Avec "Un héros très discret", Jacque Audiard nous donne un aperçu de son talent qui arrivera réellement avec ses derniers films. Avec ce dernier, la réalisation est déjà grandiose, mais pas autant qu'aujourd'hui. C'est avec un réel plaisir que nous suivons ce scénario, nous montrant Albert Dehouse faire son parcourt en se réinventant toute une vie. En partant de rien, en partant d'en bas, il se retrouve avec une vie complète, tout en haut... une vie de "rêve", mais totalement basé sur une succession de mensonge. Ce film est très efficace, il ne subit aucun temps mort, aucune longueur, le rythme est présent et très stable, on ne s'ennuie guère et c'est avec joie qu'on suit le parcours de ce protagoniste. Un film qui vaut le détour.
On retrouve le duo kasso/audiard dans ce film , encore plus réussi que le premier film issu de leur collaboration. L'usurpation d'identité a toujours été un thème pouvant générer de grands films lorsqu'il est bien traité , un héros très discret le démontre.
Un des meilleurs Audiard juste derrière le prophète. Un scénario assez vertigineux sur un homme qui veut se faire passer pour un grand resistant. A noter une tres belle prestation de mathieu kassovitz. Il faut finir par dire que kassovitz est meilleur acteur que réalisateur. Rien a voir, mais ca me fait plaisir de le dire.
Jacques Audiard, dès son deuxième film, montrait déjà qu'il était un très bon réalisateur en adaptant un roman racontant l'histoire fictive d'un homme inventant sa propre vie de résistant pendant le deuxième guerre mondiale lui permettant de devenir quelqu'un et d’accéder à des hauts postes dans l'armée. Le scénario est intéressant et devient de plus en plus captivant surtout dans la deuxième partie où il exerce sa fonction d'officier en Allemagne et où certains de ses subordonnés doutent de son passé. L'interprétation de Mathieu Kassovitz est excellente dans le rôle de cet homme mythomane et manipulateur qui se voit dépasser progressivement par ses mensonges. Je n'ai, par contre, pas adhéré au côté docu-fiction, par l'intermédiaire de ces intermèdes sous forme d'interview où différents personnages dont le personnage principal vieux, donnent leur vision sur la vie de cet homme manipulateur. Cela donne un coté documentaire un peu lourd et surtout inutile étant donnée que l'histoire est fictive.
Une très bonne comédie filmée à moitié comme une fiction à moitié comme un documentaire. Ainsi, on se demande même si l’histoire de cet homme bluffant tout son monde n’est pas vraie. Le scénario est très agréable à suivre notamment grâce à de bons dialogues, une narration très drôle et des acteurs impeccables, mention spéciale à Kassovitz ! Rappelant parfois Arrête moi si tu peux, Audiard signe là un très bon divertissement.
Un bon film avec un très crédible Mathieu kassovitz. Important puisqu'il incarné un imposteur. Personnage discret et un peu falot, il découvre progressivement la puissance du mensonge pour changer de dimension et faire de sa vie une grande histoire. On le voit acquérir de plus en plus de savoir-faire et d'audace pour construire avec soin et minutie ses personnages. Un film très intéressant et convaincant qui bénéficie de la patte d'Audiard, traité avec simplicité et efficacité.
Superbe adaptation du génial livre de Jean-François Deniau. Audiard transpose habilement le thème "Les vies les plus belles sont celles qu’on invente" en mettant en place une réalisation basée sur les faux-semblants et l'illusion. L'interprétation est sans faute. Un bijou.
Un bon moment de cinéma, une histoire originale et passionnante de bout en bout avec un scénario et une réalisation sans faille. L’excellente prestation de Mathieu Kassowitz porte le film qui pourrait paraître, pour certains, trop intellectuel, notamment du fait de la voie-off ... Un supplément d’émotion aurait pu également rendre le film plus attractif. Une belle réussite de Jacques Audiard cependant.
Encore un bon film de Jacques Audiard, bien ficelé et surtout très bien joué. Kassovitz y est posé et ambigu à souhait, Kiberlain est radieuse !
Mais il manque aussi une certaine énergie et le personnage de Kassovitz, lunaire et poltron, reste difficile à cerner même si la transition de "lâche" à faux héros passe plutôt bien.
Histoire habile dun homme manifestement mal dans sa peau, qui saccomplit en usant de sa mythomanie pour devenir, en une suite de tricheries brillantes, un « vrai résistant ». Le cadre de la résistance nest quun prétexte à une réflexion sur lidentité, avec, au passage, quelques opinions bien senties sur la crédulité des gens et la manipulation. Bon film et bons comédiens.
Après une première demi-heure qui reprend la narration éclatée de Regarde les hommes tomber, Jacques Audiard revient à une forme plus classique pour narrer le mensonge dans lequel se love le personnage principal, admirablement servi par Mathieu Kassovitz. Si l’intrigue en elle-même demeure conventionnelle, elle illustre à merveille le trouble d’une époque particulièrement sombre qui est celle de l’après-guerre. On plonge alors avec délice dans les compromissions des uns et des autres, ainsi que dans le maquis d’une reconstruction nébuleuse où d’anciens collabos trouvent encore leur place, tandis que certains résistants ont pu bénéficier de largesses sans que leur compétence soit vraiment à l’origine de leur promotion. Audiard rend cette époque avec un grand sens de l’observation et une justesse de ton qui font de ce second film une franche réussite, menée par tout le gratin du cinéma français d’alors.
Comme à son habitude, Audiard signe une oeuvre complexe et intelligente, abordant des thèmes et une époque difficiles, tels que l'héroïsme, le mensonge, la reconnaissance. Un film maîtrisé de bout en bout, par ce réalisateur exemplaire (sûrement l'un des meilleurs français), qui nous plonge dans cette imposture avec une magnifique justesse. Kassovitz cole parfaitement au rôle. Une réussite donc, mais vu le réalisateur, ce n'est pas une surprise.
Audiard savait déjà faire des scénarios profonds, une belle mise en scène, des personnages travaillés comme le montre ce film. Le film est très différant de ce que l'on peux voir sur ce sujet car Albert Dehousse n’usurpe pas d'identité et n'est pas avide d'argent ou de pouvoir. Kassovitz campe bien son personnage et Desplat n'étais pas le très grand compositeur que l'on connait de nos jours.