Assaut
Note moyenne
3,6
3310 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

163 critiques spectateurs

5
39 critiques
4
62 critiques
3
39 critiques
2
15 critiques
1
5 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
clarence bodicker
clarence bodicker

7 abonnés 28 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2011
Quand on est souvent déçu des derniers films de Maîtres encore en activités, on se replonge dans ce qui a fait leur gloires... et c'est souvent qu'on se dit que ça a mal vieilli mais qu'avec une poignée de dollars les mecs arrivaient à faire rêver ou effrayer pendant des décennies, pour Assault en tout cas version restaurée et remasterisée c'est un must et quel plaisir de retrouver les thèmes si chers de Carpenter : l'indicible, l'inconnue, le mal à l'état brut et l'ambiance... Là où on apprend que les gangs se servent de silencieux et ramassent les corps en se déplaçant en parfaite synchronisation, perso moi je vois ça pour de vrais....je meurs! Le film a mieux vieilli que new york 1997 ou Fog, la mise en place est parfaite, les rebondissements aussi. Ok pour les fringues, les morts parfois un peu d'amateurisme par ci par là, les acteurs sont bons, le héros black (1976 je vous le rappelle) joue très juste dommage jamais revu et l'ennemi public a tout d'un dean martin de Rio Bravo. Rien à dire Bravo John!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 mai 2008
un exellent carpenter ( meilleur que le remake ) avec une ambiance et une BO exeptionnelle comme souvent d ailleurs chez lui.
JulienAllard
JulienAllard

39 abonnés 387 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 avril 2014
Un film profondément nihiliste, ultra-violent et polémique spoiler: (l'assassinat gratuit de la petite fille par les anarchistes de droite censuré à sa sortie en salles)
: 3 raisons pour faire un film marquant !
Et c'est le cas : mise en scéne originale (le montage en parallèle des 3 intrigues en début de film), scénario simple mais prenant, musique minimaliste mais entêtante et acteurs très bons.
Juste un film grandiose !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 26 août 2010
Un bon petit film bien agréable. A voir une fois pour le plaisir.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 5 mars 2009
Tout de suite on est dans l'ambiance Carpenter, avec la musique qui va bien et une situation intéressante mais comme souvent dans ses films on plonge rapidement dans de la serie B.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 884 abonnés 8 225 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2021
Le Central 13, un commissariat situé à Anderson (un quartier de Los Angeles) vit ses dernières heures. En effet, ce dernier est sur le point d’être désaffecté et transféré dans un autre quartier. Le personnel est réduit au strict minimum et pour sa dernière nuit, le personnel sur place va amèrement regretter d’être de garde. En effet, un gang assiège le commissariat dans lequel vient de se réfugier un homme qui a tué l’un des leurs. Les malfrats sont bien décidés à ne laisser personne en vie ce soir et les quatre personnes présentes au commissariat n’auront d’autre choix que de s’unir avec les prisonniers pour faire front commun.

Second long-métrage pour John Carpenter, après la science-fiction (Dark Star - 1974) et juste avant d’entrer dans la légende avec son slasher (La Nuit des masques - 1978). En réalisant ce polar, le jeune réalisateur s’est attelé à une transposition moderne de Rio Bravo (1959) et le résultat est tout simplement bluffant.

Ce qui frappe en premier lieu ici c’est la mise en scène, en dépeignant Anderson comme un quartier à l’abandon, où rares sont les protagonistes à s’aventurer dans les rues désertes. C’est bien simple, on ne croise personne en dehors d’un père, sa fille, un vendeur de glace et le gang. Le réalisateur parvient à y insuffler une ambiance pensante et lourde, on sent que quelque chose va se passer, on ne sait pas quand mais la tension est palpable et ne nous lâchera pas avant le dénouement.

