Deuxième opus de la trilogie "Bad of Money", "Trainspotting" est également le deuxième long-métrage de Danny Boyle après "Petits meurtres entre amis". Pour ce film, le cinéaste britannique adapte avec son scénariste John Hodge le roman éponyme de Irvine Welsh. Il parle d'un groupe d'amis, et plus spécialement de Mark, drogués et au chômage, qui tentent de survivre dans l'illégalité. La drogue est donc au cœur de cette histoire. Ce n'est pas un sujet facile, néanmoins Danny Boyle ne s'en sort pas trop mal. On retiendra particulièrement les scènes de trip du personnage principal qui sont plutôt bien construites. Cependant, le réalisateur de *127 heures* semble constamment hésiter entre plonger réellement dans la comédie ou au contraire en faire une œuvre plus sombre. De ce fait, Trainspotting devient une sorte de mixte des deux, traitant d'un sujet grave de manière assez légère, évitant de devenir glauque, mais oubliant aussi de faire rire. Ce mélange offre un film assez mitigé, qui se rattrape essentiellement par le bon jeux des acteurs, dont un Ewan McGregor remarquable, et sa bande son. "Trainspotting" est donc un film correct dans l'ensemble mais dont l'histoire et son traitement ne parviennent pas à convaincre pleinement.
Film culte, Trainspotting narre sur un ton tragi-comique les aventures d'une bande de jeunes héroïnomanes dans l'Écosse de la crise économique des années 90. C'est souvent cru, sans jugement moral – même si l'on voit bien les ravages de la drogue, qui déresponsabilise, rend fou, et à l'occasion, tue – et un peu perturbant. La mise en scène nerveuse et inventive fait merveille, et Ewan McGregor, dans un de ses premiers rôles, est superbe. À la fois drôle, terriblement dramatique et légèrement anar.
Étant donné que j'aime beaucoup ce que fait Danny Boyle, je me lance donc dans le second long métrage du réalisateur bien que le pitch ne m'ait pas grandement attiré. Déception au final, même si je n'en attendais un grand film. En effet, je ne l'ai pas trouvé exceptionnel, voire un peu surestimé. Certes il y a certains passages vraiment sympa, dont une dans laquelle le personnage principal est en plein délire dans son lit. Généralement, j'adore quand une histoire est narrée par une voix off tout au long pour faire ses commentaires, mais le problème ici, c'est que l'histoire ne m'a pas vraiment parlée. J'ai du mal à définir exactement pourquoi je n'ai pas été emballé par le film. Peut être qu'il s'agit tout simplement d'un style de long métrage que je n'affectionne pas particulièrement. Même avec Danny Boyle à la baguette, la recette n'a pas fonctionné avec moi. Pourtant les personnages sont forts en caractère et ont tous leur intérêt. De plus, quelques scènes sont vraiment très drôles. Mais quand le générique est apparu, j'ai eu une impression d'inachevé, que l'ensemble n'était pas pleinement abouti. Traiter un sujet grave sur un ton humoristique est une merveilleuse idée, mais je n'ai malheureusement pas été réceptif avec ce Trainspotting. Dommage..
La claque! Trainspotting est le meilleur film anglais que j’ai pu voir. Il est rapide, drôle, triste, tout y est. Cette histoire de toxico britannique est superbement réalisé par Danny Boyle avec un casting de qualité.
