy a quelque chose de magique. Une expérience cinématographique agréable, une histoire pleine d'émotions et une fin réussie.
Un curieux film de science fiction qui prends à contre-courant les régles du genre en valorisant le pacifisme. Dennis Quaid est toujours parfait en heros, on passe un agréable moment même si le film a veillit.
Ce n'est pas le 1er film dont le sujet parle de tolérance entre peuples. Il est bizarrement conçu, avec 2 parties distinctes. La 1ère partie fait la présentation du Terrien (Davidsge) et du Drac (Jerry, obligés de cohabiter malgré eux pour pouvoir survivre sur une planète inconnue. De bonnes séquences pendant lesquelles les rapports passent de la haine à l'amitié à mesure que chacun apprend la langue de l'autre. Chacun apprend aussi à se connaitre, vient en aide à l'autre avec des dialogues parfois truculents. La 2ème partie est nettement moins alléchante. En effet, on passe d'un cliché à un autre sans ménagement, avec des pleurs, des violons, du foot américain (si,si), des méchants humains pas beaux qui font de l'esclavagisme de Drac et une fin "plus nunuche tu meurs". C'était un passage forcé mais ce n'était pas nécessaire de rajouter des couches de flons-flons larmoyants (de bêtise). Les effets spéciaux, bien d'époque, sont assez affreux dans leur majorité. On a l'impression que le seul effort a été pour les masques de dracs. Un film à voir pour le dépaysement, pour les messages (dégoulinants) de sentiments fraternels et pour le jeu d'acteur entre Dennis Quaid et Louis Gossett Jr.
Une légère deception. Autant la première partie est excellente, avec cette histoire d'opposition entre un extraterrestre et d'un Terrien en guerre qui, face a une planète hostile, doivent faire équipe et finissent par s'apprécier, mettant de belle manière en avant le combat contre le racisme et la différence. Malheureusement, la deuxième partie est du niveau d'un banal film d'action, sans grand intérêt, excepté peut-être quelques bons effets spéciaux. C'est dommage, car le parti pris était beau et Wolfgang Petersen connait son métier.
Malgré quelques faits inexpliqués du scénario ainsi qu'1 départ un peu kitsch, le film offre un beau point de vue futur sur ce qu'engendre la bêtise & l'égoisme inouie ( sinon la pollution de masse ) ; pendant que le réalisateur nous propose un intéressant " What If ? " sur toutes nos certitudes et institutions.
C'est une très belle histoire que nous livre ici Wolfgang Petersen.Loin des batailles épiques de Troie ou des scènes d'action de Air Force One, Enemy est un film fort qui, avant d'être un film de science-fiction, traite de l'amitié et de la différence entre deux peuples, les Dracs et les humains.Les deux acteurs principaux que sont Dennis Quaid et Louis Gossett Jr, sont tous simplement parfaits et émouvants.Les effets spéciaux sont quand même limites pour des gars qui auparavant avaient fait ceux des épisodes 4,5,6 de Star Wars.A défaut de bons effets spéciaux, les maquillages et les costumes sont corrects tout comme la musique de Maurice Jarre.Enemy est un grand film émotionnel mais il pêche un peu du côté de la science-fiction ce qui est inattendu quand on voit le CV du réalisateur qui est un grand habitué des films spectaculaires.Car l'action dans le film se fait très rare de même qu'on aurait apprécié que les deux héros aient plus d'épreuves a affrontés ensemble sur cette planète dangereuse et inexplorée.On passe quand même un bon moment.
Un film de SF plutot vieux, qui ne développe hélàs pas un univers très varié, mais qui parle intelligemment de l'entr-aide, du partage, de la tolérance de la différence et de la collaboration. Devant tant de bonnes intentions, ce serait méchant de faire la fine bouche.