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philippe ghirardi
5 abonnés
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0,5
Publiée le 17 décembre 2021
Encore une fois l'Amérique, comme il est convenu de dire, nous balance sa morale bon enfant jusqu'au bout. vNous faire croire que le petit vilain de la fin est horrible et que le pauvre pervers arrogant d'avocat au grand coeur s'est fait avoir, quelle blague. Le petit milieu de cette haute bourgesoisie, mélange de magouilles perverses et de meurtres entre amis se suffit à elle même, au point que jamais pareil procès n'aurait lieu. Tout cela est dérisoire, puritain et finalement malsain. Les acteurs s'amusent indépendament les uns des autres, style performance pour concour de comédie de l'actor studio, sans jamais s'interresser à autre chose qu'à leur contrat mirifique. La mise en scène est poussive, normal puisqu'elle croit prouver la bonne pensée qui rassure le lambda dans son canapé avant qu'il aille se pieuter pour être disponible à ses patrons le lendemain matin.
Peur primale est un film plutôt bien assez séduisant. Richard Gere est impeccable, sans doute un de ses meilleurs rôles (bien plus intéressant que les rôles de bellâtres auxquels il est habitué). Laura Linney est très bien elle aussi. Mais c'est clairement le jeune Edward Norton qui est la révélation de ce film. Sa prestation est bluffante, promesse d'une grande carrière. Le film offre de (très) bons rebondissementsspoiler: (notamment la révélation finale) . On reste accroché du début à la fin. Le seul défaut à noter serait quelques longueurs. Un film qui aurait mérité un plus grand succès.
Synopsis : un avocat qui est très attaché à son image décide de défendre un adolescent accusé d’avoir tué le populaire cardinal de Chicago.
Je l’ai regardé sur Netflix en mai 2025, presque 30 ans après sa sortie. Je ne me souvenais pas de l'avoir vu.
Première chose à dire : cela a plutôt bien vieilli.
Deuxième chose à dire : très belles interprétations. Belle interprétation de Richard Gere, belle interprétation de Laura Linney. Et que dire de Edward Norton (difficile de comparer avec son interprétation récente de Pete Sieger dans Un parfait Inconnu, il était jeune). Il est excellent.
Troisième chose à dire : le scénario. Très bien selon moi. Certains critiquent la fin, un peu trop similaire à celle de Usual Suspects. Moi j’ai aimé.
Les prises de vue, la lumière, les décors, les costumes … bien. Les dialogues … bien.
Ne badinons pas, ce film fait partie des classiques, c’est pratiquement un chef d'œuvre dans son genre. J’hésite un peu mais je donne la note de 5 et si vous ne l’avez pas vu, je vous invite à le regarder.
Seulement passable, la faute à un manque total de crédibilité. Et oui, entre la juge alcoolique, un procureur sorti tout droit de classe mannequin et dont le passe-temps favori est de faire mu-muse avec le gentleman Richard Gere, tout sonne faux. Mais ça part d'une bonne intention.
Film de procès assez sympa. ça se regarde bien même si ça fait un peu téléfilm parfois (personnages, bande-son). Quelques retournements pas mal. Gere et surtout Norton sont bons. Mais un défaut du scénario m'a un peu contrarié : personne à aucun moment ne demande à l'entourage du garçon accusé son avis sur l'affaire ?? Facilité scénaristique.
Un avocat (Richard Gere) veut prouver l'innocence d'un fou furieux (Edward Norton). Bof, bof, bof. Gregory Hobblit avant "La faille" nous sortait déjà le même genre de film sans originalité. Sans grand intérêt, le réalisateur vous mènera sur une piste qui n'est en fait pas la bonne pour un twist final déconcertant. Vu et revu. Je l'oublierai assez vite (en fait je crois que c'est déjà fait!)
Richard Gere, avocat très réputé, va voir en un claquement de doigts comment se faire "arnaquer". Ce film est super et gagner à tout prix, voire à n'importe quel prix, est l'adage de ce DVD. J'ai adoré.
