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Dynastar21
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4,5
Publiée le 15 juin 2011
Très impressionnant comme film. Le sujet de la violence est un sujet complexe à traiter et ici il l'est d'une façon très spéciale. Contrairement à Orange Mécanique qui lui traite d'une façon "décalée" et plus "philosophique", Sam Peckinpah choisit lui de traiter le film à la manière d'un survival ou d'un film d'horreur ... En effet, après une petite heure ou le film est calme et ou le cadre est posé, tout s'emballe et la dernière demi-heure du film est ahurissante. On a à faire à une violence physique mais aussi psychologique, on sent que l'étranger (le personnage joué par Dustin Hoffman) et sa femme sont mal-vus par la population locale. On sent que l'ambiance est électrique, tendue depuis le début. C'est un évènement parallèle qui va venir déclencher le déferlement de violence. En voulant récupérer un villageois qui aurait (il l'a fait) du mal à une enfant du village, chez l'étranger (qui l'a recueilli, car il a eu un accident avec sa voiture et la personne en question), les autres villageois vont devenir fou et ça va mal tourner. La réalisation est efficace et les plans de caméra sont soigneusement choisis pour faire monter la pression et l'ambiance jusqu'à l'apothéose du film. La scène de viol nous mets mal à l'aise et est insoutenable. Ce qui est frappant c'est que le personnage joué par Dustin Hoffman ne sait pas que sa femme a été violée et donc quand il la défend à la fin du film, ce n'est pas de la vengeance mais un véritable instinct de survie, un instinct animal qui le pousse à tuer ou villageois l'un après l'autre. La violence est donc montrée sous différentes formes, physique, sexuelle, psychologique et enfin morale. On est à mal à l'aise tout le long du film et c'est filmé avec tellement de réalisme, que le film nous fait réfléchir longtemps. Pour finir, on assiste à une dernière réplique très inattendue et qui clôt le film. Malgré quelques longueurs par ci, par la, le réalisateur nous offre un grand film à l'ambiance dérangeante et qui fait réfléchir. Je pense qu'il égale ou dépasse même Orange Mécanique, le grand film de Stanley Kubrick. Sam Peckinpah est assurément un grand réalisateur. Très bon.
Une réalisation qui nous met mal à l'aise, tel que l'est David Sumner dans ce microcosme hostile des Cornouailles. La violence dissimulée n'en est que plus marquante. La scène de viol est quant à elle terriblement réaliste. C'est vraiment un excellent film que je conseille, au sein duquel Dustin Hoffman excelle,son personnage se révèle dès lors que les évènements le nécessitent.
Un film qui peut se voir comme une expérience douloureuse. Il fait partie de tous ces films des années 70 qui ont libéré le sexe et la violence comme : "Délivrance" ou "Orange mécanique" marqués par un type de héros Américain anti-moraliste qui tue. "Les Chiens de paille" est un film très intéressant sur la façon qu'il faut canaliser la violence ou agir dans de telles situations de panique. Un peu comme dans "Délivrance" il met en avant les aspects primitifs de l'hommes dans des situations difficiles. Très belles démonstration de terreur psychologique. Et Dustin Hoffman interprète très bien ce sérieux mathématicien qui finit par péter les plombs !
