Le Bonheur
Note moyenne
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48 critiques spectateurs

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chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 novembre 2023
« Le bonheur » selon Agnès Varda qui signait là une oeuvre singulière et absolument glaçante sur la sexualitè du couple! Très dècriè à sa sortie, le film est pourtant l'un des plus aboutis de la cinèaste! On suit cette famille heureuse où Varda suggère l'idèe du bonheur parfait avant l'apparition de cette employèe des PTT très libre qui vient tout chambouler! C'est jouè remarquablement par Jean-Claude Drouot et sa propre èpouse (Claire Drouot) dont c'est ici l'unique incursion au cinèma pour ce rôle! De plus la nature offre ici un cadre idyllique et incroyablement beau à l'èclat du « bonheur » qui, au fond, n'est qu'une façade! Prix Louis Delluc 1964 et Ours d'Argent l'annèe suivante, ce qui n'est que justice tant Varda s'appuie sur quelque chose de très rèel, que ça soit dans les regards, les fondus, le cadre ou le montage! Un classique qui n'a pas pris une ride avec une musique au diapason...
Luerna
Luerna

2 abonnés 33 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 octobre 2025
Cette fable est simplette, ou bien au contraire une satire, on s'interroge avec consternation. Un homme heureux en amour confie à sa femme que désormais il aime une autre femme et qu'il l'aime autant qu'elle. Le visage de l'épouse jusqu'alors si riante se décompose. Une heure après elle se noie. Ensuite sans drame ni chagrin la maîtresse vient remplacer l'épouse au foyer auprès des enfants et dans le lit du mari dans les couchers de soleil les plus romantiques. Le film est fini. Ceci dans une fluidité esthétique extraordinaire - décors - costumes - lumières - construction de l'image - photographie - digne d'une publicité raffinée d'une heure et quart.
Mais pour nous vendre quelle idée de l'amour et du bonheur ? On ne comprend pas. Soixante ans plus tard le scenario reste choquant.
Il paraît que le film a fait scandale lors de sa sortie en 1964 parce qu'il montrait (un petit peu) la dimension physique de l'adultère. Je crois plutôt au contraire que s'il a choqué c'est parce qu'il nie totalement la dimension personnelle, individuelle et humaine de l'amour : comme si la femme morte de son coeur blessé était remplaçable et ne manquait au coeur de personne.
Curieux que ce mari et père de famille si ouvert d'esprit n'ait pas eu l'idée de proposer à son épouse de se trouver elle aussi un second "pommier" pour doubler son propre bonheur. On s'interroge : où se situe donc le regard de Varda dans cette révoltante histoire dont la forme sucrée accuse le sordide. Anti féministe et navrant...
Antonin GUERLAVAIS
Antonin GUERLAVAIS

4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 octobre 2023
Une longue heure sans intrigue, tout va bien dans le meilleur des mondes.
Je n'ai pas compris le message du film, ou alors c'est un éloge de la tromperie.
Les 2 étoiles vont à la réalisation qui est pas mal pour l'époque !
Nathan Touschledo
Nathan Touschledo

6 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 septembre 2023
Sûrement le plus enchanteur des films d'horreur que j'ai vu de ma vie... Nonobstant, un petit plagiat de Godard n'est pas à exclure.
Andrew Person
Andrew Person

4 abonnés 107 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 novembre 2022
Une bande son qui ne se prive de rien, au bonheur des oreilles, et offre un point de vue assez perturbant sur l'image. Elle nous montre un homme adultère dépourvu de douleur et de sentiments autre que l'amour et le désir, tendis que Mozart sous-tend une douleur au cœur derrière son exaltation, qui exprime la tragédie que devrait ressentir cet homme s'il était humain..

Agnès Varda a-t-elle porté un jugement critique sur le libertinage ? Ou a-t-elle simplement du mal avec cette utopie qui vie son printemps dans son entourage ? Après Cléo de 5 à 7, il est difficile de se dire qu'elle le porte en étendard. Toute cette réflexion n'aurait pas été sans Mozart. Il est clair en tout cas, que la justesse des personnages est inexistante, ils ne sont que des idées, des questionnements, dès objectifs peut-être..

La mise en scène est un peu moins audacieuse que précédemment. Les quelques discontinuités marquent bien le coup sur les ressentiments que la réalisation veut nous faire passer. Cela me fait penser aux merveilleux souvenirs de la guerre dans "prêteur sur gage" de Sydney Lumet sorti un an avant..

