Le Bonheur
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Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 mars 2019
Un conte amoureux cruel qui traite de l’adultère, filmé avec douceur par Agnès Varda, accompagné par la sublime musique de Mozart. Mais que les dialogues sont naïfs et ennuyeux...
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 janvier 2019
Le Bonheur façon Agnès Varda ne plaira sans doute pas à tout le monde, mais il a le mérite d'exister et de faire réfléchir le spectateur.
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 octobre 2017
Quel drôle de film ! Je l'ai découvert ce dimanche au Louxor en séance matinale. Un invité à l'issue du film a parlé du film de John Ford, qu'il avait vu la veille et qui s'intitulait "Les deux cavaliers". Mouvement insu de son inconscient ? Je me suis demandé comment ce film aurait été perçu si le menuisier avait été une menuisière, qui aurait prôné aimer deux hommes. Le film d'Agnès Varda est beau, drôle parfois. Il constitue un témoignage ethnologique d'une époque, mais bien que tourné en 1965, la critique féministe semble absente. L'implacable sexisme du personnage de François (Jean-Claude Drouot, l'interprète de Thierry La Fronde) ne semble pas donner lieu à un quelconque regard critique. C'est pour le moins troublant. Cet homme apparemment gentil, tendre, aimant est à l'abri des tâches ménagères, de la responsabilité des enfants. Un drame surviendra, mais il semble le seul épargné. A tel point que "Le bonheur" semble rimer avec horreur. Lorsque le film s'est achevé dans les couleurs de l'automne, j'avais froid, tant l'issue de cette histoire me semblait glaçante.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2017
Le film possède cette avantage de faire défiler la vie en accéléré. Les sentiments qui apparaissent et disparaissent. L’amour qui va et qui vient. Le bonheur qui se transforme en malheur selon les personnes: « Je suis heureuse et malheureuse » dit l’amante. Une histoire d’amour filmée avec grâce et douceur avec la banalité de la vie sublimée par la caméra et les moments simples de la vie qui créent ce bonheur qui semble en vérité nous échapper sans cesse mais que l'homme défend coûte que coûte, ce qui rend cette dernière scène dans la forêt si belle alors qu'elle est d'une si profonde tristesse.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 août 2016
Ah, la Nouvelle Vague et son pouvoir de nous assommer avec une banale histoire d'adultère racontée de manière soporifique, niaise et pédante. Je parle évidemment de ce film d'Agnès Varda qui s'inscrit dans cette veine cinématographique que j'exècre. La réalisation pique les yeux avec des plans laids et un montage laborieux et le scénario donne l'impression d'avoir été improvisé durant le tournage. L'élément qui me révulse le plus dans ce genre de cinéma est la tendance qu'ont les acteurs à réciter leur texte au lieu de le jouer et d'incarner leurs personnages. En plus d'être creux, les dialogues sont donc débités d'une façon robotique, supprimant toute l'âme que l'on pourrait s'attendre d'une romance. C'est plat et ennuyeux.
Fait encore plus incompréhensible: il y a des gens pour apprécier ce style cinématographique. C'est dingue, non?
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 août 2016
Le film a été fustigé à l'époque par son "amoralité". Ce qui était subversif, c'est qu'aimant Émilie, le héros (J.C Drouot, célèbre Thierry la Fronde, pour la première fois au cinéma) n'en aime pas moins Thérèse : il agit par addition et ne comprendrait pas qu'il faille choisir. D'ailleurs sa bonne foi est si entière qu'il parle à Émilie de Thérèse, mais surtout à Thérèse d'Emilie, lors d'un de leurs dimanches à la campagne. Et que dire de la fin, une image du bonheur comme si rien ne s'était passé. Beaucoup de choses à dire sur la forme, un film Nouvelle Vague dans ses cadrages (du Godard "light") et son montage (l'audace des fondus au rose). Et sur la musique de Mozart, omniprésente. La mise en scène de Varda, cinéaste dentellière, est tellement délicate. 45 ans après, le film reste toujours aussi, euh, troublant.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 226 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 novembre 2015
1er film en couleurs d'Agnès Varda, peut-être pour magnifier un peu plus cette vision idyllique de la vie sentimentale du début du film. Il faut patienter dans le temps pour que le film prenne tout son intérêt à l'apparition de la seconde femme aimée. Un film dans l'air du temps, 68 n'est pas loin, un film grave malgré ses couleurs pastels. On aurait aimé des acteurs plus charismatiques mais la mise en scène d'Agnès Varda, légère et lumineuse, fait de ce film une belle réussite, à la fois simple et hors norme, à l'image de la cinéaste.
Petiot L
Petiot L

43 abonnés 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 août 2013
J'ai eu envie de rire au début , tout ce sucre , ce cul-cul-la praline , et j'ai été embarqué par tout ce qu'elle a voulu dire , montrer , faire passer . Et les qualités esthétiques de couleurs , cadrages en font un petit frere des demoiselles de Rochefort . Film audacieux , rare, et bien fait. Merci , thème classique, mais vision très personnelle .On voyage en plus dans une époque . Quelle artiste ! Tellement à contre-courant de tout ce qu'on peut voir .
pierrepp
pierrepp

14 abonnés 301 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 juillet 2013
ce merveilleux film me conforte sur l'étendue du talent d'Agnés Varda, qui est une vraie cinéaste, avec un oeil averti sur les couleurs, les cadrages, la façon de filmer les scénes intimes avec la caméra en mouvement... trés moderne pour le début des années 60, son film a bien vieillit.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 juillet 2013
Ah je ne regrette pas d'avoir vu ce film. Je n'ai pas forcément vu spécialement de Varda et si j'ai aimé ses films je n'en ai pas fait une réalisatrice à suivre (enfin plutôt où je devais compléter sa filmographie) mais le bonheur pourrait bien changer la donne.

Effectivement, le titre annonce tout : le bonheur et le bonheur c'est beau, c'est simple, ça ne pose pas de questions. Le film possède une identité folle tant sur le choix de la musique incessante, sur les choix des couleurs des décors, des habits, avec une photographie exceptionnelle, mais surtout ce montage. Ah qu'est ce que j'aime ce montage exprimant tantôt le désir, l'amour, le bonheur, le chagrin, la désolation. Tout passe par le montage.

Et on a ces deux jeunes filles qui gravitent autour de cet homme simple, qui aime et qui aime très fort. Le bonheur ça s'additionne alors pourquoi se poser des questions ? La fin ne révèle rien, tant mieux, le bonheur du titre aurait pu être gâché et c'est là que réside la force du film, cette recherche du souverain bien à tout prix. Mais j'aime cette vision simple des choses qui sont infiniment plus complexes et c'est tellement simple que le film parvient à être vrai alors qu'il n'est pas forcément réaliste.

En tous cas c'est assez sublime. D'autant plus qu'il est magnifique bien dialogué. Rien qu'une phrase telle que "tu fais bien l'amour", l'entendre comme ça, l'air de rien, le sourire sur les lèvres, ça transpire l'amour et le bonheur. Je n'aime pas les gens heureux, je n'aime pas le bonheur, mais le bonheur de ce jeune homme avec tout ce qu'il entraîne me fascine.

Je passerai outre la réussite totale des scènes limites érotiques et d'une grande subtilité du film.

Putain de film. Simple mais avec une immense profondeur. Tout ce que j'aime.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 septembre 2012
Une oeuvre incroyable, visuelle tout d'abord, avec une esthétique inspirée des peintres impressionnistes, mais aussi morale.. L'histoire est terriblement dérangeante. C'est pour ces raisons que tout est réussi, tout est impeccable. Probablement le long métrage de Varda le plus éblouissant de sa carrière.
bidulle3
bidulle3

86 abonnés 335 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 juin 2012
Une histoire banal à notre époque, peut-être, mais en 1965, Agnès Varda réalise un film sulfureux, rempli de réflexion, de clin d'oeil, poétique, beau, joyeux mais ceci ne serais pas finalement qu'une abstraction au reste ?
Avec "Le bonheur", elle nous emmène dans un univers impressionniste, les décors sont sublimes, ont est cerné de fleur, comme pour forcé cette gaieté, pour nous enivré, dans une ambiance coloré, aux frontière de la peinture tellement ont pourrais y voir une oeuvre d'art à chaque plan. Mais la vrai grande force de ce film, c'est la remise en question de l'amour, doit il être vécu avec une seul personne ? l'amour peut il se partagé ? mais surtout, à partir d'où l'idée moral arrive ... Agnès Varda choc part cette romance triptyque, d'un naturel incroyable, vrai couple dans la vie, Jean-Claude et Claire Drouot forme un couple authentique, et la cinéaste prend bien soin de montré les moindres petites choses du quotidien. Et élément qui donne encore plus de réalité, se sont leurs vrais enfants, tout ses détails donnent bien plus de relief. Mais malgré tout ceci, la palme reviens à la magnifique Marie-France Boyer, très belle, elle rentre parfaitement dans l'atmosphère, souriante, jovial, et terriblement excitante. Elle représente quelques chose comme le mal du bien, une personnification d'un surplus au bonheur, une addition, comme avec deux histoire d'amour, ont pouvais être deux fois plus heureux, mais jamais Agnès Varda ne va mettre les deux femmes en compétition, non, c'est le personnage de François qui en est la clef.
Envie, fantasme, "Le bonheur" frappe fort, et se pose comme une oeuvre qui marque le corps et l'esprit.
Je pense que chacun y verra sa perception, cependant, il est impossible de resté de marbre.
En somme, "Le bonheur" est un film d'une grande force, doté d'une musique de Mozart qui nous hante pendant et après le visionnage, avec des endroit magnifique, tant part les partie de campagne, que les appartements, les jardins ... bref, Agnès Varda nous montre un film d'une grande tristesse entouré d'un univers joyeux, ce parallèle est juste génial, ont ne peut pas être triste, mais ce final nous rend la gorge serré, avec une certaine incompréhension, voire de la colère ou pourquoi pas un sourire.
C'est cruel, empoisonné, c'est juste la vie en faite. Le bonheur à un prix, et celui là est bien trop cher ...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 10 novembre 2010
Cette esthétique vieille france, campagne, fraiche jouvencelle me ravit absolument...La fin glaciale est assez perturbante aussi d'autant plus que j'étais sur un nuage toute la première partie

A Voir.
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2010
Tourné en 1965 ce film a perdu en 2010 tout son coté novateur et provocateur...Au temps des relations éclairs conclues sur le net,il me paraît extravagant d'autant que son ton « nouvelle vague 1960 » est complètement obsolète. Pour moi ,aujourd'hui vieux soixantehuitard, il demeure ce qu'il était: terriblement douloureux au point que je ne peux le regarder seul. Je passe sur son coté esthétisant,coloré et bucolique que madame Jacques Demy ,en parfaite symbiose avec son mari, à su rendre de parfaite façon sans oublier les teintes vives des vêtements et des décors intérieurs comme extérieurs,je passe aussi sur les acteurs dont le jeu paraît un peu décalé bien que très présent,je passe aussi sur quelques gros plans et quelques ralentis à répétition qui me déplaisent ainsi que la bande son vraiment ringarde de Mozart dans ce contexte. Car,sur ce film le contenu passe avant le cinéma tant le sujet traité est grave:le bonheur,le vrai,le plus dur à atteindre ;celui entre deux êtres destinés à vivre ensemble et à fonder l'avenir familial. Agnes Varda fait un choix courageux,elle se fait l'avocat de l'homme dont les arguments sont parfaits, nonobstant son égoïsme absolu et puis elle passe de l'autre coté ,celui de l'épouse, pour nous montrer sans une seule parole inutile quelle est sa réponse. Enfin,elle termine sur la maîtresse de « jour » pour conclure son propos et sa logique absolue.45 ans après,il me glace toujours autant.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 7 octobre 2010
Encore un long clip esthétisant, au noeud tragique et un peu long: toutefois vu que l'ensemble a été produit avant l'ère de MTV et des portables une atmosphère sereine et novatrice imprègne l'ensemble comme les acteurs principaux et J-C Drouot qui joue sa partition dans l'air du temps. Certains ont dit que les protagonistes semblent à certains moments vivre leur vie ainsi que des 'béni-oui oui'; mais selon l'adage les gens heureux n'ont pas d'histoire...
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