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Henrico
229 abonnés
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3,0
Publiée le 25 juin 2011
Ce n’est pas d’un point de vue technique que l’on peut trouver des défauts à « The American ». C’est d’un point de vue scénaristique et stratégique. En effet, la mise en scène de Anton Corbijn est quasiment parfaite. Peut être regrettera t’on une certaine apathie excessive suscitant l’ennuie, mais celle-ci finalement reste en phase avec les magnifiques paysages pastoraux et l’apparente inaction du héros qui se planque. En revanche, on ne peut pas fermer les yeux sur l’aspect « déjà vu » de la plupart des ressors dramatiques du scénario. D’autre part, le choix de Corbijn d’avoir transposé l’anglais un peu excentrique en Américain très pro, n’est pas très heureux. Le héros que Martin Booth avait créé dans son roman « A Very Private Gentleman » était bien plus subtil et original. Heureusement, grâce à un immense talent qu’il a peu eu l’occasion de démontrer dans ses autres films, George Clooney sauve brillamment l’ensemble. A voir absolument en VO pour mieux évaluer les prouesses orales de l'acteur et les jeux de langue (italien/anglais) entre les personnages dans les répliques.
Que faut-il retenir de « The American » ? Les avis ne peuvent être tranchés, il n’est à ranger ni sur l’étagère du sacro-saint chef d’œuvre, non plus sur celle du gros navet. En fait, ce film est hybride.
Plastiquement remarquable, variation intelligente sur la lumière, cadrages éblouissants, sens de la mise en scène, hélas on demeure toutefois totalement étranger au récit.
Cela tient surtout à un scénario d’une indigence non calculée (10 minutes suffisent pour connaître la suite dans le détail) et à un acteur amorphe.
Clooney semble avoir perdu son charisme, il n’est expressif que lorsqu’il commande un café (il en boit au moins 10 dans le film), mais là on va dire que c’est la force de l’habitude. Pire encore, il devient ridicule quand il se transforme en Mc Gyver de la gâchette. Même en essayant de faire abstraction de cela, et de s’attacher à ce qu’Anton Corbijn (Control, son 1er long était une petite merveille) sait nous offrir, on trouve le temps démesurément long. Malgré toutes ses qualités, voire ses performances techniques, ce film à l’habillage très seventies, ne nous sauve pas de l’ennui. What Else ? Rien malheureusement.
The American est loin du film d actions auquel on peut s attendre après avoir lu le synopsis ! On est bien là face à un film calme et posé qui se déroule dans campagne profonde italienne ce qui permet au charme d opérer. Georges Clooney joue tout en retenu et est très bien accompagné par de sublimes créatures italiennes. Le scénario est lui simple et convenu et révèle au final assez peu de surprises. Peu importe,ce que l on retient, ç est cette balade dans ces paysages si diversifies et l histoire d amour d un être brisé par son métier. Une belle surprise à découvrir mais qui manque tout de même d un peu de rythme et qui accumule quelques scènes inutiles parfois.
Sur un canevas hyper classique - la rédemption du méchant - The American parvient à donner un nouveau souffle à ce scénario cousu de fil blanc.. Parce qu'on évoque ses peurs permanentes, ses illusions perdues, l'impossibilité de se débarasser de toute une vie qui pèse lourd sur ses épaules, dans un film silencieux mais habité
Un film d'espionnage avec peu action et avec quelques longueurs mais de qualité grace au charisme de george clooney. Le film est très réaliste, donc ambiance froide et petites longueurs au rendez vous. Mais un petit film en toute symplicité néanmoins.
Réalisation soignée, mais peut-être par trop aseptisée, voire américanisée en quelque sorte, pour ce polar minimaliste traitant en filigrane du vieillissement et du ramollissement. Pour être davantage réussi et percutant, le film aurait gagné à travailler sur le physique lui-même marqué par les rides et l'âge venant de son acteur principal, lequel ne semble pas tout à fait disposé à franchir le pas. Pour plaisant qu'il soit (casting féminin au top, choix judicieux des lieux avec belle utilisation de la géométrie ambiante, savante alternance de scènes d'action et de moments plus introspectifs), The American échoue néanmoins à atteindre une dimension métaphysique et intériorisée qui justifierait mieux la convocation hors sujet de l'œuvre de Melville.
Avis mitigé sur ce film au rythme lent , crépuscule de la vie d'un homme traité avec économie de mots et d'événements. On se doute très vite de la fin, et on ne croit pas une seconde à la romance avec la très belle prostituée. Il reste néanmoins cette atmosphère étrange, à l'issue de laquelle le suspense s'installe . On est loin du formalisme de Melville néanmoins et Clooney ne m'a pas totalement convaincu par un jeu fait surtout d'expressions pas toujours bienvenues.
Un véritable ennui pour ma part !!! Le scénario ne m a jamais emballé et la mise en scène très simple et austère ne m a pas vraiment convaincu ici. On ressent la solitude et les interrogations du personnage de Clooney mais sa vraiment comprendre les tenants de tout cela.... Son personnage par la même occasion n est pas intéressant et il reste très flou et peut communicatif. L histoire d amour est peu convaincante..... J ai par contre apprécier les décors de la région des Abruzzes italiennes simple campagnarde rude sauvage qui va bien avec l histoire... Pour le reste le film n est pas a la hauteur...