Danny Boyle est un réalisateur qu’on ne présente plus aux yeux du monde. Oscarisé, multipliant les œuvres dénonciatrices dans un divertissement spectaculaire. Ce grand metteur en scène au regard unique, transcende un simple fait divers en une exposition pure et simple de séquences cultes, de dialogues incisifs et de plans délicieux. Si l’on peut reprocher une certaine redondance dans le schéma du montage, il n’en est tout autre scénaristiquement. Jamais les personnages ne se perdent dans des dialogues désuets et sans intérêt. Au contraire, la force provocatrice, ravageuse de ce chef d’œuvre émane de la narration qui fait, à elle seule, tout le travail. Ewan McGregor est impeccable. Il joue l’auto dérision comme si sa carrière en dépendait…et justement, c’est ce rôle qui lui valut une partie de sa renommée actuelle. Le reste du casting s’en tire aussi bien, mettant en avant des protagonistes loufoques, sans état d’âme, confrontés à un univers qu’ils méprisent et qu’ils rendent au fur et à mesure méprisable. Tentant, furtivement, de justifier les lacunes des uns, les déboires des autres, en dehors de toute moralité, Danny Boyle livre un tableau, s’il en est jubilatoire sur la forme et admirablement balisé par des touches d’humour et de cynisme bien pensées, est tragique dans le fond. Une critique directe du système, où chacun est abandonné à son propre sort. Où chacun, pour s’en sortir, ne peut que se référer qu’à sa conscience. L’entraide ? On ne connait pas. L’amour ? Allons-donc, que dites-vous là. C’est une originale vision de l’humanité dans ses pires instants que l’immense Boyle nous propose avec « Trainspotting ». Musicalement, c’est boosté à l’adrénaline, si bien que l’on se prête souvent au jeu des seringues avec nos héros. Néanmoins, le cinéaste n’en oublie pas, dans son doigt d’honneur à la société, de ponctuer son œuvre de moments dérangeants et bouleversants. Dosé avec justesse, monté avec efficacité, narré avec une ironie dédaigneuse, « Trainspotting » est un culte. Le meilleur de Boyle ? Pourquoi pas, après tout ? Mais ce dernier ne se cantonne pas à un registre. Là où d’autres se contentent d’une œuvre polémique pour considérer leur carrière comme acquise avant de se muer dans une passivité soudaine, Danny Boyle, lui, renverse les codes dans chacune de ses réalisations. Mon opinion ? C’est un visionnaire. Et il me fait rêver, même dans les plus noirs desseins qu’il exprime. Chapeau.
Trainspoting mérite amplement son statut de film culte. Le film est à la fois, drôle, dramatique, et imprévisible. Un ovni cinématographique brillamment interprété.
Pour le coup, Danny Boyle s'est vraiment montré très très bon. Il parvient à réasliser un film délirant, hallucinatoire, osé, survolté, et en même temps incroyablement lucide. La voix-off, exprimant le point de vue très objectif du protagoniste sur le monde et sur lui-même, est à l'image de l'oeuvre: parfois drôle et souvent intelligente. On réussit à traiter d'un sujet grave (même très grave ...) avec une grande liberté de ton ... mais cependant avec aucune légèreté. Ainsi, si on peut trouver en Trainspotting un excellent divertissement, on finit tout de même par être saisi par la gravité des situations dans lesquels les personnages se perdent ... Interprété par des acteurs géniaux et servi par une BO grandiose, un film inoubliable.
On ne saurait pas trop dire pourquoi on aime Trainspotting, l'image est assez mauvaise, certaines scènes déranges, les personnages sont détestables et pourtant Trainspotting est jouissif par son cynisme. Cet humour noir et le politiquement incorrect qui lui colle à la peau font de Trainspotting l'un des meilleurs films de Boyle. On a beau aimé ou détesté sa filmographie et avoir des avis divergents sur ces films mais tous le monde est forcé de s'incliner devant la qualité de celui-ci. Personnellement Boyle est pour moi un réalisateur capable du meilleur comme du pire. Le pire avec 28 jours plus tard et le thème X fois utilisé des zombies assoifés de chaire humaine et son film de "science-fiction" Sunshine qui frôle le ridicule le plus total mais j'ai adoré son Trainspotting et dernièrement son 127 heures. En plus d'être complètement loufoque, le film est servi par un excellent casting. Ewan McGregor en tête forcément mais pas seulement. Trainspotting marquait le début de carrière d'une grande partie des acteurs du casting y compris de son réalisateur et rien qu'en voyant ce qu'ils sont devenus on comprend pourquoi ce film est culte.
Déçu, voilà le premier mot une fois le film fini, vraiment déçu par un film qui est quasi sans saveur. J'ai l'impression d'avoir tourner en rond pendant une heure et demi et on est "content" que le film ce termine. Sinon les acteurs sont vraiment bon (Ewan MacGregor est vraiment bien dedans), la mise en scène des passages de drogue (cf: la scène des toilettes est vraiment drôle et le passe où il se désintoxique), l'ambiance du film n'est pas trop mauvaise et bien sur la musique est vraiment sympa. Mais sinon j'ai été déçu parce qu'on sens les bonnes idées mais elles ne vont pas jusqu'au bout, donc l'impression de voir un brouillon... Finalement la seule chose qu'on retiendra : la scène du bébé qui est particulièrement ignoble. A voir au moins une fois, mais pas inoubliable.