Pour moi ce film reste une interrogation ? L'auteur en voulant s'affranchir de la morale, s'est affranchi de point de vue.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 août 2022
Dans Le Bonheur, Agnès Varda brosse le portrait d'un couple bien différent de celui de son premier long-métrage La Pointe Courte. En effet, l'amour de François et Thérèse ne paraît jamais être en proie au doute tant leur bonheur semble immuable, à la manière d'un moment d'allégresse capturé et figé par un peintre impressionniste. Ce couple s'apparente à un symbole de la « foi parsonienne » en la famille nucléaire, structure familiale qui permettrait d'apporter un équilibre et une harmonie domestiques. spoiler: Mais cet équilibre est bouleversé lorsque François, homme libre par son étymologie, entretient une relation extraconjugale avec la postière Emilie. Pour autant, ce bouleversement ne signifie pas nécessairement que le bonheur de François soit amoindri, puisqu'il en est même décuplé. François informe alors son épouse de sa relation avec Emilie à travers une comparaison avec un pommier, arbre qui ne semble pas toujours être associé à la vie même lorsque celui-ci pousse à l'intérieur du champ.

Une des principales forces de ce film réside dans sa capacité à retranscrire le bonheur en images d'abord à travers un travail sur la couleur. Les couleurs primaires sont ici le reflet d'un bonheur qui semble simple. Le bonheur se traduit également par les vêtements, la nature luxuriante ou encore la saison. L'état intérieur des personnages, les pancartes, les enseignes et la nature se confondent parfaitement. spoiler: Cette harmonie picturale devient peu à peu effrayante après le suicide ou l'accident de Thérèse- A. Varda réussit avec brio à faire planer le doute-. En effet, la femme aimée est ici vite remplacée à un point tel que même les enfants ne semblent pas véritablement faire la différence.
Le dernier plan témoigne à nouveau d'un extrême soin apporté aux couleurs : les couleurs automnales correspondent aux vêtements jaunes, marron et rouges de cette nouvelle famille vite reconstruite, laissant alors une glaçante impression au spectateur.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 4 août 2022
Voilà un film profondément ennuyeux, pénible à l’oreille tant le jeu monotone des acteurs est insupportable.
Puis, après visionnage, je me surprends à ne pas oublier ce film ; persuadé qu’il croupit au fond de la corbeille de mon cerveau, il trotte dans ma tête contre toute attente. Au point de me demander si Agnès Varda n’a pas volontairement assumé le côté très niais du récit pour mieux en dévoiler l’inverse de ce qu’elle nous raconte !
J’extrapole mais cette extrapolation me permet de reconsidérer le film.

Si je l’accepte tel que je l’ai vu, ressenti de façon brut, c’est un film insupportable, tellement mal incarné, un film terriblement vieillot, comme on en fait plus.
Les Pagnol, les Duvivier, Grémillon, Sacha Guitry par exemple ont évidemment vieilli en terme de plans et encore pas toujours, mais ils conservent un certain charme et les thèmes abordés et les dialogues peuvent rivaliser avec ceux d’aujourd’hui.
Ce sont des automobiles de collection, bien entretenues qui roulent encore et qui attisent la curiosité des voyeurs et autres amateurs.
Mais là « Le Bonheur », c’est une 4L, rouillée qui repose sur des parpaings au fond d’une ferme !

J’opte pour une niaiserie assumée.
Le bonheur sue de partout, à chaque plan, dans les dialogues, dans la musique, dans la composition de la photo.
Tout est lisse.
Le bonheur c’est dire la vérité, ne pas mentir, avouer ses sentiments ; parler de sa femme et de ses enfants à sa maîtresse sans que celle-ci ne s’en irrite.
Le bonheur c’est le déclamer sur un ton monotone, sans aucune aspérité, c’est accepter d’être trompée avec le sourire !
Le bonheur s’est se suicider pour s’effacer au profit d’une autre afin que son homme soit pleinement dans le bonheur !
Le bonheur c’est le droit de vivre l’adultère sans scrupule, l’esprit tranquille.
Le bonheur c’est tout l’entourage, le patron, les employés, les clientes, les passants, ce ne sont que sourires aux lèvres, dents blanches ; un environnement aseptisé, tout est coloré à l’extrême.
Le bonheur c’est se consoler le temps d’un été du deuil de sa femme.
Le bonheur c’est se marier au plus vite avec sa maîtresse, l’aider à apprivoiser les enfants pour palier la mort d'une maman disparue prématurément.

Dois-je penser qu’Agnès Varda se voulait moderne dans la mesure où son récit doit être pris à contre pied ?
Ne pas prendre les images brute de décoffrage, mais lire entre les images.
N’a-t-elle pas créé un monde volontairement aseptisé, complètement anesthésié par le bonheur ? En ne portant aucun jugement moral sur le comportement de François, Agnès Varda n’a-t-elle pas créé un monde hors du temps, irréel, une sorte de Paradis artificiel en faisant de ses personnages des benêts, des nains de jardin ?
Son récit ne serait-il pas une parodie ce qui expliquerait ces sourires et cette diction exagérément forcés ?
Ainsi, je pourrais en conclure qu’elle ne cautionne pas le comportement de François.
Ce qui me rassurerait, je crois Agnès Varda militante féministe.

