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1,0
Publiée le 22 avril 2021
L'Oscar du meilleur scénario pour Des gens comme les autres est le plus difficile à croire. Tous les clichés sont la pourquoi tout doit-il toujours être à propos de toi. Je ne sais pas si je t'aime encore est répété tellement de fois que ca en devient tout simplement écœurant. Toute l'émotion est si prévisible et sur jouée par tous les acteurs. Il y a même une scène où le jeune fils se met en colère et fuit tout le monde jusqu'à son psychiatre (on dirait du Woody Allen). Je regrette d'avoir passé deux heures à le regarder tout ce film et je n'ai cessé de penser des Oscars pour ca ce n'est pas possible. Cela peut paraître stupide mais j'aurais beaucoup plus apprécié que ce soit un film ordinaire comme les autres qui n'ait pas gagné de si grandes récompenses alors la il aurait été intéressant pour moi...
À comparer avec "la chambre du fils" si on veut le mettre en relation avec un film d'aujourd'hui. Un drame familial du passé qui se révèle devant nous par l'intermédiaire du souvenir et de l'impossible réparation. Le film est assez tendu autour du jeune toujours en quête d'apaisement mais pourtant en mal-être évident. Vraiment très beau et portrait sensible d'une famille en deuil avec une fin assez bouleversante.
Certes le jeu des acteurs/actrices est convaincant, mais en ce qui me concerne je trouve le scénario plat et fade, c'est d'un ennui, soporifique de bout en bout et la réalisation est trop classique... Un film daté et loin d'être incontournable, un perte de temps selon moi.
R. Redford signe un drame poignant, la chronique d'une famille qui implose face à un deuil impossible. Entre psychanalyse, culpabilité, déni et sentiments qui se délient, le personnage d'adolescent en mal être est incroyablement habité par T. Hutton. Une étude de caractères triste, oréolée de nombreux prix.
Outre l'aspect pathologique du film, on peut assez difficilement être séduit par cette oeuvre dans lequel le réalisateur semble faire oeuvre de cynisme - aucun de personnages principaux n'a vraiment de ressort dramatique - & au vide tragédien ; La " rédemption " d'ailleurs connue trop tard ainsi que l'humour un peu lourd ( et inutile ! ) de Conrad n'arrangeant rien : Un film étrange, & surtout pour les aficionados.
Sobrement efficace la mise en scène sert pleinement son propos par sa délicate épure, son refus d'effets de styles, sa louable discrétion. Ainsi, l'attention se porte sur le portrait complexe d'une famille en proie au deuil, à l'incompréhension mutuelle et au manque de communication à travers la quête de sens du fils rescapé (intense Timothy Hutton) dont la difficile relation avec sa mère s'oppose au profond attachement qui le lie à son père (bouleversant Donald Sutherland). Maitrisant parfaitement sa construction, laissant se dessiner pas à pas les ressorts psychologiques des personnages (jusque dans les seconds rôles), les raisons de leurs réactions, les douleurs passées, la narration présente la même fluidité que les dialogues (saisissantes discussions avec le sagace psy - impeccable Judd Hirsch) puisque même les non-dits parlent (vrai). Ancré dans une certaine Amérique (que quelques plans lors d'une soirée entre amis définissent parfaitement), ce drame s'en affranchit par sa justesse d'analyse, son refus de tout pathos et sa capacité à traiter équitablement les différents liens entre les protagonistes. Sincère, intelligent, émouvant.
C'est dans sa deuxième partie, quand la façade de la bonne famille bourgeoise se lézarde vraiment, que le film trouve son rythme et son intérêt. De facture très classique, il offre néanmoins un espace sur-mesure au talent de Timothy Hutton (justement récompensé pour sa performance). En revanche, j'ai bien du mal à comprendre que ce film ait pu gagner autant d'Oscars et surtout les principaux, quand on songe que la concurrence s'appelait Elephant Man ou Raging Bull. Un mystère parmi d'autres sans doute, à moins que l'aura de Redford n'ait joué au-delà du raisonnable. Reconnaissons toutefois que pour un premier passage derrière la caméra, il a su susciter l'intérêt et éviter l'ennui, ce qui est déjà beaucoup.
