Un héros très discret
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100 critiques spectateurs

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Jonathan M
Jonathan M

164 abonnés 1 529 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 avril 2022
Kassovitz joue le mythomane de catégorie olympique. Il tisse la toile d'une vie fantasmée, en jubilant des répercutions qu'elles entraînent sur sa vie réelle. Une vraie maladie et un engrenage définitif. C'est quelque part le génie d'un acteur de se faire passer pour celui qu'il n'est pas, et bien ici Jacques Audiard va jusqu'au bout de cette ambition. "Les vies les plus belles sont celles qu'on s'invente". Très belle réplique prononcée par Albert Delahousse vieux, qui résume la trajectoire de cet homme. La prouesse est telle qu'il aurait pu concourir au métier d'agent secret avec double vie. Le personnage est divinement bien écrit, et le film est très percutant sur la notion de héros au cinéma.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 avril 2012
Ma vie, la vie, toutes ces vies, et tous les autres, et qui sera-t-on, à la fin ? Il n'y a rien de vrai, il n'y a que ce que je décide qui est vrai, qui sera vrai, le reste n'est pas, n'a pas été, ne sera plus. Si je dis, tu te souviens de moi, et si je veux que tu te souviennes de moi, même si tu me connais pas, alors oui, tu te souviendras de moi. Pour ne pas te sentir égaré, pour ne pas te dire que ta mémoire flanche, pour ne pas te dire que tu vas mourir, tu seras prêt à te rappeler de quelqu'un que tu n'as jamais vu. Vivre est mensonge, alors, je mentirais.
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 545 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 octobre 2020
Albert Dehousse (Mathieu Kassovitz) a toujours eu l’habitude de se raconter des histoires, il trompe aussi les gens qu’il rencontre, s’inventant une vie. Il se retrouve dans un groupe d’anciens résistants de la 2ème guerre mondiale, de plus en plus enfoncé dans ses mensonges.
J’ai aimé l’ambiance du début du film et notamment le récit de l’enfance, conté par Jean-Louis Trintignant qui interprète Albert plus vieux. La narration m’a rappelé “Le fabuleux destin d’Amélie Poulain”.
En revanche, le film avançant, les situations sont assez improbables, c’est fouilli et un peu longuet. En milieu de film, j’ai cru à un sursaut de suspens et d’intérêt quand le héros semble de plus en plus embourbé dans ses mensonges mais ça ne dure pas vraiment. On ne ressent aucune empathie pour le personnage.
L’intrigue m’a fait un peu penser à celle du film “Zelig” de Woody Allen, dans lequel le héros exerce des fonctions diverses et trompe son monde, le mode de narration à mi chemin avec le documentaire y fait penser également. “Un héros très discret” est pourtant moins abouti et a un style beaucoup plus dramatique. Le mode de narration est déroutant : la narration de Jean-Louis Trintignant se mêle aux interviews du faux documentaire.
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 octobre 2014
Un film intéressant. Mathieu Kassovitz est bien ce rôle d'imposteur et c'est d'ailleurs presque le seul intérêt que j'ai trouvé parce que rien d'extraordinaire à côté. Les scénario est un peu léger et ne m'a jamais vraiment emballé. Il y a quand même certaines situations assez comiques et personnages originaux comme Dupontel (excellent!) qui ne font pas de mal. Audiard a depuis fait ses preuves sur d'autres films, je me suis bien rendu compte des progrès du metteur en scène par rapport à celui -ci de 1995.
BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 juillet 2008
Misérabilisme, " jokes " & fausses implantations dans le quotidien ne suffisent pas à faire 1 bon film : le fils a encore du travail pour arriver au père ...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 juillet 2012
Le style de Jacques Audiard est déjà bien établi. Le scénario fonctionne bien et les arnaques sont vraiment intéressantes (le spectateur est comme complice des fraudes, grâce au type de narration). Le personnage joué par Mathieu Kassovitz est bien personnifié par son interprète. Ce film n'est pas un drame pur car plusieurs éléments détente l'atmosphère.
Arthur Guezou
Arthur Guezou

216 abonnés 1 741 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 avril 2023
J’ai vu très peu de films de Jacques Audiard mais j’aime beaucoup le jeu de Mathieu Kassovitz. Et au final, c’est un très bon film avec un chouette scénario un peu facile mais bien développé avec une réalisation qui ancre son histoire dans le réel plus que dans le fantastique.

