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thrashiffanneau
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4,5
Publiée le 17 mars 2019
Environnement peu rassurant et désert, un couple gentillet américanisé et des autochtones pouilleux avec un concept ambigu de la civilisation, on s’attend à un film porté sur un conflit entre ces deux camps ! Eh bien c’est le cas, du début jusqu’aux 30 dernières minutes, une certaine tension se dégage du film, entre la scène du chat tué, les charpentiers qui complotent avec leur rire machiavélique, les clients du bar trop méfiant : la mise en scène en est pour beaucoup, ou même tout simplement la faiblesse de Hoffman qui nous laisse présager d’une vulnérabilité qui laisserait amener à un scénario à la « funny games » ou « i spit on your grave » si on se fit au viol de la compagne de Hoffman ! Mais ce n’est pas le cas, la dernière demi-heure triple d’intensité où Hoffman décuple ses forces pour nous offrir un retournement de situation jouissif et prenant (l’intensité du montage avec des champs/contre-champ nerveux, le jeu d’acteur plus que convaincant de Hoffman, le grand angle utilisé sur les visages des antagonistes pour illustrer leur folie furieuse...) Peckinpah nous livre un thriller au scénario et images poignantes qui prouve qu’un simple dépaysement et une certaine xénophobie sans en faire trop suffit à instaurer une ambiance lourde, stressante pour nous tenir en haleine jusqu’au bout ! Un chef-d’œuvre du cinéma et du genre du thriller tout simplement !
Je n’ai pas du tout accroché avec ce film, qui ne fait que préparer son moment de bravoure pendant près d’une heure et demie. Le montage est très pénible dans ses expérimentations (surtout quand il sert à esthétiser une scène de viol). La scène finale est évidemment un sommet de tension et de suspense, mais dans le genre, je préfère L’Assaut de Carpenter (vu la veille), qui assume le pur spectacle, plutôt que ce film qui livre un éloge assez douteux du sang et des larmes, comme le fera plus tard David Fincher dans Panic room (même sourire satisfait de Dustin Hoffman et de Jodie Foster à la fin du film).
Bien sûr que je devrais mettre une meilleure note, que Peckinpah fait merveilleusement monter la tension (malgré un début un peu longuet), que c'est parfaitement découpé/réalisé, que tous les acteurs font de grands numéros, que des questions fondamentales sont posées (par ex. la réaction face à la violence), que tout cela n'est pas loin de faire un chef d'oeuvre, mais malgré tout, cette (sur)abondance de cas sociaux et de violence finit par m'insupporter.
Peckinpah n’a pas fait un film comparable en terme de qualité à Taxi driver, mais n’a pas réalisé une daube comparable en terme de médiocrité à La horde sauvage. Les chiens de paille est pas si mal, même si le faible scénario et est assaisonné par un manque cruel d’originalité. Réputation sulfureuse dûe à ses scènes de très grande violence (même si je ne trouve pas ça si horrible), le film est donc associable à Salo ou les 120, Orange mécanique ou encore Le vieux fusil. Une scène finale de quasiment une demie heure, assez intense, stressante et pleine de suspense. Un sens de la mise en scène et du visuel réussi, malgré l’ancienneté de l’œuvre, ce qui aurait pu porter préjudice. Pas mal. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 3/5
Jusqu'à aujourd'hui, de Sam Peckinpah je n'avais vu que "Le guet-apens" et l'OVNI "Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia". Un film à mi-chemin entre "Delivrance" de John Boorman pour sa peinture d'une ruralité rustre, brutale et "Orange mécanique" pour sa réflexion autour de l'ultra-violence, le sens esthétique de Stanley Kubrick en moins pour une vision plus crue, réaliste, un peu trop complaisante par moments mais qui aborde d'autres sujets comme le silence, la permissivité, la lâcheté. Un long-métrage qui prend son temps pour installer son ambiance, laissant la tension monter petit à petit pour un final grandiose, paroxysmique, d'une puissance peu commune. Dustin Hoffman, dans un rôle plus physique de ses habitudes, est exceptionnel, impressionnant. Une oeuvre dont on ne sort pas indemne, marquant et remarquable.
