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Un visiteur
3,0
Publiée le 14 juin 2013
Indéniablement, The Grandmaster est magnifique. Rien que les scènes de combat sous la pluie et dans le jardin où pétales d'arbres et flocons de neige s'entremêlent sont sublimes.
Pour le reste, si l'on ne connaît rien ni au kung fu et à ses divers styles, ni à l'histoire de la Chine et au conflit sino-japonais, on se perd rapidement dans cette complexe histoire d'unification des arts martiaux du Nord et du Sud.
Les protagonistes ne vieillissent pas physiquement, ce qui permet difficilement de se retrouver dans les flash-backs. Surtout aucun d'eux ne semble évoluer psychiquement. Leurs motivations restent la plupart du temps obscures. Les combats attendus ne viennent pas.
Seul un amateur averti parviendra à saisir les subtilités de cet univers. Et donc sera capable de faire une juste critique de ce film très codifié. Ainsi il faut savoir que l'enfant qui apparaît dans les dernières minutes du film est le jeune Bruce Lee. Ip Man fut son maître. Ce n'est jamais dit, et tout est à l'avenant
Peut-être faudrait-il tout simplement visionner une autre version de ce Grandmaster. Wong Kar-Wai a connu des difficultés lors du montage et n'a cessé de le modifier : c'est plus qu'évident. On se prend à rêver d'une ambitieuse fresque hors normes de plusieurs heures.
Sans regrets, la vie serait dérisoire. Il aura fallu environ dix ans à Wong Kar Waï pour accoucher de cet immense projet : rendre hommage à Ip Man, maître du Wing Chun et mentor de Bruce Lee, dans une Chine envahie par le Japon.
En voulant brosser le plus de thèmes possibles, le cinéaste aboutit à un récit trop condensé avec de nombreuses ellipses. Au bout d'un certain moment, nous ne savons plus forcément où nous sommes. La guerre est mentionnée mais ne sert que de fond historique à la narration. Il faut sûrement aller voir du côté des deux premiers Ip Man pour en savoir plus. Mais lorsque nous savons que le réalisateur voulait appeler son film « The Grandmasters » en souhaitant retracer de nombreux styles de combats, on sort forcément déçu en ayant l'impression d'avoir assisté à une sorte d'aperçu de ce qu'aurait pu être cette oeuvre, déjà grandiose.
Car The Grandmaster reste grandiose. Les combats sont d'une rare magnificence. Chaque coup porté aux corps sonne comme une note de musique, et l'ensemble des attaques fait penser à une oeuvre symphonique. En effet, Kar Waï n'a pas privilégié le visuel au sonore. Le public pourrait fermer les yeux qu'il comprendrait tout de même ce qu'il se passe à l'écran. Les protagonistes ne semblent pas se battre mais bien danser entre eux. Une danse à la chorégraphie somptueuse où chaque mouvement est calculé. Un réel bonheur pour tout spectateur qui se respecte.
Le Kung-Fu n'est pas qu'un style de combat, c'est une philosophie de vie. Et l'on a l'impression que le cinéaste n'a pas insisté sur cet aspect. Et pourtant, il se dégage de ses personnages une sérénité absolue, un contrôle de soi que nous n'avons pas l'habitude de voir en Occident. Cette sensation, nous la devons aux deux excellents interprètes Zhang Ziyi et Tony Leung, des habitués de Wong Kar Waï.
Que dire de la technique utilisée pour donner à cette oeuvre un caractère unique. La musique est somptueuse et possède des allures de grands classiques, à l'image du brillant 2046. Et comment parler de ce film sans mentionner cette magnifique photographie aux couleurs chaude et intimiste, où le cinéaste se plaît à filmer ses acteurs au plus près pour capter le plus d'émotion possible. Lorsque nous contemplons ces plans d'ensemble, nous ne pensons plus aux oeuvres symphoniques mais à des tableaux picturaux, où la composition du cadre est admirable.
Certains affirmeront que le chinois abuse d'images saccadées, mais nous dirons que cette technique fait partie de son art, et de cette poésie qui n'appartient qu'à lui. En regardant The Grandmaster nous avons conscience d'assister à quelque chose de grand, et c'est notamment par sa fabuleuse mise en scène que cette impression surgit.
Alors oui, on sort de la salle avec des regrets, comme une sensation d'inachevée. Mais nous repartons également avec de fabuleuses images en tête. Comme si Wong Kar Waï nous avait transporté dans une autre époque, une nouvelle culture, un nouveau cinéma.
les combats au ralenti , c'est bien sympa pour découper les parades et autres coups , l'histoire de l'occupation japonaise qu'on avait un peu occulté. de bons moments pour faire la sieste comme dans tous ses films , Wong ne surprend guère . c'est beau tout d e même : costume s , décors , lumières ...
