Encore un film où Humphrey joue un détective, certes mais ça lui colle à la peau, il peut faire autre chose mais ce sont ces rôles qui lui conviennent le mieux, pourquoi s’en priver ? Par contre on se retrouve là avec un « faucon maltais » de moins bonne facture. En effet, c’est plus compliqué, il y a plus de dialogues, plus de personnages, on se perd encore plus vite et l’intrigue a encore plus de mal à s’installer. Par contre le casting y est meilleur, Lauren Bacall s’en tirant mieux que Mary Astor, même si son personnage n’est pas vraiment une réussite (elle tombe dans les bras du détective on ne sait comment, puis elle fait parfois tapisserie). Humphrey restant bon, autour de lui c’est plus clairsemé niveau acting. L’histoire est simple, pas facile à comprendre mais peu recherchée, comme la trame. L’image et le noir et blanc sont toujours bien traités mais les jeux de lumières sont absents, ou mal fait puisque ça devient nébuleux par moments. Rien de spécial à signaler concernant la musique ou la qualité des dialogues (hormis les sous entendus sexuels à un moment). Quant au rythme il est trop cassé par les interminables discours, cela n’aide pas à accrocher. Si on rajoute pas mal de longueurs on peut vite s’ennuyer, mais les amateurs de films noirs s’y retrouveront car tous les codes y sont. Je me demande quand même si le livre ne serait pas meilleur que l’adaptation ciné, déjà…
2 ans après "Le port de l'angoisse",le trio Hawks/Bogart/Bacall se retrouvait pour un nouveau film noir tout aussi mythique."Le grand sommeil"(1946)est donc une adaptation d'un roman noir de Raymond Chandler,mettant en scène le fameux détective privé,Philip Marlowe,aussi cynique et désabusé,que séducteur et vif.Humphrey Bogart est évidemment parfait dans ce rôle là.Il est impressionnant de calme et de charisme.Son alchimie à l'écran avec Lauren Bacall(son épouse à la ville)est un tel point fort,que le film fut remonté spécifiquement à cet effet.Revers de la médaille:l'intrigue déjà extrêmement embrouillée,s'en retouve incompréhensible.Tout juste a t-on le loisir de comprendre que cela concerne la corruption du Los Angeles des années 40,entre truands,nymphettes et policiers.Howard Hawks préfère mettre l'accent sur les archétypes du genre,tout en oubliant volontairement la voix-off ou les flash-backs.Le temps passe très vite,tant on suit Bogart,son enquête,ses rencontres et ses malheurs avec jubilation.Bacall,20 ans,était d'un aplomb rare avec ses yeux perçants et sa voix grave.Un sommet du genre évidemment.
Même si, du propre aveu de son réalisateur, l’intrigue issu du roman et les coupes que dut lui faire faire le code Hayes rendent Le grand sommeil terriblement difficile à entièrement comprendre, avec ses questions laissées sans réponses et ses fausses pistes qui se multiplient, il n’en reste pas moins un classique incontournable du film noir des années 40-50 qui accumule les archétypes et les codes du genre. Première d’une longue série d’adaptations des romans de Raymond Chandler, ce film culte marque surtout la seconde collaboration entre le duo Bogart-Bacall et le réalisateur Howard Hawkes dans laquelle le célèbre réalisateur fera tout pour créer un parfait équilibre entre une ambiance générale très sombre et oppressante et une très forte intensité sensuelle entre les deux acteurs dans leurs échanges verbaux et notamment lors d’une métaphore aux courses de chevaux qui passa entre les filets de la censure. En plus d’avoir offert aux deux acteurs des rôles qui marqueront leur carrière, ce polar noir impose tous les personnages clichés d’un genre aux prémices de son âge d’or.
Ensemble très intéressant et très abouti. "Le grand sommeil" fait certainement parti des meilleurs films noirs de tous les temps, autant pour son scénario complètement fou et décousu (mais décousu n'est ici pas à comprendre comme un défaut) et sa mise en scène de grande qualité. Le titre déjà résume bien le film mais également le genre du film noir : le grand sommeil ce qui pourrait s'apparenter à la mort dans un premier temps. Mais également à l'ignorance contre laquelle Bogart va combattre, en évitant tous les rouages de la société : argent, femmes, alcool... Au cours de l'oeuvre, c'est contre ce grand sommeil que Bogart va combattre pour qu'enfin survienne la vérité, le réveil... Voilà ce qui pourrait offrir déjà quelques perspectives d'analyse. C'est dans cela que réside toute la beauté réfléxitive des films noirs, et Hawks a parfaitement compris : la recherche de la vérité contre le mensonge, les préjugés... Le combat pour le triomphe de la vérité. Ainsi tout le film se construit autour de ce combat : celui ci commence de manière très mystérieuse avec des plans qui me semblent beaucoup plus typiques de la puissance du faux que de l'image action. Un travelling accompagne Bogart, et celui ci plonge ainsi au coeur du grand sommeil d'une manière très imagée : la transpiration, l'alcool... Concernant la mise en scène, on ne peut qu'apprécier son esthétisme et son efficacité. Esthétisme dans le mouvement (très beaux mouvements de caméra, découpage précis et original) mais également dans les plans qui sont tous très bien construits et élaborés. On appéciera également la performance des acteurs, notamment de Bogart parfaitement dirigé par Hawks, qui se lache tout en restant extrêmement concentré. Mais également de certains acteurs moins importants dans le film, comme celui qui interprète Jones. Il marque dans les quelques scènes où il apparait. Ou encore celui qui interprète Canino... Excellente performance globale donc. La musique, de qualité correcte avouons le, est cependant très bien utilisée. Au final, le grand sommeil est un grand film pour de nombreuses raisons. Il pourra être apprécié par le public cinéphile pour sa valeur artistique et son intêret réflexitif ;mais également par un public plus vaste, parcequ'il faut tout de même le dire : impossible de s'ennuyer plus d'une seconde!