La façon avec laquelle le réalisateur a dépeint son gang est particulière. C’est bien simple, ils ne parlent pas, en ne les humanisant pas, Carpenter a fait le choix d’instaurer un malaise entre eux et le spectateur. Ils nous apparaissent comme surnaturel, il n’y a qu’à voir la façon avec laquelle ils évoluent aux abords du commissariat. Les voir courir à pas feutrés, en embuscade et en se ruant à chacune des fenêtres comme s’ils ne craignaient pas les balles. Armés de silencieux, la violence est sourde aussi bien aux yeux des spectateurs qu’aux oreilles du voisinage, raison pour laquelle à aucun moment la police ne sera prévenue qu’un commissariat est pris d’assaut par des tireurs embusqués.

La violence est soutenue, voire d’une rare froideur spoiler: (le meurtre de la gamine venue s’acheter une glace, on ne l’avait pas vu venir et on n’aurait jamais osé l’imaginer)
. La musique qui l’accompagne est elle aussi une franche réussite (Carpenter lui-même l’a composé), sans oublier une belle brochette d’acteurs à commencer par Darwin Joston (Napoleon) & Austin Stoker (Lieutenant Bishop). Entre le polar urbain, le western et le surnaturel, un film à petit budget (150 000$) qui impose le respect. Carpenter ayant multiplié les casquettes (réalisation, scénario, montage & musique), nous prouve son indéniable talent (il n’y a qu’à voir sa filmo par la suite). A noter enfin qu’un remake éponyme (2004) a vu le jour et a été réalisé par le français Jean-Francois Richet.

► http://bit.ly/CinephileNostalGeek ★ http://twitter.com/B_Renger ◄
Redzing

1 455 abonnés 4 944 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 avril 2020
Des hordes de gangsters armés jusqu'aux dents assiègent un commissariat en passe d'être désaffecté. A l'intérieur, policiers et prisonniers devront s'allier s'ils veulent survivre... Après la comédie fauchée de SF "Dark Star", John Carpenter réalise son premier "vrai" film : "Assault on Precinct 13". Vrai film au sens où il contient de nombreux éléments qui seront caractéristiques de son cinéma. Tout d'abord, un film fortement inspiré de "Rio Bravo", se déroulant en huis-clos. Mais là où l'on s'attendrait à des plans serrés et sombres, Carpenter préfère au contraire des plans larges et net, découpant avec aisance le lieu où son confiné ses protagonistes. Ensuite, une BO au synthé qui utilise quelques notes pour distiller une ambiance qui va devenir de plus en plus anxiogène. Enfin, un scénario assez iconoclaste, avec un élément déclencheur assez culotté (par ailleurs censuré dans certaines versions du film), et un personnage cynique et trouble mais néanmoins attachant (Darwin Joston, qui servira de base à plusieurs protagonistes rebelle de la filmographie de Carpenter), et des policiers et prisonniers ramenés au même niveau. Sans compter l'atmosphère du film, proche du fantastique, ce qui est assez original à l'époque. Carpenter choisit en effet de représenter ses gangsters comme des ombres muettes, attaquant en silence et ne laissant pas de trace. Si bien que l'ensemble lorgne étonnement vers le film de zombies ! "Assault on Precinct 13" est donc un très bon suspense, mis en scène avec brio, qui sera régulièrement copié au cinéma.
maxime ...

309 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2023
Assault on Precinct 13, tout simplement Assaut dans nos contrées possède un statut qui d'officie donne très envie, et d'un autre coté, fait aussi un peu peur. J'ai d'ailleurs trop entendu à son sujet pour l'apprécié à sa juste valeur ... Pour une première du moins !

John Carpenter, immense réalisateur, j'insiste, incorpore d'entré un générique des plus légendaires ! Cette typo rouge, sur fonf noir, de sa musique de chef, assurée par ses propres soins donnent le ton pour la suite de l'aventure. De sa première scène, on en retiens une déferlante de violence, un assassinat, sans sommation par une police qui tire à vue dans ce recoin ou la lumière ne passe pas. Le récit, de la mort de ses 6, membre de ce gang que l'on nomme à la radio, avant d'en découvrir ses autres membres va orienter la continuité d'évènements déments qui s'ensuit. Par une entaille, un pacte dans le sang, la vengeance se fera ...

