Ne vous y trompez pas, Dingo est un personnage célèbre du monde Disney. Et à Dingo, on lui a octroyé une nouvelle famille pour faire de nouvelles séquelles sur le chien gaffeur. Cela est-il le signe que Disney était alors en panne de nouvelles idées ? Allez savoir, mais c’est ce qui explique de façon très hypothétique que "Dingo et Max" ne fait pas partie des grands classiques des studios de l’oncle Walt. C’est même ce que j’aurai tendance à appeler un film d’animation "discount". Les dessins sont relativement éloignés de ce à quoi ont pu nous habituer les artistes disneyens. L’animation est correcte, surtout en ce qui concerne les personnages au premier plan. Pour ce qui est de ceux qui sont en arrière-plan… excusez-moi mais c’est plutôt statique, et les décors du fond pas vraiment soignés. Pour ce qui est du scénario, il est intéressant de voir comment on peut resserrer les liens entre un parent et un enfant
(en l’occurrence entre un père et son fils)
, façon road movie mené à un rythme soutenu. Evidemment, on pardonnera aisément les nombreuses incohérences et la naïveté qui parsèment cette réalisation, étant donné que c’est un film d’animation doté d’un débat sur les choses essentielles, comme les studios Disney nous ont pris l'habitude de nous servir. Le rythme est mené à un train d’enfer par le biais de nombreux supports musicaux, parfois chantés. Moi je dis qu’il y en a trop. Cela dit, on dénombre quelques situations bien marrantes : il n’y a qu’à voir l’expression des visages de Dingo et de Max quand ils se disputent la radio, ou encore la scène où le monstre se trémousse sur "Stayin’ alive" qui vaut aussi son pesant de cacahuètes
(à condition toutefois d’occulter le fait que le Yéti se trouve aux Etats-Unis… quoique… en pliant bien la carte, ça peut marcher…)
. Eh bien c’est cela qu’on aime chez Disney, quel que soit le long métrage : l’expression donnée aux personnages. A son niveau, "Dingo et Max" a contribué à l’idée reçue que les films d’animation n’étaient faits que pour les enfants. Pour celui-là, c’est un peu vrai : nos chérubins devraient y trouver largement leur compte, entre l’esthétique très colorée, le rythme, les bébés pris en photo, les gags, et… le swing ! "Dingo et Max" devrait constituer un petit cadeau de Noël sympathique pour eux, mais aussi pour le portefeuille des parents, d’autant plus que le sujet est intergénérationnel et toujours d’actualité, avec en prime un retour en arrière savoureux pour ceux qui sont plus ou moins en quête de nostalgie ou qui sont à la recherche d’outils pour se rapprocher de leur(s) enfant(s).