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Arthus27
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3,0
Publiée le 5 novembre 2022
Peur Primale est typique des films d'enquête des années 90. L'histoire est sans grande originalité, mêlant enquête et conspiration, et ne se démarque pas par sa mise en scène tout juste fonctionnelle. Un film assez divertissant mais tout à fait oubliable.
avocat de la défense se doit de plaider pour la cause d'un enfant de chœur accusé du meurtre absolument abominable d'un archevêque. Sur une base scénaristique toute mâchée -un suspect évident et idéal défendu par un avocat qui voit un challenge dans cette affaire-, Peur primale prend la forme d'un film de procès et demeure une enquête relativement convenue qui met à jour une machination on ne peut plus classique ; tout du moins dans ses grandes lignes. Cependant le scénario est beaucoup plus malin que cela... On se plait même à croire que le piment du film serait l'amnésie médicale du suspect et sa troublante personnalité qui installera le doute dans l'esprit du spectateur. Mais, si l'identité du tueur demeure le point fort du scénario, le "fin mot" du crime aura cependant du mal à surprendre au regard de l'histoire (récente) de l'église catholique. C'est en aucun doute à la toute fin -claire pour qui sait lire entre les lignes- que la véritable thématique surgira. La force et surtout l'intérêt du film se concentrant sur un seul mot : "Ambiguité". Car, s'il s'agit a priori d'une réflexion sur la culpabilité dans un cas de folie, l'histoire ira bien plus loin que cela : devenant une réflexion sur le Mal. Car au bout du bout chaque personnage porte son côté obscur, depuis cet avocat de la défense sans grands scrupules jusqu'aux magouilles politiciennes, en passant par les horreurs pratiquée par l'Eglise et une justice qui parvient à vaciller sans qu'on ne la pousse de trop. Ambiguité qui éclatera au cours des dernières minutes, afin d'asseoir la thématique. Bien sûr, au bout du bout, il serait aisé de lire le message final ainsi : si le mal triomphe dans nos sociétés soit-disant modernes c’est peut-être parce que le système démocratique, et surtout judiciaire, ne fonctionne pas, ne fonctionne plus ; à trop vouloir soigner plutôt que punir, à vouloir prendre en pitié des monstres inhumains sous des prétextes humanistes, à chercher des excuses aux pires crimes et criminels ?? Chacun jugera en conscience mais, ne serait-ce que pour avoir osé soulever ces questions ambigues, tendues et dérangeantes dans la très conservatrice Hollywood, le film vaut bien plus qu’un simple coup d’œil : il ouvre sur un débat grave et essentiel. Peur primale s'avère donc être une oeuvre définitivement ambitieuse, même si le côté "manipulation" surgira assez tôt dans l'esprit des spectateurs les plus avisés ; sans pour autant nous empêcher d'en apprécier toute la symbolique. Et qui mieux que le génialissime Ed Norton pouvait interpréter à la perfection ce rôle de schizophrène ? Ouvrant ainsi la voie à une décennie de personnages-doubles comme on en verra plus tard dans le chef-d’œuvre de Fincher ou d autre. Jolie
Un début un peu poussif mais au fil des minutes la tension monte et le duo d'acteurs est juste incroyable. Je retiens surtout la prestation de Norton à la fin de cette histoire.
Richard Gere interprète un avocat de la défense qui a la justice et la notion de la présomption d'innocence chevillée au corps. On suit dans ce film une sombre affaire de meurtre perpétré sur un évêque, mais reste à en trouver le mobile et le coupable. Edward Norton semble le coupable idéal dans cette affaire. Il livre ici une performance remarquable (Spoiler : Le rôle de frêle innocent malmené par la vie lui va comme un gant, puis cette découverte d'une seconde personnalité plus à même de faire face aux difficultés rencontrés dans sa vie rebats les cartes dans ce procès, puis la fin où l'on découvre tout comme Richard Gere que l'on est fait berner tout le long est magistrale). Un film à twist bien réussi qui mérite sa place parmi les meilleurs du genre.