Le Grand Sommeil, du "grand" Howard Hawks, est un policier comme on en fait que trop rarement de nos jours. Et pour cause, le scénario, le jeu d'acteur et la mise en scène sont solides, bien qu'il faille s'accrocher un peu pour ne pas perdre le fil dans ce labyrinthe de noms et de lieux. Ainsi, c'est un compagnie de Humphrey Bogart et de Lauren Bacall que le spectateur suit les péripéties de cette enquête, déjà fort choquante pour l'époque, où chaque détail compte. C'est alors subjugué par le show que l'on ressort du métrage, rarement ralenti par quelques temps morts, et où les soubresauts musicaux prennent toute l'importance qui leur est due. Proche d'un Hitchcock, le métrage n'aura jamais aussi bien porté son manteau fait de noir et de blanc.
The Big Sleep a tout pour être (et est d'ailleurs) considéré comme un chef d'oeuvre absolu du film noir pour beaucoup de monde. Il faut dire que celui-ci semble avoir été fait sur mesure pour obtenir ce titre, en particulier avec la présence de Humphrey Bogart au casting, le détective en imperméable par excellence dans le hollywood des années 40 ainsi que Lauren Bacall, la femme fatale que tout bon film noir se doit d'avoir pour rentrer dans les normes. Cependant, le film n'est qu'une succession de péripéties plutôt compliquées à suivre (d'ailleurs, beaucoup de noms qui se ressemblent, ça porte à confusion des fois). En résulte des longueurs assez nombreuses. L'intrigue de base, de son côté, est loin d'être mauvaise. Elle est même plutôt bonne. Mais rien à faire, impossible d'être aussi pris dedans que dans Le Faucon maltais (qui, lui, est un véritable chef-d'oeuvre du film noir) où Bogart n'en était que plus brillant.
L'adaptation de Hawks souffre malheureusement d'un scénario alambiqué qui ne prend pas son temps. La foison de personnages et les rebondissements (trop) multiples de l'intrigue sont autant de défauts largement compensés par le plaisir de découvrir le duo mythique Bacall/Bogart. La réalisation classique laisse la place aux deux acteurs et à une noirceur non dénuée d'humour servie par des dialogues savoureux.
Classique du film noir et second rôle mythique pour Bogart en Philippe Marlowe, privé ayant toujours un coup d’avance sur ses adversaires et prototype du héros cool et charmeur. Il forme un couple d’anthologie avec Lauren Bacall. Sur certains points, le film de Hawks se rapproche du Faucon Maltais sorti l’année d’avant. Le réalisateur privilégie d’abord les personnages et son atmosphère au détriment de l’histoire qui elle ne tient pas debout. Cela dit, les incohérences du récit passent vite au second plan grâce au savoir-faire du metteur en scène.
Quelle complexité ! C'est ce qui ressort instinctivement du visionnage de ce classique d'Howard Hawks. Car malgré un duo d'acteur devenu culte (Bogart/Bacall), The Big Sleep déçoit fortement par un scénario à l'aspect tellement complexe qu'il en est incompréhensible. Reste les images et la mise en scène du cinéaste, tous deux impeccables.
Pour les amateurs de Humphrey Bogart, ce film est surement génial. Mais pour les autres dont je fais parti, il est inutile d'essayer de rentrer dedans.
Réalisé par le grand Howard Hawks en 1946, ce film dans lequel on boit et fume beaucoup, est un classique, un must, un incontournable. Je viens de le revoir sur TCM et c'est toujours aussi bien à voir. Adaptation de Raymond Chandler, le grand sommeil (the big sleep) voit le duo Bacall-Bogart illuminé l'écran par leur attirance manifeste et voit également Dorothy Malone (magnifique) qui interprète une libraire dans l'un de ses 1ers rôles.
Un couple mythique (Bogart et Lauren), une atmosphère vraiment étrange et un film qui nous mène on ne sait où, voici le programme de "The Big Sleep". Alors au final un film noir plaisant mais vraiment trop confus pour être pleinement apprécié.
Un film considéré comme un grand classique. Effectivement, on ne peut pas cracher dessus sur certains points. Déjà et c'est surtout ce qui fait ma note c'est l'excellente interprétation de Humphrey Bogart et Lauren Bacall qui forment un superbe tandem, soignée par un beau noir et blanc. Malheureusement le film est beaucoup trop complexe pour être apprécié et allourdit considérablement les enchaînements, surtout lorsqu'on le regarde en Vo. On arrive plus à suivre, on ne sait qui à tuer qui et il y a trop de personnages, quel dommage ! Il ne reste plus qu'à le revoir mais je pense que ça ne changera rien au problème.