Ooh, ils ont mis Dustin Hoffman dans l'ouest britannique, ce que ça va être gentil. Ou pas. Mais différent de tout, par contre, le film l'est sans souci. Mais d'abord, il va falloir s'ennuyer ferme, car on n'est qu'en 1971 et le plantage de décor prend une heure (ce n'est pas une expression). Puis on est plongé dans les relents du whisky chez ces locaux qui ne sont civilisés qu'au jour de leur propre justice, et ainsi est-on embarqué dans un tourbillon de plus en plus orageux d'ébriété sauvage, un cyclone dépourvu de raison dans l'oeil duquel ne règne nulle justesse. La finalité de ces gens va être le déchaînement de leur violence, sans probablement qu'ils sachent pourquoi eux-mêmes. Pour le spectateur, c'est un puissant sentiment d'injustice qui s'installe, remplacé ensuite par celui de l'irréel lorsque l'improbabilité cinématographique se produit au plus sombre de l'intrigue. Une improbabilité qui nous fait redescendre de ces sommets de frustration et qui ne sera pas sans rappeler aux lecteurs de Stephen King son modus operandi. Puis le générique arrive et on est laissé dans l'embarras : une justice oui, mais de quel ordre ? De l'amour oui, mais en quelles proportions ? Car le couple principal faisait ternir tous ces espoirs de perennité au premier coup d'oeil tant ils étaient dépareillés, mais si cela avait été voulu pour nous induire en erreur avec le stéréotype du couple cinématographique ? Un film violent et sans prétention, mais philosophiquement profond et qui vous fera passer des bons et des mauvais moments si vous n'y prêtez pas attention, les uns mêlés aux autres.
Un film perturbant sur la violence, ce qui l'a entraîné et les réactions en chaîne qui en découlent. Il est étrange de trouver Dustin Hoffman dans un tel film. Il y a des scènes horribles et d'autres très fortes, surtout pour Dustin Hoffman qui ne semble se douter de rien et est profondément contre toute forme de violence. On voit venir les scènes fortes en avance mais la tension qui monte est dérangeante et très bien amenée, pleine de réalisme au point de se demander notre réaction dans de pareilles circonstances.
Je ne doute pas qu'à l'époque ce métrage atypique et violent a dû défrayer la chronique au même titre que "La dernière maison sur la gauche" pour l'exemple mais à l'heure d'aujourd'hui on en a vu d'autres et en bien pire. Pour autant, la psychologie des personnages est ici bien travaillée et on ressent tout de même une certaine tension latente mais bon dieu qu'est-ce que c'est long à partir ! On tourne en rond pendant près d'une heure et demie avant que la mise en scène s'emballe enfin et le problème majeur ici est la désuétude des différentes situations et l'ambiguïté permanente du personnage féminin qui manque clairement de réalisme. Après il est vrai que la dernière demie heure est haletante et permet enfin à Dustin Hoffman de s'exprimer, sa lente transformation est impressionnante de justesse. "Les chiens de Paille" a clairement mal vieilli et semble aujourd'hui bien sur-estimé malgré un acte final qui tient en haleine, on peut trouver ça dur mais la marque des grands films est qu'ils ne vieillissent jamais, cf "Delivrance" ...
Straw Dogs est peut être normal en longueur avec ces deux heures mais il donne l'impression d'être lent. Lent à démarrer surtout. Le réalisateur prend son temps pour nous présenter les personnages, mettre en place l'ambiance. Peut être un peu trop ou peut être que s'il avait été plus rapide, la seconde partie du film aurait eu un impact émotionnel moindre. Certaines font cependant sourir spoiler: Voir "l'américain" démarrer avec une Manuelle
Enfin bref, un film qui prend son temps pour faire monter la tension et qui le fait à merveille si l'on ne s'endort pas.
Le cinéma de Peckinpah c'est vraiment pas pour moi, tout ça m'emmerde pas mal. Si j'aime bien Alfredo Garcia ou bien Guet-apens, les gens de ces films correspondent à la mise en scène que leur impose Peckinpah, ainsi je peux trouver jouissif de voir Steve McQueen avec un fusil à pompe en main (et puis quelle classe !), voir ici Dustin Hoffman avec ce même fusil à pompe en main, filmé de la même façon ça ne fonctionne pas, parce que ce n'est pas le même genre de personnage.
Pendant tout le film, que je trouve vraiment bien écrit, que ça soit au niveau de ce qu'il raconte, des personnages, des liens entre eux, et même de la manière avec laquelle la mise en scène pose les enjeux comme ça sans dialogue, je trouve ça génial, on a Hoffman qui est le gars normal, on fait tout pour qu'on puisse s'identifier à lui, et tout à coup il se retrouve une arme à la main entrain de défendre sa maison, ça ne colle pas... certes la violence à la fin est cathartique, mais pas que.
Ce n'est pas tant le fait de défendre sa maison qui ne fonctionne pas, car encore une fois c'est très bien écrit pour que lui puisse bien suivre le personnage, ce qu'il vit, tout est fait pour que l'on comprenne chacune de ses réactions, mais la manière avec laquelle c'est montré.
