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BerndGan
9 abonnés
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1,5
Publiée le 23 octobre 2016
C'est long et les combats sont très minimalistes. On ne retrouve même pas l'éthique tellement le film est confus. Dommage, les acteurs sont surement capables de plus de prouesses comme ils ont su le montrer dans d'autres films.
Un nanard, de grâce passez votre chemin. Lourd, mal filmé (pieds des acteurs à foison, images floues), le jeu des acteurs est (je pèse mes mots) TRES moyen.
L'histoire..... spoiler: on va dans le futur, on revient dans le passé et hop c'est reparti..... !
Les lourdeurs du cinéma asiatique refont surface : des longueurs incroyables, des dictons à la pelle....
A certains moments je croyais regarder un documentaire sur Arte...
Ce film est donc une belle déception, car j'en attendais un minimum, et là on est au 0° Kelvin.
Le film est quand même assez exceptionnel au niveau de la mise en scène , c'est d'une grâce et d'une puissance picturale assez incroyable. Même si je regrette le côté très froid de l'ensemble , je trouve la fin déchirante émotionnellement.
Parcours scénaristique un peu confus mêlant rite philosophique à des scènes de combats sans grand intérêt voir grotesques mais ponctué par la scène du salon de thé où ZHANG ZIYI, au soir de sa vie, nous fait littéralement fondre dans un océan de tristesse, par son interprétation aussi magique que bouleversante. Ce seul passage conclu par une très émouvante "contre-façon"(sacrés chinois!) de la musique d'"il était une fois en Amérique" vaut absolument le détour. Le paradoxe de cette œuvre, c'est que le spectacle d'un kung fu qui cherche l'unicité de son art est à la limite de nous endormir jusqu'à la confrontation YIP MAN vs GONG HER qui initie le drame d'un amour impossible qui se veut incompatible avec les sentiments d'honneur et de fidélité. Une fois de plus, ZHANG ZIYI crève l'écran dans un film qu'elle porte quasiment à bout de bras par une prestation époustouflante. Les 5 étoiles , c'est pour elle.
Film confus et sans aucun interêt. Acteurs sans emotions, combats qui n'en finissent pas. Le scénario est ultra primitif et les dialogues très poétiques et pathetiques.
Le cinéaste Wong Par-Kai évoque la vie du maitre des arts martiaux Ip Man au cœur d’un long-métrage au style visuel éblouissant qui fait de l’art martial une imagerie virevoltante. Si la narration manque un tant soit peu de limpidité avec l’habitude du cinéaste de jouer avec la temporalité du récit et de son obsession du temps passant, la mise en scène est d’une beauté gracieuse qui parle autant d’amour passionnel que du désir de transmission du savoir.
Je dois bien le reconnaître, je ne suis déjà pas très fan de l'univers de Wong Kar-Wai à la base... Mais alors quand en plus il décide de s'investir d'une sacro-sainte lutte d'influence au sein du cinéma hongkongais, alors là, son cinéma devient un peu n'importe quoi... Parce que oui : il faut savoir replacer ce film sans son contexte. A Hong-Kong, actuellement, c'est la fête à Ip Man, cette figure sortie de nulle part que le parti communiste chinois a décidé d'ériger en véritable icône nationaliste… et le tout en utilisant la formidable machine qu'est l'industrie du cinéma hongkongais. Alors voila la riposte du Hong-Kong libéral : cela s'appelle "The Grandmaster" ; cela brasse des symbolismes cachés à tour de bras et qui rendent l'intrigue imbuvable au possible ; et pire, cela oblige Wong Kar-Wai à faire des scènes de baston qu'il ne sait absolument pas filmer (à part celle des « huit pieds » qui, je l'avoue à par contre pas mal de gueule). De temps en temps, le virus de la mélancolie Wong refait surface, mais il est vite broyée par ce mélange de style pas du tout maîtrisé. Voilà donc ce qu'est vraiment ce "Grandmaster", un film confus et malheureusement pas très personnel. Avec le recul, j'aurais encore préféré que Wong Kar-wai refasse du Wong Kar-wai plutôt qu'il ne se risque sur un terrain qu'il ne maîtrise pour des raisons autre que l'amour du cinéma... Eh oui, c'est triste...
Inspirée par la vie du maître d’arts martiaux IP Man, une fresque majestueuse et envoûtante, à la mise en scène virtuose, ponctuée de scènes de combats folles et subliment chorégraphiées.
