Les Chiens de paille
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232 critiques spectateurs

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Jérôme H
Jérôme H

208 abonnés 2 295 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2008
Direct et crue, ce film nous renvoit les choix envers la violence et souvent la facilité de prendre également les armes.
Dustin Hoffman est loin de ses meilleurs perfs mais le climat générale du film rattrape les défauts de justesse.
A voir pour cette monter de violence et le traitement de la femme au milieu du combat de coq.
real-disciple
real-disciple

114 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2011
Les Chiens de paille est un film dans la lignée de Délivrance c'est à dire où l'on ressent un malaise qui ne disparaît jamais du film ce qui est déjà un exploit, sans parler du réalisme saisissant, je fais bien sûr allusion à diverses scènes dont la plus marquante, l'insoutenable viol qui est une violence physique intense. Dustin Hoffman est impeccable en sorte d'intello qui va aller au plus profond de ses retranchements quitte à violer ses principes pour prouver son courage et utiliser ses pièges à bon escient. Susan George est surprenante en femme brisée. Un grand coup de maître de Peckinpah qui sort de la voie du western, pour nous amener à réfléchir sur l'instinct animal qui nous habite, comment on peut devenir aussi dangereux que l'autre, et puis aussi il faut parler de la mise en scène, travaillée, qui peint les personnages rapidemment et le décor malsain des lieux, sorte de campagne où habitent des gens vivant dans une violence non cachée. C'est un film vraiment impressionant, les années 70 ont eu de sacrés fleurons.
belo28
belo28

84 abonnés 1 130 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2010
Certes beaucoup moins connu du grand public que l'est Orange Mécanique de Kubrick ce film là n'en reste pas moins une réfléxion tout aussi dérangeante sur la violence! Celui ci se démarque de son homologue en ancrant son histoire dans un monde résolument réaliste ce qui prend plus d'ampleur encore! Et surtout il place le spectateur dans la très désagréable impression d'etre un voyeur car il en sait toujours plus que le personnage principal qui veut se prendre pour un héros!
Dynastar21
Dynastar21

40 abonnés 439 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 juin 2011
Très impressionnant comme film. Le sujet de la violence est un sujet complexe à traiter et ici il l'est d'une façon très spéciale. Contrairement à Orange Mécanique qui lui traite d'une façon "décalée" et plus "philosophique", Sam Peckinpah choisit lui de traiter le film à la manière d'un survival ou d'un film d'horreur ... En effet, après une petite heure ou le film est calme et ou le cadre est posé, tout s'emballe et la dernière demi-heure du film est ahurissante. On a à faire à une violence physique mais aussi psychologique, on sent que l'étranger (le personnage joué par Dustin Hoffman) et sa femme sont mal-vus par la population locale. On sent que l'ambiance est électrique, tendue depuis le début. C'est un évènement parallèle qui va venir déclencher le déferlement de violence. En voulant récupérer un villageois qui aurait (il l'a fait) du mal à une enfant du village, chez l'étranger (qui l'a recueilli, car il a eu un accident avec sa voiture et la personne en question), les autres villageois vont devenir fou et ça va mal tourner. La réalisation est efficace et les plans de caméra sont soigneusement choisis pour faire monter la pression et l'ambiance jusqu'à l'apothéose du film. La scène de viol nous mets mal à l'aise et est insoutenable. Ce qui est frappant c'est que le personnage joué par Dustin Hoffman ne sait pas que sa femme a été violée et donc quand il la défend à la fin du film, ce n'est pas de la vengeance mais un véritable instinct de survie, un instinct animal qui le pousse à tuer ou villageois l'un après l'autre. La violence est donc montrée sous différentes formes, physique, sexuelle, psychologique et enfin morale. On est à mal à l'aise tout le long du film et c'est filmé avec tellement de réalisme, que le film nous fait réfléchir longtemps. Pour finir, on assiste à une dernière réplique très inattendue et qui clôt le film. Malgré quelques longueurs par ci, par la, le réalisateur nous offre un grand film à l'ambiance dérangeante et qui fait réfléchir. Je pense qu'il égale ou dépasse même Orange Mécanique, le grand film de Stanley Kubrick. Sam Peckinpah est assurément un grand réalisateur. Très bon.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 janvier 2012
"Les Chiens de paille" fait partie de ces films des années 70 traitant de l'ultra-violence, aux côtés de "Delivrance" et "Orange Mécanique". Plus près du premier, le film de Peckinpah n'est pas agréable à regarder. A ce niveau là, la forme s'adapte au fond : l'image est un peu dégueulasse, le montage est par moments très saccadé, les plans à l'intérieur de la maison à la fin du film sont débullés, contribuant à une sensation de malaise qui envahit réellement le spectateur. Là où Kubrick magnifie ironiquement la violence sur du Beethoven, Peckinpah nous la balance froidement à la figure. Le personnage incarné par Dustin Hoffman est assez fascinant d'obstination : s'accrochant à ses principes, il sera amené à les renier de la pire des manières. Il est toujours intéressant de voir ce que l'être humain peut faire d'abject, même s'il faut bien reconnaître que les raccourcis scénaristiques le permettant ici laissent songeurs tellement ils sont tirés par les cheveux. A voir autant pour ses qualités cinématographiques que pour ce que le film dit de son époque.
necrid
necrid

