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Un visiteur
0,5
Publiée le 18 juillet 2007
Rien. Il ne se passe rien. Peckinpah illustre ce néant scénaristique par une mise en scène des plus inexistantes et nous laisse littéralement de marbre.
Jamais - ou du moins rarement - un film m'aura autant estomaqué que Les Chiens de Paille ( Straw Dogs ). Un traumatisme, une claque, un choc en somme... Le couple formé par Dustin Hoffman et Susan George est à la fois emplie de médiocrité, de fragilité et de beauté. Grâce à un montage agressif, perturbant et à une utilisation astucieuse et dérangeante du ralenti, le grand Sam Peckinpah nous emmène au bout de l'enfer, le temps d'un film. Une réflexion sur la violence très intéressante : comment éviter d'avoir recours à des pulsions destructrices lorsque ces dernières nous font face ? Alors qu'il travaillait sur Deliverance ( film qui sera finalement réalisé par John Boorman ), Peckinpah s'intéressa à un autre projet, totalement différent de ce qu'il avait l'habitude de filmer jusqu'alors ( les westerns ): il réalise donc Les Chiens de Paille au début des années 1970, qui sortira à peu près à la même période qu'Orange Mécanique, autre grand film sur le thème intarissable de la violence et des réactions du spectateur face à celle-ci. Un excellent film, bien qu'extrêmement éprouvant. On n'en sort pas complètement indemne...
Une oeuvre "choc" signée par le très controversé Sam Peckinpah. Le réalisateur de The Wild Bunch reprend son thème privilégié (la violence) et pose des questions intéressantes, à jamais d’actualité : plus de 2000 ans de civilisation ont-ils chassé la brutalité ancestrale qui réside en chaque homme ? Une suite d’évènements fâcheux peut-elle amener un honnête homme à réveiller cette barbarie immanente ? Du point de vue de la forme, The Straw Dogs a pourtant pris un réel coup de vieux. Il n’est sûrement plus aussi efficace et effrayant depuis le jour où il fit scandale. Tout de même ! Qu’est-ce qu’il vous faut ? Sans doute, le spectateur actuel réclame plus de sang, de cris, de coups de feu, de gueules fracassées, des scènes de viols plus longues et plus intenses… On connaît la chanson et les daubes que ça engendre ! Un remake parfaitement inutile est en préparation et, je l’espère, ne verra jamais le jour : on peut toujours rêver ! L’histoire relatée dans The Straw Dogs est extrêmement simple, classique, comme dans un vieux western… L’intérêt n’est pas dans l’intrigue mais dans ce qu’elle nous fait ressentir. En effet, elle permet au spectateur de mieux saisir la tension qui possède peu à peu les protagonistes de l’histoire, avant le paroxysme final… En fin de compte, la mise en scène de Peckinpah n’est pas spectaculaire, mais renforce le réalisme assez saisissant du film. Les personnages sont ambigus, attirent tantôt de la sympathie ou de la répugnance. Les ralentis, lors des principales actions, sont souvent irritants et superflus… Néanmoins, la qualité irréprochable de l’interprétation finit par nous convaincre complètement : grandiose Dustin Hoffman à côté de Susan George, magnifique fausse "sainte-nitouche". Ce film présage l’atmosphère paranoïaque et profondément pessimiste du cinéma des années soixante-dix. La même année, un autre film "à scandale" entend parler de lui : je vous laisse deviner lequel, si ce n'est déjà fait...
la lente montée en puissance vers la violence d'un homme sans histoire, un peu lâche, qui a force d'encaisser devient comme ses adversaires. a voir c'est un classique.
Un chef d'oeuvre ultime d'une violence psychologique rare. Le film étant sorti la même année que le sublime "Orange Mécanique" de Kubrick, il est impossible de dire lequel des deux est le plus troublant tant ils se complètent mutuellement. Dustin Hoffman livre l'une des plus belles prestations qu'il m'ait été donné de voir dans toute sa carrière (même s'il est loin d'arriver a la hauteur de son rôle dans "Rain Man"). Cependant, le film donne un peu la sensation d'avoir pris un coup de vieux, serait-ce a cause de la VF ? Il est vrai que l'édition DVD que je possède n'a pas la VO, ce qui aurait put, sûrement, appuyer a 100% mon jugement sur ce film.
