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Grand, très grand classique du film noir et d'amour fou! A sa vision immèdiate, "Criss Cross" (1948) est toujours d'une maîtrise et d'une clartè absolues! La sèquence d'ouverture donne le ton et le monde vu par Siodmak peut se rèsumer à ce parking de voitures, la nuit! Les dès sont jetès pour le tourmentè Burt Lancaster qui s'amourache d'une ensorcelante Yvonne de Carlo qui lui sera fatale! Le film de Robert Siodmak est remarquable par la façon dont il illustre tout un romantisme noir de l'èpoque, mais il vaut aussi pour sa photographie riche en jeux d'ombres et les compositions inoubliables des acteurs, jusqu'aux seconds rôles (Duryea, McNally...). En rèsulte un incontournable du genre fêtant ses 78 ans sans une ride! Son èclat n'a jamais ètè aussi vif qu'aujourd'hui, à l'heure du recyclage ou des remakes (Cf. "The Underneath")...
Un film noir classique à l’ambiance tragique et à la mise en scène soignée, mais pêchant par un scénario tiré par les cheveux.
Film noir plutôt classique, qui ne sort pas trop du lot au final, malgré le charisme du couple à l'affiche, Burt Lancaster-Yvonne De Carlo ne parviennent hélas pas à en faire un film inoubliable...
Si l'on passe outre une VF ratée, ce récit estampillé film noir se fait plus subtil et plus solide que ses congénères! En mêlant au drame sentimental une histoire de braquage, le scénario se dynamise sans perdre de vue son thème principal, à savoir une romance passionnelle voire toxique dont l'issue cinématographique ne peut qu'être tragique. Aux codes formels du genre la mise en scène ajoute un début in medias res que viendra expliquer l'analepse, adroit outil pour nous garder intéressés tout en insistant sur la dimension psychologique de la trame qui interroge (avec l'artificialité du point de vue interne) l'intervention du destin. Adroit!
Robert Siodmak nous pond un thriller urbain avec une Yvonne de Carlo vénéneuse, qui danse une rumba endiablée avec un certain Tony Curtis, non-crédité au générique. Ce film de 1946 est d'une modernité étonnante !
Steve revient à Los Angeles. Il reprend son ancien emploi après avoir quitté la ville un an plus tôt et un divorce douloureux après seulement 7 mois de mariage. Il retombe, pas tout à fait par hasard contrairement à ce qu’il veut bien nous faire croire, sur son ex femme dont il est toujours fou amoureux. Cette dernière est en couple avec un gangster local, mais la flamme est toujours là ; une étincelle et c’est reparti… En cachette bien entendu jusqu’au moment où ils se font chopper. Mais Steve trouve une parade pour ne pas se prendre une beigne en proposant au brigand un sale coup qu’il ne peut refuser.
D’une banale histoire de passion amoureuse, de violence et de trahison ; Siodmark fait une histoire humaine intéressante scrutant les psychologies complexes de chacun… dont la palme est remise à l’ex femme charnelle et vénéneuse car terriblement insondable. Lui, Burt Lancaster, magnifique dans ce film, offre un portrait d’homme affaibli par sa passion amoureuse. Un homme ordinaire transfiguré par l’amour. Siodmark parvient à ne pas nous noyer dans les clichés (la femme fatale vénale et le pauvre homme victime de cette femme) ; aucun personnage n’est jugé. Toute cette belle mécanique repose surtout sur ce foutu hasard voir fatalité derrière lesquels les personnages pourraient se réfugier. Siodmark souhaite montrer, et je suis d’accord avec lui, que ce sont les êtres humaine qui bien souvent, parfois à leur corps défendant, fabriquent eux-mêmes les pièges dans lesquels ils finissent par tomber. Et puis Siodmark offre une belle réalisation surtout dans les plans de groupe (le bureau des convoyeur de fonds- le cabaret) porté par une belle photographie. Dans ce film aussi , la scène culte de l‘hôpital dans lequel Lancaster sur son lit redoute l’arrivée d’un tueur venu lui régler son compte reprise maintes fois par le cinéma nous amène vers un final à haute tension.
