Le film « Buried » raconte le parcours angoissant de Paul, entrepreneur américain pris en otage et enfermé dans un petit espace clos, sous une tonne de terre irakienne, avec 90 minutes d’oxygène et, pour seule connexion vers l’extérieur, un téléphone portable à moitié rechargé. Le temps file et chaque seconde qui passe le rapproche d’une mort certaine.
Ce qui est original dans ce film, c’est que l’histoire se déroule intégralement dans un cercueil avec un seul et unique acteur à l’écran. Le huis clos est très réussi, vraiment oppressant. Le titre « Buried », simple et percutant, signifie en français : « Enterré ».
Dès le début du film, on se retrouve face à un écran noir. On entend des bruits comme une respiration rapide, des toux, des coups et des mouvements. C’est déjà intriguant car on se demande où l’on est. On découvre ensuite avec stupéfaction un personnage terrifié, joué par Ryan Reynolds, enfermé dans un cercueil. Il ne comprend pas ce qui lui arrive.
Le film nous plonge immédiatement dans un climat claustrophobique. J’éprouve énormément d’empathie envers ce personnage qui se désespère à sortir de cette boîte. On se sent impuissant face à lui, oscillant entre peur panique, moments de désespoir et tentatives de se calmer.
Ce qui est incroyable, c’est que le réalisateur a su exploiter, maîtriser et maintenir le suspense autour du sort de Paul Conroy avec un seul acteur et un espace aussi limité qu’un cercueil, sans jamais s’ouvrir vers l’extérieur ni montrer d’autres personnages. C’est une vraie performance.
« Buried » a été pour moi une bonne surprise dans la gestion du suspense. Tout le film se concentre uniquement sur un personnage dans une simple boîte de bois, et pourtant on ne s’ennuie pas une seconde. On se pose forcément des questions : qu’aurais-je fait à sa place ? Aurais-je réussi à maîtriser mes émotions ? Psychologiquement, ça fait peur. C’est sûrement l’un des huis clos les plus claustrophobiques que j’aie jamais vus.
On est terrifié en se demandant s’il va s’en sortir. On est déboussolé de le voir dans le noir. À chaque fois qu’il découvre un objet dans le cercueil — un briquet ou surtout un téléphone portable — on ressent un soulagement. Ce téléphone devient son seul lien vers l’extérieur pour tenter de se faire secourir. Mais ce lien reste fragile, car personne ne semble vraiment prendre conscience du danger imminent qu’il court. On écoute attentivement ses conversations et on se désespère chaque fois que la communication est interrompue. C’est frustrant et angoissant.
Le film ne quitte jamais le cercueil, mais joue avec différentes positions de caméra et différents plans. Quelle ingéniosité technique !
Il y a aussi des séquences très palpitantes, mais également émouvantes, notamment quand Paul essaie d’échanger une dernière fois avec sa mère atteinte de la maladie d’Alzheimer. Ce moment est particulièrement touchant.
Il y a tout de même un point que je trouve un peu incohérent : le temps d’utilisation du briquet, qui aurait normalement dû réduire plus rapidement l’oxygène, étant donné le volume d’air très limité dans un cercueil.
Malgré cela, j’ai bien aimé ce film.