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Grouchy
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2,5
Publiée le 10 avril 2014
Quand les accidents de la route deviennent des fantasmes : ce sujet abordé par Cronenberg aurait pu offrir une esthétique nouvelle, une vision originale de la fusion entre l'homme et la machine. Au lieu de ça, le cinéaste s'éloigne de ses idées et tombe dans la facilité, où les scènes érotiques s'enchaînent souvent arbitrairement, les dialogues et les personnages sont donc totalement insignifiants : ces derniers sonnent creux, déjà affaiblis par un jeu d'acteur passable et pataugeant, et pour accompagner le tout le scénario semble passer à la trappe, l'enjeu n'est pas clairement défini. S'agit t-il de montrer la découverte du fantasme automobile par un groupe de personnages, ou de montrer des séquences sexuelles à tout bout de champ ? D'un côté, la photographie s'accorde bien à la problématique de l'histoire, l'image étant presque métallique, où les visages semblent parfois briller comme les carrosseries des voitures. Mais rien n'est vraiment bon, ce film est seulement un égarement de Cronenberg, qui à défaut de n'avoir pas filmé l'homme mélangé à la machine ( car ses effets spéciaux typiques sont absents ici ), a trop poussé le bouchon avec ses plans obscènes.
Alors, j'ai deux questions existentielles: pourquoi ce film existe ? Et surtout, pourquoi le ressortir au cinéma en 2020 ? C'est d'une nullité effroyable. Le film suit une petite bande de gens très bizarres, obsédés par des trucs encore plus bizarre, sans jamais s'intéresser aux personnages ni au pourquoi du comment. On a aucune sympathie, empathie ou quoique se soit. Tout est prétexte à la gênance et à montrer des seins. Le scénario est inexistant, de très longues minutes sans dialogues, et quand y en a, c'est vide et inutile. Faut vraiment qu'on m'explique pourquoi ce film a été fait. Ça n'a aucun intérêt.
OK, c'est bien filmé. Et l'ensemble photo, musique, cadrages, montage apporte une réelle harmonie au film. La tôle froissé filmée de façon ultra erotique et les corps filmés très organiques. Mais pourquoi le scénario est si pauvre ? Aucune profondeur ou psychologie dans les personnages. On ne s'attache du coup pas à l'histoire. Bel emballage mais vide de l'intérieur. Du coup c'est un coup de provoc ok mais c'est un peu de la frime aussi...
Voilà un film qui pourrait me plaire dans son concept, mais qui ne me convainc pas du tout dans son application. Le concept, cohérent avec la filmographie de David Cronenberg, je le définirais ainsi : jouer sur les pulsions érotiques et les pulsions de mort à travers cet élément mécanique de la voiture. En d’autres mots, explorer les pulsions cachées de l’être humain via l’automobile. Pourquoi pas ? Et cela marche sur le début, assez intriguant, présentant une atmosphère particulière, un peu dérangeante. Cela marche aussi sur les scènes du spectacle, qui créent une sorte de mise en abyme dans le film, et peuvent interroger aussi le spectateur de cinéma qui voit les héros regarder, comme lui, des accidents mis en scènes devant lui. Mais à part ça, que dire ? Les personnages sont pour moi tout à fait creux. Il ne se passe rien, et le réalisateur se contente d’enchainer les scènes de sexe, de voiture, de sexe, de voiture. Le procédé est tellement répétitif qu’il perd toute sa subversion, et ne suscite plus qu’un ennui poli. Rien ne vient véritablement creuser le propos, seul reste la prétendue provocation. A noter quand même que le concept de ce film me semble avoir inspiré Tarantino pour Death Proof, un film qui mélange aussi voiture, sexe et mort, mais de façon bien moins prétentieuse. Bref, je ne doute pas que Cronenberg bande en filmant des accidents de voiture, mais j’aurais préféré qu’il reste dans son coin pour se toucher !
Toutes les obsessions du cinéaste sont bien présentes dans l'œuvre, avec un certain art de la mise en scène du sordide il faut l'admettre, mais cette fois-ci hélas dans un ensemble froid donnant l'impression d'un empilement ennuyeux de séquences sans queue ni tête. La mayonnaise du génial Cronenberg n'a à mon goût pas pris ici.
Adapté d'un roman à succès, déjà dérangeant en son temps, "Crash" semble promettre une expérience déroutante. Présenté comme un manifeste du "body horror", les effets du genre se limitent à des broches pendant 5 minutes, quelques cicatrices, deux tatouages... Et c'est à peu près tout. Le film ne questionne pas grand chose, se contentant de reprendre le même leitmotiv et de l'étirer ad libitum. L'approche frontale de la sexualité est novatrice, mais quand cette dernière n'est autre que le but-même des personnages (et finalement du film : montrer du sexe...), les fantasmes et motivations des protagonistes nous sont finalement des plus insignifiantes. Un résultat insipide !
