Les Chiens de paille
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232 critiques spectateurs

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Death_Metallus
Death_Metallus

19 abonnés 417 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 janvier 2012
Tout comme Orange Mécanique et Délivrance, Les Chiens De Paille est l'un des films qui marquaient le cinéma des années 70 par une violence débridée. Même si aujourd'hui, il ne paraît plus comme un film si rude que ça, on lui doit tout de même d'avoir ouvert certaines portes. Ce qui est particulièrement intéressant dans ce film est le personnage ambivalent d'Amy (interprété par Susan George), car on n'est jamais sûr à 100% de ce qui se trame dans sa tête. Pour moi, la vraie violence de ce film se cache dans la relation ambigüe qu'elle entretient avec les hommes. Le seul point négatif que je noterais est l'aspect esthétique qui est un peu laissé de côté. Néanmoins, Les Chiens De Paille reste un bon thriller.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 janvier 2012
"Les Chiens de paille" fait partie de ces films des années 70 traitant de l'ultra-violence, aux côtés de "Delivrance" et "Orange Mécanique". Plus près du premier, le film de Peckinpah n'est pas agréable à regarder. A ce niveau là, la forme s'adapte au fond : l'image est un peu dégueulasse, le montage est par moments très saccadé, les plans à l'intérieur de la maison à la fin du film sont débullés, contribuant à une sensation de malaise qui envahit réellement le spectateur. Là où Kubrick magnifie ironiquement la violence sur du Beethoven, Peckinpah nous la balance froidement à la figure. Le personnage incarné par Dustin Hoffman est assez fascinant d'obstination : s'accrochant à ses principes, il sera amené à les renier de la pire des manières. Il est toujours intéressant de voir ce que l'être humain peut faire d'abject, même s'il faut bien reconnaître que les raccourcis scénaristiques le permettant ici laissent songeurs tellement ils sont tirés par les cheveux. A voir autant pour ses qualités cinématographiques que pour ce que le film dit de son époque.
Rik13
Rik13

23 abonnés 648 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2012
Dans ce film qui déclencha la polémique à sa sortie en 1971, Sam Peckinpah oppose un placide mathématicien américain, émigré avec sa compagne en Angleterre dans la région des Cornouailles, à une population rurale hostile. La confrontation entre les protagonistes de ce récit va peu à peu s’envenimer pour aboutir dans la dernière partie à un déchainement incroyable de violence. Le mathématicien introverti va se muer en être brutal et déterminé devant l’agression de quelques autochtones. Avec ‘Les chiens de paille », Sam Peckinpah souligne la sauvagerie de la nature humaine, montrant que celle-ci peut se manifester chez des êtres en apparence inoffensifs lorsque les conditions s’y prêtent. Le personnage de Dustin Hoffman, avenant et timide, va ainsi se transformer en être capable de la plus grande violence. Bonne interprétation de Dustin Hoffman et de Susan George. Même si l’image a vieilli, ce film choc de Sam Peckinpah n’a rien perdu de sa force.
Kill-Django
Kill-Django