En fait je reproche à Peckinpah de faire du Peckinpah. Si certains trouvent ça bien, tant mieux, mais je ne peux pas y croire, je ne peux pas croire que ce type ait les mêmes poses, les mêmes attitudes que McQueen dans Guet-apens. Parce que autant tu fais un John Rambo, le type ne veut pas se battre et au moment où ça part vraiment en couille le type défonce tout je trouve ça super jouissif, mais parce que c'est Rambo, pas un gars ordinaire, là je crois voir ce que ça tente de faire, avec un côté nihiliste, le bon gars peut se transformer en tueur, ce n'est pas forcément fait non plus pour être jouissif étant donné le côté un peu malsain du truc. Cependant la mise en scène fait tout pour que ça le soit.
Parce que je suis désolé, mais le petit ralenti au moment où part un coup de feu, j'ai beau ne pas aimer les ralentis de Peckinpah, ben ça claque. En parlant de ralentis lorsque la femme se fait battre je les trouve juste putassiers, c'est pareil ils n'ont rien à faire là.
Et pourtant le film commençait bien, avec la mise en scène qui oppose Hoffman et sa femme bien plus proche d'un autre gars qu'elle a connu plus jeune. On comprend tout de suite le passé des deux et l'intrigue qui se déroule en ce moment même entre les trois personnages.
J'aime aussi la manière avec laquelle tous les enjeux sont posés dès le début du film, la manière avec laquelle tout monte petit à petit, j'aime ça.
Cependant lorsque je regarde ça je suis désolé mais je vois un film de gangsters, je ne vois pas le petit scientifique timide, introverti qui n'ose rien dire. Car oui la mise en scène elle aussi monte petit à petit, mais il reste que je ne peux croire à l'apothéose final façon western. D'ailleurs l'invasion de maison ça doit sans doute venir de Rio Bravo non ? (et étant donné que j'ai également pensé à Assaut de Carpenter... je me dis que je suis sur la bonne piste). Bon là c'est traité très différemment et je n'aime pas ce traitement tout en comprenant ce qu'il veut faire (parce que c'est sans doute voulu pour être dérangeant), je pense qu'il y avait d'autres façon de montrer la descende aux enfers de ce type normal qui prend les armes et pète lui aussi un câble.
Après comme je n'arrête pas de le dire je ne peux que saluer l'écriture non manichéenne du film, notamment le fait que les "méchants" reprochent à l'imbécile heureux du village ce que eux aussi ont fait... Ou bien le fait que le couple proposé ne soit pas un couple parfait, bien au contraire... qu'elle lui reproche son manque de virilité... Qu'on a une scène de sexe où l'on ne sait pas réellement si c'est un viol ou pas à la fin... Et je ne peux pas enlever ça à Peckinpah, l'ambiance est là.
Mais je dois dire que j'ai trouvé ça un peu long pour en arriver au but et vu qu'à la fin ce type est malgré tout filmé comme les héros de western... Je sors de là assez déçu.
Les chiens de paille, film culte de Sam Peckinpah, n'est pas franchement le genre de film que j'affectionne (j'avais arrêté Orange mécanique au bout de 20 minutes, avant de me forcer à le finir). Mais je me suis dit qu'après tout, si c'était bien fait, ça pouvait être le genre de film qui marque, qui fait réfléchir. Bon, les points positifs sont l'interprétation sans faille de Dustin Hoffman, décidément un immense acteur, la mise en scène très correcte ainsi que la dernière demi-heure qui est un sommet de tension. Le problème du film est qu'il met beaucoup de temps à démarrer. Soit, me direz-vous, mais si c'est pour poser les bases du film, quel est le problème ? Le problème c'est que les personnages ne m'inspirent aucune empathie : le héros est froid, accroché à ses principes et prend toujours les décisions qui le conduiront à faire de mauvaises choses. Sa femme quand à elle est stupide et provocante (spoiler: bon, c'est vrai que c'est horrible qu'elle se fasse violer, mais se balader devant n'importe qui sans sous-vêtements et même à poil ça n'aide pas , les villageois sont presque tous des ploucs consanguins (dont un à un rire irritant au possible) sans aucune nuance, l'attardé fait penser à Lenny dans Des souris et des hommes (le côté attachant en moins)... Alors on me dira sûrement que c'est voulu, que c'est pour montrer que l'Homme est mauvais de nature... Soit, mais personnellement je ne prend pas de plaisir à suivre une histoire où les personnages ne m'inspirent rien, voire même m'irritent au plus haut point... Les chiens de paille est donc un film qui a des qualités, mais auquel je n'ai pas adhéré.