Wong Kar Wai fut pendant une bonne décennie le réalisateur dont la singularité - thématique, esthétique - me toucha le plus. Force est de constater avec ce "The Grandmaster" que le génie (terme utilisé ici en toute connaissance de cause) de "Chungking Express", "Happy Together" ou "In the Mood for Love" ne transparaît plus que par brefs éclairs, formels ou émotionnels. Pourtant, malgré le triste sentiment d'un réel échec, le film impressionne par son ambition - le "Il était une fois le Kung Fu" publicitaire de l'affiche traduit bien l'affaire... - et fascine encore à plusieurs reprises grâce à des scènes sublimes : lorsque les combats transcendent la représentation - parfaite - du geste et du mouvement des combattants pour dévoiler leurs pensées, leur coeur, voire leur âme, "The Grandmaster" devient sublime. Si Wong Kar Wai garde heureusement sa touchante sensibilité pour illustrer les moments de romantisme éperdu ou de désespoir serein, il s'est malheureusement perdu ici dans la construction d'une fresque qui hésite trop entre l'exhaustivité pédagogique - expliquer de manière sérieuse l'histoire du kung fu depuis 1936 - et le portrait intime de deux personnages clé de cette histoire, Ip Man (Leung, bien moins bon qu'à son habitude) et Hong Er (Ziyi, toujours aussi fascinante) : avec sa narration heurtée, ses ellipses mal contrôlées, sa voix off - rustine, sa brièveté frustrante, "the Grandmaster" finit par nous laisser sur le quai... jusqu'à cette scène quasi finale qui plagie (rend hommage ?) le "Il était une Fois en Amérique" de Leone et dévoile magistralement le thème souterrain du film : encore une fois, toujours, le vertige de l'amour.
Un film d'une remarquable beauté formelle, chaque plan s'apparentant à une peinture, notamment grâce au travail sur la lumière. Un jeu d'acteurs sobre et juste mettant en valeur la symbolique très présente dans cette réalisation ainsi que l'influence de son protagoniste. On pourra regretter cependant un aspect un peu fouillis, risque inhérent à tout biopic, d'autant plus quand celui-ci prend pied dans une riche période historique. A déguster toutefois.
"Le plafond de cette maison est trop haut pour y laisser entrer la petitesse" dit l'un des sages du film.
Véritable esthète de l'image comme à son habitude, Wong Kar Wai nous délivre un petit joyau incrusté de plans magnifiques, de scènes somptueuses et de ballets chorégraphiques ciselés au millimètre. L'écrin est sidérant de précision et de justesse. On en prend vraiment plein les mirettes avec ces plans savamment orchestré par un maestro de l'image qui alterne subtilement les ralentis et les respirations de ses scènes. Pour preuve, cette magnifique et généreuse scène d'ouverture qui annonce la couleur et place le spectateur face à un déluge d'images sublimes dont chaque seconde ressemble à une peinture minutieusement préparée et où chaque coin de l'écran est travaillé pour proposer du grand œuvre. Comme à son habitude, Tony Leung qui incarne Ip Man, grande figure de l'histoire chinoise du 20eme siècle, est magistral. Mais quel présence, quel charisme, quel acteur ! Zhang Ziyi a gagné en épaisseur depuis Tigre
« The grandmaster » plutôt qu’une biographie du « maître » du titre - Ip Man -, est un film d’arts martiaux autant qu’un film historique sur la Chine des années 1930 aux années 1950. C'est un nouveau film monstre de Wong Kar-Wai. Mais si le sujet a gagné en ampleur, on ne peut pas vraiment en dire autant de la puissance de son œuvre.
Wong Kar-Wai doit affectionner tout particulièrement l'esthétique des scènes sous la pluie/neige car il y a deux superbes combats qui se déroulent sous une pluie battante et un sous la neige mais ce n'est que pour le plaisir des yeux. En général, la mise en scène est a couper le souffle, que ce soit le décor, la musique, la reproduction des différentes époques, les combats, le jeu d'acteur, I-M-P-E-C-C-A-B-L-E. Tout est minutieusement calculé pour donner vie a "The grandmaster". Le problème est que l'histoire en elle-même d'Ip man, se passe dans une chine d'avant, de pendant et d'après la guerre civile, ce qui ne retient pas toujours l'attention car dur a suivre. Heureusement que tous les personnages autour d'Ip man ont été inventé parce qu'ou sinon, le film aurait été plus que vide, ou on aurait vu un maître des arts martiaux entraîner ses élèves pendant deux heures. Mais ce ne sont que des détails par rapport a la totalité du film.