Un topo du paysage, de l'ambiance, de ceux qui compose le décors, avec leurs caractères respectifs, dans un rythme électrique et faussement calme laisse la mayonnaise monté avant un service à la pièce. L'anecdote de ce policier, qui pour sa première journée, arrive dans le commissariat ayans nourris sa vocation a je trouve, un cachet, une matière qui offre un ancrage qui éclipse certaines de ses autres réussites. De ce lieu en semi-abandon, on en retiendra une sacrée dernière !

Une foule, assez hétéroclite, s'agglutine vers cette institution en demi-décrépitude, à des fins qui ne converge pas vraiment, loin de là ! spoiler: Avant la grande réunion, il y'a la " ballade " de ses assaillants. Le meurtre de la gamine et du marchand de glace est un passage assez éprouvant, d'une fureur accablante ... On comprend, sa suite ! Dans tous les sens du terme.


De cette nuit, sur cette route, dans le quartier, désertique de surcroit, se livre le début d'une bataille, d'un assaut, dont la rage est motrice. Le courant coupé, de son premier corps qui tombe dans la foulée, au carnage globale, il y'a la toute une métaphore du chaos par un Carpenter qui en comprend toute sa sève. Des silencieux qui canardent à toute berzingue, l'analyse du bruit de son attaque passe par l'abandon, l'oubli, la solitude, que seul une unité dépareillé semble pouvoir y faire face ...

Les accalmies passagères, dans ces vagues qui assaillent l'endroit, sont des autres moments d'échanges, de compréhensions de la folie qui se trame autour. Mélange de peur et d'espoir, tout devient possible et à la fois inévitable ! Il y'a, pour autant une pitrerie de circonstance, comme dans ce pile ou face venu d'ailleurs entre Wilson et Wells, qui tranche avec la fureur de l'institution qui s'organise à l'extérieur.

La fin tiens ses promesses de sensas, on en retiens son pied de nez, on la colab n'est pas seulement éphémère mais persiste envers et contre tout. L'uniforme devient secondaire ! Néanmoins, il y'a des raccourcis ...

Techniquement, dans le visu, le film m'épate. La démarche aussi, les acteurs eux sont dans le cahier des charges rudimentaires, y trouvent des moyens d'expressions dans le fond, mais sans éclats ! J'avoue que je ne me suis pas ennuyé, mais j'aurais parfois préféré ... Avec la maestria qui est la sienne, John Carpenter entretient sa dynamique et concrétise ses moyens restreints par des images fortes sans aucun formalisme, au contraire, c'est lui qui invente les codes ! Oui mais voilà, " j'attendais " après Dark Star une fusée qui pétarade !
dougray
dougray

