Esthétiquement, "The Grandmaster" est d'une beauté infinie, malgré quelques moments manquant de fluidité de manière volontaire, étourdissants au début, mais auxquels on finit par s'habituer. Même pour les néophytes en matière de kung-fu, voire pour ceux qui, comme moi, ne sont a priori pas du tout intéressés par les arts martiaux, les scènes de combat sont un régal, grâce à leur magnificence visuelle, 王家衛 utilisant de somptueux ralentis et toute une palette de couleurs, faisant de chaque affrontement un moment particulier et différent des autres. Le reste du film, avec ses décors et costumes minutieusement travaillés, mais aussi ses acteurs impeccables, sa musique envoûtante et son ampleur générale, est tout aussi passionnant, mais il faut reconnaitre que le scénario pèche par son manque de clarté, surtout vers la fin. Certains personnages sont ainsi à peine esquissés, et le film garde une saveur d'inachevé, qui prend son sens au début du générique de fin, lorsqu'une série de scènes inédites, ressemblant à la bande-annonce d'un autre long-métrage, défile sous nos yeux. Cela dit, ceci participe à l'ambiance nostalgique et "The Grandmaster" reste une œuvre de choix, une ébauche de fresque à la "Docteur Jivago" qui aurait conservé son pouvoir d'attraction et de fascination malgré les creux scénaristiques qui la parsèment.
Magnifique c'est esthétiquement parfait. La photo est parfaite, l'ambiance dans laquelle on avance vous submerge totalement. On est complètement dedans grâce notamment à une très bonne interprétation. Les scènes de combat sont d'un beauté rarement vues. A voir absolument!
D'un ennui mortel. La bande annonce met en avant l'histoire d'Ip Man, alors qu'il n'en est que très peu question. Il n'est que le narrateur de cette histoire qui aborde surtout la relation père/fille de la famille Gong. Autant dire que le trailer était trompeur. De plus, le réalisateur fait apparaître ponctuellement certains personnages (qui semblent être importants) sans vraiment s'attarder dessus. On ne voit pas du tout l'intérêt. Bref, les 2 précédents films Ip Man 1 et 2 sont largement suffisants et bien faits si on s'intéresse de près au personnage d'Ip Man. The Grandmasters est inutile.
5 etoiles pour l'esthetique du film. Chaque image est une sublime peinture. Et toujours une musique envoutante. L'histoire a l'inverse est d'un interet limite.
Des combats magnifiquement orchestrés, des images sublimes, un dosage savant entre scènes d'actions et passages plus mou, ce "the grandmaster" est un ravissement. Fan d'arts martiaux ne boudez pas votre plaisir et filez le voir ne serait ce que pour la superbe scène d'entrée. 2 petites choses m'ont quand même interloquées. spoiler: les personnages ne vieillissent pas (ou peu)
le combat sur le quai (au demeurant excellent) pose quand même la question de la longueur du train ^^
Encore une histoire d' Ip Man, pourquoi pas... On est toujours impressionné devant la maitrise des acteurs pour les scenes de combats, après j'ai trouvé quelques longueurs et je m'attendais à passer un meilleurs moment que ça. Par contre j'ai été bleuffé par la qualité de l'image, le travail du réalisateur pour nous donner l'ambiance du film, du travail soigné !
Wong Kar-Wai fait du Wong Kar-Wai. A partir de là vous savez à quoi vous attendre. Et si vous ne connaissez pas le monsieur, sachez que c'est stylisé à outrance (on est franchement dans l'auto parodie), que c'est long (la relativité du temps est plus que jamais vraie dans ses films...!) et que c'est souvent incompréhensible (des personnages qui ne servent à rien, des allés retours dans le temps). Et si les combats sont plutôt réussis, les coups portés étant réels, l'ajout de câbles pour faire "voler" les combattants (chinese style) gâche franchement le coté réaliste voulu. Et surtout, la philosophie du Kung-fu, centre du film et au cœur du scénario et moteur du personnage (IP Man, le maître de Bruce Lee), ne passe pas, la faute à des dialogues à la limite du comique involontaire. Bref, film chiant à éviter.
Après les deux opus de Wilson Yip avec Donnie Yen dans le rôle-titre, c’était au tour de Wong Kar Wai de s’attaquer à la légende d’Yip Man avec ce Grandmaster très attendu, passé par Berlin.
Il est évident, dès la première bobine (ce qui est faux, vu qu’on est sur des DCP aujourd’hui), qu’on est en face d’un film profondément marqué par son réalisateur, Wong Kar Wai, avec ses gimmicks de réalisation, qui peuvent très vite être pénibles pour qui n’accroche pas aux images ralenties et aux plans fixes plein de sens. Le choix du réalisateur peut en dérouter quelques-uns : en effet, il se concentre bien plus sur les dialogues et les intérêts des différents personnages et manque un peu de combats d’arts martiaux, surtout quand il ouvre son film sur un duel diluvien entre Tony Leung – Cung Le. Pour les amateurs de wing chun, passez votre chemin. En revanche, le film est exceptionnellement beau visuellement (si l’on excepte ce train en CGI très disgracieux) et sa musique est très réussie. Certains passages sont à tomber, comme le final sous la neige ou la scène d’introduction, donc. Il est vraiment dommage que Wong Kar Wai ait décidé de garder ses grosses scènes de combat pour un montage final de 90 secondes ultra-pêchu.
The Grandmaster est un film profondément chinois et profondément Wong Kar Waien dans la mesure où les Japonais passent pour des tortionnaires sans aucune limite, où le rythme du film est très lent et où on offre des leçons de sagesse à chaque scène. Cependant, c’est, pour les fans du genre, un bon film. Rien ne plus.
L'histoire est compliquée et au final il y a plus de blabla que de combats. Ces derniers manquent de réalisme et d'esthétisme et l'acteur Tony Leung Chiu Wai interprète un Yip Man arrogant et fier, bien loin des valeurs du kung-fu. En bref, ce film fait vraiment pâle figure à côté de Ip Man et Ip Man 2...
Passer derrière Ip man, assurément l’un des (voire le) meilleurs films d’arts martiaux de tous les temps, ce n’était pas facile ; il fallait oser. Ils ont osé. Ils ont osé sur pas mal de choses d’ailleurs, la narration avec un style peu courant, des combats assez nouveau ou encore une absence d’Ip man durée une bonne partie du film. Résultat, ça ne vaut pas Ip man (le film), clairement pas, c’est très en dessous. Puisque les deux films traitent de la même chose, je vais comparer le deux. Tout d’abord, le point de vue de narration, c’est assez surprenant et aurait pu être intéressant mais au final Ip man gagne sur ce point. Niveau combat, rien à dire Ip man est clairement au-dessus car The grandmaster a pas mal de scène difficilement crédible. Au niveau émotionnel (la grande force de Ip man), The grandmaster ne fait pas le poids. De plus, Donnie Yen est également meilleur pour le rôle principal, et enfin le personnage de Ip man est beaucoup mieux décrit et exploité dans Ip man que dans The grandmaster. En bref, il n’y a clairement pas photo. Je savais que ça allait être dur d’au moins également le niveau d’ Ip man en entrant dans la salle et j’avais raison. Ip man est un chef d’œuvre, The grandmaster est juste sympa et encore (utilité des combats sous la pluie ?).
Le soin apporté à chaque image est spectaculaire. Est-ce de la beauté ou de l'esthétisme ? Peu importe, on ne regrette pas d'être là, spectateur de ce bel ouvrage. Un bémol, la dernière demi-heure traine en longueur et on ne sait pas pourquoi le réalisateur n'arrive pas à s'arrêter avant.
Les images sont absolument somptueuses et constituent en elles même un chef d'oeuvre et justifient à elles seules les 5 étoiles. Je suis resté subjugué de bout en bout par ce que j'ai vu. Le scénario est plus discutable mais peu importe. Les acteurs et surtout les actrices sont parfaits. ce film sort des sentiers habituels du cinéma, tout n'est pas dit ni montré. On en sort heureux d'avoir d'avoir été transporté dans une balade épique sur la noblesse et la philosophie des arts martiaux. On a du mal à descendre du nuage à la fin du film. Je l'achèterai quand il sortira en DVD pour me faire du bien et oublier le poids du quotidien.