Un pure chef-d'oeuvre... Certains diront que le film a un peu vieilli... C'est sans doute vrai, mais il garde cependant toute sa force. Quel mot employer pour qualifier ce film ? Inquiétant ? Terrifiant ? Mystérieux ? Impudique ? Diabolique ? Rien de tout cela et en même temps un peu tout cela... Sam Peckinpah entraîne les spectateurs dans les bas-fonds de l'âme humaine. Et là où Kubrick prend le parti pris de la violence gratuite dans Orange Mécanique ( sorti la même année), Peckinpah prend le contre-pied du réalisateur de 2001 en cherchant l'explication de cette violence dans les conditions de vie de l'être humain, dans ses frustrations comme dans son désoeuvrement, comme si cette soif de nuire à autrui n'était pas seulement inhérente à la part animale de l'homme (le point de vue de Kubrick), mais qu'elle se nourrissait aussi de sa confrontation à l'autre. Le viol de Chiens de Paille ne ressemble en rien à celui d'Orange Mécanique, il vient là pour dominer l'autre, pour le soumettre à la loi de son désir. La pulsion vient ici de la frustration. Rien n'est gratuit dans l'oeuvre de Peckinpah, tout vient en réponse aux actes de l'autre. Ce qui en fait une oeuvre plus réussie qu' Orange Mécanique. Certes Peckinpah n'a pas le génie de la mise en scène de Kubrick et là où ce dernier construit pas à pas chaque plan, le réalisateur de Chiens de paille préfère s'abandonner à sa fulgurance, tel un poète de la pelliculle, un Rimbaud du cinéma. Là réside toute la force de Peckinpah.
Il paraît que c'est culte. Moi je me suis bien ennuyé quand même, j'avais le sentiment de regarder une série B correcte, sans plus. C'est mal filmé, mal monté, mal joué (Dustin Hoffman est bon mais tous les seconds rôles sont vraiment mauvais, comme souvent dans ce genre de films violents). J'entends dire que c'est une réflexion sur la violence... mouais... Me concernant, mon cerveau était plutôt en mode off du début à la fin, et rien ne l'a vraiment stimulé. En lisant la jaquette du DVD, on englobe tout le propos du film, qui se déroulera ensuite sans la moindre surprise. Après je lis que c'est extrêmement violent, à ne pas mettre sous les yeux de n'importe qui. Bon là aussi ce fut une grosse déception. Il n'y a pas la moindre scène un brin explicite, tout est suggéré mais vu que c'est mal suggéré car mal joué, on y croit pas une seconde (la scène du viol est ridicule). Seul moment fort du film (faut pas être distrait car il dure 5 secondes): Dustin Hoffman refermant un piège à loup sur la tête de son agresseur. Quitte à voir une série B violente et mal jouée, orientez-vous plutôt sur un bon vieux "rape and revenge" comme le "Day of the woman" de Meir Zarchi par exemple. Le film aura au moins le mérite de vous choquer...
un film très violent qu'on peut situer au croisement de midnight express et du film noir ( je n'ai pas d'exemple en tête qui me vient ). On peut juste regretter l'exagération des ouvriers
Chien de paille est un film qui a un peu vieilli mais qui garde beaucoup de sa force sur la violence et latmosphère. Les personnages sont inquiétants, ont leur part de mystère noir et caché. Dustin Hoffman et Susan George sont excellents. Latmosphère est bien travaillée, cadran bien dans une Cornouaille froide et humide aux habitats isolés. La violence y est traitée crûment sans pour autant être voyeuriste. Lhistoire se base sur trois choses, le mépris du « plouc » pour les citadins, les relations vis à vis du sexe entre immaturité et violence dominatrice, et le conflit de conviction sur qui peut faire quoi vis à vis la justice et de lordre établi. Cest un bon film bien qu'il semble avoir une simplicité manichéenne.
C'est un thriller très intéressant qui explore le thème de la violence sous de nombreuses formes qu'elle soit physique ou morale et les différentes façons qu'ont les gens d'y réagir. Dustin Hoffman y trouve un très grand rôle qu'il assume parfaitement. Malgré l'esprit très malsain qu'il s'en dégage, c'est un film que je conseille.