Je pourrais aussi en déduire qu’elle n’a pas trouvé utile de donner un droit de réponse à Thérèse.
Là n’était pas son propos.
Le bonheur ne pouvait être que masculin. La notion d’adultère est une signalisation à sens unique, celle conduite par la femme. L’homme qui trompe sa femme n’est pas considéré comme « relation adultère »…
Pourtant, il aurait été intéressant que Thérèse ait à son tour un amant. En agissant comme son mari, François aurait-il reconsidéré sa définition du bonheur ?
Mais Agnès Varda veut s’inscrire dans une époque où la femme subit, se résigne d’être trompée comme si c’était dans l’ordre des choses, comme si c’était un passage obligé.

Agnès Varda noie Thérèse.
Je ne crois pas du tout à la thèse de l’accident, les images fugaces qui alimentent la peine de François quand il prend dans ses bras le corps inerte de sa femme noyée, sont une projection de son interprétation. Il ne peut pas envisager autre chose qu’un accident ; il ne peut pas penser que Thérèse ait mis fin à ses jours.
L’amour qu’il porte à ses deux femmes est sincère, je n’en doute pas. Mais il ne peut pas s’imaginer que Thérèse se soit suicidée après ses aveux. Il la pense comme lui. Persuadé qu’elle est heureuse avec lui, elle ne peut que partager sa notion du bonheur.
Et là, le film, pour le coup, est glaçant de froideur car le bonheur tel que je l’ai décrit plus haut est bien artificiel.
Un trompe l’oeil.
La parodie vire au drame comme pour rappeler aux spectateurs que le bonheur n'est pas une corde que l'on tire indéfiniment.
Non seulement François est égocentré, mais c'est un égoïste malfaisant.

Je ne pensais pas que « Le bonheur » d’Agnès Varda, membre de la Nouvelle Vague m’aurait tant fait écrire.
Toutes ces lignes sont certainement inutiles, dans ce cas, j’en reste à ma première impression :
« Le bonheur » est un film profondément ennuyeux, mal dirigé, j’ignore si l’intonation monotone est voulue, si c'est une des particularités de la Nouvelle Vague, peu importe, je déteste !
C’est niais et terriblement dépassé.
Toutefois, si j’opte pour une Agnès Varda qui assume la niaiserie, « Le Bonheur » mérite au moins 3 étoiles !
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2022
C’est le troisième long-métrage d’Agnès Varda après La Pointe courte et Cléo de 5 à 7. Et son premier film en couleurs. Un film très intéressant dans son approche de l’adultère, sujet habituellement traité dans le cadre d’une réflexion morale dramatique ou bien sous un angle comique. Ici, la réalisatrice va au-delà des a priori et des clichés, refuse toute considération éthique ou analyse psychologisante. Elle brosse le portrait d’un homme simple, instinctivement enclin au bonheur et rayonnant comme une des fleurs de tournesol que l’on voit au début du film. Un homme tourné en permanence vers le soleil. Cet homme laisse fleurir ses désirs et ses sentiments d’une manière qui fait écho à une phrase prononcée par Paul Meurisse dans Le Déjeuner sur l’herbe, de Jean Renoir (extrait du film dans le film), qui présente le bonheur comme une “soumission à l’ordre naturel”. Cet homme vit donc “naturellement” un second amour : un amour adultère qui n’est que de l’amour en plus, qui n’enlève rien au premier (conjugal). Un nouvel amour perçu également comme une augmentation heureuse de soi-même. Et vécu sans culpabilité. Varda montre un bonheur innocemment égocentrique, d’une naïveté aux conséquences potentiellement cruelles et destructrices. Mais sans jugement. Elle évoque un bonheur qui suit le rythme des saisons, inaltérable, quels que soient les événements de la vie. Elle avance enfin l’idée d’une interchangeabilité dans les relations. Cette approche thématique a valu au film d’être interdit aux moins de 18 ans lors de sa sortie en salles.
Aujourd’hui encore, le propos reste audacieux, la tonalité troublante. Le film laisse une impression de sérénité assez terrible. La musique allègre de Mozart et la beauté de l’image annulent le pathos. On note l’inspiration impressionniste dans les scènes bucoliques, en appréciant le soin apporté à la composition des plans et aux couleurs. Autres qualités du film : le regard “photographique” de la réalisatrice, attentive aux détails et aux symboles, attentive aussi au regard des personnages ; l’esprit des dialogues (très justes) ; et enfin le montage, rythmé et d’une belle inventivité.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2021
D'un formalisme extrême souvent superbe, 'Le Bonheur' montre exactement ce qu'il annonce : un bonheur conjugal champêtre, léger, familial. C'est toutefois quand [spoiler] l'adultère et la mort s'en mêlent que ce bonheur prend de l'épaisseur. Envers et contre tout, Varda choisit de s'en tenir à son programme. S'ensuit une conclusion douce-amère courageuse et belle.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 20 novembre 2021
Les talents d'Agnes Varda sont immenses et on les retrouves parfaitement dans ce film.
Le scénario est cependant un peu lent à certains moments.
Le jeu des couleurs est sublime.
La définition du bonheur est réinventée avec ce film qui touche notre sensibilité.
Mélany T
Mélany T

43 abonnés 799 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 septembre 2021
La mise en scène est comme toujours belle et inventive et le traitement simple de faits complexes intéressant. A première vue, c'est un film très problématique : le récit d'un homme patriarcal, égoïste, qui ne s'intéresse qu'à lui et à son bonheur personnel. Mais la dernière partie où le héros remplace si facilement sa défunte femme dont il a provoqué la mort peut aussi montrer la cruauté infinie de cet homme d'un égocentrisme banal, typique de son genre (Pas sûre cependant que ce soit le propos d'Agnès Varda..).
Romaric44
Romaric44

28 abonnés 325 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 décembre 2020
J'ai bien aimé ce film d'Agnès Varda, l'image est sublime comme à son habitude avec la cinéaste surtout en ce qui concerne de filmer la nature.

J'ai beaucoup aimé le scénario et la façon unique de traiter un sujet délicat qui est l'adultère.

Dans le film le point de vue notamment du "trompeur" est très particulier en soi puisqu'il n'y voit aucun mal et surtout il ne mêle pas adultère et trahison.

J'ai beaucoup aimé cette position prise par Agnès Varda d'ouvrir l'esprit à autre chose que nos idées préconçues .
tisma

356 abonnés 2 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2020
Une belle petite pépite d'Anges Varda ! Un moment bucolique, mélancolique, et atypique que nous propose Varda avec une mise en scène édulcoré mais très agréable.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 septembre 2019
Un film magnifique qui n'a pris une ride. Un sujet intemporel, l'amour qui va qui vient , qui disparait, mais traité d'un point de vue moderne, actuel. Peut -on aimer deux femmes à la fois ,? Jusqu'ou la liberté sexuelle . Peut on casser les codes du couple traditionnel. ?Tout cela traité dans un style très frais , très décalé . Encore aujourd'hui en 2019, le film est plein de fraicheur et d'originalité dans sa mise en scène . Des couleurs qui varient selon l'humeur de l'interprète . La famille Drouot est formidable , avec J.C. Drouot , le héros de toute une génération avec Thierry la Fronde. Il joue tellement bien ce bel ingénu à la recherche du plaisir et de la liberté. L'actrice Marie France Boyer est aussi formidable . Malheureusement trop peu vu par la suite.. Le final est absolument étonnant , bousculant tous les codes : le bonheur après le drame , mais illégitime. Incroyablement moderne.. Un film magnifique , pas assez reconnu, film phare de la nouvelle vague.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 avril 2019
C'est une famille heureuse, le couple vit paisiblement à la campagne avec deux enfants adorables, jusqu'au jour où François tombe amoureux d'une autre femme, Emilie. Il ne trompe pas Thérèse parce qu'il ne l'aime pas mais bien parce qu'il subit un coup de foudre. François ne voit aucun inconvénient à cela, c'est au contraire pour lui du bonheur qui s'additionne. Le film étonne par une douceur exacerbée à laquelle on peut être sensible quand la mise en scène se fait moderne, à l'instar de cette suite de champs-contrechamps dont la rapidité vertigineuse dit l'émotion qui saisit deux personnages sur le point de s'embrasser pour la première fois, mais qui flirte avec la platitude car le plus souvent enrobée dans une joliesse formelle qui affirme le refus de toute aspérité. C'est entendu, Varda fait un film sur le bonheur mais exclut tout de même trop longtemps le conflit, avant un dernier tiers plus équivoque osant une contradiction bienvenue entre une photographie très colorée et des sentiments plus partagés – le drame doit composer avec un élan vitaliste. Plus convaincant dans sa représentation d'un bonheur de surface, ou plutôt un bonheur nuancé, que dans une plénitude pas loin d'être mièvre, "Le bonheur" est un beau film imparfait.
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