Effectivement, Jacques Audiard a fait le choix d’avoir une mise en scène à la fois naturaliste et intimiste. Le film se met en scène de la même manière qu’un documentaire ; il y a de légères interludes d'interviews (vrais ou fausses) de résistants, historiens… Sur la partie “fiction”, le film est très immersif et j’ai trouvé la photographie très crédible et un cadrage resserré qui nous plonge du point de vue du protagoniste joué par Kassovitz. Sans oublier que les musiques sont magnifiques et sont même mises en scène, elles ont une place importante dans le récit.

Le fait qu’il y est un mélange entre documentaire et fiction est vraiment cool ; purement et simplement, l’histoire est très cool et amenée de manière fluide ; le scénario est très prenant mais un peu trop long à démarrer. Mais un fois que l’intrigue est lancée, le film est très intéressant. Les différents personnages sont plus sympathiques mais leur caractère est un peu trop translucide mais le protagoniste est très attachant et on aime le suivre dans ses péripéties hors du commun. La narration est assez originale et on s’y croit du début jusqu’à la fin.

Au premier abord, le film peut paraître chiant mais pas du tout ; je recommande ce film car il est très cool et l’intégrale est vraiment bien ficelée. La réalisation de Jacques Audiard est également vraiment singulière.
dragon_ryu
dragon_ryu

19 abonnés 487 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 juillet 2009
Le vrai thème du film étant la manipulation Audiard a la bonne idée de jouer avec sa mise en scène, le cinéma n'étant au final qu'un grand exercice de manipulation. Ainsi le film brise plusieurs fois la règle du quatrième mur, on peut voir à plusieurs reprises l'orchestre qui joue la musique du film, la narration est interrompue par des témoignages contradictoires concernant le héros du film. On l'aura compris, Audiard a de l'idée pour faire corréler le fond et la forme de son film, par contre il n'a pas l'air d'être très à l'aise dans le genre du film d'époque voir de guerre, puisque sa réalisation manque d'ampleur, les plans ne respirent pas assez. Il fera preuve d'une autre maitrise dans le polar, genre qui lui sied bien mieux à priori. Le film est assez fluide dans son déroulement malgré de très courts passages à vide, l'intrigue se relance régulièrement donc on ne s'ennuie pas, les acteurs sont bons sans plus. A noter une séquence très forte avec François Levantal, le point culminant du film. Dommage qu'il n'y ai pas d'autres séquences de cet acabit tout le long du film. Un Audiard mineur.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 juin 2012
Un film original et sympathique. Rien d'exceptionnel mais ce personnage qui s'invente une vie de héros est génial : ses mensonges parviennent a générer angoisse et excitation... Tres bonne mise en scène de Jacques Audiard.
Cyril J.
Cyril J.