29 abonnés 1 211 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 juin 2010
L'histoire de ce jeune mathématicien venu s'exiler au fin fond de l'Angleterre avec sa femme donne vite lieu à une ambiance malsaine dès les premières scènes du film. La confrontation entre ce jeune couple et les habitants du village reste ambiguë et tourne vers la violence pure et dure. La violence on y vient car c'est le thème central du film : le personnage incarné par D. Hoffman va tout doucement y céder. La scène du viol est d'une intensité rare et très bien filmée. Le final atteint des summum grâce à une scène extrêmement longue et vraiment violente. Un film choc dans les années 70 qui a quand même un peu perdu de son impact au fil des années mais dont on peut encore se délecter sans problème.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 mars 2011
à ce jour le meilleur peckinpah porté par dustin hoffmann qui est génial dans ce film un superbe thriller " la scéne du viol est tout simplement une des plus choquante qu'il m'a été donné de voir j'entends la par sa violence psychologique et non visuel "
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 août 2013
Il est certain que pour l'époque, le film a du enclencher un tas de polémiques n raison de sa violence et de sa justification de l'auto-défense. Il n'en demeure pas moins que l’œuvre de Peckinpah a bien vieilli, et qu'elle n'est pas exempte de défauts. La première moitié tire en longueur, le rapport entre le couple principal est difficile à concevoir (l'intellectuel un peu lâche et la blonde idiote provocante ont peu de chance de se rencontrer). En ce sens, "Orange Mécanique" a bien mieux résisté à l'âge que "les chiens de paille". ..
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 juillet 2019
Je n'avais pas vu le film mythique à sa sortie il y a près de cinquante ans. Pour moi, cela a été un choc comme pour la majorité des spectateurs. Ce film met en scène la violence pure et la dénonce constamment. Parfaitement interprété et filmé, on n'a pas une minute pour respirer .D'autant plus que la progression est assez lente et subtile et que l'on s'attache aux personnages tous complexes en essayant de les décrypter.
Grâce à une bourse, le jeune astronome américain Summer (Dustin Hoffman, jamais aussi perdu dans ses idées), vient se concentrer sur ses recherches en maths dans un coin paumé de Cornouailles. Il habite une ferme éloignée d'un petit village avec sa femme Amy (magnifique Susan George qu'on n'a pas assez vu au cinéma ensuite). Amy reproche à Summer sa lâcheté (politique et aussi sexuelle), son manque d'attention pour elle et son incapacité à la rendre heureuse.
Elle est originaire du coin. Summer demande à quatre ouvriers de venir réparer son garage. Parmi eux l'ancien ami de sa femme et trois autres types bizarres qui se moquent de Summer et ne fichent pas grand chose de la journée.
De provoc en provoc, pendant que Summer est à une chasse crée par eux, deux des ouvriers reviennent à la ferme et violent Amy. Summer les chasse mais ne fait rien d'autre.
spoiler: Un soir, Summer, déjà détesté partout, a le malheur, au pub, de prendre la défense de l'idiot du village accusé de meurtre et de le recueillir dans la ferme. Les quatre gars du village, saouls et lourdement armés décident d'attaquer la ferme pour lyncher le pauvre gars. [spoiler]C'est alors que le film dérape. Summer s'énerve, devient soudain plus violent encore que les lyncheurs, il prend ce qu'il a sous la main et, avec l'aide d'Amy, il en tue un puis les trois autres.