Prix Spécial du Jury au Festival de Cannes 1996, le film a émoussé toute la Croisette. En effet, Crash est un film érotique qui traite de la dépendance sexuelle mais aussi technologique. Ici, il est question d’adeptes aux accidents de voiture qui trouvent satisfaction à cette sensation charnelle de la violence des collisions. Jeu dangereux, Crash montre ce désir qui peut conduire à la mort, les voitures ne sont alors qu’un prétexte. David Cronenberg utilise le crash une comme métaphore de l’orgasme sexuel suivi de la jouissance de vouloir toujours plus. Crash est un film maladif à interpréter avec une vision analytique sur une société névrosée qui recherche l’exaltation pour survivre, quitte à perdre toute énergie l’espace d’un moment où tout est possible. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Ce film, réalisé par David Cronenberg et sorti en 1996, est pour le moins assez spécial mais ne m'a surtout pas tellement emballé. J'en suis pour le coup assez déçu car d'une part, la bande-annonce est quelque peu mensongère car elle promet un film très rythmé et puis je m'imaginais quelque chose de moins glauque, tout simplement. Un couple découvre l'excitation sexuelle dans des accidents de voiture, ils comment donc à se renseigner sur le sujet en allant voir des expérimentés. Le scénario est adapté du livre homonyme de J. G. Ballard mais ne l'ayant pas lu, je ne pourrai pas en comparer la fidélité. En tout cas, le synopsis m'intriguait beaucoup car je le trouvais très intéressant et prometteur d'un très bon film, tout simplement. Il faudrait malgré tout que je regarde peut-être le film une seconde fois afin d'y apporter un regard neuf mais surtout en ayant eu en tête le premier visionnage. Je serai peut-être plus apte à juger le film en ayant son style à l'esprit. Car il a effectivement un style assez spécial, le tout est sombre, glauque, tous les ingrédients du réalisateur sont finalement présents mais dans une histoire comme celle-ci, le tout ne fonctionne à mon goût pas très bien. Cependant, les sujets abordés par le film restent très intéressants, notamment cette fascination morbide pour les accidents de voiture, tout cela dans un contexte érotique mais qui sont malheureusement assez mal abordés. De plus, j'ai trouvé le film assez long, il n'y a finalement pas beaucoup d'action, il y a certes des scènes érotiques et des accidents mais le tout est assez mal mixé. J'ai par contre beaucoup aimé la réalisation qui nous donne des pans très originaux et diversifiés. En ce qui concerne le casting, nous avons principalement James Spader, Deborah Kara Unger, Holly Hunter, Elias Koteas, Rosanna Arquette etc qui jouent très bien. "Crash" est donc un film au sujet très intéressant mais qui n'est malheureusement pas à mon goût tant il est spécial.
Un très bon film de David Cronenberg avec James Spader , Holly Hunter , Elias Koteas , Derobah Kara Unger et Rosanna Raquette. Un très bon thriller érotique et hichocktien .
Prix spécial du jury au festival de Cannes en 1996, "Crash" est sans aucun doute le film le plus controversé de David Cronenberg. Dès sa sortie, tous les adjectifs les plus virulents ont pu pleuvoir sur ce long-métrage explorant la fascination sexuelle qu’exercent les accidents de voitures sur ses personnages. On se demande surtout au nom de quoi finalement car l’œuvre adaptée de l’écrivain Ballard, promet davantage qu’elle ne régale. Alors il est vrai que durant la première demi-heure nous sommes assez intrigués et je dirais même légèrement emballés par cette histoire quelque peu rocambolesque. Mais cette première impression se trouve bien vite dissipée pendant l’heure suivante. Absolument sans queue ni tête, "Crash" n’est même pas choquant ; il se contente simplement d’aligner quelques scènes aguichantes ci et là, avec une platitude navrante. Au milieu de cela, complètement noyé dans son délire, le réalisateur traine ainsi un regard visiblement fasciné mais non-fascinant. Se voulant provocateur et déjanté, il s’agit en fait d’un opus incroyablement répétitif, dont les fades et graisseuses ritournelles finissent par agacer. Le pétard mouillé du canadien.
Contrairement aux films de David Lynch (autre réalisateur à l'univers "particulierement particulier"), Davis Cronenberg est parfois plus accessible... en tout cas pour moi (voir "History of violence" ou "La mouche"). Mais là, j'ai pas accroché du tout à cette histoire de mec fasciné par la tôle froissée qui ressemble plus à un prétexte pour montrer des scènes de cul un peu cru (pour l'époque) qu'à un vrai film. Malgré l'originalité, malgré les acteurs, "Crash" n'est pas pour moi, bien que je puisse comprendre que ça plaise à certains.