"The American aurait pu se révéler bon s'il n'avait pas oublié de traiter un peu plus profondément son sujet. En effet, le film se révèle vide tant il oublie d'éclairer le spectateur. De plus, le rythme très lent du long-métrage n'arrange rien, les brefs moments de suspense se révélant trop courts et peu intéressants. Clooney assure pourtant dans son rôle d'homme de l'ombre assez mystérieux, mais un acteur ne peut pas tout porter sur ses épaules et assurer à lui seul la garantie de qualité.
Second long-métrage pour le cinéaste Hollandais qui change radicalement de registre en adaptant le roman "A Very Private Gentleman" de Martin Booth (publié en 1990). A mille lieux des standards Hollywoodiens, le réalisateur en restitue un thriller monotone et aseptisé. Dépourvu de superflu, peu d'acteur, de dialogue, beaucoup de contemplation, de scènes du quotidien et de séquences répétitives. Et malgré cela, on fini par s'attacher à ce personnage si mystérieux et glacial. Intégralement filmé en Italie, on savoure les paysages extérieurs aux côtés d'un George Clooney passionnant et convainquant (il est aussi le co-producteur du film).
J'y suis allé un peu à reculons, Clooney m'avait bien déçu dans son dernier film et je n'ai pas vu le premier film de Anton Corbijn Control. Au final la surprise est réelle. On est là devant un polar quasi contemplatif et un côté très poétique. Les images sont magnifiques. Les Abruzzes ont rarement dû être aussi bien filmées. De nombreux plans sont à couper le souffle. Le son est aussi très travaillé, mettant en valeur une bande son excellente. Le scénario signé Rowan Joffé (28 semaines plus tard), fils de Roland, est une petite merveille. Le film est sur un rythme très lent, mais on ne s'ennuie jamais pour autant. D'entrée une ambiance très particulière est mise en place et ne partira plus. Les personnages ont chacun leurs mystères, leurs parts d'ombres, on doute de chacun d'eux jusque dans les dernières minutes, se demandant constamment qui fait quoi et qui travaille pour qui. Le suspens et l'intérêt gagnent progressivement jusqu'à un dénouement très réussi. Malgré cela l'intrigue en elle même n'a rien de nouveau mais mise en scène et écriture nous font adhérer à l'ensemble jusqu'au point de nous fasciner. Le casting est au diapason. George Clooney (aussi producteur) est excellent, force tranquille rêvant d'une nouvelle vie. Les deux actrices, Thekla Reuten et Violante Placido, sont toutes deux aussi convaincantes. Et on retrouve dans un petit rôle Filippo Timi (Vincere, L'heure du crime). Aussi réussi sur la forme que sur le fond. On s'attend à quelque chose à la James Bond ou à la Jason Bourne (tient les mêmes initiales !) et on assiste à quelque chose plus proche de Amore. La bande-annonce, au montage très serré, semble promettre un film haletant, il n'en est rien. Un polar ? Thriller ? Drame ? Un peu tout cela, en tout cas quelque chose de très atypique. Mais ne vous attendez pas à de l'action, vous êtes prévenus... Ça donne une furieuse envie de voir la suite pour Corbijn. Une belle réussite, une excellente surprise.
Après un 1er long encensé par la critique, il n'est guère étonnant de voir A. Corbijn se frotté à un film plus mainstream. Sauf que, comme souvent dans ces cas là, ledit réalisateur se fout totalement du genre qu'il aborde. En reprenant un scénario hyper balisé pour qui a vu plus de 4 films de genre dans sa vie, Corbijn n'arrive jamais à surprendre. Mais, quand sa caméra s'attarde (longuement) sur son héros et la délicieuse V. Placido (il suffit qu'une jolie fille soit à moitié nue dans un film pour que l'on parle de révélation de nos jours), il émeut un peu plus. Images superbes, mixage pointilleux, acteurs concernés, ambiance travaillée oui, mais parfois, Corbijn oublie qu'il est dans un genre codifié et il les respecte tous sans surprises. 1 grosse scène d'action bien faite et pour le reste, c'est du contemplatif, du déjà vu 100 fois, des pistes narratives qui restent dans le flou, un certain dédain pour le genre et un G. Clooney qui magnétise la caméra. D'autres critiques sur
Un thriller atypique avec à la clé un Georges Clooney impliqué et à contre-emploi. Entre nous, ça fait franchement plaisir de le voir sortir de sa zone de confort et de le voir en tueur à gage froid avec un jeu plutôt intense. C'est par ailleurs lui qui constitue l'atout principal du métrage, on va le suivre durant près de deux heures dans une sorte de cheminement vers la rédemption dans lequel le tueur tente de rejoindre l'humanité petit à petit. Ce n'est pas franchement palpitant mais ce rythme très lent, émaillé de quelques scènes d'action étonnantes, finit tant bien que mal par captiver à l'aide notamment de seconds rôles intéressants et d'une photographie très réussie. Au final, Clooney s'avère très convaincant, voire touchant, notamment sur la fin et ce "The American" constitue un petit film plutôt réussi et agréable à découvrir, à voir une fois au moins.
Polar glacial et distancié, ce film n’échappe pas aux travers de l’« exercice de style » mais il séduit par un ton élégant, une photographie soignée et le contre-emploi étonnant de George Clooney.