Les Chiens de paille
Note moyenne
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232 critiques spectateurs

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il_Ricordo
il_Ricordo

119 abonnés 407 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2011
Le meilleur film de Peckinpah pue l'alcool et la cocaïne, et est pourtant maîtrisé quasiment à la perfection. L'ultra-violence de ce film dépasse presque celle d'Orange mécanique. Sadique et répugnant, ce film abuse des images crues, d'un viol particulièrement ignoble à un étranglement involontaire par un irresponsable. Peckinpah n'épargne personne, ni ses personnages, ni son spectateur. Assistant à la transformation du paisible prof de maths Dustin Hoffman en vengeur assoiffé de sang, ce spectateur ne peut nier son plaisir pervers à admirer le flot de violences et d'insanités déversées dans chacune des scènes. Incroyablement malsain, mais puissant. Et de beaux paysages d'Irlande apporte au récit un contraste de tranquillité et de chaleur.
Trelkovsky
Trelkovsky

85 abonnés 264 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2010
Il ne doit pas exister beaucoup de films ayant une vision aussi sombre de l'Homme. C'est bien simple : Sam Peckinpah montre que même l'individu le plus civilisé (David, mathématicien, interprété avec force et finesse par Dustin Hoffman) finit par devoir s'animaliser pour survivre ... Le propos est très dérangeant, certes. Mais terriblement pertinent. La violence est-elle une nécessité ? Est-ce que la "diplomatie" est utile ? La réponse de Peckinpah est claire : il suffit de voir jusqu'où devra aller David pour pouvoir subsister ... Mais ce qui rend peut être "Les chiens de paille" encore plus frappant, c'est l'effet qu'il produit sur le spectateur. Lors de la dernière partie du film, c'es l'explosition de violence (la mise en scène atteint-là le paroxysme de sa puissance) : l'effet catharsique s'opère "merveilleusement" bien. Le spectateur s'animaliserait-il ? En tous cas, une chose est sûre : il faut qu'il soit armé d'une vision bien lucide de l'Homme pour voir qu'il s'agit d'un grand film. Même si ... on pourra toujours émettre des réserve sur la fameuse scène de viol. Terrible faute de goût ? Tentative réussie d'ajouter à la complexité des personnages ? A chacun d'en juger.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 octobre 2010
Straw Dogs de Sam Peckinpah est un déchaînement de violence. Un film noir et brutal où il devient impossible de le décrocher à partir du moment où le chat de notre jeune couple (D. Hoffman et S.George), fraîchement installé en Angleterre, subit un sort tragique; à partir de ce moment le film envoûte son spectateur. Puis on commence à bien connaître et à cerner, au fur et à mesure de l'avancée du film, les personnes construisant le toit du garage de notre couple en question... Puis le film se termine par un dénouement inoubliable (de part sa force) pour tout personne l'ayant vu. Les Chiens de paille ne laisse aucun spectateur indifférent.
tietie007
tietie007

48 abonnés 161 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 février 2007
Dès la scène d'ouverture, avec un gros plan sur la poitrine de Susan George, la problématique du film est posée. Le désir sexuel et la violence qu'il peut générer sera le thème du film ! Ce jeune couple citadin qui se confronte à l'Angleterre rurale, puritaine, où sourd une violence sous-jacente. La belle Amy va attiser le désir des hommes de ce bled paumé et va déchaîner la violence. A noter la misogynie de Peckinpah qui montre les femmes comme de purs objets sexuels, incapables de se maîtriser et ensorcelant les hommes ...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 juin 2011
Le cinéma des années 70 se lâchait et pouvait aborder le thème de la violence sous tous les angles et sous toutes les coutures. Comme dans Massacre à la Tronçonneuse, Orange Mécanique ou Délivrance, Les Chiens de Paille peignait l'image de la violence à sa façon. Le récit est similaire à Délivrance, il raconte comment un homme normal peut être retranché dans une folie meurtrière. Voilà donc l'histoire d'un gentil professeur d'astrophysique un peu coincé et extrêmement poli qui emménage dans la ville natale de sa femme avec celle-ci qui, avouons le, aime se faire remarquer. Dustin Hoffman joue l'étranger et il est le seul vrai étranger dans toute cette histoire. Il doit supporter le regard des autres habitants sur son couple et il doit garder un oeil sur sa propre femme qui ne fait qu'attirer les regards des hommes du village sur elle. C'est donc l'histoire d'un homme seul, enfermé dans une spirale incontrôlable qui va ,à terme, le mener à la folie.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 septembre 2011
Il ne fait pas bon s’installer dans une petite bourgade perdue de la campagne anglaise lorsque l’on est marié avec une (ravissante) jeune fille qui arbore minijupes et mines boudeuses. Dustin Hoffman, parfait en universitaire bobo, lâche en puissance, va subir les pires humiliations sans broncher… jusqu’à ce que le vernis de l’homme civilisé se fissure. Peckinpah questionne la masculinité à l’heure de la révolution sexuelle et du féminisme, mais, surtout, nous rappelle que derrière sa façade sociale, l’homme demeure un agrégat de pulsions primaires. Implacable et glaçant, le film défie toute récupération idéologique ou morale. Et nous laisse dans le même état de désarroi que son personnage principal, au-delà du bien et du mal. Une claque.
Truman.
Truman.