Gregory Hoblit, déjà bien connu dans l’univers des séries télévisées, se lance pour la première fois dans l’univers du cinéma en réalisant son tout premier long-métrage : Peur Primale (1996), un thriller juridique qui oppose un avocat face à un jeune bègue schizophrène. L’avocat en question est campé par Richard Gere et il ne s’attend pas une seconde à ce qu’il va vivre. Alors qu’il pensait prendre la défense d’un jeune homme comme un autre, certes, introverti, en réalité, celui-ci s’avère être bien étrange. En effet, il possède deux identités, celui d’un bègue et celui d’un rageux piquant ses colères quand bon lui semble. La partie est loin d’être gagnée pour l’avocat. C’était sans compter l’excellent twist final auquel on ne s’attend pas ! Une première réalisation épatante, captivante et portée par des acteurs sensationnels, dont Norton (qui fut nominé à l’Oscar du Meilleur Second Rôle).
Un film énorme. Un des premier rôle d'Edward Norton, qui est magistral, Richard Gere est parfait dans ce rôle d'avocat. Le spectateur est tenu en haleine devant ce film du début a la fin. Un suspense génial, une fin juste genial. A voir sans attendre.
C'est davantage un film de procès qu'un thriller. Je ne sais pas si avec le temps , on est blasé ou désabusé mais j'ai l'impression que ce type de comportement est convenu dans le cinema. Il y a une impression de déjà vu même si on peut saluer l'interprétation. Même le final avec son retournement de dernière minute est attendu. Pas mal mais sans plus
avocat de la défense se doit de plaider pour la cause d'un enfant de chœur accusé du meurtre absolument abominable d'un archevêque. Sur une base scénaristique toute mâchée -un suspect évident et idéal défendu par un avocat qui voit un challenge dans cette affaire-, Peur primale prend la forme d'un film de procès et demeure une enquête relativement convenue qui met à jour une machination on ne peut plus classique ; tout du moins dans ses grandes lignes. Cependant le scénario est beaucoup plus malin que cela... On se plait même à croire que le piment du film serait l'amnésie médicale du suspect et sa troublante personnalité qui installera le doute dans l'esprit du spectateur. Mais, si l'identité du tueur demeure le point fort du scénario, le "fin mot" du crime aura cependant du mal à surprendre au regard de l'histoire (récente) de l'église catholique. C'est en aucun doute à la toute fin -claire pour qui sait lire entre les lignes- que la véritable thématique surgira. La force et surtout l'intérêt du film se concentrant sur un seul mot : "Ambiguité". Car, s'il s'agit a priori d'une réflexion sur la culpabilité dans un cas de folie, l'histoire ira bien plus loin que cela : devenant une réflexion sur le Mal. Car au bout du bout chaque personnage porte son côté obscur, depuis cet avocat de la défense sans grands scrupules jusqu'aux magouilles politiciennes, en passant par les horreurs pratiquée par l'Eglise et une justice qui parvient à vaciller sans qu'on ne la pousse de trop. Ambiguité qui éclatera au cours des dernières minutes, afin d'asseoir la thématique. Bien sûr, au bout du bout, il serait aisé de lire le message final ainsi : si le mal triomphe dans nos sociétés soit-disant modernes c’est peut-être parce que le système démocratique, et surtout judiciaire, ne fonctionne pas, ne fonctionne plus ; à trop vouloir soigner plutôt que punir, à vouloir prendre en pitié des monstres inhumains sous des prétextes humanistes, à chercher des excuses aux pires crimes et criminels ?? Chacun jugera en conscience mais, ne serait-ce que pour avoir osé soulever ces questions ambigues, tendues et dérangeantes dans la très conservatrice Hollywood, le film vaut bien plus qu’un simple coup d’œil : il ouvre sur un débat grave et essentiel. Peur primale s'avère donc être une oeuvre définitivement ambitieuse, même si le côté "manipulation" surgira assez tôt dans l'esprit des spectateurs les plus avisés ; sans pour autant nous empêcher d'en apprécier toute la symbolique. Et qui mieux que le génialissime Ed Norton pouvait interpréter à la perfection ce rôle de schizophrène ? Ouvrant ainsi la voie à une décennie de personnages-doubles comme on en verra plus tard dans le chef-d’œuvre de Fincher ou d autre. Jolie