We Need to Talk About Kevin
Note moyenne
4,0
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420 critiques spectateurs

5
45 critiques
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192 critiques
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97 critiques
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51 critiques
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21 critiques
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14 critiques
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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 1 février 2013
Voilà , pour ma part , je viens tout juste de prendre "ma claque" cinématographique de l'année !
Un mélange subtil de flashback manié à la quasi perfection , une histoire mettant du temps à démarré , mais (encore une fois) quelle baffe !
Jeux d'acteurs : 10/10 (et pourtant je déteste Tilda Swinton )
Scénar : 9/10
Soundtrack : 9/10
On peut enfin parler d'un GRAND film !
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 6 mai 2012
Kevin rouge, mais pourquoi est-il aussi méchant ??? Tout est lourdingue : la mise en scène avec ses flashbacks incessants et désordonnés, les acteurs à qui on a envie de donner des baffes, les effets esthétisants inutiles... Je ne suis pas rentré dedans une seconde.

Une critique presse dit que "WNTTAK" c'est du Haneke mais en mieux. Eh bien je préfère 1000 fois plus revoir le Funny Games original plutôt que ce film irréaliste. Ou alors Damien la malédiction, au moins il y aura une raison pour laquelle le protagoniste est tellement pas gentil !
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 9 avril 2013
Rosemarybaby à COLOMBINE!
Un adolescent assassin? Déjà vu! Sauf qu'ici le point de vue est celui de la mère, de celle qui a enfanté "un monstre". Entre culpabilité névrotique et incompréhension générique, la mére s'étouffe "en bouffant son placentas". Construction en flashbacks épileptiques (façon Blue Valentine), le rouge est partout, confiture, peluche et tee-shirt, le rouge sang omniprésent dans chaque plan rappelle ce qui tapisse sa vie. Les meurtres du pére, de la soeur et d'éléves, des meurtres commis par "sa chair". Revenir aux nécessités primitives, comment et pourquoi on a désiré un enfant; puis la relation qui en découle, rejet ou osmose, pas de juste milieu! Allez on va être indulgent, c'est pas mal, l'ambition cinéma est là, même des fois peut-être trop présente. Les procédés visuels, type présence de la couleur rouge (façon Kiesslowski) finissent par devenir artificiels. Et la lente agonie de la mére dans sa mer de sang lasse et met faussement mal à l'aise. (Sans compter que le personnage du pére n'est pas crédible). Y a des moments on se croirait dans Morse... C'est peut être ça le probléme de ce film, un sujet trop ambitieux pour ce qu'a la réalisatrice en magasin, d'où le côté par moment emprunté, l'impression même d'auto-suffisance fiére de ses propres limites.

Ca peut se voir...
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mai 2019
Un film scotchant, intense et parfois effroyable. Si j'ai mis un peu de temps à rentrer dedans, avec son exposition en narration éclatée, une fois qu'on a compris où on est, et ce qu'il raconte, ça devient hyper prenant. Prenant aux tripes surtout, tout en nous poussant à réfléchir, sur nous, sur ce qu'on voit, ce qu'on est en droit de juger. Les acteurs sont incroyables, même si ça sent le film à performance, mais la mise en scène, clinique, parvient à nous embarquer. UN film dur, vraiment dur, qui joue habilement avec la suggestion, qui se révèle perturbant et vraiment horrible, dans ce qu'il décrit, dans ce qu'il montre et ne montre pas, qui secoue vraiment les tripes et le reste.
NotThatYouThink
NotThatYouThink

46 abonnés 281 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 novembre 2022
Parlons de Kevin en effet, car il est quelque peu dérangé. Ainsi, je peux le dire avec certitudes “We Need To Talk About Kevin” ne peut plaire à tout le monde. Son défaut vient de la narration, simple et évidente dès le départ, il n’y a pas d’intrigue en soi car on connaît déjà la destination. A moitié convaincu donc. Néanmoins, les plans et l'atmosphère du film sont vraiment soignés, nous sommes vite happé par l’ambiance générale du film, même si le contenu semble pauvre à première vue. La mosaïque et la chronologie évite l’ennui, car le dynamisme passe tout d’abord par un montage et une structure bien pensés. Le casting est également honorable avec Tilda Swinton / John Reilly notamment. Bref, il y a des idées, mais j’aurais apprécié un peu plus de contenu et de profondeur pour en faire un excellent film.
Renaud  de Montbas
Renaud de Montbas