Un choc inoubliable! Après l'excellent Petit Meurtres Entre Amis, Danny Boyle qui traite à nouveau du thème de l'argent (thème récurent dans sa filmographie), continue à percer dans l'humour noir et le trash (on se souviendra des scènes de caca atroces et de la spoiler: mort du bébé ). Le film est extrêmement bien écrit (la voix off, les dialogues... Magnifique !), la mise en scène est originale, Ewan McGregor est génial avec son accent écossais, et la BO est très sympa.
Excellent Film, d'une puissance comique et dangereuse, ponctué par un ebande d'excellents acteurs ( mentions speciales a Ewan MacGregor et Robert Carlyle) et d'une réalisation stylisée et bien maitrisée par Danny Boyle. De plus, la BO (Iggy Pop, Lou Reed...).
Le film alterne facilement humour et émotion, nous plongeant dans un monde triste et déluré, où l'un des seuls echappatoires est la drogue. C'est la que l'on nous démontre la dangerositée de ces produits toxiques. Dans ce film, on découvre aussi une bande de potes ( composée d'un dealer, d'un truand, d'un escroc et des loosers) menée par Renton, qui craque, n'en peux plus de la vie qu'il mène et souhaite de se débarrasser de ses emmerdeurs de potes pour mener une vie normale avec Diane, une jeune mineure dont il est amoueux.
Adapté du roman du même nom de Irvine Welsh, "Traispotting" est un drame tragi-comique réalisé par Danny Boyle qui marque le renouveau du cinéma britannique. Le film décrit la vie d'un groupe de jeunes marginaux, accros à l'héroïne, dans la ville d'Édimbourg. Au chômage, comme la plupart des jeunes Écossais de sa génération, Mark Renton, qui pose un regard lucide sur sa condition de drogué, traîne dans la banlieue d’Édimbourg avec ses copains Sick Boy, le fanatique de James Bond et le tombeur de filles, Spud le gentil crétin, Begbie le dangereux désaxé cherchant toujours la bagarre et Tommy l'adepte de la musculation. Pour pouvoir se payer l’héroïne qu'ils prennent, sauf Begbie, qui s’en tient à l’alcool, et Tommy qui ne touche à rien et mène une vie saine, dans l’antre du dealer Swanney surnommé la « Mère supérieure », ils commettent de petits délits qui peuvent leur coûter cher. Pour son second long-métrage, le polyvalent Danny Boyle nous propose un film déjanté qui inspirera quelques années plus tard le célèbre "Arnaques Crimes et Botanique" de Guy Ritchie. Au-delà de l'addiction à la drogue, le film explore les conditions de vie sordides de la jeune génération dans une Écosse en pleine dépression économique. Mise en scène avec brio, le film nous raconte cette histoire de junkies shooté à l'héroïne de la meilleur des manières possibles. Oscillant parfaitement entre horreur et humour noir, décalé, potache, "Trainspotting" se singularise des autres comédies grâce à un scénario qui ose absolument tout (la plongée dans les pires toilettes d'Ecosse par exemple), ce qui en fait un divertissement unique. Le casting est vraiment excellent : la révélation Ewan McGregor, qui est vraiment parfait, Johny Lee Miller (son grand père interprété M dans les James Bond), Robert Carlyle et Ewen Bremner sont aussi excellents. Tous les personnages sont aussi charismatiques que loufoques, la BO est superbe très bien trouvée et envoûtante. Ainsi, "Trainspotting" est une très bonne comédie teintée d'humour noir typiquement britannique, aujourd'hui devenue culte.
Une interprétation géniale des acteurs dans une histoire à la fois sombre et délurée, qui regroupe tous les genres. Entre scènes hilarantes, tristes, violentes, barrées, réalistes et j'en passe, "Trainspotting" ne laisse pas indifférent. Sur une excellente bande-son, ce film nous rend nostalgique des années 90, et pour répondre simplement à un critique cinéma du magazine "Le Monde", OUI, le long-métrage de Danny Boyle est bien le "Orange Mécannique" des Nineties !