Dire que The Social Network est un coup de génie sera un euphémisme. C'est un pur et simple chef d’œuvre, film qui a marqué les esprits, s’emparant du phénomomène internet et de la jeunesse d'aujourd'hui. Fincher manie la caméra comme personne, et fait d'un film qui sous la patte d'un autre réalisateur aurait été médiocre, un film phare, marquant, multi-générationnel et superbement intelligent. Après le culte Fight Club, le mythique Se7en, le génial Zodiac, l'oppressant Panic Room et le tragique Benjamin Button, Mr. Fincher a encore frappé un grand coup. The Social Network a beau raconter l'histoire de la création de Facebook, même pour les plus réfractaires au site (j'en fais parti), ça reste une merveille. Comment Zuckerberg a un peu "piqué l'idée" à certains de ses camarades, comme il a baisé bien profond son meilleur ami et premier investisseur. Une descente aux enfers qui se déroule en même temps qu'une montée à la gloire, douce ironie. Jesse Eisenberg est parfait, Andrew Garfield est parfait, Justin Timberlake est lui aussi parfait. En faites, tout le casting est parfait, et c'est pour ça qu'on ne remarque même pas tout le talent qu'ils ont. Le tout sous la mise en scène glauque, cynique et pessimiste de Fincher, ça vous donne The Social Network, ironie moqueuse de notre société actuelle, et du pouvoir de l'argent, pour lequel on est prêt à sacrifier son amitié. Un scénario à toute épreuve, une photographie superbe dont tous les plans sont mémorables, sans oublier la musique hors du comment composer par Reznor qui lui a d'ailleurs valu un Oscar bien mérité pour un OVNI de la Bande-Originale à côté de l'épique Dragons et du boumboum d'Inception. The Social Network est donc un film décapant, parfaitement mené, une vrai pièce maîtresse du cinéma contemporain et l'un des meilleurs films depuis dix ans. A la fois thriller sanguinaire, drame humain et épopée impressionnante, c'est un chef d’œuvre dont le statut ne sera peut-être pas donné par tout le monde, mais qui pour ma part, est déjà fortement inscris dans ma mémoire. On s'en souviendra, car il deviendra sans aucun doute l'un des films culte de notre génération, qu'on aura plaisir à voir et revoir, et qui se répétera dans notre tête comme l'avait fait Fight Club il y a déjà dix ans. Et c'est le même réalisateur, coïncidence ?
Le sujet était a priori peu cinématographique : comment un petit génie de l'informatique, post-ado en sweat-shirt et tongs, toujours rivé à son ordi, a conçu et développé le plus grand réseau social sur Internet. Mais le résultat est bluffant, passionnant d'un bout à l'autre. Pour réaliser ce tour de force, David Fincher s'est appuyé sur un très bon scénario d'Aaron Sorkin, qui alterne récit des origines, vie sur le campus de Harvard et débats encadrés par des avocats. Un scénario brassant une belle variété de thèmes (luttes d'ego, jeux de pouvoir, cupidité, jalousie, amours et amitiés contrariées...), avec des dialogues brillants et cinglants. Se dessine ainsi, au fil du film, un portrait peu commun, celui d'un "nerd" génial et obsessionnel, traître opportuniste et cynique, égoïste et prétentieux, aigre et misogyne, solitaire à la limite de l'autisme, mais fondateur d'une communauté de 500 millions de personnes à travers le monde... Du coup, ce petit monstre au coeur d'une incroyable success-story professionnelle et d'un échec humain total a quelque chose de fascinant. Pour "emballer" cette histoire et ce portrait, le metteur en scène a fait le choix d'un rythme étourdissant, bien adapté au sujet : réalisation enlevée, montage rapide, jeunes acteurs au taquet, répliques mitraillettes... Avec du style et une ironie à la fois féroce et amère, Fincher a réalisé son huitième et probablement meilleur film à ce jour.
Présenter l'histoire de la création de Face Book, comme un Thriller haletant est une idée brillante. Ce film sans temps mort est magistralement réalisé. L'histoire de ce film est un gigantesque paradoxe: un être inadapté au monde et absolument nul pour nouer des relations amicales va être à l'origine de la plus grande usine à se fabriquer des "amis". Edifiant et fascinant.
Faisant preuve d'une grande virtuosité, David Fincher étonne avec "The social network" en faisant de ce sujet peu conventionnel et léger une critique de la societé avare de gloire, richesse, succés, le tout emmêlés dans d'interminables corruptions parfaitement mises en scéne à l'écran. Jesse Eisenberg campe brillament un intelectuel perverti et qui fait l'objet de nombreuses assignations. Il ne perd pas une once de son sang froid, même face au trés talentueux Andrew Garfield qui fait là un excellent ami-ennemi aux multiples facettes. Justin Timberlake en incruste audieux et manipulateur surprend également. Le casting dans son ensemble est efficace, mature et impressionnant. Les tonalités musicales ennivrent l'atmosphére quelque peu sidérante, où un réseau social peut trés vite se transformer en poison venimeux pour ses créateurs et collaborateurs. Les dialogues sont éloquents, avec sarcasmes, ironie et second degré coulant à foison. Non aidé par son théme simpliste, Fincher a su insouffler une dimension unique à son sujet pour créer l'impression d'une audience qui n'en finit pas et qui se suit par l'intermediaire de flash back passionnants.
Séquence rattrapage pour ce biopic dont j'avais raté la sortie Que dire ? pas mal fait mais rend le personnage si antipathique que l'on a envie de fermer son compte FB! En comparaison SteveJobs parait presque fréquentable plus franc dans sa mégalo Mais la trame reste identique des autistes Asperger qui compensent leur déficit empathique par la maitrise totale des maths, la manipulation de leurs rares relations et le cannibalisme de la créativité de ceux qu'ils rencontrent . On a les génies déshumanisés que notre époque mérite et je crains le pire pour une future bio de Bill Gates!!!