De tous les nombreux films qui remettront en question cette longue interrogation sur la violence au cinéma, rare sont ceux qui sont allés vraiment au bout de leur sujet, et de tous ces rares spécimen, encore plus rares sont ceux qui sont arrivé à nous inquièter autant que Les Chiens De Pailles sur la nature de l'homme elle-même. Mais quand on peut caser un film dans ces trois cases-là, elle ne peut pratiquement pas ne pas faire partie d'une autre catégories où cette fois beaucoup plus de classiques injustement incompris sont passés : la controverse, et, dans le cas de Chiens De Paille, pas n'importe quelle controverse car à l'instar d'Orange Mécanique, le film, qui sera en partie pour cette raison un des plus connus du réalisateur (mais pas assez bien malheureusement) est un des films les plus controversés de tous les temps, lui valant comme pour Orange Mécanique une interdiction de visionnage en Grande-Bretagne, à la différence que pour Orange Mécanique c'était Kubrick lui-même qui avait censuré son propre film en Angleterre et ce jusqu'à sa mort en 1999, faisant que comme ce dernier le film de Peckinpah n'eût jamais la reconnaissance auquel il aurait eu droit. En effet, la raison principale serait que ici le cinéaste ne nous livre pas une violence gore comme on peut en voir dans beaucoup de films-chocs de nos jours, mais lui donne plus d'impact en plaçant le spectateur dans une constante attente durant la première heure du film. Dans celle-ci, déjà moins calme qu'on pourrait le croire, on peut tout de même admirer le casting de très bonne facture, Dustin Hoffman s'étant révélé avec ce rôle de jeune mathématicien, David Summer, poussé à bout jusqu'à une explosion de violence finale qui le révélera lui-même ; et il ne faudrait tout de même pas oublier le cadre et les magnifiques paysages campagnard de la Camargue qui sera pourtant le théâtre d'un massacre sans nom et sans précédent. Pour revenir au casting, il ne faudrait tout de même pas oublier Susan Georges, désignée dès le premier plan comme objet de désir pour ces autochones primitifs, qui se débrouille admirablement bien, et arrive même à être très impressionnante dans certaines scènes. Cette première heure, qui est donc, comme vous l'aurez compris très lente dans son déroulement, permet surtout à Peckinpah d'instaure une grande tension envers les personnages, et alors déploie un talent pour la descente aux enfers digne de Martin Scorsese (qui est lui aussi le maître pour mettre en scène les explosions de violence (voir Taxi Driver)). Cette tension, il la fera totalement exploser autant que sa maîtrise du Suspense percutant dans une deuxième et dernière partie incroyable en huit-clos, qui sera alors l'apogée du film, voyant David Summer essayer avant de finalement recourir à une grande violence surprenante pour calmer les ardeurs des paysans. S'ensuit une toute dernière scène, où au moment de voir le générique, le spectateur, en extreme désorientation après ce final sans compromis qui aura sûrement marqué les cinéphiles du monde entier, est envahi de réflexions. Dans cet état de claque extreme, il en vient même à oublier la simplicité du scénario devant les thèmes très complexes que le film fixe, la mise en scène de la dernière partie, la descente aux enfers du couple, le drame humain incroyable qui vient de se dévoiler devant nos yeux ébahis, impressionnés... conclusion : Si on pourra le trouver moins incroyable que Orange Mécanique, Chiens De Paille n'a pourtant pas à crouler à la comparaison face au chef d'oeuvre de Stanley Kubrick : incroyable, soigné, fondé, et... Incroyable, tout simplement...
Souvent catalogué comme le "cinéaste de la violence", Peckinpah livre avec "Strawdogs" son film le plus viscéral. Une analyse intéressante sur l'aliénation.
Déçu. Peut être un manque de recul par rapport à l'époque mais je ne vois vraiment pas l'aspect psychologique du film... Les acteurs sont à coté de la plaque...D.Hoffman est apathique dans son interprétation et son comportement tout le long du film est insupportable. Le pompon revient à sa femme qui n'a pas l'air vraiment touché par ce qu'il lui arrive ! Avec une mise en scène aussi lente et des acteurs aussi nuls, ça ne peut donner qu'une bouse !
Le meilleur film de Peckinpah pue l'alcool et la cocaïne, et est pourtant maîtrisé quasiment à la perfection. L'ultra-violence de ce film dépasse presque celle d'Orange mécanique. Sadique et répugnant, ce film abuse des images crues, d'un viol particulièrement ignoble à un étranglement involontaire par un irresponsable. Peckinpah n'épargne personne, ni ses personnages, ni son spectateur. Assistant à la transformation du paisible prof de maths Dustin Hoffman en vengeur assoiffé de sang, ce spectateur ne peut nier son plaisir pervers à admirer le flot de violences et d'insanités déversées dans chacune des scènes. Incroyablement malsain, mais puissant. Et de beaux paysages d'Irlande apporte au récit un contraste de tranquillité et de chaleur.
Après la Horde sauvage, Sam Peckinpah a décidé de nous refaire un film sur l'animalité de l'Homme. Pour commencer, le rôle du mathématicien interprété par Dustin Hoffman est plus que convaincant. Je ne suis pas un fan de l'acteur, mais il faut bien avouer qu'il a tout d'un "grand" dans ce film. Il éclipse tout le reste des acteurs qui ont bien du mal quant à eux à nous faire oublier leur médiocrité. Peckinpah coutumier de la violence à outrance ne va déroger à la règle. Avec une scène de viol et une fin digne de Rambo, le gentil professeur va se transformer en une machine à tuer. Malgré tout, je reste sur ma faim. Je trouve que le scénario a été bâclé. J'irai jusqu'à dire que Peckinpah a raté le montage de son film. Certaines scènes sont parfois incohérentes et manque de fluidité. En conséquence, si vous n'êtes pas en froid avec les films violents, il serait dommage de pas avoir vu au moins ce film une fois.