49 abonnés 319 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2011
Un début longuet, mais une fin extraordinaire font de Les Chiens de Paille est film culte sur le thème de la violence. Sam Peckinpah réalise avec Les Chiens des Paille, un film d'une violence inouit, au même titre que Orange Mécanique de Stanley Kubrick et que Délivrance de John Boorman. Dustin Hoffman joue ici un de ses meilleur role en mathématicien coissé, peureux et qui fini par "exploser" à force d'accumulation d'humiliations et de violence. Susan George est très bien en "bimbo" encore un peu gamine. Mais comme je l'ai di plus haut, le début du film, il faut bien le dire, est très longuet, il ne se passe absolument rien, on a envie de faire autres choses en même temps que de regarder le film, mais la fin vaut presque toute l'attente. Ambiance malsaine, les couleurs sont sombres ( limite Grindhouse ) et les personnages sont chacuns plutôt tordus à leurs manières. Un film qui a vieilli mais qui reste absolument regardable et toujours aussi efficace ! Très bon.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 novembre 2011
Le début, certes long, à le mérite de bien cadrer l'histoire et de se rendre compte du contexte dans lequel ce couple débarque. La suite est d'une violence qui fait assez peur. La moralité de même, Dustin Hoffman répond à la violence par la violence. Très bon film,
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 30 octobre 2011
Après tout le bien que j ai lu j ai été très déçu. Les comportements sont loin d être crédible , que ce soit sur le viol ou on se demande si Amy est terrorisée ou contente ou alors dans la scène finale ou
on passe du gentil au guerrier en moins de 3 minutes...dustin hoffman meme s il joue bien est limite supportable avec ses comportements qui ne collent pas aux événements. Délivrance est quand même bien plus réaliste dans le genre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 septembre 2011
Incroyable que cet ovni parmi la filmographie de Peckinpah. Plutôt habitué aux westerns ou aux drames dans lesquels les personnages usent de la violence sans vraiment se préoccuper des conséquences, le réalisateur de ‘La horde sauvage’ délaisse des convictions très sommaires impliquant par exemple la justice pour se concentrer sur le cas d’un jeune couple perdu dans un bourg irlandais peu accueillant du fait d’autochtones au comportement oppressant qui souhaite se retirer du stress de la ville en quelque sorte. Trois ans avant de jouer Mary la garce, Susan George (Amy Sumner) s’illustre dans quelque chose de beaucoup plus sérieux mais on comprend tout de même la jalousie de la bande des méchants louches. Dustin Hoffman (David Sumner) est, quant à lui, fidèle à lui-même dans un rôle à contre-emploi. L’opposition entre l’homme de science et l’homme d’église (le révérend Hood) est magnifique, autre thème évoqué. Comme Amy le dit elle-même : ‘Tu es venu ici parce que tu refuses d’affronter la vie’. David lui rétorque alors : ‘ Ce que j’admets, c’est que j’aime mon travail. Tu me demande d’être quelqu’un que je ne suis pas, et que je ne serai jamais’. Tout est dit dans ces quelques phrases annonçant une dispute désinvolte qui s’oublie vite mais qui n’est autre qu’une amorce d’une ambiance terriblement oppressante au sein du couple : David est obsédé par son travail et son comportement tend vers l’agoraphobie, la santé mentale d’Amy en pâtit sévèrement. Cette distance qui s’instaure entre les deux mariés est supposée être à l’origine de la presque acceptation du viol d’Amy. Scène en outre bien trop surestimée par rapport à d’autres films ayant pour motif l’ultra-violence (‘Orange mécanique’ en tête ou encore ‘Déivrance’, Peckinpah étant initialement prévu à la réalisation) mais en revanche très recherchée au niveau des plans utilisés et notamment les ralentis, marque de fabrique du réalisateur depuis ‘The wild bunch’. A partir de la moitié du film, ‘la bande’ engagée pour bâtir un garage et emmenée par Del Henney (Venner) et Jim Norton (Cawsey) entre pour la première fois dans la maison. Toute une symbolique s’instaure –comme pour la scène de chasse- et le vieux piège à loups obtient alors une toute autre image. On sait maintenant que l’équipe est imprévisible tant les différents caractères s’opposent –en particulier entre Venner et Cawsey. L’ambiance tout à fait glauque d’une attaque sauvage de 30 minutes pendant lesquelles le spectateur a les nerfs à vif est horrible. On comprend mieux l’univers de ce bourg dégénéré (les similitudes avec ‘Délivrance’ sont évidentes). Le problème est que Henry Niles, un attardé mental, s’est enfui après avoir provoqué un drame et a été percuté par la Triumph de David. Abrité par ce dernier et surtout parce que ses convictions l’en empêche, il ne peut livrer le sujet du litige aux bouseux. Dans la lutte, on note l’absence de musique pendant un bon bout de temps –le suspense n’en est que plus ardu- jusqu’à la cornemuse qui rend compte de l’état de folie dans lequel tombe progressivement le protagoniste devenant tout à coup héros. Sa naïveté toute relative est excusée disparaît entièrement pour laisser place à un tueur implacable doté d’un sang froid insoupçonné. Le questionnement final est celui-ci : Même en cas de légitime défense, faut-il toujours suivre ses convictions ? David les a trahies, il perd de sa liberté car il n’a plus le choix d’agir et devient en quelque sorte un chien de paille…
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 septembre 2011
Il ne fait pas bon s’installer dans une petite bourgade perdue de la campagne anglaise lorsque l’on est marié avec une (ravissante) jeune fille qui arbore minijupes et mines boudeuses. Dustin Hoffman, parfait en universitaire bobo, lâche en puissance, va subir les pires humiliations sans broncher… jusqu’à ce que le vernis de l’homme civilisé se fissure. Peckinpah questionne la masculinité à l’heure de la révolution sexuelle et du féminisme, mais, surtout, nous rappelle que derrière sa façade sociale, l’homme demeure un agrégat de pulsions primaires. Implacable et glaçant, le film défie toute récupération idéologique ou morale. Et nous laisse dans le même état de désarroi que son personnage principal, au-delà du bien et du mal. Une claque.
halou
halou

