"Je lis de-ci de-là les critiques qui ne sont pas tendres avec ce "TERMINATOR: DARK FATE". A tort ou à raison... Toujours est-il qu'il ne faut pas oublier que cet énième opus fait partie d'une franchise, et que comme toujours dans ces cas-là, il faut éviter d'attendre un miracle cinématographique après déjà 5 films sur le sujet, celui-ci étant le 6è épisode. Les nostalgiques du "TERMINATOR" de James Cameron (1984) dont je fais partie, et de "TERMINATOR 2: LE JUGEMENT DERNIER" toujours du même Cameron (1991) risquent de ne jamais voir leur rêve secret se réaliser, c'est à dire de retrouver un film à la hauteur des deux premiers opus. Le même phénomène s'est produit avec la franchise "HALLOWEEN" (de John Carpenter pour le 1er film de 1978), coupable de proposer rien de moins que 13 films, souvent irregardables car insupportables et ridicules. Concédons tout de même que la franchise "TERMINATOR" n' a (encore?) jamais rien proposé d'aussi calamiteux que certains "HALLOWEEN".
Ici, on prend les mêmes et on recommence avec de plus ou moins bonnes idées scénaristiques, et d'autres beaucoup plus évitables. Ainsi, on regrettera d'entendre à nouveau certaines répliques que le premier film à rendu célèbres, tout autant que de voir le Terminator (increvable Arnold Schwarzenegger!) s'acheter une conscience, préparer des cocktails, et aider à décharger les courses de la voiture, ...on aurait évidemment pu se passer de tout cela. Pour le reste, et sans s'attarder sur plus ou moins de détails au risque de rédiger une critique éminemment longue et de spoiler, le film est très honnête, très franchement regardable, à condition d'oublier qu'il s'inscrit au sein d'une franchise. Ainsi, le spectateur "vierge" de tout "TERMINATOR", en gros qui n'en n'aura jamais vu un seul, est celui qui aura le plus de chance d' apprécier ce "TERMINATOR: DARK FATE".
On ne pourra évidemment pas éviter de faire le parallèle entre Sarah Connor (Linda Hamilton) et Laurie Strode (Jamie Lee Curtis, "HALLOWEEN"). Les effets spéciaux sont dans la bonne moyenne (pour les amateurs du genre) et on passe deux heures sans s'ennuyer pour savoir qui va, au final, sauver l'espèce humaine des méchants robots. Rien que pour cela, ça vaut le coup, non???
Tout cela est moyen, je l'admets, mais on a déjà vu bien pire."