275 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2017
Film (devenu) culte des années 70 et véritable naissance artistique du génie John Carpenter, "Assaut" est, également, un film fondateur qui, en rendant hommage à "Rio Bravo" et autres "Alamo", est devenu le modèle du genre. Le poids de cet héritage m’avait, donc, rendu méfiant et j’avoue ne pas m’être précipité pour découvrir le film. A tort car il s’agit incontestablement d’un petit bijou qui rappelle, à l’heure des blockbusters truffés d’effets spéciaux et des scénarios inutilement alambiqués, que le cinéma doit être une expérience sensorielle où l’immersion du spectateur prime avant tout. Le début du film laisse, pourtant, entendre que le rythme ne sera pas sa qualité première avec la présentation des différents personnages, via un montage qui ne laisse pas forcément apparaître les liens à venir. Il fallait, pourtant, en passer par là pour que la recette de Carpenter puisse produire tous ses effets. Car, le réalisateur fait le choix de raconter une histoire simple (un poste de police est pris d’assaut par les membres d’un gang local) qu’il ne vient pas encombrer de sous-intrigues, qui sont, bien trop souvent, l’occasion d’égrener les poncifs les plus éculés. Point de love story entre deux inconnus, d’évocation du traumatisme d’enfance d’un personnage et, plus épatants encore, pas de développements concernant les agresseurs. C’est, peut-être le coup de génie de Carpenter qui, en décidant de faire des assaillants autant d’ombres fongibles et non identifiables, renforce considérablement la menace qu’ils représentent (combien sont-ils ? que veulent-ils ? qui sont les meneurs ?) et, ainsi, le sentiment d’immersion du spectateur. Carpenter n’hésite pas, du reste, à bien marquer ses effets, notamment au niveau du son (qui a un rôle primordial dans le chaos ambiant) ou au niveau du temps qu’il accorde aux attaques. A ce titre, la première vague de tir est d’une durée qui apparaîtrait déraisonnable chez d’autres metteurs en scène mais qui, ici, est tout simplement phénoménal, Carpenter multipliant, notamment, les plans sur les vitres brisées et autres impacts (plutôt que sur les tireurs ou les occupants du poste). L’impact des balles sur les corps des victimes est, également, très réussi puisqu’il refuse les effusions de sang grossières sans pour autant sacrifier la violence viscérale recherchée par le metteur en scène. "Assaut" privilégie, donc, l’action au sens le plus pur du terme et parvient à faire mal au spectateur… ce qui, à une époque où les tueries de masse cinématographique n’effraient plus grand monde, n’est pas sans intérêt. D’ailleurs, le film est, de manière générale, sans concession et c’est une autre de ses très grandes qualités. spoiler: Le meurtre parfaitement gratuit de la petite fille
en début de film donne immédiatement le ton au récit… et durera jusqu’à sa conclusion. Il est, d’ailleurs, intéressant de noter que Carpenter, qui arrête son film spoiler: juste après l’arrivée de la cavalerie
, ne juge pas utile d’apporter à une réponse à toutes les questions posées par son intrigue spoiler: (notamment concernant le sort des assaillants qu'on voit fuir)
ou, plus généralement, de tout sur-expliquer. Le réalisateur aime, également, prendre son public à contre-pied en ne lui donnant pas forcément ce qu’il attend. L’exemple le plus symptomatique est, bien évidemment, le personnage le plus fun du film, à savoir le criminel Napoléon Wilson (Darwin Joston, excellent). Présenté initialement comme le bad guy du film, il fait rapidement preuve d’un charisme et d’une cool attitude qui le rendent immédiatement sympathique spoiler: et va jusqu’à faire preuve de droiture dans l’adversité pour laquelle il ne sera, d’ailleurs, pas récompensé, le tout sur fond de mystère concernant l’origine de son surnom… qui restera un mystère
. A ses côtés, le héros du film, le flic Bishop (Austin Stoker) n’est pas forcément en reste et surprend par sa relation avec son prisonnier et sa capacité à faire des erreurs de jugement. On est loin du héros américain moyen droit dans ses bottes. Enfin, la secrétaire Leigh (Laurie Zimmer) est épatante avec son jeu atypique qui l’éloigne des standards basiques de la bombasse nunuche qui sert à faire jolie. Mine de rien, le trio vedette est composé de trois figures plus qu'inhabituelles pour l'époque (un Black, un criminel et une femme forte), ce qui en dit long sur sa modernité et le côté visionnaire de son réalisateur. Enfin, comme toujours chez Carpenter, la BO, qu’il signe lui-même, est une petite merveille omniprésente qui vient rythmer le film et lui apporte une véritable plus-value. Bref, "Assaut" n’a pas usurpé sa flatteuse réputation et peut se vanter d’être un des films d’action les plus purs qui soient. La comparaison avec son remake de 2005, pas totalement raté mais beaucoup plus poussif, achève de le confirmer !
bobmorane63
bobmorane63