Je viens de sortir de la cinematheque ou je viens de revoir ce chef d'oeuvre de Peckinpah. Je l'avais vu petit et bizzaremment je ne me souvenais pas qu'il etait si violent. Durant deux heure, on va suivre la transformation du gentil mathemateuu David (dustin Hoffman), simple, qui ne cherche pas les histoires faire ressortir en lui le vrai tueur que peut declancher une bande de sauvage venu l’accueillir a leur manière lui et sa femme dans leur nouvel demeure en Angleterre. Dans un petit village isolé sombre et peu peuplé ou tout se sais tres vite l'Americain va avoir du mal a s'adapter. Une merveille a voir de toute urgence si ce n'est pas deja fait
Une belle et sexy jeune femme revient en Cornouailles pour habiter l'ancienne maison de ses parents. Elle engage des artisans locaux pour finaliser des travaux d'aménagements. Peu à peu ces ouvriers vont ouvertement se moquer de son jeune mari, mathématicien américain peu bricoleur. Elle le trouve alors lâche et le lui reproche car elle veut qu'il se montre autoritaire face à ces hommes dont l'un d'entre eux a été autrefois son petit ami. On retrouve ici un thème cher au réalisateur : l'impossibilité de l'homme à satisfaire, à fournir suffisamment de plaisir à la femme. Ce qui sera montré dans la scène du viol où la malheureuse cherche à éprouver du plaisir. Cette séquence est difficilement soutenable, mais parfaitement assumée par le réalisateur pour qui les hommes sont des animaux (straw dogs). Sam Peckinpah n'a pas une vision reluisante de la femme, ni des hommes d'ailleurs, c'est le moins que l'on puisse dire. Il le prouve une fois de plus dans ce film où la violence des êtres s'entrechoque dans un final délirant. Le savoir faire du réalisateur s'exprime dans la présentation des faits où le montage est rythmé. Les différentes scènes se succédent sans temps mort. Tout est clairement exposé et le spectateur se prépare à l'inéluctable. Le scénario lui permet d'avancer avec minutie pour nous exposer la psychologie des personnages. Les seuls moments de contemplation de la nature reflètent l'absence de violence du personnage alors que les lieux de vie commune sont chargés de tension car ce sont des arènes où les animaux s'affrontent. Fidèle sa vision, Sam Peckinpah interpelle l'église comme possible recours à cette violence latente. Mais sur terre : point de salut, la violence sera au contraire décuplée par l'alcool. Une fois le point de non retour franchi, la bestialité des êtres s'exprimera dans une lutte sanguignolante où il faudra tuer pour survivre. Certaines photos des assaillants de la ferme rappellent étrangement les personnages d'Orange mécanique, film paru la même année (71) et relatant des faits similaires d'ultra-violence. La scène du viol a engendré beaucoup de polémiques car elle est très réaliste, le réalisateur a même refusé à Susan George la possibilité d'être doublée. Le mérite du film est d'appréhender le viol dans ce qu'il a le plus abject : les faits, et d'énoncer clairement ses conséquences : le traumatisme dû au viol. Le film laisse penser dans un premier temps que la femme a pu être consentante, mais lors de la soirée de bienfaisance la jeune femme comprend qu'elle a été victime d'un crime car elle ne peut supporter ce souvenir. Film s'adressant à un public adulte.
Un film qui me pose problème. Problème quand au message qu il laisse au final et une scène de viol plus qu ambiguë qui a créé chez moi un véritable malaise. On a ici une réflection sur la violence et sur l intervention en cas de conflit. En effet le personnage de David foncièrement non violent quitte les États Unis ou il ne se sent plus à l aise pour vivre dans la campagne anglaise avec son épouse. Mais la ils vont vite être victimes de provocations de plus en plus graves de la part d autochtones ravagés par la bêtise et la bière. En n agissant pas David va laisser la porte ouverte à l irréparable et va devoir finir par agir et répondre lui même pas la violence. La question est intéressante et il faut reconnaître à Peckinpah un savoir faire qui sort de l ordinaire dans la fantastique dernière partie angoissante, violente, troublante. Seulement comme je le disais le tout final donne l'impression de justifier cette violence comme si elle était libératrice et la seule voie à suivre; brillant mais gênant.
Impassible d'abord, étranger à l'environnement malsain dans lequel il évolue, David (phénoménal Dustin Hoffman) est un mathématicien américain qui vient vivre dans la campagne anglaise avec sa femme Amy (Susan George). Ce que filme Peckinpah, c'est un couple dans la tourmente qui va être encore un peu plus bousculé par des autochtones particulièrement détestables. Et si l'atmosphère est pesante d'emblée, la violence morale et physique va constamment s'accentuer pour atteindre son paroxysme lors d'un final barbare qui révèle la pensée nihiliste du cinéaste. En effet, le monde de Peckinpah ne tient pas en une vulgaire opposition gentils/méchants mais en une conviction intime et effrayante: tous sont pourris, à degrés variables, mais tous sont inévitablement rattrapés par leurs pulsions les plus viles. Scènes d'humiliation, de viol ou encore de sadisme: rien ne nous est épargné. Une sauvagerie magistralement mise en scène avec des ralentis aussi singuliers qu'époustouflants et un montage dynamique qui disent la tension continue de ce film hors du commun. Un grand moment de cinéma !