Dès la scène d'ouverture, avec un gros plan sur la poitrine de Susan George, la problématique du film est posée. Le désir sexuel et la violence qu'il peut générer sera le thème du film ! Ce jeune couple citadin qui se confronte à l'Angleterre rurale, puritaine, où sourd une violence sous-jacente. La belle Amy va attiser le désir des hommes de ce bled paumé et va déchaîner la violence. A noter la misogynie de Peckinpah qui montre les femmes comme de purs objets sexuels, incapables de se maîtriser et ensorcelant les hommes ...
Il est difficile de se représenter en 2016 l'impact qu'eut en 1971 "les Chiens de Paille", qui marquait la naissance d'un cinéma nouveau, débarrassé des contraintes "moralisatrices" et politiques dans lesquelles devait vivre Hollywood... Un cinéma certainement plus objectif quant à la réalité humaine, dont Peckinpah "célèbre" tout en la maudissant l'animalité et la violence instinctive. Le génie de Peckinpah, l'un des réalisateurs les plus singuliers et les plus rebelles qui soient, transcende néanmoins le coup de force qu'il réalisa à l'époque, et "les Chiens de Paille" demeure une oeuvre magnifique pas loin d'un demi siècle plus tard. Ce succès est d'abord dû à l'intelligence d'un scénario qui utilise (invente...?) les clichés de ce qui deviendra un genre (l'invasion movie, le revenge porn...) avant de leur tordre le coup pour créer une ambiguïté profondément malaisante - la scène de viol reste une sorte d'OVNI même aujourd'hui, et l'on est bien en peine de formuler un jugement clair à son propos ! Mais c'est indiscutablement la mise en scène - et le montage, hypnotique et traumatisant - de Peckinpah, qui hissent "Straw Dogs" bien haut sur le podium des films les plus intenses, dont on ne sort pas complètement indemnes ! On sait que Peckinpah allait poursuivre une carrière difficile mais régulièrement brillante, que Hoffman (ici parfaitement idoine) allait devenir un génial cabotin qui n'atteindrait plus les hauteurs de ses débuts... mais on oublie un peu trop facilement combien "les Chiens de Paille", à la conclusion par ailleurs magnifique, fut et reste un chef d'oeuvre.
Si certains films qui ont choqué à leur sortie voit leur côté subversif satténuer au fil des années ce nest pas le cas de « Straw Dogs ». Violence, scène de viol insoutenable, ambiance malsaine au possible, S. Peckinpah népargne rien au spectateur. A tel point que lon en vient à se demander quelles ont été ses motivations. Les habitants de ce village de larrière pays anglais sont littéralement écoeurants et expriment les plus bas instincts de lespèce humaine. Comme par contagion, le personnage interprété par Dustin Hoffman, au départ sain et équilibré, sombre peu à peu dans la folie. « Straw Dogs » reflète sans concession, le côté sombre de lêtre humain. Peut être était-ce cela lambition de S. Peckinpah. Ce film mérite donc dêtre vu mais nest sans doute pas le film idéal pour une petite soirée DVD / pizzas entre amis
Et bien le moins que l'on puisse dire c'est que ce film nous marque au plus profond de nous même. Tout d'abord j'ai adoré le déroulement de l'histoire qui m'a semblé très bien faite. Ce long métrage nous donne un vrai coup de poing dans la poitrine. Les acteurs sont parfaits à commencer par Dustin Hoffman que je n'avais jamais vu dans ce genre de personnages. Susan George ravissante et très bonne actrice et bien sur tous les autres. Une chose qui nous marque, c'est la scène du viol, sur laquelle, le réalisateur à bien insisté. J'ai adoré également le défilment d'images rapides entre plusieurs situations qui nous traumatise littéralement mais qui nous plonge dans la situation pour mieux en ressentir les effets. Tout ça pour dire que pour un film des années 70, il est loin d'être dépassé et que vraiment on peut le considéré comme un vrai bon long métrage. Mise à part les jeunes et les âmes sensibles, ce film ravira tous les autres fans de cinéma. Donc je vous souhaite à tous un bon film !