Les Chiens de paille
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3,9
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232 critiques spectateurs

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bobmorane63
bobmorane63

250 abonnés 2 239 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2009
Une oeuvre malsaine et violente signé Sam Peckinpah!!! Je me suis acheté le DVD à 3 Euros par curiosité car j'avais bien aimé "La horde sauvage" du meme réalisateur qu'ici et qu'en plus, il y a Dustin Hoffman en tete d'affiche donc pourquoi pas. La violence est à la réputation du cinéma du metteur en scène mais ce film n'est pas à mettre sous les yeux des personnes sensibles et encore moins les femmes fragiles car il y a une scène de viol collectif qui met le spectateur mal à l'aise. Un couple emmenage dans une ferme au pays de l'Angleterre mais acceuillit froidement par un voisinage et des gens du coin assez bizzares dont, par ailleurs, l'un d'eux a été l'amant de la femme. Des attitudes étranges chez les personnages de ce film auquel on se pose beaucoup de questions durant tout le long métrage et une fin d'une demi heure assez clostrophobe et violente. Peckinpah déstabilise le spectateur et fait sa réputation de cinéma violent tout au long de sa carrière. Dustin Hoffman est excellent tout comme Susan George à la beautée veinéneuse. A voir mais avec avertissement.
halou
halou

155 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juillet 2013
Réalisation bancale par moment mais une réelle tension montante tout au long du film avec un côté malsain bien retranscrit à l'écran. L'effet recherché est donc bien là tout comme la démonstration de la thèse du réalisateur mais d'autres œuvres ont été plus percutantes sur le sujet . On note encore une belle performance de Hoffman qui prouve de nouveau sa capacité à fusionner avec ses rôles.
Grouchy
Grouchy

144 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mai 2013
Comptant parmi les trois grands films qui propagèrent l'ultra-violence au cinéma américain des années 70, l'oeuvre de Peckinpah est une exception et une surprise parmi sa filmographie qui contenait beaucoup de westerns. Ici il traite de la montée de la violence dans un coin perdu d'Angleterre, où tout modernisme manque et où un aspect primitif et médiéval est présent : les paysans sont une horde de malades mentaux ivrognes, pulsionnels et stupides, et le couple semble être le seul à être doté de raison ( symbolisé par le métier de mathématicien ). Le mari est la première victime du film, subissant les moqueries des paysans et sa femme qui le pousse à agir. L'assaut final est un rappel de l'attaque d'un château-fort, par l'emploi de l'huile bouillante, les pièges ( Amy se cogne le genou contre une table : piège employé dans les murailles des forteresses plongées dans l'obscurité ) et le pillage de la basse-cour ( veranda, garage ) et les envois d'animaux malsains ( les rats ). On retrouve les aspects du cinéma de Peckinpah, à savoir le montage, qui traduit le traumatisme et les idées pulsionnelles en des plans d'un millième de seconde. Son film est très riche, symbolisateur, dérangeant même si on préfère ses westerns.
GéDéon
GéDéon

143 abonnés 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 août 2025
Pour la première fois de sa carrière, Sam Peckinpah délaisse le genre western pour livrer une histoire contemporaine prenant place dans la campagne anglaise. Venu s’installer dans une ferme isolée, un jeune couple découvre l’hostilité des villageois. D’abord moqués puis harcelés, ils subissent la jalousie d’autochtones abreuvés de bêtise et d’alcool. Vivement controversé à sa sortie en 1971 ( spoiler: en raison notamment de l’éprouvante scène du viol
), ce film aborde de manière frontale la question de l'autodéfense. A l’image du personnage principal (Dustin Hoffman) profondément pacifique et lâche, l’instinct de survie peut conduire à commettre des actes d’une extrême violence. Cette férocité enfouie fait-elle partie de la nature humaine ? Bref, le réalisateur donne ici une vision incandescente de la bestialité qui sommeille en nous.
DarioFulci
DarioFulci

132 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mars 2011
En découvrant "Les chiens de paille", on saisit l'importance qu'il a eu sur des générations de cinéaste contemporains. Sa vision pessimiste de la nature humaine, violente quoiqu'il arrive et surtout lorsqu'elle est poussée dans ses retranchements, marque toujours autant. On ne peut qu'imaginer l'éléctro-choc lors de la sortie du film. Car en plus le film est vraiment violent. Une violence froide, loin des scènes gores d'aujourd'hui qui sont avant tout graphiques. Il s'agit ici d'une violence qui choque par l'acte. Et c'est tout l'art de Peckinpah de faire monter la tension crescendo du début jusqu'au final tétanisant. Le montage paralyse littéralement. Les émotions anxiogènes du héros contaminent implacablement le spectateur. Une peur qui se radicalise en haine brutale et irréfléchie. L'instinct prime finalement. Peckinpah impressionne et nous laisse bouche bée.
g0urAngA
g0urAngA