On pourrait croire que ce film en met plein la vue. Cependant le scénario semble étouffé, chargé. On s'y perd dans la chronologie de l'histoire, plus la longueur du film, à la fin j'étais perdu et essoufflé. Le réalisateur ne laisse pas au spectateur de souffler, nous n'avons pas eu le temps de digérés une info clé de l'histoire que déjà il en remet une couche avec soit un autre éléments perturbateur ou alors une scène de combat. Mais celle ci sont impressionnantes. Surtout celle du début, sous la pluie.
film beau, sombre avec quelques scènes de combat magiques et des acteurs convaincants. Et pourtant film long, dont il ne reste pas grand chose quelques semaines après l'avoir vu. La fin est escamotée, fait à la va-vite pour (enfin) terminer le film !
Film confus et sans aucun interêt. Acteurs sans emotions, combats qui n'en finissent pas. Le scénario est ultra primitif et les dialogues très poétiques et pathetiques.
Alors, oui, le kung-fu filmé en gros plan, ne permet pas de rendre compte de la technique des combattants, c'est certain. Toutefois, le parti qui semble pris ici est plutôt celui de l'évocation, de la poésie. Ces gros plans terriblement travaillés instillent l'idée de force, de vitesse, etc. peut-être plus encore qu'une réalisation plus naturelle. Si cette technique encombre un peu les premières scènes, ce sentiment disparaît rapidement.
Ensuite, vient la claque. La claque, c'est cette image quasi parfaite. Les plans sont magnifiques, une photo saisissante. Le réalisateur enchaîne même, à certains moment des plans merveilleux les uns à la suite des autres à une telle vitesse, contraire à la prise de recul et à la contemplation, que ça peut ressembler presque à un dégueulis ininterrompu et de toute beauté. C'est beau, mais ça rend malade.
Le kung-fu est là, au moins dans sa version manga. Les personnages sont conformes pour le travail à réaliser. Le récit est un peu alambiqué parfois, mais la VOST peut en être la cause. S'il y a un morceau de vrai dans tout cela, il doit rougir de honte ou de plaisir à être présenté ainsi.
Du grand, du très grand kung fu ! Un film qui réussit sur tous les tableaux, émotion, action, poésie, délicatesse, violence, beauté de cet art martial vieux de plusieurs millénaires. Le cinéma chinois par excellence, tout y est réunit pour faire de ce film un véritable chef d'œuvre, une ode au Kung Fu, un hommage vibrant au Dieu Bruce-Lee, indétrônable à ce jour.
C'est récurrent à chaque critique de parler d'effets esthétiques, oui c'est magnifique mais le fond ? Assommant, trop long, des personnages sans grands intérêts. Je pense que les fans de castagnes seront déçus et se tourneront vers les d'autres long métrages consacrés à Ip man dont ceux avec Donnie Yen.
film pourris. Acteurs très moyens et histoire très mal racontée. Quant à l'image, c'était juste horrible. Ralentis saccadés, image trop lissé puis extrêmement bruitée ,problème de colorimétrie qui change dans une même scène, bref le film de série zzz par excellence. M^me les scènes de combats étaient confuses et filmée beaucoup trop proches. Les angles de caméras, les raccords , pfff. J'aurais préféré quelque chose de plus simples avec un vrai scénario, filmée avec du vrai film ou avec une caméra numérique de bonne qualitée. Pour moi c'est le navet de l'année.
Il paraît que Wong Kar-waï rêvait depuis des années d'un film d'arts martiaux. C'est chose faite. Ce n'est pas là un énième film de kung fu, mais bien du Wong Kar-waï. Il faut facilement un bonne demi-heure pour comprendre ce qui s'y passe, et pour être honnête, on en saisit seulement quelques brides. L'organisation du récit est un peu confuse mais en fin de comptes, ce n'est pas gênant. On décèle suffisamment les grandes lignes pour être embarqué. Surtout, toute la beauté du film tient dans son esthétisme. C'est la force de Wong Kar-waï et dans cette perspective là, il est ici au sommet de son art. Paroxysme de cet esthétisme dans la scène de la gare : combat au ralenti, sublimant le geste, sous la neige, un train filant en arrière-plan. Ce moment est d'une beauté rare. Autre moment de grâce, cette scène bouleversante, vers la fin du film, qui fait état des amours manqués des deux protagonistes. Cette femme qui dépérit en s'oubliant dans l'opium, autrefois si belle et impétueuse, joué par la sublime Zhang Ziyi, avouant enfin à Ip Man qu'elle l'a toujours "gardé au fond de son coeur". On pense évidemment à In The Mood For Love. On y décèle la même mélancolie. On l'attendait Wong Kar-waï, car cinq ans c'est long (rien depuis My Blueberry night, qui était assez décevant). Sans atteindre la perfection d'In The Mood for Love, The Grandmaster est un bon film.
Une fresque entre rêve et réalité d'une époque chinoise raffinée, profanée par les brutalités de la guerre. L'art du Kung-Fu, enseigné par un grand-maître, est montré de façon magistrale par Wong Kar-Wai, grand-maître du 7eme art. En même temps une sorte d'hommage à Bruce Lee, icône chinoise du Kung-Fu entré maintenant dans la légende. Et deux histoires d'amour pour un film magnifique.