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Un visiteur
3,5
Publiée le 17 juin 2021
Un très bon film que je découvre du haut de mes 19 ans, on arrive à sentir le bon esprit français à travers ce dernier. J'aurais aimé mettre plus d'étoiles mais je reste tout de même un peu déçu de la fin qui devient beaucoup trop spéciale à mon goût.
C'est franchement énorme! Une ouverture magistrale sur la salle d'attente d'un gynécologue où quelques femmes attendent patiemment leur tour, assises autour d'une fontaine à la symbolique phallique: le ton est donné. Blier nous offre un opus à la vulgarité débridée mais déclamée par les Rochefort, Marielle, Blier père et autres Pieplu, et là, ça envoie du lourd! Misogyne direz-vous? Probablement! Mais quand le sexe faible se referme sur les protagonistes (...) la tendance s'inverse et là, il est alors temps que le film s'achève, car Dieu seul sait ce qui aurait pu advenir (sans doute le pire). Militons pour la sortie DVD de ce chef d'oeuvre, car une salle en 20 ans, c'est atrocement peu (Un grand merci au passage au Katorza de Nantes et à son Absurde Séance (tous les jeudis soirs)).
Un des pires film de Blier avec notre histoire malgré un début cocasse et plutôt drôle,le film s'enfonce dans des longueurs insoutenables et ce n'est pas drôle, Bernard Blier est néanmoins magistrale en jouant un curé épicurien
Il faut le voir pour le croire. Merci B.B. d'avoir avec brio donné vie à ses fantasmes, à contre courant des idées mais grâce à la liberté d'expression des années post 68. Ou quand le "mauvais goût" provocateur peut enchanter nos (trop) bonnes consciences d'aujourd'hui.
Provocateur, jubilatoire, génial, loufoque, déjanté et dérangeant. Ce film est un bijou qui se déguste l'esprit gourmand et libéré des plus de 30 années de formatage qui sont passées depuis son tournage. Parce que là Bertrand Blier a fait très très fort pour (oser) présenter sous la forme d'une sorte de road movie improbable et expiatoire un (son?) ras le bol pour la misérable condition masculine à l'heure d'un féminisme conquérant. Et encore présenté comme je le fais c'est très réducteur. D'ailleurs le film n'est peut-être pas si misogyne qu'il y paraît. En tous cas quand Blier s'y met on a toutes les chances de se trouver confronter à du lourd. C'est une nouvelle fois vrai même si le film au final reste inégal avec notamment ce dernier tiers qui se perd dans un délire désorientant et qui manque de souffle. On a un peu l'impression d'une fuite en avant éperdue et un peu pathétique. Comme si la motivation de réaliser ce film avait finalement perdue de sa substance. Alors pour finir B. Blier a semblé tenter le tout pour le tout quitte à à tomber dans un délire caricaturale et désespéré. Mais avant cette perte de rythme on tutoie les anges ! Décors superbes, cadre précis et efficace. Surtout dialogues ciselés, percutants, parfois poétiques, souvent fleuris, et d'une exquise irrévérence, que Jean Pierre Marielle, Jean Rochefort et une pléiade de second rôles fabuleux font vivre avec un talent époustouflant, si singulier et si rare. Le casting c'est d'ailleurs, avec les dialogues, l'autre grande force du film. Pas parce que les noms sont prestigieux, prometteurs ou font référence à des films d'anthologie (les tontons flingueurs ou le cave se rebiffe). Simplement parce que les acteurs dans leur grande majorité sont à tomber. Bernard Blier est irrésistible en curé rougeaud, Claude Piéplu dans un élan de grâce nous raconte le maquis comme personne. Brigitte Fossey est troublante et presque flippante. Et comment ne pas parler de Dora Doll et de sa gouaille de 'pitaine que
On est en 1976 et dans les années 70, le cinéma pouvait se permettre beaucoup de choses en terme de mœurs. De nos jours, ce film serait tout bonnement impossible. Paradoxe de la soi-disant évolution sociétale. Voilà 45 ans que "Calmos" est sorti, retraçant les pérégrinations de deux quarantenaires qui veulent juste être peinards, loin des femmes, des emmerdements, de la ville et des casse-couilles en tout genre. Un seul mot d'ordre ; la bonne chère. Ce long métrage n'est absolument pas misogyne (je repense à la scène des femmes militaires justement), ceux qui l'ont taxé de tel se trompent complètement. Il est question de deux compères qui veulent la paix et vivre comme bon leur semble, sans devoir quoi que ce soit à personne.
Au final, un film frais, tirant sur la ficelle de l'absurde, de l'humour noir et traitant surtout de la liberté de choisir ce qui nous rend bien.
À prendre au vingtième degrés évidemment, des répliques bien senti, des situations loufoque, une histoire abracadabrantesque et des acteurs géniaux. Un voyage en absurdie et où l'ont va au bout du délire quitte à en faire trop mais c'est pour ça que ça marche. Une très bonne comédie et une fable grivoise qui à du cachet. Féministe s'abstenir... Quoique...
Quel navet ! Outre des acteurs formidables et un début fabuleux, le film devient d'une médiocre absurdité, vulgaire au possible et sans morales à part une certaine misogynie qui dépeint la femme comme une vamp et l'homme un esclave sexuel. Juste Nullos !