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inspecteur morvandieu
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3,0
Publiée le 13 août 2026
Toute la première partie du film vise à installer un malaise, à annoncer que la situation va immanquablement dégénérer. Un couple s'installe dans sa maison isolée de Cornouailles sous le regard goguenard, malveillant et, concernant la jolie épouse de Davis, concupiscent des ouvriers qui y travaillent. Ces derniers expriment, avec d'autres au village, une violence latente qui finira par exploser nécessairement et qui atteindra son paroxysme dans la seconde partie (car on est chez Peckinpah et pas dans le vaudeville !), la plus maitrisée, la plus représentative de son auteur. Jusqu'alors, peut-être parce que l'atmosphère n'est pas aussi pesante qu'il le faudrait ou que l'on voit trop bien où le cinéaste va nous amener, le récit semble s'étirer au détriment de l'intensité dramatique. En dépit de l'intérêt supplémentaire que constitue la relation amoureuse ambiguë entre David, l'intellectuel tranquille, et sa jeune épouse sans doute pas indifférente à la virilité rustique des ouvriers. Comme dit plus haut, la dernière partie du film marque, spoiler: dans la maison assiégée de David,
un déchainement de violence, hystérique et stylisée. Mais nulle complaisance chez Peckinpah. Le spectacle et les images vont de pair avec la réflexion sur la violence que le cinéaste engage à travers les cas particuliers des différents personnages et dont il énumère les causes : phénomène de groupe, frustration sexuelle, mœurs frustes de certaines populations reculées. Il n'oublie pas la violence en forme d'autodéfense à laquelle est contraint le citoyen paisible répondant à la force par la force. A cet égard, le film de Peckinpah est une démonstration tout à fait probante.
Controversé pour sa longue scène de viol qui fit tant débat et pour sa violence, l’éprouvant « Les Chiens de Paille » fait partie de ses longs-métrages qui laissent une trace indélébile. Après un démarrage assez lent, ce drame devient de plus en plus tendu, voire malsain, jusqu’à à atteindre son paroxysme durant sa dernière heure. Du pur Peckinpah avec un excellent Dustin Hoffmann et Susan George dans son rôle le plus marquant.
bon film malgré l ambiguïté de la femme de David face a un de ses violeurs et le film n est pas très bien rythmé. Dustin Hoffman en plein apogée dans sa carrière. a voir au moins une fois dans sa vie
On a longtemps parlé des Chiens de paille comme d’un film sur la violence. C’est faux, ou insuffisant. Peckinpah ne filme pas la violence : il filme l’instant précis où un homme cesse de croire qu’il peut rester en dehors. Le film ne dit pas que la violence est inévitable. Il montre qu’elle est déjà là, socialement distribuée, prête à changer de mains. David Sumner arrive en Cornouailles avec l’arrogance douce des pacifistes abstraits. Il ne provoque pas, pense-t-il. Il ne participe pas. Il observe. Erreur fondamentale. Le film travaille ce malentendu avec une cruauté méthodique. Chaque regard apparemment neutre, chaque retrait poli, est perçu comme une insulte. Peckinpah ne cherche pas l’ambiguïté morale : il l’organise, il la fait fermenter. Ce qui rend Les Chiens de paille encore insupportable aujourd’hui, c’est son refus de toute pédagogie. Le film ne tranche pas, ne corrige pas, ne rassure pas. Il enferme le spectateur dans une situation où aucune position n’est propre. On peut condamner la violence finale, bien sûr. Mais Peckinpah prend soin de détruire toutes les issues morales avant d’y arriver. Le pacifisme intellectuel de David est vidé de sa superbe, non par argument, mais par pression. La mise en scène est sèche, presque sadique dans sa précision. Les cadres se referment, les corps sont toujours mal placés, les espaces domestiques deviennent des pièges. La maison, supposée refuge, est déjà un champ de bataille avant même le siège. Rien n’est défendu ici : ni le foyer, ni la communauté, ni l’homme civilisé. Le film a souvent été accusé de complaisance, notamment dans sa manière de filmer les humiliations et la sexualité. Ce malaise est réel. Mais il fait partie intégrante du projet : Les Chiens de paille ne cherche pas à être juste. Il cherche à être exact dans sa brutalité. Peckinpah ne moralise pas la violence ; il la retire à toute justification héroïque. Ce n’est pas un film confortable, ni même “important” au sens noble. C’est un film qui griffe. Qui oblige à regarder la part de brutalité contenue dans la posture de retrait elle-même. Un film qui dit, sans élégance : on ne sort jamais indemne du refus de choisir. Grand film inconfortable. Toujours dangereux. Toujours vivant.