37 abonnés 683 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 novembre 2019
Quelle claque !!!!!! Une interprétation magistrale de tous les rôles à commencer par la mère perdue face à la personnalité de son fils (Tilda Swinton avec qui on ne peut que ressentir de l'empathie) ainsi que le fils psychopathe (impressionnant et glacant Ezra Miller). J'ai lu dans certaines critiques que la force de la réalisatrice avait été de ne porter aucun jugement et de ne montrer aucun parti pris, désolé de ne pas être d'accord mais le choix des acteurs en est un de taille et heureusement ! Il y a des enfants qu'on devrait coller à la flotte dans un sac poubelle lesté d'une lessiveuse ou risquer 20 ans de dépressions post partum, Kevin en est pratiquement l'archétype. Chef d'oeuvre.... 5 / 5
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 octobre 2011
Lynne Ramsay adapte ici le roman de Lionel Shriver et en restitue un remarquable drame familial sur une mère de famille incapable d’aimer son fils, dénué d’instinct maternel, son fils véritable diablotin en culotte courte va vite devenir au fil des jours, des semaines voir des années, un garçon insupportable à vivre, est-ce l’entière responsabilité de cette jeune mère inexpérimentée où ce garçon est véritablement un démon auquel on ne peut plus rien pour lui ? Au fil des minutes, le récit et le montage sont défragmentés, ce qui peut en rebuter plus d’un. On revit des instants passés entre-coupés par des moments présents, petit à petit, on fini par découvrir pour quelle raison cette mère a fini par devenir associable et rejetée de tous (un terrible drame que nous ne découvrirons qu’à la toute fin du film). Une mise en scène qui se veut avant tout esthétique, anxiogène, dérangeante et parfaitement millimétrée où s’ajoute à cela de brillantes interprétations que l’on doit comme toujours à la renversante Tilda Swinton (qui aurait amplement méritée le Prix de la Meilleur Interprétation féminine), aux côtés des troublants Jasper Newell & Ezra Miller (tous deux incarnant Kevin à différents âges), sans oublier John C. Reilly, tout en retenu et loin de ses habituelles comédies affligeantes.
Une véritable réussite en tout point de la part de la cinéaste qui contre toute attente, est repartie bredouille lors du 64ème Festival de Cannes alors que son film avait été nominé à 5 reprises (Palme d'Or, Grand Prix et Prix du Jury).
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 septembre 2011
Si ce film avait été seulement moyen, j'aurais probablement commencé par écrire un truc du genre : un film qui donne à entendre en entier une des meilleures chansons de Buddy Holly ("Everyday") et nous gratifie en plus de 3 chansons de Lonnie Donegan ne peut pas être vraiment mauvais. Seulement voilà : "We need to talk about Kevin" n'est pas un film moyen, ce n'est pas un bon film, ce n'est pas un très bon film, c'est un excellent film ! Parmi la cinquantaine de films que j'ai vus lors du dernier Festival de Cannes, il fait partie de mes 4 préférés et, dans la mesure où les 3 autres étaient dans dans des sections parallèles, c'est celui auquel, sans hésiter, j'aurais donné la Palme (seules réserves : je n'ai encore vu ni le film turc de Nuri Bilge Ceylan, ni le film roumain de Radu Mihaileanu). Il y a déjà plus de 10 ans, l'écossaise Lynne Ramsay nous avait offert "Ratcatcher", un premier long métrage de haute tenue pour une si jeune réalisatrice (elle n'avait que 30 ans à l'époque) (il y avait Eddie Cochran et Nick Drake dans la BO : madame a vraiment bon goût !). "We need to talk about Kevin" est un excellent film de par son sujet : les rapports exécrables entre une mère et son fils, totalement odieux. Quand ce dernier finit par commettre l'irréparable la mère s'interroge sur sa responsabilité. C'est un excellent film de par sa construction : un puzzle dans lequel les pièces se mettent petit à petit à leur place, une construction à la fois originale, intelligente et remarquablement maitrisée. C'est un excellent film de par sa distribution, avec, tout particulièrement, une superbe Tilda Swinton dans le rôle de la mère. Le seul bémol que je mettrais à ce film provient d'une remarque que m'a faite une amie à la sortie du film : ce film, tiré du roman de l'américaine Lionel Shriver, n'a-t-il pas le défaut d'accréditer la thèse Sarkozienne comme quoi on peut déceler dès son plus jeune âge qu'un enfant deviendra un délinquant ? Pour vous faire une idée sur la question, le mieux est d'aller voir ce film : de toute façon, vous ne le regretterez pas !
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 septembre 2019