275 abonnés 1 364 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 septembre 2013
J'ai probablement pas été aussi captivé ou enthousiasmé par Les Chiens de paille pour plusieurs raisons, la première c'est que j'ai vu le remake avant celui ci, grossière erreur certes mais je ne savais pas que le remake était un remake et j'avais regardé le film comme ça, voir le remake avant m'a enlevé toute surprise, je savais donc tout ce qui allais se passer a l'avance .

La seconde chose c'est que je trouve que le film a prit un petit coup de vieux, les habits, les coupes de cheveux et ajoutons a cela une photographie assez fade qui tire beaucoup sur le marron et le gris dans cette campagne anglaise, tout ça nous rappelles a chaque instant que le film sort clairement des années 70 .

La tension monte petit a petit avec ces villageois pas vraiment accueillant mais cette tentions semble avoir un peu de mal a s'installer, on a l'impression que le film se lance vraiment dans les 30 derniers minutes car tout le reste est assez lent et plat, une dernière demie heure qui elle est vraiment intense il faut dire et là ça n'a vraiment pas prit la moindre ride .
30 minutes ou l'on est plongé dans une ambiance oppressante, les villageois sont prêt a tout pour entrer, quelques effet sanglant ( très léger quand même ) sont présent et bien fait, de la violence et du sadisme .

Les acteurs sont bon Dustin Hoffman excellent, une Susan George plus que correct même si elle surjoue dans la scène de viol , et des villageois qui m'ont fait penser au Droogies d'Orange Mécanique .
Surtout ne faite pas l'erreur de voir le remake en premier sinon vous allez vous ennuyer, un film viscéral et violent mais qui a prit quelques ride, a remettre dans son contexte des années 70 ça devait être vraiment percutant .
totoro35
totoro35

123 abonnés 1 787 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mars 2010
Confrontant l'homme civilisé à sa nature sauvage et à sa propre lâcheté, Sam Peckinpah signe ici son chef-d'oeuvre à travers une oeuvre forte et dérangeante, offrant à Dustin Hoffman et à Susan George deux rôles exceptionnels.
Don Keyser
Don Keyser

89 abonnés 1 641 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mai 2012
Doté d'une bonne réalisation et de bons acteurs, "Les Chiens de paille" ne parvient pas totalement à captiver. Le scénario part avec de bonnes idées mais reste néanmoins prévisible et ennuyeux. On passe donc un moment mitigé tout en gardant le souvenir d'un bon Dustin Hoffman.
Julien D
Julien D

73 abonnés 696 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 avril 2011
Un film génial, intrigant et ambigüe. Contrairement à "Délivrance" auquel on le compare souvent, l'aspect survival n'a strictement aucun lien avec la vengeance, puisque le personnage incarné par Dustin Hoffman (excellent comme d'hab') ignore tout de ce qu'a subit sa femme. Ici ,on est dans l'instinct animal pur, la vengeance étant un vice propre à l'être humain. L'ambiguïté est poussée à son paroxysme lors de la scène de viol, évidemment dure et éprouvante, mais aussi très déstabilisante. La grande scène finale, filmée par un Peckinpah décidément très à l'aise pour terminer un film en beauté, est d'anthologie, et la dernière réplique vraiment intrigante. En somme, on a affaire à une oeuvre sombre et violente, mais inspirée et maîtrisée de bout en bout. Du grand cinéma.
LUET M
LUET M