Un film génial, intrigant et ambigüe. Contrairement à "Délivrance" auquel on le compare souvent, l'aspect survival n'a strictement aucun lien avec la vengeance, puisque le personnage incarné par Dustin Hoffman (excellent comme d'hab') ignore tout de ce qu'a subit sa femme. Ici ,on est dans l'instinct animal pur, la vengeance étant un vice propre à l'être humain. L'ambiguïté est poussée à son paroxysme lors de la scène de viol, évidemment dure et éprouvante, mais aussi très déstabilisante. La grande scène finale, filmée par un Peckinpah décidément très à l'aise pour terminer un film en beauté, est d'anthologie, et la dernière réplique vraiment intrigante. En somme, on a affaire à une oeuvre sombre et violente, mais inspirée et maîtrisée de bout en bout. Du grand cinéma.
Les Chiens de paille est un film dans la lignée de Délivrance c'est à dire où l'on ressent un malaise qui ne disparaît jamais du film ce qui est déjà un exploit, sans parler du réalisme saisissant, je fais bien sûr allusion à diverses scènes dont la plus marquante, l'insoutenable viol qui est une violence physique intense. Dustin Hoffman est impeccable en sorte d'intello qui va aller au plus profond de ses retranchements quitte à violer ses principes pour prouver son courage et utiliser ses pièges à bon escient. Susan George est surprenante en femme brisée. Un grand coup de maître de Peckinpah qui sort de la voie du western, pour nous amener à réfléchir sur l'instinct animal qui nous habite, comment on peut devenir aussi dangereux que l'autre, et puis aussi il faut parler de la mise en scène, travaillée, qui peint les personnages rapidemment et le décor malsain des lieux, sorte de campagne où habitent des gens vivant dans une violence non cachée. C'est un film vraiment impressionant, les années 70 ont eu de sacrés fleurons.
à ce jour le meilleur peckinpah porté par dustin hoffmann qui est génial dans ce film un superbe thriller " la scéne du viol est tout simplement une des plus choquante qu'il m'a été donné de voir j'entends la par sa violence psychologique et non visuel "
En découvrant "Les chiens de paille", on saisit l'importance qu'il a eu sur des générations de cinéaste contemporains. Sa vision pessimiste de la nature humaine, violente quoiqu'il arrive et surtout lorsqu'elle est poussée dans ses retranchements, marque toujours autant. On ne peut qu'imaginer l'éléctro-choc lors de la sortie du film. Car en plus le film est vraiment violent. Une violence froide, loin des scènes gores d'aujourd'hui qui sont avant tout graphiques. Il s'agit ici d'une violence qui choque par l'acte. Et c'est tout l'art de Peckinpah de faire monter la tension crescendo du début jusqu'au final tétanisant. Le montage paralyse littéralement. Les émotions anxiogènes du héros contaminent implacablement le spectateur. Une peur qui se radicalise en haine brutale et irréfléchie. L'instinct prime finalement. Peckinpah impressionne et nous laisse bouche bée.
Les Chiens de Paille n'est rien de plus rien de moins que le récit d'un humaniste qui découvre la violence et la barbarie humaine.
De ce postulat original débute alors une longue fresque initiatique et subversive qui prend parfois des allures de transposition westernienne : la désertion de la Justice notamment.
Marquant pour sa mise en scène sans concessions, choquant de par sa gradation inéluctable dans les échelons de la violence, le film de Sam Peckinpah est hanté par le cinéma de genre (le Survival en particulier, à l'occasion d'une séquence grandiose).
A la manière d'un Pasolini, l'objectif du cinéaste n'est pas gratuit mais bien philosophique sans verser dans la démagogie intellectualiste.
Oeuvre résolument nihiliste et pessimiste quant à la condition humaine, les Chiens de Paille s'affirme en film ultime, non pas grâce à son casting impeccable ou sa mise en scène aux petits oignons mais bien par son propos et sa portée actuelle.