34 abonnés 625 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2018
Comme si tout s’était acharné à le priver d’identité socio-familiale et de tout rôle, même minime, durant une Deuxième Guerre Mondiale, qui bouleversa pourtant forcément tout un chacun, un homme ne vit plus que pour se fabriquer un sens identitaire au vide désespérant de sa vie sédentaire et insipide. Bercé par les romans héroïques qu’il a dévorés et les illusions révisionnistes de sa mère, il plaque tout, épouse comprise, pour gagner Paris à la fin de la guerre, et infiltrer ce qui l’inspire le plus, c'est-à-dire les milieux de la Résistance, désormais réduits à des souvenirs et témoignages de salons, associations et autres mondanités bien pratiques.
Gavé d’histoires, de publications, de témoignages, de procès, exploitant les medias, photographes et présences dans les réseaux patriotes, il parfait sa maitrise en exhibitions, escroqueries, infiltrations, usurpations et mythomanie et aboutit sa mystification au-delà de ses espérances en gagnant pension de guerre, poste ministériel, grade d’officier et mission d’épuration anti-collabos où il s’avérera même compétent. Rappelant l’incroyable imposture d’A l’origine, cet inconnu maladroit et tombé de la lune, bien que suscitant bien des doutes pour beaucoup, ne pourra s’arrêter qu’une fois dépassé l’inacceptable.
Mathieu Kassovitz incarne parfaitement ce petit bonhomme timide, emprunté, comédien et bluffeur, de plus en plus seul et perdu, auto-piégé dans l’étau auto-inventé, et formidablement pathétique dans le comblage du vide patho-psychologique qui lui sert d’identité.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 janvier 2010
J'ai découvert ce film assez tard, après avoir déjà appris à apprécier Audiard. On retrouve ici, dans ses débuts, sa signature, et ce travail soigné. Malgré quelques maladresses, le film est très prenant, et Kassovitz convaincant. Du bon cinéma.
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 995 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 avril 2008
Dès le début du film, Jacques Audiard jongle avec le réel et la fiction : les témoins sont vrais mais Dehousse, joué par un Jean-Louis Trintignant captivant, est "faux". Il est aussi insaisissable car les témoignages ne s'accordent pas entre eux, sont ambigus, faisant ainsi penser au célèbre LE CHAGRIN ET LA PITIE de Marcel Ophuls. D'ailleurs, comme le documentaire d'Ophuls, UN HEROS TRES DISCRET tend à démythifier la résistance tant en faire partie relève d'un jeu d'enfant (le procédé ne diffère pas vraiment de l'imagination enfantine de Dehousse)auquel on finit par s'habituer. Dans le rôle de l'imposteur, Mathieu Kassovitz est très convaincant, passant d'une timidité maladive à une aisance dérengeante et terrifiante. Le personnage s'introduit dans tout un monde devant la caméra d'un Audiard très doué, avec toutes les questions d'Histoire et de mémoire que cela pose.
soliloo
soliloo

16 abonnés 588 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juillet 2010
L'histoire tout à fait passionnante d'un petit garçon qui, devenu grand, fait de son univers rêveur une réalité. Ses mensonges et impostures n'ont d'autre but que de le faire exister aux yeux des autres. Pas de malveillance, seulement une envie d'être quelqu'un. En cela, le scénario est très bien vu, avec des conséquences bénéfiques du mensonge, mais aussi des effets pervers. Et l'on se demande s'il tiendra longtemps dans la peau du résistant qu'il n'est pas. L'idée de Jacques Audiard de traiter cette histoire sous forme d'un semi-documentaire, avec des interviews actuels de personnes ayant cotoyé son personnage à l'époque, est déroutante mais fonctionne plutôt bien. En tout cas, c'est un style bien à lui. Si la légère lenteur du film n'est pas trop dérangeante, la mise en place est peut-être un peu longue, car les choses ne commencent réellement qu'à la moitié du film. Mais dans l'ensemble, un bon film, singulier.
titusdu59
titusdu59

85 abonnés 696 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2011
Deux reproches: quelques excès de mise en scène franchement dispensables, et l'interprétation d'Albert Dupontel, poussive et qui tache son personnage. Mais c'est tout. Car le reste est très bon, pour ne pas dire excellent. En effet, Audiard, à travers un portrait dressé de manière suffisamment objective pour être crédible et suffisamment personnelle - mais tout en pudeur et en sobriété - pour qu'on s'attache à lui, livre une remarquable fresque ayant pour thème la manipulation sous fond de France et d'Allemagne des années 40. L'ensemble est captivant, tant la psychologie du personnage principal est bien cernée, amenée de façon plutôt subtile, ce dernier étant campé par un excellent Kassovitz qui lui donne beaucoup de profondeur... La fin est prodigieuse, termine le film en beauté, et ceci grâce à un montage très bien choisi... Mon premier Audiard, un premier coup de poing.
CLEM 06
CLEM 06

13 abonnés 198 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 décembre 2015
UN HEROS TRES DISCRET (1996) de Jacques Audiard

avec Mathieu Kassovitz Sandrine Kiberlain Anouk Grinberg

Avec ce film Audiard retrouve Kassovitz pour un film assez théorique. En effet Un héros très discret raconte de la façon la plus réaliste possible une histoire purement romanesque. Mathieu Kassovitz incarne ici le rôle d’un homme qui s’invente une vie. L’histoire se passe durant la période de la seconde guerre mondiale et derrière le miroir vérité et mensonge le réalisateur montre aussi deux sublimes portraits de femmes bien différentes mais toutes deux délaissées (Sandrine Kiberlain, Anouk Grinberg) par leurs maris partis au combat.
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