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Un film dérangeant par son ultra-violence Qui n'apporte pas grand-chose de plus que les clichés habituels sur les intellectuels, les âmes simples; le clergé etc. De plus, le film a beaucoup vieilli. Le début est vraiment trop long Et un peu lourd Pour finir, le scénario est parfois peu crédible. Bref, j'ai regardé jusqu'à la fin pour me faire une opinion, mais je n'ai pas passé un bon moment.
Un américain s’installe avec sa femme dans le petit village de la campagne anglaise dont elle est originaire dans ce thriller psychologique dérangeant. Montant très lentement en tension, le réalisateur Sam Peckinpah installe un climat foncièrement anxiogène et pesant sur les nerfs avec une mise en scène au cordeau dont la violence d’abord latente explose dans son final. Emmené par la prestation excellente de Dustin Hoffman « Chiens de paille » dérange et oppresse grâce autant à la minutie de la mise en scène du cinéaste qu’à son écriture race.
Voilà un bon thriller mené de main de maitre. Pour autant, il va vous falloir vous armer de patience car la première partie, qui dure tout de même un peu plus d'1 heure, nous emmène plutôt vers le drame social. Beaucoup de temps est pris pour poser et présenter les personnages et bien comprendre les interactions existantes entre eux. Puis tout s'accélère et ce transforme en véritable thriller qui vous scotchera à votre fauteuil. C'est puissant et assez jouissif. Dustin Hoffman nous montre alors une palette de son talent qu'il n'a pas eu beaucoup à montrer durant sa carrière (si je ne me trompe pas). A voir par les amateurs de thriller, patient et les fans de Dustin Hoffman.
Pour la première fois de sa carrière, Sam Peckinpah délaisse le genre western pour livrer une histoire contemporaine prenant place dans la campagne anglaise. Venu s’installer dans une ferme isolée, un jeune couple découvre l’hostilité des villageois. D’abord moqués puis harcelés, ils subissent la jalousie d’autochtones abreuvés de bêtise et d’alcool. Vivement controversé à sa sortie en 1971 (spoiler: en raison notamment de l’éprouvante scène du viol ), ce film aborde de manière frontale la question de l'autodéfense. A l’image du personnage principal (Dustin Hoffman) profondément pacifique et lâche, l’instinct de survie peut conduire à commettre des actes d’une extrême violence. Cette férocité enfouie fait-elle partie de la nature humaine ? Bref, le réalisateur donne ici une vision incandescente de la bestialité qui sommeille en nous.
Une ambiance ambiguë autour d'un fossé culturel et social entre le couple et ceux du coin, mais a part ça on a pas grand chose, pas de bascule sur de l'horreur furieuse, mais une scène de viol tordue.
L'ennui n'a pas pointé son nez mais l'excitation non plus. C'est assez moyen, voir pas terrible même si la prestation de Hoffman est bonne. Je comprends tout à fait qu'en 1970 ce film ait pu marquer les esprits. 50ans plus tard c'est moins impactant vu l'évolution du cinéma (spoiler: notamment la violence bien plus courante) .
Que dire une claque cinématographique, un film parfait rien à redire. Il vous tient en haleine du début à la fin. L'image donnée de la femme est en effet un peu ambiguë
Dans la veine de Getaway un film sur la violence imposée par les circonstances. La décomposition sociale dans une petite ville anglaise où une bande de dégénèrés impose une situation de barbarie face à laquelle un intellectuel pacifique est amené à utiliser les mêmes armes. Peckinpah a su imposer une pesanteur qu'il a progressivement développée jusqu'à son point ultime.
Légèrement en dessous des 8 premiers films de Peckinpah que j'ai vus avant celui-ci. Il existe d'autres films dans le même genre qui sont mieux. Film tourné dans un petit village anglais, et dont plusieurs protagonistes de l'intrigue sont des rednecks. Photographie, décors et réalisation (classique) supers. Bande-son sympa. Dustin Hoffman ne m'a pas tout à fait convaincu, bien que j'ai trouvé son interprétation de bonne qualité. Bien aimé Susan Georges.
Peckinpah était à la base proposé pour réaliser Deliverance. Avec Orange Mécanique et Deliverance, fait partie des films emblématiques de l'ultra-violence du cinéma américain des 70's. 1er film de Peckinpah qui n'est pas un western.