Oeuvre à l'ambiance vraiment étrange voir même irréelle. Malsain, très sexuelle et morbide sont des termes qui qualifient bien ce film. Les scènes de sexe (rien de porno, juste un peu érotique) quoi que bien filmées sont un peu répétitives.
Cela fait maintenant quelques jours que j'ai vu Crash, et je ne sais toujours pas quoi en penser vraiment. Comme après l'avoir vu d'ailleurs. C'est un film particulier et étrange. Je vais donc juste parler en terme de ressenti. Je n'ai pas compris déjà où David Cronenberg voulait en venir. Quel est le point dans tout ça, quel est son but, que veut-il nous montrer à travers ces personnages qui sont fascinés par ces accidents de voiture ? C'est peut-être ça qui me gène le plus dans Crash, c'est que j'ai l'impression que le film est parfois un peu vain, comme une "provocation" sans réel intérêt derrière. Après même si je ne sais pas ce que veut nous dire David Cronenberg, j'avoue que le film m'a intrigué. Qu'on adhère ou pas à son projet, il y a quand même une ambiance très particulière, le film n'est pas insipide et transparent, y a quelque chose derrière, qu'il parvient à créer par sa mise en scène, par sa direction d'acteur, par sa bande sonore etc. Ca m'a fait un peu penser à ce qu'avait voulu faire cette année (enfin l'année dernière maintenant) Cronenberg avec Cosmpolis mais en beaucoup plus raté, là dans Crash y a vraiment quelque chose. Bref, Crash est un film intriguant, je ne sais pas si j'ai aimé ou non, ce que je sais, c'est que cela reste une expérience plutôt étonnante. Et c'est déjà ça.
Du haut de sa froideur absolue, Crash confirme à mes yeux la difficulté de Cronenberg à retrouver la justesse artistique d'un film comme La Mouche. Evidemment radical, évidemment intelligent, ce long-métrage s'engouffre dans une direction dans laquelle je ne peux pas le suivre. J'aurais sans doute préféré, en fait, un traitement plus proche de celui du David Lynch de Lost Highway, quelque chose qui donne mieux l'image, par une exubérance forcenée de sa mise en scène, d'une folie si palpable qu'on peut sentir à travers elle le désir et le refoulement qui l'ont fait croître. Ou alors, tout au contraire, quelque chose de plus proche de ses personnages, qui les humaniserait avant de signer leur déchéance pour mieux laisser en filtrer la tristesse. Hélas, Cronenberg se cantonne à un entre-deux qui rend à mes yeux ce récit désespérément hors d'atteinte. D'emblée montrés sans empathie, comme des objets prêts à sombrer dans la folie érotique et violente qui tient le scénario pour le bien de la vision qu'il propose, les personnages resteront inertes du début à la fin. Dès lors, j'ai tout du long gardé cette impression anesthésiante que ce film a été construit sur la base d'une idée, et non d'une émotion, d'une impulsion vitale. Crash, en fait, cherche à me déranger bien trop frontalement pour y parvenir sur la durée, et s'enferme dans sa symbolique et ses mécanismes sans jamais arriver à me toucher réellement. Désolé, mais je trouve ça vain au possible.
Autant j'apprécie énormément le cinéma de David Cronenberg, autant ce film m'a laissé plus que de marbre. Je n'ai malheureusement pas réussi à rentrer complètement dans le film, la faute à des personnages auxquels je n'ai pas réussi à m'attacher. En effet, ils agissent tous de manière tellement primitive et amorale que je ne me suis identifié à aucun d'entre eux. De plus, l'idée de base était très intéressante mais j'ai trouvé que le message porté était laborieux et que son traitement était beaucoup trop long. Pas mal de longueurs donc, beaucoup de scènes érotiques,qui d'habitude ne me gênent pas si elles servent le propos du film, mais ici je les ai trouvé dérangeantes, pas inutiles, mais bel et bien dérangeantes, ce qui était certainement l'intention du réalisateur, donc, dans un sens, cet aspect là est réussi. Cependant, les acteurs sont bons, l'ambiance est bien travaillée et la musique sympa. Je ne met donc pas en dessous de la moyenne car il y a quand même du travail et le film ne laisse pas indifférent, mais je ne peux pas non plus mettre une note supérieure tant j'ai été déçu du film alors que le propos était très prometteur.
A voir tout de même pour les adeptes de ce cinéma et les fans de Cronenberg.