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vince113
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5,0
Publiée le 20 septembre 2010
Film très discret dans l'impressionnante filmo de Jacques Audiard, ce héros est peut-être son oeuvre la plus audacieuce. Le réalisateur y embrasse à la fois l'Histoire d'un pays (la France, qui s'est reconstruite, après guerre, sur une imposture), y élabore la métaphysique d'un personnage (toujours ce thème de la constitution d'une identité qui est à la base de tous ses films) et y peaufine une esthétique poétique très personnelle, qui est avant tout un travail sur la sensation (aussi bien dans le filmage que dans la construction dramatique). Ce programme écrasant est pourtant exécuté avec une légèreté et une liberté sidérantes. Audiard donne à ce récit intimiste et mental la puissance épique des grandes fresques, tout en conservant l'ambiguïté d'une figure d'imposteur malgré lui, personnage proche de l'Idiot Dostoievskien dans sa terrible candeur, mais qui conserve jusqu'au bout sa part de mystère irréductible (puissamment incarnée dans son double vieillissant qu'est ici Jean-Louis Trintignant). Avec ce deuxième film d'une audace folle et d'une grâce absolue, Audiard finit de s'inventer une cinématographie unique, ouverte sur la puissance du mythe mais aussi vibrante d'humanité, très loin du psychologisme français. Une singularité qui le propulse parmi les plus grands. Oui, le cinéma français a encore un avenir !
"Un héros très discret" est l'histoire d'un individu timide et solitaire plongé dans le chaos de la seconde guerre mondiale. Ce jeune homme introverti vit dans son petit monde en rentrant dans la peau de personnages héroïques qu'il s'invente. De doux rêveur, Albert Dehousse va devenir un usurpateur, se faisant passer pour un héros de la résistance. Mais son stratagème, aussi rusé soit-il, va vite le dépasser. Ce film de Jacques Audiard est centré principalement sur le personnage d'Albert Dehousse, interprété de façon convaincante par un Mathieu Kassovitz très sobre. Les seconds rôles sont également bien distribués, en particuliers les deux rôles féminins tenus par Sandrine Kiberlain et Anouk Grinberg. Le film, un peu lent dans sa première partie, donne sa pleine mesure romanesque dans la seconde qui voit Albert Dehousse entrer dans le cadre très fermé des anciens résistants avec lesquels il va être confronté directement à la période troublée d'après-guerre. Avec cette production, Jacques Audiard, dans une mise en scène classique, a su mêler le romanesque du personnage de Dehousse à l'élan dramatique d'une période chaotique. Un film intéressant et bien traité par un réalisateur qui depuis a confirmé tout son talent.
Formidable film de Jacques Audiard ! En réalisant ce Héros très discret, le réalisateur de "Sur mes lèvres" entre dans le panthéon des grands scinéastes français. L'histoire de cet imposteur contée pas à pas, sans esbrouffe et sans jamais en rajouter, laisse sans voix. Le scénario pousse les détails à l'extrême. Seul petit bémol... La fin du film qui retombe comme un soufflet, comme si le fils Audiard avait cédé à quelque voix moralisatrice... Et si ce héros très discret ressemblait au final à quelques autres, qui, des années et des années plus tard, ont réclamé des médailles qu'ils ne méritaient pas. Dommage.
Ce film est admirablement joué, l'histoire originale et intéressante mais... mais j'ai pas accroché, voila, les temoignages sont superflus et compliquent superficiellement la trame. De plus, impossible de ressentir la moindre émotion.
Très déçu par le second film d'Audiard (pourtant bien réalisé) manquant cruellement d'émotions. On assiste sans broncher à la montée du héros très bien interprété par M. Kassovitz, à coups de ruses et mensonges pléthoriques à souhait sans grande conviction. Tout cela paraît un peu gros et les scènes de témoignage ne font qu'enfoncer le clou. Certes, il y a une pensée sur la vie derrière tout cela, mais à quel prix...
Ce film souffre d'un problème de rythme incroyable. Une demie heure semble durer une éternité. Malgré la présence de Dupontel que j'affectionne particulièrement et de Kassovitz qui est vraiment pertinent, je n'ai pu continuer de voir ce film pour le moins soporifique.
Le rôle de Mathieu Kassovitz est pas mal, d'autant plus que cet acteur est très bon, mais ça ne m'a pas empêché de m'ennuyer :oS A voir si on s'intéresse à la seconde guerre mondiale et si on se demande ce que cela fait de baser sa vie et ses relations avec les autres sur un ( que dis-je ? des ) mensonge (s)..
scénario rocambolesque et assez insipide dans sa construction et une mise en scène pitoyable. Fiction bien loin des tourments de la guerre enlevant toute crédibilité à la restitution de l'époque. 1/5 pour les interprétations, c'est tout !!!
Toujours engagé, Audiard adapte ici un roman parlant de ces gens qui étaient, soit collabos, soit planqués, nul jugement n'est porté sur eux mais juste un constat sur leur façon de s'infiltrer, de se cacher, de prendre les morceaux de la vie des autres. Kassovitz est très bon dans ce rôle et il fait froid dans le dos lorsque l'on prend un peu de recul. Une réalisation efficace, un très bon casting dont une Kiberlain de toute beauté qu'on ne voit malheureusement pas assez.
Plutôt perplexe quant à l'intérêt de ce film et son aspect de téléfilm. Le film manque d'un manque de cohérence, de saveur, de rythme aussi. Pas incontournable donc, décevant même, quand on voit le casting qu'il a réuni.
Ce 2ème film de Jacques Audiard est déstabilisant au début. L'intrigue met du temps à se mettre en place. Audiard le fait de manière très disparate. Il distille ainsi plusieurs éléments de la vie du "héros" comme des scènes de son enfance, ou des interviews qui l'ont côtoyé. Des interviews, qui d'ailleurs se contredisent parfois. Le but recherché était de nous larguer, au point de faire ressortir la difficulté pour les autres à discerner l'imposture du personnage. L'autre but était de nous montrer la genèse de la mythomanie. Certes, cette mayonnaise scénaristique est assez laborieuse, mais une fois qu'elle a pris, on reste béat devant la montée en puissance du "mytho". Et le suspense est si bien mené, qu'on ne se demande pas quand, mais s'il sera un jour démasqué. La réussite du film tient aussi aux performances brillantes des comédiens, à commencer par celle de Kassovitz.
Ce film sort vraiment de l’ordinaire grâce à un super scénario issu d’un roman de Jean François Deniau et la performance hors norme de Mathieu Kassovitz. Cette histoire de gigantesque usurpation , qui permet à un illustre inconnu sans gloire de se hisser au grade de colonel par ses mensonges sur son passé, a un côté très malin, égratignant au passage l’Armée et les instances politiques en 1945. Savoureux.
Bof, bof ... Je l'avais vu à sa sortie mais je ne m'en souvenais plus vraiment. Et je comprends .. un film lent et plutot ennuyeux au scénario manquant cruellement de saveur. Même Kassovitz semble perdu. A oublier
L’histoire d’un homme qui au fil de ses mensonges et omissions, se fait passer pour un héros de la résistance. Un film bien construit, fruit d’un bon travail sur l’écriture, avec une excellente prestation de Matthieu Kassovitz dans la peau de l’arnaqueur. Le style de Jacques Audiard est déjà très présent, bien que la mise en scène se cherche un peu par moment.