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Un visiteur
1,0
Publiée le 13 octobre 2010
Ma note peut paraître sévère, mais je n'ai vraiment pas accroché. J'ai l'impression que le film est confus, ça vient peut-être de moi. J'y ai peut-être mis de la mauvaise volonté parce que ça parle de boxe (et que je n'avais déjà pas aimé le film d'Eastwood...), allez savoir...
Moi qui aime ce réalisateur, je dois avouer que j'ai été un peu déçu par l'aspect quelque peu dérisoire de Kids Return. Pourtant les sujets abordés sont importants : Le système éducatif nippon, le climat social, le milieu sportif pro, le recrutement Yakuza, l'amitié dans l'adversité ... Mais voilà je trouve l'enrobage grossier, les destins croisés aux antipodes de ces deux ados me semblent un peu faciles, pourtant les musiques sont bonnes et l'histoire intéressante mais les acteurs ne sont pas tous convaincants ni touchants. Pour l'anecdote je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Double Dragon (l'un en rouge, l'autre en bleu) et on a l'impression que les costumiers bossent à la Nasa ou chez Pinder ! Bref un film intéressant avec l'éternel recommencement et une critique générale pas mal mais pour du Kitano, j'ai pas trouvé ça très fin.
Un film qui ne se détache pas de la la ludothèque Kitano est qui reste passable. Le comique de situation y est moins présent que dans ses autres films et c'est bien dommage. L'histoire est originale mais servi par de pâles acteurs. Une ambiance très zen qui se fait ressentir au niveau du rythme du film. Ni trop bon, ni trop mauvais, ce Kids Return reste quand même un classique du genre pour le fan de cinéma nippon.
La vision qu'a Kitano de la jeunesse japonaise est pour le moins pessimiste. Kids return, qui à l'allure d'un constat, oppose des jeunes désoeuvrés et attirés par les milieux interlopes à d'autres jeunes qui se rattachent comme à une bouée de sauvetage à leur école. Que les seconds éprouvent une fascination pour les premiers, qui narguent sans retenue le système scolaire et rackettent des élèves fébriles, est un constat de l'instinct grégaire dont semble souffrir la société japonaise. Comme pour "Sonatine", la construction de "Kids return" délaisse volontiers des personnages, pour mieux les retrouver alors que leur histoire a manifestemment évolué. Ainsi, lorsque l'on assiste à l'ascension de l'un des deux héros du film dans le milieu de la boxe, on oublie presque l'existence de son compère. Pour mieux le retrouver ensuite en caïd des Yasukas. On sent que le réalisateur aurait tout aussi bien pu s'arréter sur l'ascension du second et laisser l'imagination du spectateur spéculer sur la destinée du premier. C'est dire que le souci du réalisateur n'est pas de raconter, de décrire l'évolution de personnages romanesques, mais de circonscrire des tranches de vie de personnages contemporains qui ne peuvent s'adapter à un système social défini par la réussite scolaire. On peut éventuellement reprocher au film de s'arréter trop peu sur le système éducatif japonais, qui est présenté comme un couperet pour ceux qui contestent son hégémonie en matière de réussite sociale, mais on peut également imaginer que la réalité n'est pas loin de cette description.
Un Kitano a l'état brut, quand même mineur dans la filmo du réalisateur, mais qui en reste néanmoins un étrange mélange entre symbolisme et réalisme... Réaliste en effet, l'histoire de Shinji et Masaru, deux lycéens que le destin séparera puis regroupera a tout d'un récit autobiograhique. Cependant, malgré cette dimension là, la mise en scène de Kitano, encore novice à l'époque, est parsemée d'un symbolisme parfois un peut lourd, comme par exemple la séparation Shinji / Masaru, appuyée par la tenue, bleue de l'un, rouge de l'autre (Kitano utilise également beaucoup la division des valeurs de cadres). "Kids returns" est une réflexion sur la jeunesse et sur l'amitié, troisième film d'un réalisateur talentueux, qui tire sa puissance de sa sincérité et qui, cerise sur le gâteau, est couronné de la sublime musique de Joe Hisaichi.
A ce jour, ce film est pour moi le meilleur Kitano, en sachant qu'il m'en reste encore à voir (Précisons que j'ai vu Hana-Bi, Brother, Sonatine, A Scene At The Sea et Dolls)!!! Après des premières réalisations assez sombre, Kitano s'humanise peu à peu (bien que le propos traité reste assez pessimiste) avec cette histoire d'amitié entre deux élèves marginaux / rebelles (représentant en quelque sorte le mal-être de la jeunesse Japonaise) que le destin va séparer en gangster et en boxeur. De très bons acteurs, une magnifique partition musicale et la très bonne réalisation nous offrent un excellent moment. Film magnifique qui, âgé de 11 ans n'en reste pas moins très actuel et touchant. A découvrir au plus vite!
Kids Return est un Kitano habituel avec ses yakuzas et sa symbolique... Mais comme toujours on se laisse bien prendre par l'intrigue et les personnages sont attachants, ces deux jeunes japonais des années 60-70 qui n'ont aucun but dans la vie et qui vont faire des "bêtises" plus ou moins graves qui va amener l'un à devenir Yakuza et l'autre à devenir boxeur mais qui au final se retrouvent comme ils avaient commencé. Les acteurs joue bien donc Kids return est un Kitano a voir.