Belle réussite même si le temps a quelque peu passé
D’une banale histoire de passion amoureuse, de violence et de trahison ; Siodmark fait une histoire humaine intéressante scrutant les psychologies complexes de chacun… dont la palme est remise à l’ex femme charnelle et vénéneuse car terriblement insondable. Lui, Burt Lancaster, magnifique dans ce film, offre un portrait d’homme affaibli par sa passion amoureuse. Un homme ordinaire transfiguré par l’amour. Siodmark parvient à ne pas nous noyer dans les clichés (la femme fatale vénale et le pauvre homme victime de cette femme) ; aucun personnage n’est jugé. Toute cette belle mécanique repose surtout sur ce foutu hasard voir fatalité derrière lesquels les personnages pourraient se réfugier. Siodmark souhaite montrer, et je suis d’accord avec lui, que ce sont les êtres humaine qui bien souvent, parfois à leur corps défendant, fabriquent eux-mêmes les pièges dans lesquels ils finissent par tomber. Et puis Siodmark offre une belle réalisation surtout dans les plans de groupe (le bureau des convoyeur de fonds- le cabaret) porté par une belle photographie. Dans ce film aussi , la scène culte de l‘hôpital dans lequel Lancaster sur son lit redoute l’arrivée d’un tueur venu lui régler son compte reprise maintes fois par le cinéma nous amène vers un final à haute tension.
Belle réussite même si le temps a quelque peu passé
Très vite on s'aperçoit que "Pour toi j'ai tué" (dont le dernier "Sin City : j'ai tué pour elle" fait écho) a beaucoup de similitude avec "Les Tueurs". Lancaster est bon mais il n'est qu'un second Pete Lunn, le vrai personnage intéressant est bien celui de Anna. Cette dernière ne semble jamais franche, ni pour l'un ni pour l'autre, et son égoïsme n'a d'égale que sa beauté. Un vrai bon film noir mais ça reste en deça des grands titres de l'époque.
Un homme qui revient dans sa ville après 2 ans d'absence, s'aperçoit que sa fiancée s'est mariée avec un truand. Il décide alors de profiter d'un braquage pour se débarrasser de cette brute. Mais cela tourne mal. Bon film noir et de bonne facture. Il souffre quand même d'une mise en place assez longue. La fin est assez choc.
Un film qui a sans aucun doute sa place au panthéon du noir. L'intrigue est dense, bien ficelée. Lancaster traine sa gueule cassée de mec prisonnier du passé. Ses répliques désabusées et lucides font mouche à tout les coups, sur "le destin qui ne va que dans un sens". La photographie aurait mérité d'être un peu plus noire, avec un plus de plan de nuit dans la ville (noir oblige).
La scène du braquage est mauvaise. La scène finale se clôture trop rapidement, il y avait pourtant de quoi faire du grandiose. elle commence puis se termine soudainement, alors qu'il y avait de quoi en faire un supplice cinématographique.
Cigarettes, alcool, plan foireux, amour impossible.
La scène du braquage est mauvaise. La scène finale se clôture trop rapidement, il y avait pourtant de quoi faire du grandiose. elle commence puis se termine soudainement, alors qu'il y avait de quoi en faire un supplice cinématographique.
Cigarettes, alcool, plan foireux, amour impossible.
Le problème du film noir en général est de ne pas réussir à transcender par la mise en scène une intrigue banale. Une fois affirmée ma réticence à l'égard du genre, je dois avouer que "Criss Cross" n'est pas si mal. Le film doit beaucoup à l'interprétation de Burt Lancaster, poignant en homme amoureux et torturé. Dommage toutefois que Robert Siodmak ne fasse pas plus exister les deux autres personnages qui composent le triangle amoureux. Une écriture plus approfondie aurait certainement apporté une densité psychologique autre que celle qui nous est proposée. "Criss Cross" n'est pas dépourvu de subtilité pour autant, comme en témoigne sa mise en scène souvent forte et précise qui trouve son point d'intensité le plus haut dans une dernière demi-heure éprouvante. Un film qui vaut le détour.
Robert Siodmak est l'un des meilleurs réalisateurs de films noirs notamment sur la période 1945-1960 où le genre a connu ses heures de gloire. Sur une intrigue bien ficelée et un montage hors pair, Siodmak nous conte l'histoire de Steve Thomson, un ancien chauffeur de fourgon blindés qui va reprendre son boulot et proposer ses services au mari de son ex-femme, qui n'est autre qu'un gangster aux procédés violents. Avec Burt Lancaster dans le rôle du chauffeur, Dan Duryea en élégant malfrat et Yvonne de Carlo en femme méprisée par son nouveau mari, Siodmak réunit un plateau de choix. L'aspect psychologique des personnages est complexe et l'on retrouve le procédé du flashback que Siodmak avait déjà utilisé dans "The Killers" avec le même Lancaster. Il l'utilise d'ailleurs abondamment et il convient de bien suivre le déroulement pour comprendre les tenants et aboutissants du récit. Burt Lancaster et Dan Duryea dominent la scène et c'est anecdotique de retrouver Duryea dans des rôles de gangsters à cette époque. Il incarnait souvent des rôles de méchant alors qu'il était un homme d'une gentillesse remarquable. On le retrouvera par la suite dans de nombreux westerns. L'amour passion de Steve Thomson pour Anna Dundee (De Carlo) trouvera son épilogue d'une certaine manière mais laissons ce soin au spectateur au travers d'un scénario captivant.