Et si votre enfant vous détestait mortellement dès sa naissance ? Et si, malgré tous vos efforts pour être un bon parent, vous ne parveniez qu'à le pousser encore plus dans son dégoût morbide de tout être vivant (sociopathie) ? Une glaçante plongée dans la psychologie de la relation parents-enfant qui est brillamment servie par son casting, avec en tête Ezra Miller dans son meilleur rôle, bluffant en ado cruel et insensible, Tilda Swinton touchante en mère qui se fait traiter de folle à chaque appel à l'aide sur le comportement de son fils, et John C. Reilly qui apporte un léger soupçon de comique en campant le père qui se prend pour le meilleur ami de son enfant (il ne voit jamais la supercherie, et c'est assez drôle et triste à la fois). Les situations vont crescendo dans le glauque et l'effroyable : le cochon d'Inde ( spoiler: passé au broyeur d'ordures
, scène atroce qu'on ne voit pas mais qu'on devine, et dont je ne me remets toujours pas), l’œil de la petite sœur ( spoiler: crevé sciemment, et que Kevin s'amuse à imiter en croquant un litchi devant sa mère
), et bien sûr le suffocant final dans l'école primaire (on retient son souffle en se demandant s'il a osé... et lorsque l'on voit les spoiler: civières ensanglantées dont dépassent seulement les petits bras juvéniles
, on explose de rage intérieurement). On meurt d'envie de régler son compte à ce psychopathe (ou de l'envoyer en asile), de soutenir cette mère-courage, de secouer le père naïf et d'éloigner la petite sœur... Impressionnant.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 décembre 2011
C'est un film à la fois terriblement audacieux et imprévisible en même temps qu'il dévoile lentement mais sûrement un certain racolage scénaristique doublé d'un maniérisme parfois très appuyé. Si le montage et la bande-son parviennent à nous plonger dans une expérience de cinéma proprement fascinante on regrette l'approche souvent très réductrice des personnages et l'improbabilité de certaines situations. We Need to Talk About Kevin démarre comme un son et image prometteur, d'une grande faculté immersive qui n'est pas sans manquer d'émotions ni de sensualité. Tilda Swinton, actrice pour le moins rébarbative ( avis purement subjectif ), y incarne une mère de famille aux allures de martyre alcoolique encaissant les méchancetés multiples de son petit démon de fils. L'oeuvre inaugurale de Lynne Ramsay s'avère riche en paradoxes, tour à tour abrupte et complaisante, radicale et tape à l'oeil, indépendante mais aussi très lourde en poncifs. Poseur mais libre, le métrage subjugue dans sa première moitié avant de s'autodétruire dans un dernier quart d'heure particulièrement décevant voire plat, vague uppercut aux résonnances vansantiennes duquel on ressort moins groggy que totalement perplexe. Etonnant alors de devoir constater que l'expérience ne fonctionne qu'à moitié, encombrée de lieux communs trash aussi efficaces qu'attendus. Mais pourquoi pas, ne serait-ce que pour la magnifique séquence d'Halloween ?...
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 novembre 2012
Imaginez Michael Haneke faisant un remake de "la Malédiction" et ayant la bonne idée de confier le rôle principale à la meilleure actrice actuellement en activité dans le monde (... avec Isabelle Huppert, peut-être...), Tilda Swinton : c'est probablement la manière la plus exacte de décrire cet étrange "We Need To Talk About Kevin", film traumatisant au possible, et dont il est impossible de nier l'impact profond sur le spectateur. S'agit-il pour autant d'un BON film ? Le débat est ouvert, en particulier en ce qui concerne une mise en scène qui allie intelligence (la construction du film sous la forme hautement volatile du flux mémoriel du personnage principal) et stupidité "arty" (Pourquoi tant de chichis prétentieux ? Pourquoi cette stylisation esthétique qui joue à plein contre le sujet "rugueux" du film ?). De même, j'ai entendu certains louer l'interprétation de Ezra Miller, alors que ses grimaces diaboliques sans subtilité font régulièrement basculer le film vers le grand guignol fantastique : la monstruosité est quand même beaucoup plus justement illustrée par le génial Gus Van Sant dans son prodigieux "Elephant" que par les regards fourbes et les ricanements de "Kevin" ! Ces réserves sérieuses sur le film n'empêchent néanmoins pas de reconnaître l'audace - et la pertinence - de son (double) sujet : la recherche des "origines du mal" (sujet Hanekien s'il en est...) et l'éternal débat entre "inné" et "acquis", merveilleusement incarné par une Tilda Swinton détruite par ses doutes quant à sa responsabilité de mère trop distante et pas assez aimante. Un film à voir, de toute manière, au moins pour les discussions qu'il ne manque pas de susciter !
Aulanius
Aulanius