Voilà le type de films multi oscarisé (meilleur film / scénario / réalisateur / 2nd rôle masculin) passé sous les radars pour le public français. Aussi étrange que ce premier film, académique sans nul doute, est un coup de maitre de Redford pour son premier derrière la caméra. Même injustice que pour l’excellent « Du silence et des ombres » de Mulligan. Et dire que les concurrents de ce film étaient ni plus ni moins que « Raging bull », « Elephant man », « Tess », … Chronique familiale de gens ordinaires (référence au titre original) de la WASP society bourgeoise, les non-dits entre les 3 membres d’une même famille devant surmonter le deuil de l’un des leurs sont au cœur du processus narratif. C’est un véritable film malaise dans lequel chacun à sa douleur, ses secrets ; et Redford et ses comédiens parviennent à tout nous faire ressentir avec une grande finesse et sensibilité. Aucun pathos ou mélo, mais nous sommes tout de même bouleversés tant la pudeur et la retenue est au centre de cette famille. Jusqu’au moment où grâce à la psychothérapie, car ce film est aussi un éloge à la psychothérapie, les langues se délient, le vernis craque, la famille se déchire et les mots/maux sont posés pour un nouveau départ familial nécessaire. Ces séances de psy sont parmi les bons moments du film ; et pour cela l’approche élégiaque de la discipline passe bien. Par contre, les flashs backs font surranées et pas très crédibles. Très bon film à voir de préférence en VO, le doublage en français n’est pas une réussite. tout-un-cinema.blogspot.com
Voilà un film d'une intelligence rare, joué en plus d'une manière époustouflante, notamment par l'ado au centre de l'histoire. J'ai été en particulier subjugué par l'étude psychologique des membres de cette famille, chaque âme étant sondée au plus profond : un ado culpabilisant qui remonte la pente, après une tentative de suicide, grâce à un psy et une copine de chorale, une mère égocentrique qui avait son fils préféré, et qui est surtout sensible au paraitre (aux yeux des autres), enfin un père , au coeur sur la main, qui cherche à comprendre et aider son fils dans cette épreuve. Bref, un film qui fait sacrément réfléchir sur la famille. Une réussite.
Redford dans sa première réalisation obtient un oscar pour ce drame familial. Excellente interprétation de Sutherland en tête. Je recommande ce film qui passe actuellement sur Paramount Channel.
Première réalisation de Robert Redford, Des gens comme les autres prend la forme d’une dissection d’une famille américaine bourgeoise bien sous tous rapports, mais qui essaie surtout de sauver les apparences après deux drames l’ayant touchée de plein fouet. Si le film n’évite pas certaines maladresses, il contient aussi de nombreuses séquences bouleversantes, portées notamment par le jeune acteur Timothy Hutton, absolument remarquable. Le récit perd quelque peu en force et en complexité spoiler: lorsqu’il finit par faire porter toute la culpabilité sur les épaules de la mère de famille . Dommage.
Premier et sans doute meilleur film de Robert Redford, "Des gens comme les autres" a il est vrai de quoi nous toucher. On ressent très rapidement une grande sincérité et sensibilité chez Redford, qui nous permet tout de suite de rentrer dans ce drame assez intimiste. On ne peut être qu'ému devant un sujet vraiment difficile et peu évident à traiter, mais ou Redford relève le défi avec un certain talent. On pourra alors toujours regretter le ton assez scolaire de l'ensemble, et certaines maladresses (flash-backs un peu trop envahissants) ou encore un certain manichéisme empêchant le film d'être d'une subtilité totale (le personnage de la mère.) Pourtant, ces fautes n'entachent pas le récit plus que ça, tant Redford a la bonne idée de se focaliser sur la personnalité du jeune héros qu'il réussite à rendre vraiment émouvant. C'est justement parce que Redford se refuse à tout spectacularisme que le film est si réussi, le réalisateur préférant s'attcher au quotidien, à ces petits moments de la vie si important pour chacun de nous... Il est enfin servi par des acteurs incroyables de justesse (mention spéciale pour l'excellent Timothy Hutton et ce grand acteur qu'est Donald Sutherland.) Une oeuvre à la fois personnelle et accessible à tous : un beau film.
Avec son premier long-métrage en tant que réalisateur, Robert Redford remporte l’Oscar du meilleur film en 1981. Il s’agit d’un drame psychologique rondement bien mené. En effet, le cinéaste distille progressivement les pièces du puzzle permettant de comprendre le drame qui se noue au sein de cette famille américaine de classe moyenne. Partant du fils (Timothy Hutton, lui-même oscarisé en tant que meilleur acteur dans un second rôle), on remonte peu à peu les pistes qui conduisent au père (Donald Sutherland) et surtout à la mère (Mary Tyler Moore). Bref, même si l’ensemble souffre d’un faux rythme, le scénario particulièrement bien construit permet de rester captivé jusqu’au final émouvant.
Ce film se base uniquement sur les relations qu'un jeune homme a avec sa famille, ses amis, son psy et tout ceci est d'un ennui... La réalisation est extrêmement plate, aucune originalité. Le scénario est horrible, d'une lenteur incroyable, des personnages pas du tout attachants et des dialogues terriblement creux. La lumière est très mal utilisée: chaque plan est froid, terne et sans vie. Le montage est dépourvu de toute beauté et de toute intelligence. Je parlerais bien de la musique mais vu qu'il y en a pratiquement pas... Des gens comme les autres est un titre bien choisi, puisque c'est une histoire totalement banale: toutes les familles ont leurs problèmes, leurs histoires mais quand on la raconte avec aussi peu d’intérêt que ça, c'est un flop assuré...