155 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juillet 2013
Réalisation bancale par moment mais une réelle tension montante tout au long du film avec un côté malsain bien retranscrit à l'écran. L'effet recherché est donc bien là tout comme la démonstration de la thèse du réalisateur mais d'autres œuvres ont été plus percutantes sur le sujet . On note encore une belle performance de Hoffman qui prouve de nouveau sa capacité à fusionner avec ses rôles.
Angela Ki La
Angela Ki La

67 abonnés 586 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 septembre 2011
Film à placer entre le navet et l’anecdote, bien que le navet prenne le dessus. Dustin Hofman fait ce qu’il peut pour sauver tout ça, mais quand il n’y a rien à sauver et le réalisateur n’est pas inspiré du tout… image horrible, directeur de la photo aux abonnés absents. Histoire peu et pas crédible. Cette milice qui veut lyncher un individu peu recommandable, (qui aime trop les jeunes filles), réfugié chez David ( Dustin Hofman) qui est mathématicien mais il aurait très bien pu être plombier. Et cette milice improvisée n’hésite pas à tout casser, mettre le feu, violer sa femme… ? D’ailleurs l’actrice qui joue sa femme est aussi expressive qu’une page du Wall street journal, elle joue comme un pied. Certaines dont on ne voit pas du tout l’intérêt comme cette partie de chasse, ou David emmené dans une partie de chasse par ses voisins mal intentionnés, tue un volatile, mais le laisse finalement sur place, parce qu’il n’aime pas vraiment la chasse. Résultat j’ai passé mon temps à appuyer sur le bouton avance rapide de la télécommande, c’est pas bon signe pour moi, ennuie et perte de temps. Quand je pense que j’ai trouvé ça au vidéo club du coin, comme vieux films il y a mieux. Si on cherche un pamphlet sur la violence, dont l’action se situe en Angleterre, dans le genre il y a bien mieux quoique plus célèbre.
Moorhuhn
Moorhuhn

168 abonnés 579 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 août 2011
Excellent film du grand Peckinpah, Chiens de Paille est une oeuvre marquante, viscérale et psychologiquement intense!

On commence tout doucement, le temps de connaître le cadre, les personnages, les enjeux et progressivement la tension grandit, la nature humaine reprend le dessus sur tout ce qui est raisonnable pour ensuite mieux exploser dans un déchainement de violence comme seul Peckinpah a le secret. Décidément ce mec savait filmer la violence psychologique et physique sans faire du tape à l'oeil bling bling mais plutôt en la rendant froide et terrifiante. Filmer tout ça de manière à la rendre beau aurait tué l'ambiance et ça Peckinpah l'a saisi en donnant à son oeuvre une atmosphère brumeuse et inquiétante à la limite du glauque. Sa mise en scène est étudiée et très intelligente, la dernière demi-heure est vraiment suffoquante, il est admirable de voir comment le cinéaste a su créer cette tension qui montre crescendo avant d'exploser, un peu à la manière du personnage principal qui de proie passera à prédateur pour survivre à ses assaillants remplis de haine et comparables à de véritables animaux.