227 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 janvier 2012
Il est extrêmement rare de ma part de mettre cinq étoiles sur cinq comme vous pouvez le voir sur toutes mes critiques et encore plus ses derniers temps. Ce dernier nous rend de plus en plus sévère lorsque l'on rend un jugement et je pense que c'est normal avec l'âge et à force de voir des centaines et des centaines de longs métrages. Si Lynne Ramsay était mon élève, je lui donnerait surement la meilleure note de la classe car elle le mérite tout simplement. Il y a tellement de chose à dire sur ce drame qui ne nous dévoile pas tout et qui en fait tout simplement un chef d'œuvre. "We Need to Talk About Kevin" veut tout dire avec les souvenirs qu'Eva nous dévoilent mais qui ne reflètent peut-être pas vraiment la réalité. C'est vraiment poignant et il n'y a pas de chi-chis comme la plupart des drames de nos jours et encore plus lorsque c'est américain (c'est vrai, il ne faut pas se voiler la face). Tout est extrêmement dur psychologiquement, beaucoup plus que physiquement hormis quelques détails non négligeables mais qui néanmoins ne prennent pas le dessus. La photographie est tout bonnement parfaite avec ses passages au ralentit, cette force qui se dégage des images, enfin c'est un tout et c'est beau. Les acteurs sont carrément au dessus du lot, le naturel transpire pour les plus jeunes comme les plus vieux et il y a des trois jeunes qui interprète l'adolescent qui m'a particulièrement bluffé. Il s'agit du jeune qui représente la transition entre l'enfant et l'ado. Cela dit tout le monde effectue son boulot à merveille et franchement, j'ai été touché et cette histoire m'a prit au tripes. La bande originale est variée et n'aurait pu être mieux sélectionnée, tout est raccord et c'est un réel plaisir. Au fur et à mesure du temps, on se pose un millier de questions et on se demande tout simplement "Pourquoi" ? Et bien, personne ne peut avoir la réponse car la réalisatrice le dit elle même, elle nous laisse le loisir (ou non) de nous faire notre propre interprétation et lorsque j'entends ce genre de raisonnement, je voit du Lynch. Depuis les premières minutes, cette impression m'est apparue et elle ne fait que se confirmée. Je n'ai pas lâché les yeux de l'écran une seule seconde, chose assez rare pour ma part et je dois dire que ça faisant longtemps que je n'avais pas vu une telle chose au niveau du 7ème Art. Que pourrai-je reprocher à ça ? Je me le demande encore même si bien sur, comme on dit "personne n'est parfait". Ma réponse est que ça en est pas loin de la perfection quand même. 15/20.
BURIDAN
BURIDAN