248 abonnés 2 227 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mars 2024
John Carpenter a ses débuts dans la fin des années 70 qui marque sa patte de cinéaste de genre suspense, fantastique et horreur (la, on est dans la première catégorie citée) de génie avec le classique "Assaut", inspiré en partie de "Rio Bravo" d'Howard Hawks et source d'inspiration de films comme "Nids de guêpes" de Florent Emilio Siri ou le Remake "Assaut sur le central 13" de Jean-Francois Richet. Dans ce long métrage, Big John nous montre sa vision de la société qu'il voit avec pessimisme ou la violence monte d'un cran dans le monde. Un groupe de dégénères encerclé un poste de police sur le point de fermer ou il y a un convoi de prisonniers, un policier de patrouille, des secrétaires qui luttent leurs survies face aux multiples balles silencieuses tirés dans une attaque minutieusement préparé. Une œuvre classée culte ( la scène de la fillette au camion à glaces m'a un peu choqué) par sa mise en scène angoissante aux décors, lumières, atmosphères très crispantes. Le réalisateur signe aussi la musique memorable. Les comédiens sont impeccables dans leurs rôles respectifs. A voir.
Artriste
Artriste

188 abonnés 2 394 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 août 2025
Film mêlant les genres entre action, policier et thriller, Assaut, écrit et réalisé par John Carpenter, est un long-métrage de bonne facture. L'histoire se déroule dans le quartier difficile d'Anderson, à Los Angeles, où un gang vient de dérober un stock d'armes à feu. Quelques membres sont tués par la police durant une embuscade dans la nuit. C'est alors que le lendemain, en début d'après-midi, les chefs du gang font un pacte de sang, jurant de s'en prendre à la population et aux forces de l'ordre en représailles. Au même moment, le lieutenant de police Ethan Bishop est chargé par son supérieur de se rendre au Central 13, un commissariat situé à Anderson, qui est sur le point d'être transféré dans un autre district. Les lieux sont ainsi occupés par un personnel réduit qui, à la tombée de la nuit, va faire face aux membres du gang qui vont le prendre d'assaut. Ce scénario s'avère plutôt prenant à visionner pendant toute sa durée d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue prenant petit à petit le temps de se mettre en place et à instaurer son ambiance laissant présager la confrontation qui se prépare sous nos yeux. Et cela se fait d'heures en heures et de minutes en minutes, qui s'écoulent durant cette journée basculant peu à peu dans la haine et la violence. On ressent parfaitement la montée en anxiété et en dangerosité à travers des scènes à la violence froide, totalement dépourvue de sentiments. L'atmosphère s'accentue tout au long de l'après-midi, avant d'exploser une fois le soleil couché. L'ensemble est porté par des personnages appréciables. Des rôles correctement interprétés par une distribution comprenant Austin Stoker, Darwin Joston, Martin West, Laurie Zimmer, Nancy Kyes, Tony Burton, Charles Cyphers, Henry Brandon, Kim Richards et Peter Bruni. Tous ces individus entretiennent des rapports tendus compte tenu que certains font partis des forces de l'ordre alors que d'autres sont de dangereux prisonniers. Mais ces deux groupes vont devoir faire front commun face à une menace extérieur largement supérieure en nombre et en armes. Une menace volontairement pas humanisée. Ces échanges sont soutenus par des dialogues corrects. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain s'avère bonne. Sa mise en scène parvient parfaitement à faire grandir l'inquiétude et nous gratifie de scènes de fusillades brutes et intenses. De plus, malgré le fait que l'action se déroule majoritairement dans un seul lieu désaffecté, cet environnement est bien exploité. Ce visuel néanmoins terne et sombre est accompagné par une bande originale convenable signée John Carpenter en personne. Ses compositions emplies de suspens collent très bien à l'atmosphère qui est ainsi renforcée par ces notes. On retiendra tout de même surtout le thème principal laissant planer un événement dramatique à venir, qui revient de nombreuses fois tout du long, donnant ainsi une véritable identité sonore à l'œuvre. Reste une fin plutôt satisfaisante venant ainsi mettre un terme à Assaut qui, en conclusion, est un film méritant d'être découvert, sans pour autant être suffisamment qualitatif pour en faire un indispensable.
carbone144
carbone144

