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Dudule13320
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3,5
Publiée le 4 juin 2020
Mon premier film des frères Dardenne. Comment un père entraîne son fils Igor dans l’exploitation des sans papiers. J’ai apprécié découvrir le jeune Jérémie Renier dans le rôle de Igor, ado endurci par la vie que son père lui fait mener, mais qui est pris de tendresse et de remords pour Assita à qui on cache que son mari est tombé mort d’un échafaudage en fuyant les contrôles. J’ai aussi apprécié le jeu « bourrin » de Olivier Gourmet dans le rôle du père (Roger). Le film prend le temps, réaliste, voire noir, sans grande trouvaille. Il permet de voir la vie de son fauteuil. On aurait apprécié y trouver un peu plus d’enchantement. Au final le film n’est pas à la hauteur de la haute réputation que je percevais des frères Dardenne.
Je découvre ce film dans la 25eme édition de l'excellent "Festival des Enfants du cinéma", consacré aux films mettant en scène des enfants et ado...J'aime assez en général, les films des frères Dardenne..
Pour celui ci: belle histoire; excellents acteurs (en particulier les 3 premiers rôles: j'ai adoré le personnage et l'actrice de la femme burkinabé).. reste que même si le film n'est pas très long.. il y a des moments où il le semble.... Je ne comprends pas, néanmoins, les critiques sévères ne lui trouvant aucun intérêt: rien que le personnage d'Igor et de son père sont remarquables!
C'est marrant de voir JR en jeune ado !!!! Bon c'est le seul truc drôle dans l'histoire !!!! Un trio totalement belge. Dardenne-Gourmet-Renier pour un film social fort et qui nous montre comment le jeune trouve son indépendance dans la solidarité et non l'exploitation de son père. Pour une fois l'émancipation est largement positive. La confrontation est dure à la fin quand on compare avec le début où l'équipe était soudée. Fort.
Pensé comme diptyque avec Rosetta, La Promesse en constitue une variation plus maîtrisée : sur un renversement des motivations personnelles, la jeune fille spoiler: sacrifiant tout pour trouver un emploi là où Igor spoiler: quitte son apprentissage en mécanique , les frères Dardenne interroge l’épanouissement d’une jeunesse au sein d’une Belgique désolée, en pleine crise économique, compose le portrait du parent spoiler: défaillant en ce qu’il retire son enfant du système scolaire ou professionnel par contraintes directe ou indirecte – les appels téléphoniques intempestifs de l’un, spoiler: les chutes dans l’alcoolisme de l’autre . De même, les films captent bien les passages de leurs personnages, leurs déplacements (sens physique) comme leurs évolutions (sens moral) matérialisés par des voyages quotidiens à pied ou en mobylette. La mise en scène articule intelligemment les plans d’ensemble, dessinant un paysage urbain monotone et sale, et les plans resserrés qui nous intègrent dans l’urgence des situations. La Promesse surprend par son refus de ton schématisme : Igor s’avère des plus surprenants, semble improviser son comportement à l’égard de son père ou de la veuve Assita selon ses états d’âme ; de manière similaire, Roger peut passer de la plus grande violence à la tendresse joviale. Ce balbutiement de caractères contribue à la complexité des personnages, qu’interprètent de remarquables comédiens, Jérémie Renier – pour son premier rôle – en tête. Une belle réussite.
Dans une ville belge grise et sinistre, l'adolescent Igor est au service de son père, un type répugnant qui loge et exploite des immigrés, les rançonne et les dénonce parfois. L'avenir social et moral d'Igor semble presque tout tracé. A moins qu'une promesse qu'il a faite à un moribond ne le détourne de son père nocif. Le décor est sordide et les rapports humains ne sont ici qu'une affaire d'argent. Tout se monnaie et Igor l'a vite compris. Au cours du film, l'adolescent aura en quelque sorte à choisir entre le vice et la vertu, entre sa crapule de père (Olivier Gourmet, excellent) et cette femme courageuse qu'il s'est engagé à aider. Les portraits d'Igor et de son père sont très justes. Celui du premier est somme toute assez commun; il est celui d'un enfant trop vite grandi dans un milieu qu'on devine fruste. Le portrait du second est plus singulier, plus "spectaculaire" par son indignité crasse, sans qu'il trahisse pour autant -car ce Roger la honte n'en est pas moins humain- la peinture naturaliste des frères Dardenne. Ces derniers explorent habilement les rapports entre Igor et Roger, la prise de conscience morale de l'adolescent sur fond de sous-prolétariat et de misère humaine, celle des victimes comme celle des bourreaux.
On pourrait croire, en abordant La Promesse, que les frères Dardenne racontent une histoire modeste. Un fait divers presque : un jeune garçon, Igor, pris dans la nasse d’un trafic d’ouvriers clandestins dirigé par son père, et qui, un jour, fait une promesse à un mourant. Mais c’est justement parce que la fiction part de là que le film remue si profondément. Car ce geste, filmé sans fard, sans musique, sans posture, devient tout à coup le lieu d’une déchirure.
La caméra, toujours au plus près, colle aux gestes d’Igor comme si elle voulait les comprendre avant même qu’il ne les pense. Elle ne l’observe pas : elle est à ses côtés, elle trébuche avec lui, elle court, elle se cache, elle attend. Elle n’impose jamais de sens, ne délivre aucune clef. Elle accompagne.