25 abonnés 201 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 juin 2014
« We need to talk about Kevin », c'est le conflit ordinaire, accumulé, multiplié. C’est une tension permanente. Une figure juvénile qui semble pétrie de perversion et de cruauté. Kevin montant progressivement ses parents l'un contre l'autre, gueule d'ange sournoise soufflant sur les feux de l’enfer !!!

La grande force narrative du film de Lynne Ramsay joue sur la maîtrise d'une suggestion permanente et effroyablement efficace. La cinéaste provoque une sensation de dégoût et de stupeur, à travers l'emploi habile du hors champ, de l'ellipse et du décadrage. Par un montage brouillant la temporalité de l'intrigue, Lynne Ramsay ne révèle que les conséquences des méfaits du jeune monstre, plongeant le spectateur dans le désarroi.

Amour /répulsion… Il y a quelque chose de fusionnel dans cette détestation même… La haine lie la mère et le fils aussi intensément, aussi exclusivement que l’amour… Le drame se nouera quand les visages même se confondront
Métaphore extrême et radicale de la relation/détestation/amour maternel, tragédie horrifique et même portrait symbolique du malaise de la famille actuelle, « We need to talk about Kevin » multiplie les strates de lecture et d'interprétation.

C’est dans le rapport à sa mère que Kevin développera sa cruauté. Et celle-ci, devenant sa charpente, sa structure même, nouera le drame…

L'hallucinante séquence inaugurale de la « tomatina » (rassemblement festif où des centaines de personnes se vautrent dans de la tomate) est le prélude à cette descente infernale… Et voilà la mise en abîme qui nous crie que cela nous concerne tous !
Le rouge dominera d’ailleurs tout l’espace filmique…

Une remarque cependant : le film pêche par le huis clos centré sur l’étouffement familial … On ne sait rien de l’attitude de Kevin à l’école… C’est un choix qui est justifié dans les propos même du jeune garçon au cours du film. Pourtant tout enfant se construit dans ses relations extra-familiales, à l’école notamment … Dommage que ceci ne soit pas même suggéré…

Enfin il faut souligner le choix génial des musiques qui accompagnent ce climat moite et délétère… Des trucs légers et graves : Buddy Holly (Every day), du blues roots avec le “Mother’s last word to her son” de Washington Phillips, le country de Lonnie donnegan, la variétoche des Beach boys…

UN FILM IMPORTANT… INDISPENSABLE !
jthuil
jthuil

22 abonnés 364 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 janvier 2016
Mais pourquoi est-il aussi méchant ? Transcendé par Tilda Swinton, un film terrifiant, d'une cruauté et d'une force exceptionnelles, qui interroge le spectateur sur les origines du mal.
Sebmagic
Sebmagic

201 abonnés 1 128 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2013
Absolument troublant, ce film est magistralement interprété, à la fois par Tilda Swinton et Ezra Miller, absolument parfaits l'un comme l'autre (surtout Ezra Miller vraiment surprenant). Le montage non chronologique du film est essentiel et permet de comprendre ce qui se trame au fur et à mesure que le film avance. We need to talk about Kevin est extrêmement subtil parce qu'il ne se pose pas en moralisateur de l'éducation, c'est au spectateur de se faire sa propre idée sur Kevin et sur ses vraies raisons. Le problème de communication mère/fils est passionnant autant que terrifiant et l'ambiance sombre et flippante du film est quelque chose d'assez unique. Bref, c'est un film quasiment parfait. Un petit bémol : les révélations finales sont assez attendues, malheureusement, ce qui gâche certains effets. Mais peut-être est-ce le fait d'avoir beaucoup entendu parler de ce genre d'événements ces dernières années. Néanmoins, le dénouement du film est vraiment beau, tout en étant très gênant. Un film à ne pas louper.
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