Par son histoire et son ambiance bien huilés, Peur Primale nous tient littéralement en haleine pendant les 2h10 de film. L'intrigue est simple : un corps, un suspect évident couvert de sang (E. Norton excellent dans l'un de ses premiers rôles), une victime a priori bien sous tout rapport, et pourtant... L'ambiance sobre / sombre du film en pleine ville de Chicago est assez typique d'un film d'enquête de cet acabit, cela colle très bien. Je n'avais jamais vu Richard Gere dans ce registre - ici dans un rôle d'avocat renommé sur-médiatisé, sûr de lui, charmeur mais qu'on découvre aussi très humain au fil de l'eau sûr de lui et je dois avouer que son jeu d'acteur est énorme du début à la fin. Petite dédicace à Andre Braugher (Cpt. Holt dans Brooklyn 99) qui apparait en inspecteur trentenaire fringuant, il avait déjà son style caractéristique et ses mimiques :) Quant à l'histoire, elle est évidemment palpitante, il serait dommage d'en dire plus. J'ai en revanche été personnellement un peu déçu par le finish spoiler: le fait qu' Aaron Stampler est en fait Roy Stampler depuis le début et qu'il joue le personnage d'Aaron, je préférais l'option de la schizophrénie. Cela ajoute néanmoins du grain à moudre à notre avocat philanthrope, qui défend les accusés car il voit le bien dans toute personne, on imagine que ce procès a du lui mettre un gros coup sur la tête
En synthèse, un très bon thriller qui mérite le détour !
Mais pourquoi Aaron, personnage sur de lui, agressif, violent se laisse si facilement influencer et filmer (comme on le voit sur la cassette) par l'archevêque ?
Franchement ce film repose sur Edward Norton mais ça en vaut vraiment le coup. Je vois ce film presque 30 ans après et il n'a pas trop vieilli. A l'heure actuelle il aurait mérité une bonne mini série avec plus de développement, par exemple concernant les histoires secondaires tout de même importantes, et d'arguments car sur ce point c'est particulièrement léger...
Bon film qu’on peut qualifier de policier, avec un très bon Richard Gere en avocat ambitieux et un peu imbu de lui-même et un Edward Norton qui se révèle, en 1996, comme un des acteurs les plus doués de sa génération. Le principe de la double personnalité (avérée ou non) a été exploité moult fois au cinéma, cette version est plutôt de bonne facture. Un bon thriller.
Un bon film de l'époque, Edward Norton dans son premier rôle parfait. On est saisit à travers cette histoire de meurtre ou est la vérité ... difficile de le savoir lors du premier visionnage et la fin est tout à fait remarquable . A voir
Film de procès assez sympa. ça se regarde bien même si ça fait un peu téléfilm parfois (personnages, bande-son). Quelques retournements pas mal. Gere et surtout Norton sont bons. Mais un défaut du scénario m'a un peu contrarié : personne à aucun moment ne demande à l'entourage du garçon accusé son avis sur l'affaire ?? Facilité scénaristique.
Encore une fois l'Amérique, comme il est convenu de dire, nous balance sa morale bon enfant jusqu'au bout. vNous faire croire que le petit vilain de la fin est horrible et que le pauvre pervers arrogant d'avocat au grand coeur s'est fait avoir, quelle blague. Le petit milieu de cette haute bourgesoisie, mélange de magouilles perverses et de meurtres entre amis se suffit à elle même, au point que jamais pareil procès n'aurait lieu. Tout cela est dérisoire, puritain et finalement malsain. Les acteurs s'amusent indépendament les uns des autres, style performance pour concour de comédie de l'actor studio, sans jamais s'interresser à autre chose qu'à leur contrat mirifique. La mise en scène est poussive, normal puisqu'elle croit prouver la bonne pensée qui rassure le lambda dans son canapé avant qu'il aille se pieuter pour être disponible à ses patrons le lendemain matin.