L'interprétation, la mise en scène et la photo sont impeccables. Le trio Yvonne de Carlo, Burt Lancaster, Dan Duryea - femme fatale, héros sentimental et gangster cynique - aurait pu donner un grand classique du film noir. Pourtant quelque chose ne fonctionne pas parfaitement, de sorte que le film manque de souffle, d'originalité et d'envergure. Sans doute le scénario très convenu et une fin un peu rapide, à la limite bâclée, comme souvent dans les séries B des années quarante-cinquante. Les meilleures scènes restent celles du suspens à l'hôpital et du retournement d'Yvonne de Carlo. Ajoutons que, comme l'ont noté plusieurs critiques, le titre français est franchement stupide.
Le titre en VF, non seulement, est assez moche, mais il est aussi plutôt décalé par rapport à l'intrigue. Ce serait plutôt "Pour toi j'ai participé à un casse"... qui va effectivement mal tourner, avec des meurtres à la clé, mais sans que le personnage principal ne les ait prémédités. Quoi qu'il en soit, on aurait pu garder le titre en VO, Criss Cross, qui claque bien et qui évoque les croisements (fatals) du destin. Pur film noir, cette adaptation d'un bouquin de Don Tracy comprend tous les bons ingrédients du genre : héros aveuglé par sa passion, femme vénéneuse, mauvais coups du sort, gangsters, braquage, issue tragique... Le tout est assaisonné d'une touche de romantisme noir, contrebalancé par un cynisme final joliment désespérant. Le scénario, dans son ensemble, est plutôt bien ficelé ; la mis en scène, efficace ; et l'interprétation, convaincante, grâce à un bon trio : Burt Lancaster, Yvonne De Carlo et Dan Duryea. Il manque juste à ce film un peu d'ambition et d'originalité pour dépasser son statut de bon petit classique du genre.
Un bon casting, un scénario avec une construction en flash-back intéressant, une intrigue qui donne envie d'en voir le dénouement. Et moins qu'on puisse dire est que la fin est surprenante. Sinon la séquence de cambriolage manque de réalisme à cause d'une mise en scène et un jeu d'acteur bancal.
Un autre grand film noir de Siodmak avec Lancaster ( « Les tueurs » en 1948) embarqué dans une passion fatale meurtrière. On peut même se demander si « Pour toi j’ai tué » n’est pas supérieur à "Les Tueurs" film noir référence de Siodmak tout simplement grâce à l’intrigue plus simple et au jeu de Lancaster mis cette fois vraiment en avant. Sur ce rôle qui fait certainement parti de ses meilleures prestations il est tout simplement bluffant de vérité. Son jeu n’a pas pris une ride et il campe parfaitement ce jeune homme qui n’en est plus tout à fait un, revenu chez lui pour se retremper dans un poison qu’il avait espérer fuir en partant travailler un an loin de son lieu d’enfance. C’est chez sa mère protectrice qu’il revient pour achever son parcours. Retrouver Anna est son obsession même s’il tente un moment de s’en défendre alors que tout le monde en est persuadé autour de lui. Quand on voit Yvonne de Carlo danser face à Tony Curtis, on comprend ce qui unit ces deux êtres. Tous les ingrédients du film noir style « Assurance sur la mort » sont là mais Siodmak contrairement à Wilder a choisi d’ancrer son film dans le quotidien d’une banlieue populaire de LA. On est loin de la sophistication maléfique de Barbara Stanwyick et on est plus proche ici de l’univers de Dassin. Le destin est scellé dès que les deux amants se retrouvent et on sait que ces deux-là vont faire comme souvent le rêve impossible : s’enfuir pour vivre le grand amour après un gros coup. Il faut malgré tout noter comme il est dit dans le bonus que c’est fortuitement que Lancaster propose le braquage pour cacher sa liaison avec la belle Yvonne. Comme je l’ai dit le film emprunte beaucoup au film noir mais il s’agit surtout d’une histoire d’amour impossible. Dans son ton comme dans sa forme le film garde une vraie modernité.
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