58 abonnés 184 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 février 2013
Sam Peckinpah, avec une intrigue simple, réussit subtilement à faire passer son message, à travers un thème qui lui est cher – la violence chez l'homme. Opposant l'Américain intellectualisé, civilisé, riche aux modestes autochtones des Cornouailles presque sauvages, Peckinpah montre à son spectateur que tout homme a un instinct de sauvagerie, une face cachée plus ou moins ancrée dans le subconscient et qui peut surgir à tout moment. Tout homme est à la base un animal. Mais le point commun qu'a l'homme avec l'animal, c'est la défense de son territoire. Ce thème est clair dans 'Les Chiens de paille'. Dans cette petite bourgade, les "chefs" ont pour objectif de "s'occuper des leurs" comme le dit un des membres de la bande – les autres ne sont que des intrus. Dustin Hoffman, qui joue l'intellectuel américain civilisé, endoctriné par des principes traditionnels, est confronté contre son gré aux pulsions primaires et aux bas instincts humains. Il devra même agir avec une violence qu'il n'aurait jamais estimée. Filmé avec brio, 'Les Chiens de paille' suit les grands films de Boorman et de Kubrick – à savoir 'Délivrance' et 'Orange mécanique' – tout en gardant une originalité dans la mise en scène (notamment par l'effet oppressant continu) mais aussi dans le thème abordé.
Kill-Django
Kill-Django

49 abonnés 319 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2011
Un début longuet, mais une fin extraordinaire font de Les Chiens de Paille est film culte sur le thème de la violence. Sam Peckinpah réalise avec Les Chiens des Paille, un film d'une violence inouit, au même titre que Orange Mécanique de Stanley Kubrick et que Délivrance de John Boorman. Dustin Hoffman joue ici un de ses meilleur role en mathématicien coissé, peureux et qui fini par "exploser" à force d'accumulation d'humiliations et de violence. Susan George est très bien en "bimbo" encore un peu gamine. Mais comme je l'ai di plus haut, le début du film, il faut bien le dire, est très longuet, il ne se passe absolument rien, on a envie de faire autres choses en même temps que de regarder le film, mais la fin vaut presque toute l'attente. Ambiance malsaine, les couleurs sont sombres ( limite Grindhouse ) et les personnages sont chacuns plutôt tordus à leurs manières. Un film qui a vieilli mais qui reste absolument regardable et toujours aussi efficace ! Très bon.
Pauline G.
Pauline G.

46 abonnés 561 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2014
Peckinpah commence par prendre de gros risques, le temps de poser ses marques et de présenter ses personnages : Dustin Hoffman en homme faiblard aux contours incertains, marié à une belle femme/enfant gentille mais un peu bête, qui s'installent tous deux dans un coin perdu d'Angleterre parmi une bande de dégénérés alcooliques et obsédés sexuels. Tous ces personnages sont repoussants à leur façon et il est bien difficile non seulement de s'attacher à eux mais aussi de voir où tout cela nous mène. Heureusement, la qualité de jeu de Dustin Hoffman maintient l'attention, couplée qu'elle est à son comportement pour le moins surprenant, voire agaçant tant il s'éloigne du bon sens tel que nous l'admettons généralement. Qui se laisserait marcher sur les pieds comme lui ? Ce mec est bizarre, mais il semble savoir, lui, où il va, et on commence à prendre goût à le suivre rien que pour essayer de le décrypter. Puis l'action s'emballe, la tension s'installe et il prend enfin un peu de plomb dans l'aile. Peut être cette affirmation identitaire peut elle paraître radicale, mais à y regarder de plus près elle est cohérente avec le propos du film : l'instinct animal de l'Homme sommeille en chacun de nous, que nous soyons proches de la nature (comme les riverains de ce petit village) ou un scientifique urbain comme Dustin Hoffman et il suffit d'un élément déclencheur pour le réveiller. Quoi qu'on en pense, Peckinpah a eu le mérite de défendre son idée, de l'illustrer de manière brute et de donner à réfléchir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 avril 2014
Violent et intense, ce film monte progressivement jusqu'à atteindre le climax de la tension, qui donne une leçon magistrale a bon nombre pseudos-thriller sortis ces derniers temps. Peckinpah filme la violence mais s'intéresse plus a la psychologie qui s'en suit qu'à l'acte lui-même. Brillamment interprété par le génial Dustin Hoffman, qui comme le film, monte parfaitement en pression, Straw Dogs est un immense film.
S M.
S M.

41 abonnés 557 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 octobre 2014
Sorti la même année que le génial "Orange mécanique" de Stanley Kubrick, "Les chiens de paille" est un film tout aussi radical, brutal et excellent. Typé "Rape & revenge", il nous conte l'histoire d'un couple qui vient d'emménager dans une nouvelle maison et qui va être la proie d'hommes vils. La femme, violentée et même violée cruellement par l'un d'eux, va être vengée par son mari, joué ici par un très bon et surprenant Dustin Hoffman. Un film culte signé Sam Peckinpah, à ne pas mettre entre toutes les mains.
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