Le père, Roger, n’est pas un tyran, ni même un bourreau au sens classique. Il est ce que le monde fabrique quand il broie toute possibilité de développement. Il est pragmatique et efficace. Il voit des papiers, des failles, des profits. Son fils est une extension de lui-même, un prolongement, un outil. Et pourtant, ce père-là n’est pas haïssable. Il est le visage ordinaire de l’inhumanité, celle qui ne se dit pas, qui ne s’assume pas, qui se justifie dans chaque mot. Il dit : « On n’a pas le choix. » Et c’est précisément ce « on »-là que le film attaque.
Quand Igor promet, il ne sait pas encore ce que cela implique. C’est un mot lancé, presque sans y croire. Et pourtant ce mot devient le moteur du récit.
Ce film des frères Dardenne nous plonge au coeur des années 90 dans la misère sociale de réfugiés africains venus à Liège pour trouver une meilleure vie et pour finalement se faire exploiter par un marchand de sommeil. C'est la vie de Roger et son fils Igor: ils sont tous les deux experts pour récupérer le plus d'argent de ces pauvres malheureux. C'est une équipe qui fonctionne bien: le père demande d'ailleurs au fils de l'appeler Roger. Ce n'est plus une relation père-fils. Le film est tourné en hiver ou à l'automne, c'est donc gris et sale. Rien de beau ne nous est montré: le garage, les rues, l'immeuble, tout est moche. D'ailleurs beaucoup de scènes sont en assez gros plan, pour renforcer l'impression de réalité. spoiler: Ensuite le fils va trahir le père. Mais pour la bonne cause.
Le premier grand film des Dardenne et déjà, une maîtrise parfaite du cadre et une empreinte visuel remarquable.
Le cinéma des Dardenne est avant tout un cinéma social, porté par un réalisme maîtrisé de bout en bout. Si le cinéma a pour but de "dégager" l'esprit des spectateurs, les frères Dardenne rappelle un tout autre cinéma : La réalité est triste et cruelle
Comme avec Rosetta, La Promesse est d'une justesse exceptionnelle, avec un jeu d'acteur parfait. Cette histoire nous traverse, nous heurté et nous sensibilise tant par son réalisme que par son contexte social
La promesse est un long métrage simple, adorable, et touchant dans le thème principal abordé (les rapports père/fils). De plus, c'est très tourné film d'auteur, ce qui le rend réaliste et vrai. Jérémie Renier est tout simplement charismatique.
Atmosphère misérabiliste pour ce film réaliste qui nous plonge dans le monde ouvrier des bas fonds, avec un homme et son fils qui font travailler illégalement des étrangers. C'est vieux, sale, miteux, sordide. Et puis tout dérape lorsque l'un des ouvriers est victime d'un drame. Les relations entre le père qui gère le trafic et son fils vont se détériorer fortement à partir de là. C'est le jeune Jérémie Renier qui incarne le fils. Peu à peu, on va découvrir qu'il a un bon fond. Ce n'est pas du grand Cinéma, mais c'est un Cinéma authentique, social et même humaniste.
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1,0
Publiée le 10 juillet 2021
Les frères Dardenne ne savent pas comment raconter une histoire. Les personnages de ce film ne sont pas suffisamment forts pour développer leurs propres répliques et de courts dialogues sans commentaire. Il n'y a pas de musique ou de son adéquat. Le problème de ce film est donc apparent. On pourrait y voir une proximité stylistique avec Ken Loach mais la narration de Ken Loach est plus profonde. Ce film est une tentative de faire quelque chose comme du réalisme social belge mais qui ne réussi pas. Il semble suggérer qu'un garçon de 14 ans pourrait changer la situation et améliorer le sort d'une société comme Assita. C'est un gaspillage pour la société et qui plus est cela met les travailleurs illégaux en grand danger car ils tombent entre les mains de personnes sans conscience ni humanité. Comme souvent avec les films des frères Dardenne La Promesse n'est qu'une promesse pour le spectateur...
Si Igor, 16 ans, essaie tant bien que mal de se frayer un chemin professionnel "légal" dans la société, il est très vite rattrapé par les illégalités de son père qui l'emploie à manager des immigrés en difficulté en leur faisant rénover de l'immobilier au noir. Jusqu'au jour où l'un d'eux se tue en tombant d'un échafaudage, et demande avant de mourir à Igor de bien s'occuper de sa famille. Jérémie Rénier s'en tire à merveille en fils exploité par un père excécrable (Olivier Gourmet impeccable) dont les actes et pensées vont très vite choquer le fiston, en pleine phase de transformation évolutive : l'inéluctable clash père/fils. De part cette caméra déambulatrice, cadrée serrée, qui saisit es comportements, les impressions de chacun, les frères Dardenne s'imposent. Sobre, touchant, déjà génial!
Voilà ce que j'appelle un chef d'oeuvre à la dardenne : 1 h30 qui parait le double tellement on s'amuse, acteurs réquisitionnés dans la rue, minimalisme atroce. Je précise que j'ai apprécié " le fils" si si, beaucoup moins rosetta et l'enfant .