Quand Tarantino et Rodriguez refont l'histoire du cinéma avec des bières et des crocs
Quand tu débarques dans un bar mexicain qui ressemble à une fusion entre un clip de ZZ Top et un rêve mouillé de biker, tu sais déjà que ça va mal finir. Dans Une Nuit en Enfer, ce bar de l’enfer (littéralement) sert de théâtre à une explosion de violence aussi gratuite qu’un épisode de South Park sous cocaïne. Les frères Gecko, joués par un George Clooney en mode badass tatoué et un Quentin Tarantino qui joue... Quentin Tarantino (un peu flippant, donc), pensent avoir trouvé leur havre de paix. Spoiler : ils ont surtout trouvé la salle d’attente pour les urgences.
Le génie du film, c’est son grand écart frontal entre Reservoir Dogs et un épisode hardcore de Buffy contre les vampires. Pendant une heure, on te balade avec des dialogues ciselés à l’acide et des plans ultra-violents où Clooney se balade avec un flingue comme si c’était une extension de son bras. Et puis, BAM, twist du siècle : bienvenue chez les vampires. Oui, ces trucs suceurs de sang qui transforment ton road movie en Evil Dead sous stéroïdes. Rodriguez et Tarantino te prennent par surprise, et tu ne t’en remets pas.
George Clooney en chef de gang sarcastique, c’est Noël avant l’heure. Ce mec peut te vendre une scène où il tue quelqu’un avec une poêle à frire et tu dirais merci. À ses côtés, Quentin Tarantino incarne un psychopathe gênant, le genre de mec qui ferait passer Hannibal Lecter pour un gars fréquentable. Et on ne peut pas parler du casting sans mentionner Salma Hayek, qui enflamme littéralement l’écran en dansant avec un serpent. Après cette scène, plus personne ne regardera les reptiles de la même façon.
Si le sang était un personnage, il aurait un rôle principal ici. Entre les giclées dignes d’un Tarantino en transe et les bastons dignes d’un jeu vidéo ultra-violent, Une Nuit en Enfer te colle au siège avec son cocktail explosif de gore et d’humour noir. C’est moche, c’est sale, mais c’est tellement jouissif que tu ne peux pas t’empêcher de sourire.
Les vampires de Rodriguez, ce ne sont pas les trucs scintillants qu’on trouve dans Twilight. Ici, on parle de monstres baveux et déglingués, des vrais, qui te rappellent pourquoi tu n’as pas envie de vivre éternellement. En utilisant les codes du genre pour les exploser à coups de santiags, Rodriguez réussit un mix improbable entre horreur et comédie, comme si Dracula s’était invité à une fête foraine mexicaine.
Une Nuit en Enfer, c’est un chef-d’œuvre de la série B assumée, un trip hallucinant qui ne se prend jamais au sérieux. Entre dialogues cultes, scènes mémorables et twist improbable, c’est le genre de film qui te rappelle pourquoi le cinéma peut être aussi fun qu’une virée en montagne russe. Si tu n’as pas encore vu ce monument, fonce, parce que rester à l’écart, c’est comme refuser une bière gratuite au Titty Twister : totalement impardonnable.
Plus de critiques sur https://www.instagram.com/oni_s_reviews/?hl=fr