En acceptant l'idée que l'on ne va pas voir un chef-d'œuvre du cinéma, Dunston nous fait passer un moment agréable, sans prise de tête. L'humour étant enfantin car le public-cible est ces derniers, je n'ai pas ri à m'en briser une côte, mais souri souvent, oui, très facilement tant les gags affluent et les acteurs s'amusent. Tous jouent sans trop de difficultés (bravo aux très jeunes acteurs !) et avec une folie furieuse apparemment contagieuse (il faut voir Jason Alexander et Rupert Everett se battre à coup de fouet de cuisine et de louche ! Ou encore ce même Alexander qui passe avec l'orang-outang Dunston sur la tête en hurlant et en gesticulant derrière des mamies qui ne le voient pas... Délicieux !). Rupert Everett a été ma motivation à voir le film, et son jeu hystérique vaut le détour (comme d'habitude, vous excuserez ma partialité coupable). Paul Rubbens (notre cher Pee-wee) et Glenn Shaddix (Jurassic Park) sont aussi parfaits pour les gags "tarte à la crème" qui abondent dans le film. Cela conviendra davantage aux enfants (ou aux fans des acteurs parmi lesquels je me reconnais, je l'avoue volontiers), mais les adultes ne s'ennuieront pas devant Dunston, surtout grâce à la folie régnante par moments ! Frais, très "tarte à la crème", mais plaisant et divertissant.
Ce film du milieu des années 90 est dans la lignée des films familiaux de l'époque, comme "Beethoven" ou "L'incroyable Voyage". Il met en scène un jeune orang-outan au sein d'un palace, qui va devenir le meilleur ami du fils du gérant de l'hôtel. Toute une petite histoire est construite autour, avec beaucoup d'humour, et évidemment le singe s'en donne à coeur joie pour faire des grimaces et autres singeries. La réalisation est bonne, tout comme la musique et le jeu comique des acteurs. Les enfants qui ont vu ce film à l'époque n'ont pas pu l'oublier, car il est réussi. C'était l'époque où les productions mettaient les moyens dans les films familiaux.