Un film qui a son style. Point barre, même si celui ci peut s’avérer ennuyeux de temps à autres. The Social network montre les débuts de Facebook, une histoire qui peut paraître joyeuse et attendrissante, mais qui à la surprise de tous, s’est montré très agressif et horrible. Un Marc Zuckerberg, interprété par Jesse Einsberg, (ce qui est dommage, car une mega star, ne peut nous immerger totalement dans un personnage, à cause de sa célébrité). Traître et avide de popularité et de réputation. La création d’un projet fabuleux, qui ne délaisse pas de nombreuses tensions
Un chef-d'oeuvre,une claque ! Une histoire vraie brillante et d'une modernité rare de David Fincher.Une plongée stupéfiante dans la création du cultissime réseau social Facebook.L'histoire,qui est véritable,est moderne,forte,audacieuse et intelligente,la mise en scène est magistrale,les acteurs sont excellents: Jesse Eisenberg est remarquable,la musique est exceptionnelle et la photographie est superbe.D'une audace et d'une habilité rare.Chapeau Fincher !
Tout simplement hallucinant: tant l'interprétation de Jesse que le scénario sont un uppercut et une vrai connexion a la folie qui animait Zuckerberg. Fincher impérial comme Seven ou Zodiac
Lorsque David Fincher et Aaron Sorkin collaborent ensemble, ça ne peut donner qu'un film ultra-documenté et qui fera confiance en l'intelligence du spectateur.
Le genre de film qui n'a pas peur de s'embarquer dans des dialogues sur du droit des affaires lors de séances de négociations tendues parce que ces lignes de dialogues sont nécessaires pour faire avancer l'histoire.
"The Social Network" est donc un film sur la création de Facebook et les actions juridiques qui s'en sont suivi.
C'est passionnant. En grande partie grâce aux dialogues de Sorkin qui glisse des répliques percutantes et fines régulièrement.
C'est aussi grâce au sens du montage de Fincher. Celui-ci s'appuie uniquement sur ce montage et sur la composition des plans pour faire vivre son film. La photographie est, elle, très grise et les décors et costumes sont très sobres.
On comprend rapidement que l'attention du spectateur doit être uniquement portée sur l'histoire.
Je regretterai cela dit un certain parti-pris : les personnages sont manichéens. Untel est gentil, untel est méchant. Il n'y a pas vraiment de place pour la nuance.
Depuis "Zodiac", David Fincher semble avoir infléchi sa filmographie vers des ambiances éloignées de celles de ses thrillers des années 90 : ceux-ci adoptaient en effet un rythme effréné, des postures provocatrices, des rebondissements de dernière minute, comme si ces œuvres étaient des montagnes russes, tandis que, à partir de 2007, une plus grande attention est accordée à la psychologie des personnages, leurs histoires se déroulent sur plusieurs années et leurs personnalités changent en conséquence. Surtout, Fincher met désormais en scène des scenarii élaborés avec minutie, mais toujours filmés avec un impressionnant talent visuel. La photographie est ainsi un des points les plus remarquables de "The Social Network" : Harvard apparaît comme un univers à part, peuplé de jeunes adultes frimeurs qui paraîtraient immatures et risibles dans n'importe quel autre cas, mais pas ici car ils savent pertinemment qu'ils finiront par diriger le monde. Les anciennes bâtisses s'opposent ainsi aux nouvelles technologies qu'ils abritent, montrant le décalage entre une administration soucieuse de conserver une image de sérieux et des étudiants cherchant à décrocher le succès par n'importe quel moyen. C'est aussi jubilatoire et vivifiant que terrifiant : les acteurs jouent de façon enjouée, mais leurs personnages prouvent par là qu'ils sont incapables de sortir du lot sans écraser leurs camarades. Harvard est ainsi le temple des mesquineries et des trahisons : dès la gigantesque introduction, Mark Zuckerberg apparaît comme un être entièrement replié sur lui-même, écrasant sa petite amie sous des flots de paroles et incapable de comprendre la détresse de celle-ci. Suit un superbe générique le montrant déambuler seul dans les rues, étouffé par la rancœur. Là sont les deux faces de cet homme, à la fois obsédé par les relations sociales mais condamnés à la solitude. Le montage du film, très ingénieux, propose de naviguer entre les différents procès dans lesquels Zuckerberg est impliqué et ses souvenirs. Le résultat est formidable, déconstruisant la personnalité d'un personnage avec une rare acuité et faisant définitivement de "The Social Network" un chef-d’œuvre majeur.
Ce film aurait pu être intéressant, mais la vérité c'est qu'on s'ennuie pas mal. Les accros de facebook se laissent gagner par un certain intérêt, qui retombe vite. Jesse Eisenberg joue bien son rôle de tête à claque, mais au final, beaucoup de bruit pour pas grand chose...
Un bijoux d'écriture aussi fascinant que brillant ! The Social Network de David Fincher est l'histoire ahurissante d'un nouveau membre d'insurgé culturel: un génie punk qui a révolutionné et changé l’interaction humaine en moins d'une génération et peut être même à jamais. Pétri d'émotion brute et d'humour inattendu, ce film superbement produit raconte les débuts de Facebook, son succès phénoménal et les guerres sur sa paternité qui s'en s'ensuivirent. Doté d'un scénario complexe et réaliste et paré d'une brillante distribution composé notamment de Jesse Eisenberg, Justin Timberlake, Andrew Garfield et la révélation du film Rooney Mara, The Social Network est un film tout simplement prodigieux ! A ne manquer sous aucun prétexte !