116 abonnés 849 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2025
En soi, on peut toujours trouver plein de défauts à des petits films qui ont tout de la série B. Mais il faut bien avouer qu'avec parfois peu de moyens, on peut réussir à faire quelque chose de captivant de bout en bout. Simple et épuré de toute complexité, on retrouve une heure trente de bon film sous tension permanente. D'une violence froide et inouïe, c'était un film qui pouvait rester dans les mémoire et faire facilement polémique. Aujourd'hui, ce ne serait pas le cas, du moins pour les mêmes raisons. A voir.
Vrakar
Vrakar

51 abonnés 373 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 juillet 2021
Carpenter n'a pas fait que des films de génie. Alors au début de sa carrière, il sort ce huit-clos dont la réalisation, pourtant bordélique, reste captivante. Pour autant, hormis quelques scènes choc (surtout celle de la gamine tuée à bout portant) la rancune meurtrière des assaillants parait surréaliste. Alors qu'une cinquantaine de méchants (à l'origine, ils ne sont que 4!) a coupé les lignes téléphoniques de tout le quartier, elle se révèle incapable de zigouiller un flic aussi courageux qu'empoté, deux meurtriers pathétiques et une secrétaire flic sous tranxen retranchés dans un commissariat délabré de la banlieue de L.A. Ces méchants préfèrent même faire quelques chorégraphies sur le bitume ou imiter les pigeons au stand de tir en grimpant bêtement aux fenêtres. Des dialogues de sourds et une direction d'acteurs très approximative font parfois sourire. Mais la touche Carpenter est déjà présente. Notamment sa dérision. La scène avec Wells (Tony Burton), serial killer en mousse, qui a le droit à un 'good luck' de la part des 2 flics survivants, tranche bien avec le ton ambiant anxiogène. En dépit de l'âge du film, de son manque d'expérience et d'un budget famélique, Carpenter arrive à insuffler une angoisse pesante jusqu'au bout. Deux ans plus tard, "Halloween" le révélera au monde entier.
Kouto
Kouto

30 abonnés 4 775 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2025
Un film sec, d’une tension au cordeau réalisé avec une surprenante maitrise et un sens de la mise en scène rigoureux de la part de John Carpenter, alors encore un néophyte dont il s’agit ici seulement de la seconde réalisation.
Bistourn
Bistourn

19 abonnés 73 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2024
Énorme vent de nostalgie pour moi... J'adore découvrir ces films de années 70-80 que je n'ai jamais vus, pour retrouver tous les codes de l'époque. Malheureusement parfois je regrette de ne pas avoir visionné ces pépites durant mon enfance. Quand j'avais 10 ans, avec un groupe de 3-4 potes, on s'enfermait les après-midis pluvieux pour mater des films d'action cultes comme "Die Hard", "Terminator", "Predator" etc... La vidéothèque du père d'un de mes collègues était remplie de ces classiques et je me souviens qu'il y avait "Assaut". Peut-être que la jaquette de l'époque ne nous avait pas inspirés ou qu'en tant que froussard, j'avais peur que le film soit trop violent, du coup je l'ai découvert que tardivement en ce début d'année 2018 et franchement quelle énorme claque !!! Tous les ingrédients des meilleurs films d'époque sont réunis et mijotés à la sauce Carpenter !!! Quel pied franchement les mecs ! Tout y est, l'ambiance so 70's-80's, la musique composée par le réal himself au synthé, l'histoire plutôt originale, les dialogues qui font mouche, les personnages travaillés. On s'attache réellement aux différents protagonistes et on est captivé du début à la fin par cette intrigue qui monte en puissance... Je me suis senti tout gamin, j'ai vraiment pris un sacré plaisir tout du long. Quelle merveilleuse madeleine de Proust !!! Et heureusement ou malheureusement, il me reste encore de nombreux trésors comme celui-là à dénicher :D
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse