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Un visiteur
4,0
Publiée le 28 mars 2019
Le mythe littéraire du séducteur revisité dans cette étrangeté du cinéma, un style de réalisation particulière, je ne connais pas trop les cinéastes italiens, plutôt les anglo-saxons et vieux français me disent quelque chose. Le libertinage au temps des aristocrates italiens du 18ème siècle, chevauchant les sectes confréries pyramidales adorateurs d’icône blasphématoire, le contemporain des lettres de noblesse « les liaisons dangereuses ». L’homme possède un appétit libido effrénée, entouré de nymphomanes, son estomac bien rempli, ça saute sur tout ce qui bouge y compris les poupées de cire. J’ai pensé à « Barry Lyndon » dans la même trempe, ça peut être bien et peut mieux faire, la mise en scène musicale rythmée sans temps mort. Un peu long sur la durée, une drôlerie de machin chouette, pas d’émotion transcendante ni de psychologie dans ce délire d’orgie femme homme Casanovien sans intérêt à intrigue, montrer une scène de théâtre jouant le jeu qui choqua le plus sa société de phallocrate d’époque. Les effets spéciaux rendus maritimes sont très bien comme ambiance bruitage, la mer est une poubelle sac plastique ventilée, une métaphore physique dans un unique décor spécial.
Premier constat : Donald Sutherland est bon (ce qui n'est pas toujours le cas). Deuxième constat : c'est trop long, bavard, sentencieux, boursouflé et ennuyeux, c'est souvent laid, et l'érotisme est quasiment absent ce qui est un comble avec un tel sujet, Fellini a truffé son film de scènes baroques qui ne réussissent qu'à être ridicules comme l'opéra avec Daniel Emilfork ou la scène chez les Wurtenberg. Faut-il parler aussi de ces morceaux d'histoires dont on ne saura jamais la fin ou des bâches en plastiques en guise d'océan ? Troisième constat : C'est un film à message, alors je vais vous dire : que Fellini ait un compte à régler avec le personnage de Casanova, je m'en tape, mais à un point que vous ne pouvez même pas imaginer !
C'est en plein XVIIIème que Federico Fellini nous envoie une fois le remarquable Amarcord terminé, pour mettre en scène l'histoire de Casanova et ses diverses aventures, oscillant entre glamours et sombres.
Si l'immense Federico Fellini m'a déjà déçu une fois, je ne pensais pas que la seconde serait avec Casanova, et pourtant... il propose là trois heures d'ennuie où il nous invite dans un immense foutoir baroque pour y suivre un dragueur en collant plus énervant et inintéressant qu'autres choses. Fellini propose là son Casanova, mettant en avant une sexualité qui relève plus de la pathologie que du vrai désir, livrant un discours contre la séduction à travers un personnage machiste cachant son homosexualité et la peur de cette dernière, ainsi que des femmes.
Tout n'est pas à jeter non plus, notamment la partition de Nino Rota, comme toujours, ainsi qu'un soupçon d'ambiance crasse par moment, servant le propos mais retombant toujours trop vite dans la caricature et l'inintérêt. Fellini enchaîne les choix douteux et étranges, ainsi que les fautes de goûts, tandis que l'oeuvre est affreusement lente, et surtout hystérique et très fatigante, en voulant ridiculiser le fameux séducteur, le pourtant brillant cinéaste italien se ridiculise lui-même.
Côté casting, le pourtant remarquable Donald Sutherland a rarement été aussi mauvais, guère aidé par l'écriture de son rôle, tandis que Daniel Emilfork est insupportable. L'oeuvre est vide, et plusieurs séquences en sont symptomatiques, tombant régulièrement dans le médiocre à l'image des scènes amoureuses tandis que Casanova est souvent brouillon, à l'image des décors. Même la photographie est dégueulasse, à l'image du reste, pour une oeuvre qui ne raconte finalement pas grand chose...
Federico Fellini propose avec Casanova deux heures trente de badinages et de vide articulés autour d'un machiste peureux bien souvent ridicule, à l'image du travail du cinéaste italien pour cette oeuvre, qui contraste tellement avec les longs-métrages si remarquables, riches et puissants qu'il a su faire...
Je n'ai vraiment rien trouvé de beau dans ce film : décors laids, personnages tristes, animation lente, musique insupportable, scénario répétitif, durée trop longue, ...
J'ai tout détesté dans "Le Casanova de Fellini" : le libertinage triste, le scénario répétitif, les monstres chers à Fellini, le titre narcissique.... Est-ce parce que le film, qui porte à la caricature l'esthétique kitsch des années 70, est passé de mode ? Ou suis-je à ma grande honte hermétique au génie du Maestro ?
Visuellement éblouissant, le Casanova de Fellini est un film baroque qui nous plonge en plein malaise d'un homme en quête de la femme idéale. Donald Sutherland dans son meilleur rôle. Marquant
Casanova est un de ces films très peu accessible qui nécessite plusieurs conditions pour y rentrer. Premièrement, laisser de côté les pensées, se livrer totalement à l'oeuvre, et dans un calme absolue. Là la magie opère, et elle opère avec puissance. Casanova est un film culte qui ne laisse rien passer, les messages, les décors, les acteurs, la mise en scène, les costumes, les musiques, aucune fausse note, juste un rêve tellement incroyable qu'on n'en ressort pas indemne. D'une intelligence assez éblouissante, ce film merveilleux, sûrement le plus merveilleux du monde, nous emporte dans un tourbillon onirique exceptionnel, qui aurait bien entendu mérité toutes les récompenses possibles. Au-delà du cinéma, au-delà de l'art se trouve Casanova. Fellini est un génie, encore faut-il le comprendre...
Génial! Du grand, du très grand Fellini, qui retrouve l'espace de 2h30 une inspiration débridée digne de son «Satyricon»! Après la période néo-réaliste des débuts puis celle des chef-d'oeuvres absolus, vient cette 3ème période des longs métrages démesurés, bouillonnants de créativité. Certes ces derniers comportent quelques défauts et ont un peu plus vieilli que les opus précédents, mais force est de constater qu'ils ne sont pas en reste pour ce qui est de leur pertinence et surtout de leurs admirables qualités! Le «Casanova» de Fellini est donc volontairement outrancier, excessif, factice, mais surtout débordant d'énergie et de joie. Comme toujours chez Fellini, cette gaieté est contrebalancée par un désenchantement, une touchante mélancolie, et même un sombre désespoir. Profondément contrasté, tout comme son héros éponyme, trivial mais qui ne rêve que de finesse et de hauteur d'âme, «Casanova» marque avant tout par sa décadence, par son esthétique déliquescente, par ses personnages grotesques et dépravés. La vie de Casanova est pour un temps heureuse, et le Dom Juan italien, fier, court de conquête en conquête sans se pencher le moins du monde sur ses actes. Mais lorsque la vieillesse peu à peu le gagne, il perd de sa superbe et plus encore de sa bravoure, déjà toute relative. On pourrait discourir des heures durant sur la profondeur de ce long métrage, sur ce qu'il nous renvoie par le biais de ses personnages ou de ses dialogues, miroirs tendus au genre humain. On pourrait aussi évoquer la mise en scène unique et géniale du cinéaste, ce talent cinématographique sans pareil, ces décors magnifiques et surprenants, ou encore l'interprétation de Donald Sutherland, parfait dans son costume de séducteur décrépi... Je m'attarderai juste sur ces moments de poésir pure, où avec trois fois rien, de la fumée et des bâches en plastique, Fellini nous emmène avec lui dans ses rêves les plus fous, cette onirisme délirant qui lui sied si bien... Bravissimo caro Maestro! [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Magnifique ! Le déclin du plus mythique des séducteurs, vu par la caméra du grand Federico Fellini, s'avère être une oeuvre de très grande envergure. À commencer par cette reconstitution impressionnante du 18e siècle, par de superbes décors et costumes, ainsi que l'excellente performance de Donald Sutherland dans le rôle de Casanova qui, après avoir séduit bon nombre de femmes, se rend compte de la solitude qui l'habite petit à petit. C'est à la fin de cette existence que celui ci fait le bilan de sa vie à travers de longs flash backs, emplis de dérision fellinienne et d'une folie assez présente, nous plongeant ainsi dans la descente aux enfers du protagoniste sous la magnifique musique de Nino Rota. Casanova est probablement un des plus grands longs métrages de Federico Fellini.
Je tiens à préciser tout de suite, ce n'est pas une critique de Federico Fellini mais une critique de ce film en particulier, Casanova. Et ce n'est que mon avis qui est pris en compte sur cet article.
J'ai totalement détesté ce film et tout ce qui en fait partie. Commençons par l'interprétation totalement outrancière et pénible de ce film, insupportable. Donald Sutherland a rarement été aussi mauvais, Daniel Emilfork est totalement insupportable et les autres sont réellement cabotins. Si deux, trois scènes sont plutôt réussies, ou drôles, les très longues deux heures et demie du film se sentent vraiment passer devant des choix de mise en scène que je qualifierais de douteux. La mer en sac en plastique pour représenter la plasticité de l'existence de Casanova, je ne suis pas vraiment fan, on dirait vraiment des sacs poubelles... Les cadres sont plutôt laids et la musique de Nino Rota est vraiment omniprésente. Malheureusement, je ne l'ai pas du tout appréciée.
Le film est lent, hystérique, emphatique, insupportable quoi. J'aimerais néanmoins voir un nouveau film de Fellini pour m'assurer sur son compte.
Film baroque ou pleuvent les références au théâtre antique et ses effet mécaniques, Casanova est un film d'une rare splendeur dans lequel le récit initiatique (comme tous les scénarios des films de Fellini) prend une dimension universelle et mythique. Avec un des 10 plus grands acteurs de ce siècle !!! Que dire de plus sinon que la puissance du film n'a jamais pris une ride ...
Visuellement éblouissant, on reste assez scotché devant le résultat. Mais au fil des minutes, un malaise subtil s'installe. On assiste à la décrépitude d'un pantin cultivé, véritable objet sexuel, à la recherche de la femme idéale, qui s'agite dans une société dénuée d'âme. Sur le thème morbide de Nino Rota, un regard vide tel un miroir, interpelle notre propre existence.
Une véritable tuerie... Un film choc, une vraie bonne gifle provoquant une douleur étrangement agréable ! Cette évocation Fellinienne de la vie de "Casanova" est absolument brillante, c'est un film mouvementé, tordu, envoutant, sensuel, décalé... du vrai grand et beau Fellini ! Avec en ,plus l'immense Donald Sutherland dans un de ses meilleurs rôles. Un film surpuissant.
A travers Casanova je découvre enfin mon premier Fellini et s'il m'a fallu une bonne demi-heure pour pénétrer ce film j'ai eu le sentiment d'avoir vu un film d'une immense beauté bien que traversé de moments grotesques (la 1ère scène d'amour assez ridicule ne donne presque pas envie de regarder le reste du film) mais finalement on s'imprègne de cette démesure. Casanova interprété par un excellent Donald Sutherland traverse une Europe remplie de personnages décadents et finalement Casanova est le plus attachant de tous, visuellement Fellini a fait un travail d'orfèvre car ce film comporte des scènes d'une beauté hallucinante comme celle de Rome où Casanova tente de se suicider, ce sont parfois de véritables tableaux comme ces plans balayés de neige. Un film qui change de ce que l'on peut voir ordinairement. Il y a tellement de choses à dire sur le Casanova de Fellini. La musique de Nino Rota est très belle accompagnant à merveille le ton mélancolique de ce film baroque.