Ce qui est bluffant avec Takeshi Kitano, c'est que la mayonnaise prend à tous les coups.
Deux gamins qui font les 400 coups et qui cherchent un sens à leur existence. Voilà pour le thème, pas franchement original.
Mais tout est subtilement raconté, avec humour avec simplicité. On s'attache rapidement à ces deux zozos, même si on les condamne pour ce qu'ils font. Des personnages secondaires également intéressants, comme cet amoureux transi.
Et puis dans l'ensemble, une critique de la société japonaise, du système éducatif où la réussite et la discipline sont reines.
Aussi magnifique que poignant, l'un des meilleurs films de Kitano. Le réalisateur change de façon de faire et c'est avec succès. Quand on voit qu'il a enchainé avec Hana-bi et kikujiro, on peut vraiment dire que Kitano était dans sa meilleurs période. Magnifique! A voir absolument!!
Superbe film de Kitano. Masanobu Ando y est excellent ; on regrette tout de même que Kitano ne joue pas dans le film (le rôle du chef des Yakusas par exemple).
Film sur l'adolescence et les choix à faire. Dans la violence du Japon. Pas le meilleur Kitano mais on y retrouve beaucoup d'élément autobiographique (le duo comique, la boxe).
Je découvre Kitano en ce moment, dans un désordre total, ce film ayant été le premier que j'ai vu. L'histoire de ces deux paumés japonais, Shinji et Masaru, est à la fois étrange et réaliste : leurs interprètes sont totalement crédibles, alors que leurs destinées ( boxeur et yakusa ) sont assez surprenantes. Le regard de Kitano sur la jeunesse japonaise est franchement désabusé ( le pire étant le camarade des héros qui tentera de s'en sortir par le travail et chutera encore plus durement qu'eux ) : pas de travail, pas d'exemples, presque pas d'issue. Les personnages ne sont pas extrèmement développés, même Shinji, cepandant ils sont loin de tout manichéisme stupide : les profs sont attristés de voir leurs élèves tomber dans la délinquance, l'entraineur de boxe tente d'aider Shinji, les yakusas souhaitent aux héros de ne pas finir comme eux... le résultat n'en est que plus convaincant à mon gout. La fin a fait parler d'elle, par le fait qu'elle soit assez floue et qu'on puisse la voir de façon optimiste ou pessimiste. Ma vision est entre les deux : Shinji et Masaru ont échoué complètement, ils se retrouvent aussi paumés qu'avant mais ont pris un peu de plomb dans la tête et vont sans doute tenter de trouver du travail. Qui peut savoir ?
Un très beau film. A mon goût, les films sur l'adolesence sont tous aussi bancals et maladroits les uns que les autres, celui là est de très loin le plus beau. Une palette de portraits d'adolescents simples, le ton est juste, drôle, touchant sans jamais tomber dans le sentimentalisme. Kitano est grand...
Kids Return est le sixième film du maitre. Mais avant de parler du film en lui même, parlons de son histoire, ou plutôt de celle de son réalisateur. En effet, KITANO vient de réaliser Getting Any? lorsque, dans la nuit du 2 août 1994, survient un terrible incident. Ivre, Takeshi a un grave accident de moto alors qu'il sort d'une soirée. Transporté d'urgence à l'hôpital, et après 10 jours de coma, il reprendra connaissance avec son côté droit paralysé partiellement. Pendant les 4 mois de rééducation et d'isolement, le maître se révèle, ouvre les yeux sur la vie, sur sa vie et admire ce nouveau monde qui s'offre à lui: la transfiguration. L'artiste écrit alors un scénario, celui de Kids Return, radicalement différent de ces habituels. Loin de la mer, loin de la mort (physique du moins), loin de KITANO? Le film retranscrit l'histoire de deux adolescents, Masaru et Shinji. Jeunes désoeuvrés que l'école n'intéresse plus, délinquants par goût et facilité, ils vont de moqueries en rackets, et s'acharnent sur les plus faibles qu'eux. Mais un jour, Masaru perd un combat. Blessé au plus profond de son égo, il se met à apprendre la boxe. Inséparables, Masaru entraîne Shinji dans son sillon et ce pour son plus grand malheur. En effet, peu talentueux, Masaru est obligé de s'effacer devant Shinji qui montre de belles prédispositions pour ce noble art. Dépité, Masaru arrête le sport et entre au service de yakusas. Ainsi, les chemins de ces deux compères se séparent pour inéluctablement se retrouver, après plusieurs péripéties. Et lorsque Masaru demande, dans le scène finale, à Shinji: "Tu crois que c'est fini pour nous?" et que Shinji lui répond "Non, cela ne fait que commencer", on se demande s'il s'agit enfin d'une conclusion optimiste. Ce film est, une fois n'est pas coutume, plus une analyse sociale qu'un film de genre. Fait très rare chez KITANO, ce dernier est ponctué de nombreux dialogues. A la fin, le spectateur peut choisir sa morale: joie ou peine. Quelle est la votre?