113 abonnés 1 735 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 août 2010
Quelle claque ! Pour un film du début des années 70, la réalisation est de toute beauté, remplie d'ingéniosité et d'originalité. Les acteurs eux aussi sont très bien et renforce encore plus le malaise présent avec le fabuleux travail encore de Peckinpah. Doté d'une ambiance malsaine pendant tout le film, Les Chins de paille est surement l'un des survival les plus réussis des années 70...
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 septembre 2014
Un film assez terrifiant, toujours sur le fl du rasoir où la pression finit par faire exploser un scénario sauvage et glaçant. Sam Peckinpah choisit d'inscrire son film dans une bourgade anglaise à l'histoire lourde et à la consanguinité certainement répandue. On se retrouve donc dans un endroit furieusement bizarre, où les regards en coin sont la norme et où on se dit que, même pour le grand air, on irait jamais se paumer. Les habitants du village sont des caricatures terrifiantes dont on sait qu'il ne peut rien émaner de bien bon. En regard, les personnages de Dustin Hoffman et Susan George sont agaçants et prétentieusement citadins et on se dit que la rencontre des deux va faire des étincelles. Bref, le film est en permanence dans une tension assez incroyable et on se dit que fatalement le tout va dégénérer, et ça ne rate pas. La violence se déchaîne donc, les regards deviennent plus fous, les esprits dérapent et le film nous entraîne dans un torrent de violence dérangeant. Bref un film sensoriel où on a les tripes en émoi et l'esprit aux aguets, ce qui n'est pas déplaisant.
cris11
cris11

75 abonnés 970 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 décembre 2012
Un grand film d'une grande violence (bien plus psychologique que physique). Le film est impressionnant et donne un peu le ton dès les premières secondes du film. C'est un film très prenant, et étouffant faisant également beaucoup réfléchir sur pas mal de sujet, et notamment le fond de violence existant en chaque être humain. C'est sur ce point que le film est extrêmement intéressant car Peckinpah met en scène un personnage qui est timide et pacifique, et il pousse jusque dans ses plus profonds retranchements jusqu'à l'explosion de violence qu'il ne soupçonnait pas lui-même. Le rôle de sa femme est également très ambiguë et c'est presque si on se demande si on doit avoir de l'empathie ou non pour elle, alors qu'elle est quand même la principale victime du film. La façon de montrer son personnage, de manière un peu misogyne, renforce ce sentiment. Concernant les acteurs, ils sont vraiment excellents avec Susan George excellente, très expressive et particulièrement belle, et un Dustin Hoffman qui montre une fois de plus quel immense acteur il est en se montrant aussi bien réservé et presque lâche derrière ses grandes lunettes, mais aussi particulièrement inquiétant, menaçant et bestial, dans ce rôle pris au piège dans un étau, avec d'un côté sa femme, et de l'autre, les provocations des habitants. J'enlève cependant une demi étoile pour quelques clichés un peu trop prononcés concernant les villageois la façon de présenter le personnage de Susan George, ainsi que la dernière réplique du film qui laisse quelques interrogations que je n'aime pas trop.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 juillet 2018
Je n’ai pas du tout accroché avec ce film, qui ne fait que préparer son moment de bravoure pendant près d’une heure et demie. Le montage est très pénible dans ses expérimentations (surtout quand il sert à esthétiser une scène de viol). La scène finale est évidemment un sommet de tension et de suspense, mais dans le genre, je préfère L’Assaut de Carpenter (vu la veille), qui assume le pur spectacle, plutôt que ce film qui livre un éloge assez douteux du sang et des larmes, comme le fera plus tard David Fincher dans Panic room (même sourire satisfait de Dustin Hoffman et de Jodie Foster à la fin du film).
Jipis
Jipis

45 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juin 2012
Pour combattre les loups il faut être soi-même un loup.

" Les chiens de paille" est un brûlot abject. Un retour aux sources très violent vers une perversité de terroir oubliée le temps d'une délocalisation.

Seule la verdure de ce site campagnard est apaisante. Le reste n'est qu'une débauche ancestrale décadente d'esprits réactivée par le comportement aguichant et immature d'une autochtone de retour sur les terres d'un site animalier.

Le besoin d'être traitée virilement est flagrant de la part d'une jeune fille s'estimant délaissée par un mari un peu trop puritain préférant les attraits de la formule mathématique.

Un homme simple, naif et inoffensif quitte une violence quotidienne pour la récupérer de manière encore plus brutale sur un site analphabète et avinée dont il devra s'inspirer pour survivre.