Ce film hyperviolent a donné lieu en 71 à une polémique terrible où Peckinpah, l'auteur, a été classé comme sadique, misogyne, machiste et fasciste. Rien de moins.[/spoiler]
Ce n'est pas mon avis (ni celui de Dustin Hoffman). Il faut revoir Les Chiens de Paille (Straw Dogs) en détail pour recevoir cette claque et y réfléchir longuement ensuite. (notamment en pensant aussi à The Visitors de Kazan, 1972)
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2024
Dans la veine de Getaway un film sur la violence imposée par les circonstances. La décomposition sociale dans une petite ville anglaise où une bande de dégénèrés impose une situation de barbarie face à laquelle un intellectuel pacifique est amené à utiliser les mêmes armes. Peckinpah a su imposer une pesanteur qu'il a progressivement développée jusqu'à son point ultime.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 24 décembre 2014
Le film est à l’image de son réalisateur, bordélique oui, destructeur oui, mais complètement maîtrisé et avec un réel propos. Un couple d’américains arrive dans un village isolé de la Cornouailles. Ils ont fui l’Amérique pour une raison obscure. De plus, la femme veut retrouver son village natal. Lui est mathématicien, cartésien, travailleur et très humain. Tout le contraire d’elle qui est frivole, provocatrice, paradoxale et souvent irritante. Ils vont se frotter très tôt à la violence de ce village isolé où les étranges villageois semblent n’en faire qu’à leur tête (on ne dirait pas un western ?), armé de fusils de chasse effrayants. Jusqu’à un final d’une puissance et d’une violence inouïe pour un film de ’71. C’est une des caractéristiques du cinéma de Peckinpah : la violence, des scènes finales dantesques. Et, baigné dans cette violence, David, le personnage de Dustin Hoffman, va lui aussi avoir recourir à cette violence qu’il condamnait jadis. Comme quoi, l’homme reste demeure un être violent livré à des instincts qui le dépasse. C’est la légitimité de la violence que Peckinpah excelle. Mais une violence répugnante et sale, on est loin de la violence ultra esthétisé d’un film de Sergio Leone ou d’un giallo. Le film est un crescendo ultra maîtrisée, sur la violence, la folie, le sexe aussi, qui est toujours au centre de ces frustrations.
Un film clairement dérangeant (un petit peu dans la lignée d’un Délivrance de Boorman), sale, mais puissant et qui ne s’oublie pas : c’est bien les caractéristiques d’un film réussi.
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2026
On a longtemps parlé des Chiens de paille comme d’un film sur la violence. C’est faux, ou insuffisant. Peckinpah ne filme pas la violence : il filme l’instant précis où un homme cesse de croire qu’il peut rester en dehors. Le film ne dit pas que la violence est inévitable. Il montre qu’elle est déjà là, socialement distribuée, prête à changer de mains. David Sumner arrive en Cornouailles avec l’arrogance douce des pacifistes abstraits. Il ne provoque pas, pense-t-il. Il ne participe pas. Il observe. Erreur fondamentale. Le film travaille ce malentendu avec une cruauté méthodique. Chaque regard apparemment neutre, chaque retrait poli, est perçu comme une insulte. Peckinpah ne cherche pas l’ambiguïté morale : il l’organise, il la fait fermenter. Ce qui rend Les Chiens de paille encore insupportable aujourd’hui, c’est son refus de toute pédagogie. Le film ne tranche pas, ne corrige pas, ne rassure pas. Il enferme le spectateur dans une situation où aucune position n’est propre. On peut condamner la violence finale, bien sûr. Mais Peckinpah prend soin de détruire toutes les issues morales avant d’y arriver. Le pacifisme intellectuel de David est vidé de sa superbe, non par argument, mais par pression. La mise en scène est sèche, presque sadique dans sa précision. Les cadres se referment, les corps sont toujours mal placés, les espaces domestiques deviennent des pièges. La maison, supposée refuge, est déjà un champ de bataille avant même le siège. Rien n’est défendu ici : ni le foyer, ni la communauté, ni l’homme civilisé. Le film a souvent été accusé de complaisance, notamment dans sa manière de filmer les humiliations et la sexualité. Ce malaise est réel. Mais il fait partie intégrante du projet : Les Chiens de paille ne cherche pas à être juste. Il cherche à être exact dans sa brutalité. Peckinpah ne moralise pas la violence ; il la retire à toute justification héroïque. Ce n’est pas un film confortable, ni même “important” au sens noble. C’est un film qui griffe. Qui oblige à regarder la part de brutalité contenue dans la posture de retrait elle-même. Un film qui dit, sans élégance : on ne sort jamais indemne du refus de choisir. Grand film inconfortable. Toujours dangereux. Toujours vivant.