Dustin Hoffman est excellent dans un rôle pas franchement évident de mathématicien introverti qui atteindra son point de rupture sous une pression féroce. Le film en lui-même n'est pas banal d'ailleurs, les façons de survivre et de se défendre ne sont pas académiques et le propos du film empêche tout cliché, ici l'homme est remis à sa place, l'instinct prend le dessus sur la raison ou les sentiments, la haine et la violence se nourissent de cette peur viscérale qui paralyse ce personnage. Bon dieu que ce film est intelligent! Les actes choquent mais Peckinpah ne fait du voyeurisme malsain, le malaise du spectateur nait de l'acte.
La musique est plutôt bonne aussi, discrète, elle n'appuie pas lourdement l'action et contribue malgré tout à l'ambiance inquiétante du film avec une subtilité très appréciable. En fin de compte j'ai adoré ce film qui m'a vraiment marqué par son intelligence, son propos, le traitement de son propos et bien sûr par cette ambiance magnifiquement maîtrisée par un grand cinéaste.
Ryce753
Ryce753

33 abonnés 431 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 août 2011
Un super film de Peckinpah! Avec "Guet-apens" et "la horde sauvage", il fait partie de mes films préféré parmi la riche filmographie du grand Sam. Pour en revenir au film, celui-ci est empreint d'une ambiance unique avec pour cadre naturel les décors campagnards, envoûtant de la Cornouailles. Le scénario est simple mais superbement mis en scène. Dustin Hoffman campe avec beaucoup de talent son personnage d'intello pacifique qui aura malheureusement recours à la violence pour calmer certaines ardeurs de villageois peu scrupuleux et malsains. Mais pour moi, la cerise sur le gâteau est la présence de l'actrice Susan George. J'ai 25 ans et je trouve cet actrice sublime et fort charismatique. Déjà, dans le film "Larry le dingue et Mary la garce", elle m'avait fait beaucoup d'effets mais dans ce film je la "kiffe" trop. Dommage qu'elle n'ait pas eu une carrière plus connue.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 23 juillet 2011
Ce film est pas un chef-d'oeuvre je comprend pas les critiques, il met beaucoup de temps a démarrer en plus
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 juillet 2011
Les chiens de paille.Tiens,nom de film vraiment étrange.Déjà ma curiosité me pousse à regarder ce film qui me semble sorti de nul part avec un titre intriguant.Et là dès le générique d'intro,on sait que l'on n'aura pas à faire à un film de bisounours.La musique est excellente,céleste et celtique avec ses relents de cornemuse.Le décor est posé,un village de ploucs tous aussi bourrus et incivilisés les uns que les autres.Ca boit,ça se bastonne bref ça nous rappelle les rednecks rustres de Délivrance de Boorman.D'ailleurs, à l'instar des chasseurs américains "ultra-civilisés" et méprisants de Délivrance,Peckinpah fait de son personnage principal un homme lui aussi civilisé,"supérieur",l'arrogance en moins et qui va se poser en véritable intrus dans cette nature (ici un village) hostile.Et l'intrus va vite être démasqué,dès les premières scènes,scientifique parmi des ouvriers,des fous,des saoulards.Le film devient de plus en plus dur,violent et suit l'évolution de David,qui lui aussi sombre dans la violence jusqu'à un point de non-retour.La signification à tout ça?Un homme poussé à bout,qui d'aigle devient vautour,de proie devient prédateur,comme une animalisation ("chiens" de paille)de l'homme(merci les cours de français pour tous ces termes prétentieux).Alors, réflexion sur la prétention illusoire de l'homme de par son statut social?Pessimisme sur la nature humaine?Description et explication de la violence?Playdoyer anti-violence?Sam Peckinpah laisse de nombreuses questions en suspens et c'est ce qui fait de ce film un chef-d'oeuvre de curiosité et de noirceur.Jamais un titre n'aura aussi bien collé à un film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 juin 2011
Le cinéma des années 70 se lâchait et pouvait aborder le thème de la violence sous tous les angles et sous toutes les coutures. Comme dans Massacre à la Tronçonneuse, Orange Mécanique ou Délivrance, Les Chiens de Paille peignait l'image de la violence à sa façon. Le récit est similaire à Délivrance, il raconte comment un homme normal peut être retranché dans une folie meurtrière. Voilà donc l'histoire d'un gentil professeur d'astrophysique un peu coincé et extrêmement poli qui emménage dans la ville natale de sa femme avec celle-ci qui, avouons le, aime se faire remarquer. Dustin Hoffman joue l'étranger et il est le seul vrai étranger dans toute cette histoire. Il doit supporter le regard des autres habitants sur son couple et il doit garder un oeil sur sa propre femme qui ne fait qu'attirer les regards des hommes du village sur elle. C'est donc l'histoire d'un homme seul, enfermé dans une spirale incontrôlable qui va ,à terme, le mener à la folie.
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