Au début des années soixante dix l'apparition de cet opus nauséabond est une véritable bombe. Une férocité méconnue sur grand écran apparaît soutenue par des images insoutenables.

« Les chiens de paille » dénonce le désœuvrement d'une faune locale dont les uniques perceptions sont la violence, la bière et la fesse.

Un regard effaré devant des comportements de chimpanzés passe du statut de victime à celui de séquestré combatif en s'inspirant des concepts de l'auto-défense.

La très éprouvante scène du « viol » est une montée chromatique partant de la répugnance en passant par la révolte, la soumission et le consentement.

En ces lieux désertés par la douceur tout passe par la force et cette force apporte du plaisir.
cinephile74
cinephile74

21 abonnés 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2011
Souvent catalogué comme le "cinéaste de la violence", Peckinpah livre avec "Strawdogs" son film le plus viscéral. Une analyse intéressante sur l'aliénation.
thrashiffanneau
thrashiffanneau

23 abonnés 214 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 mars 2019
Environnement peu rassurant et désert, un couple gentillet américanisé et des autochtones pouilleux avec un concept ambigu de la civilisation, on s’attend à un film porté sur un conflit entre ces deux camps ! Eh bien c’est le cas, du début jusqu’aux 30 dernières minutes, une certaine tension se dégage du film, entre la scène du chat tué, les charpentiers qui complotent avec leur rire machiavélique, les clients du bar trop méfiant : la mise en scène en est pour beaucoup, ou même tout simplement la faiblesse de Hoffman qui nous laisse présager d’une vulnérabilité qui laisserait amener à un scénario à la « funny games » ou « i spit on your grave » si on se fit au viol de la compagne de Hoffman ! Mais ce n’est pas le cas, la dernière demi-heure triple d’intensité où Hoffman décuple ses forces pour nous offrir un retournement de situation jouissif et prenant (l’intensité du montage avec des champs/contre-champ nerveux, le jeu d’acteur plus que convaincant de Hoffman, le grand angle utilisé sur les visages des antagonistes pour illustrer leur folie furieuse...) Peckinpah nous livre un thriller au scénario et images poignantes qui prouve qu’un simple dépaysement et une certaine xénophobie sans en faire trop suffit à instaurer une ambiance lourde, stressante pour nous tenir en haleine jusqu’au bout ! Un chef-d’œuvre du cinéma et du genre du thriller tout simplement !
Roub E.

1 324 abonnés 5 422 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juillet 2015
Un film qui me pose problème. Problème quand au message qu il laisse au final et une scène de viol plus qu ambiguë qui a créé chez moi un véritable malaise. On a ici une réflection sur la violence et sur l intervention en cas de conflit. En effet le personnage de David foncièrement non violent quitte les États Unis ou il ne se sent plus à l aise pour vivre dans la campagne anglaise avec son épouse. Mais la ils vont vite être victimes de provocations de plus en plus graves de la part d autochtones ravagés par la bêtise et la bière. En n agissant pas David va laisser la porte ouverte à l irréparable et va devoir finir par agir et répondre lui même pas la violence. La question est intéressante et il faut reconnaître à Peckinpah un savoir faire qui sort de l ordinaire dans la fantastique dernière partie angoissante, violente, troublante. Seulement comme je le disais le tout final donne l'impression de justifier cette violence comme si elle était libératrice et la seule voie à suivre; brillant mais gênant.
Shephard69

411 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 août 2017
Jusqu'à aujourd'hui, de Sam Peckinpah je n'avais vu que "Le guet-apens" et l'OVNI "Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia". Un film à mi-chemin entre "Delivrance" de John Boorman pour sa peinture d'une ruralité rustre, brutale et "Orange mécanique" pour sa réflexion autour de l'ultra-violence, le sens esthétique de Stanley Kubrick en moins pour une vision plus crue, réaliste, un peu trop complaisante par moments mais qui aborde d'autres sujets comme le silence, la permissivité, la lâcheté. Un long-métrage qui prend son temps pour installer son ambiance, laissant la tension monter petit à petit pour un final grandiose, paroxysmique, d'une puissance peu commune. Dustin Hoffman, dans un rôle plus physique de ses habitudes, est exceptionnel, impressionnant. Une oeuvre dont on ne sort pas indemne, marquant et remarquable.
Xavi_de_Paris

370 abonnés 2 860 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 janvier 2015
Un film à l'atmosphère très particulière, dérangeante diraient certains. "Les chiens de paille" doit une grande part de sa réussite à une mise en scène épurée mais efficace. La montée en tension est très progressive, mais atteint un paroxysme hallucinant. Dustin Hoffman est impeccable dans le rôle d'un mec normal poussé à bout par d'inquiétants villageois.
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