Me retrouver sur YouTube avec @cinémasansfard pour d'autres critiques sensibles, sans concession !
ElAurens
ElAurens

91 abonnés 585 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 avril 2011
Quelle déception, je m'attendais à voir un très bon film et bien pour moi Les chiens de paille est tout le contraire. Je mets 2, mais par générosité, car je me suis quand même pas mal ennuyé, surtout dans la dernière partie, alors que c'est pourtant censé être la meilleure. Dustin Hoffman est très bon, mais les acteurs n'ont rien à voir dans ce que je reproche au film. Je n'ai pas aimé l'histoire, je la trouve inintéressante et la psychologie des personnages est vraiment naze. Le personnage de la copine de Dustin Hoffman en est le parfait exemple, elle semble traumatiser par le viol (scène que j'ai senti venir dès le plan sur sa poitrine dans les trois premières minutes du film avec les habitants la regardant et dans d'autres scènes après, niveau suspens on repassera), alors qu'elle ne demandait que ça, c'est assez explicite dans le film. Alors, je ne vais pas dire que ce film m'a dérangé, parce que ce n'est pas le cas, mais il y a des films violents avec plus ou moins les mêmes thèmes abordés, qui ont été traités beaucoup mieux. D'ailleurs Orange Mécanique est sortit à la même période, mais avec le fait qu'ils sont tous les deux violents, ce sont les seuls points communs entre les deux, car à tous les niveaux le film de Kubrick est supérieur, à commencer par la critique de la société. Je n'ai pas trouvé de but à ce film, on balance une histoire (chiante qui plus est) et c'est tout, qu'a voulu dire Peckinpah, rien en fait à par qu'un type d'apparence tranquille peut se transformer en brute en cas extrême, mouais. Des films comme Guet-apens, Major Dundee ou encore La horde sauvage m'ont beaucoup plu, mais celui-là absolument pas, sa réputation de chef-d'œuvre me fait beaucoup rire, parmi ceux que j'ai vu, c'est pour l'instant le plus mauvais film de ce réalisateur.
Claricewins
Claricewins

89 abonnés 1 053 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 septembre 2010
On sent la tension dès le début, tous ces habitants qui ont les yeux rivés sur les nouveaux arrivants vous mettent la chair de poule d'emblée. La tension monte ensuite crescendo, jusqu'à sa libération, dans cette prise d'assaut de la maison, où Dustin Hoffman deviens littéralement terrifiant (certains de ses regards vont glacent). Pas mal de violence, certes, mais on a vu pire dans un film. Là, le réalisateur a réussi à trouver une certaine mesure. Le couple d'acteurs est parfait, la réalisation est originale et bien menée. Film trop méconnu, et qu'il faut voir à tout prix !
Niko0982
Niko0982

77 abonnés 1 331 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 avril 2008
Vraiment très spécial mais extremement bien réalisé. Ce film dérange et Sam Peckinpah nous prouve là qu'il est un très grand réalisateur. Dustin Hoffmann est également excellent dans ce film.
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