J aime beaucoup. Avec Assaut Carpenter nous livre un film qui serait la combinaison d un western avec son Halloween. On va retrouver la trame du western avec ce commissariat abandonné qui pourrait ressembler à Fort Alamo qui va être pris d assaut par des personnages dont on ne sait pas grand chose qui m ont fait en ce sens beaucoup penser à Michael Myers dans Halloween. Avec visiblement un budget assez faible Carpenter s en sort admirablement bien avec un bon suspens, de l action qui gagne en crédibilité son manque de spectaculaire. On sent aussi qu il s intéresse énormément à ses personnages et cela se transmet très bien au spectateur. À noter aussi l excellente bande son signée Carpenter lui même. Une des grandes réussite d un excellent réalisateur.
Plus je mate du Carpenter, plus j'en suis fan ! Ce gars arrive à créer du suspense et une tension incroyable avec 3 fois rien, un style unique qui se reconnait au premier coup d'oeil et qui n'est pas égalé selon moi par grand monde dans le domaine de l'atmosphère inquiétante et angoissante. Les acteurs ne sont pas exceptionnels mais les personnages et le style sont tellement bons que l'on pourrait tout pardonner pour profiter pleinement de ce petit plaisir...
Encore un super Carpenter qui nous sort un huit clos avec peu de moyen. L'idée scuptile de ne jamais mettre un visage sur l'ennemie, rend ce film encore plus intriguant. Le tension reste à son paroxysmle du début à la fin et les personnage évolue progressivement pour se lier en raison des circonstances.
Deuxième film de John Carpenter, Assaut a vieilli et malheureusement pas qu'en bien. S'il reste un film d'action divertissant, difficile de passer sur certains défauts qui marquent un peu trop à note époque. Le budget était bien sur faible pour l'époque mais cela n'excuse pas pour autant certaines incohérences un peu trop voyantes : pourquoi le flic reste-t-il devant la fenêtre brisée au risque de se prendre une balle ? Pourquoi les ennemis courent-t-il à découvert dans le couloir des cellules pour se faire tuer à la chaîne ?. Même si on peut l'expliquer encore une fois par le budget modéré, il est aussi vraiment dommage que la scène finale soi aussi cheap et que quasiment tout se passe en contre-champ . Le climax attendu n'a pas vraiment ce qui empêche le film d'atteindre son apogée. Malgré ces quelques défauts, on reconnait déjà le style Carpenter avec notamment la musique qu'il a lui même composé et qui joue assez dans l'ambiance installée. SI Assaut reste un bon film, il faut reconnaître que son remake en 2005 lui a donné un bon coup de fraîcheur et lui est quand même supérieur.
Assaut est un divertissement qui marche plutôt bien, même si je l'ai trouvé un peu ennuyeux à mon goût. Le personnage principal est particulièrement charismatique (et ce, avant même qu'il ne dégaine son flingue). Austin Stoker est extrêmement classe dans le rôle principal (il aurait mérité une carrière plus mémorable). Les scènes d'action sont vachement cools. La violence est extrêmement visuelle (le film ose tuer une enfant et le montrer à la caméra). Malheureusement, j'ai trouvé les scènes de fusillades un peu répétitive à partir d'un moment : ça devient vite lassant de voir cette multitude gangsters tenter d'envahir le commissariat et se faire mitrailler comme des lapins, sans qu'on en devine la fin. L'intrigue manque cruellement de profondeurs et de péripéties et je me suis tout de même ennuyé alors que le film ne dure que 80 minutes. J'ai trouvé que même si le film était très divertissant, il se la jouer un peu trop cool. À l'exception du personnage principal, le flegme avec lequel réagisse la plupart des personnages sonne faux (n'est pas Kurt Russell qui veut). Au final, j'ai trouvé l'ensemble un peu décevant de la part de John Carpenter qui, par la suite, réussira à faire bien mieux dans le registre de l'action (comme par exemple pour New york 1997).
Un classique du genre signé une nouvelle fois Carpenter. Proche d'un apocalypse à la Mad Max, Assaut est un film claustro, haletant, porté par des gueules de méchants inoubliables. Manquant malheureusement un peu de rythme, Assaut se regarde toujours pourtant avec plaisir, comme souvent avec le réalisateur.
Le premier film de la brillante carrière de Carpenter, ce huis-clos, véritable western urbain, fut précurseur d'un bon nombre de film. Carpenter, déjà multicasquette (réalisation, auteur, musique...) parvient à donner à son film une tension extrême malgré des moyens dérisoires.
On peut considérer ‘Assaut’ comme le premier “véritable” film de John Carpenter, ‘Dark star’ n’ayant été, au mieux, qu’un projet de fin d’étude monté en graine, tourné rapidement et sans budget, sans acteurs professionnels, sans succès critique ou retour commercial immédiat. Western qui n’est déjà plus un western, et pas encore autre chose, ‘Assaut’ annonce le cinéma d’action des années 80 tout en déroutant le spectateur qui aurait grandi avec ce cinéma et ses successeurs, tout en démesure et en héroïsme mégalo. ‘Assaut’ n’impressionne et ne surprend jamais (sauf dans la scène où une fillette est abattue à bout portant, ce que Carpenter reconnaîtra plus tard comme une faute de goût), l’assaut n’est pas une apothéose : des coups de feu s’échangent, des gens tombent, la mort passe et repasse sur le commissariat, impassible et indifférent, à l’image du spectateur contemporain gavé d’images spectaculaires qui va probablement trouver le temps sacrément long. En terme de pur spectacle, ‘Assaut’ a fort mal vieilli mais, à l’instar de sa bande son synthétique datée de Big John mais qui conserve certaines vertus hypnotiques, quelques uns de ses motifs, qui singularisaient déjà le film en 1976, continuent à susciter un intérêt persistant. Il faut dire aussi qu’une bonne partie du cinéma postérieur de Carpenter s’y trouve déjà. Commissariat ou pas, on est clairement dans ce qui deviendrait un jour du “Home-invasion” ; l’anti-héros qui ne trouvera aucune rédemption pour ses exploits annonce Snake Plissken mais ce sont surtout les assaillants qui s’écartent de toutes les normes communément admises à l’époque. Comme dans ‘La chose’, ils sont “informes”, c’est à dire privés de tout potentiel iconique. Malgré leur nombre, ils agissent comme une entité collective primale et aveugle, tournée vers la destruction. On ne sait pas avec certitude ce qu’ils pensent, ni pourquoi ils agissent comme ils le font, à l’image de ce qu’était Michael Meyers dans le ‘Halloween’ fondateur. Comme en contrepoids à son approche sèche et réaliste, Carpenter avait demandé à ses figurants de ne pas prononcer une seule parole durant l’assaut, et d’adopter consciemment des mouvements lents et anti-naturels. : en lieu et place des membres d’un gang, on a peut-être affaire aux premiers et derniers zombies armés de l’histoire du film de genre.
J 'avais vu ce film grand public, lors de sa premiere sortie en salle. Il venait sur les écrans en France avec une bonne réputation de la part de la critique et avait obtenu un grand succès aux Usa. Je dois reconnaître qu'à l'époque, j'avais trouvé ce film un peu survendu, même si je l'avais plutôt aimé. Il est intéressant de noter que la postérité à été favorable à John Carpenter, dont le statut est aujourd'hui celui d'un réalisateur particulièrement remarquable. Et c'est mérité. Je viens de revoir ce film en salle, quarante cinq ans après l'avoir découvert et je dois reconnaître qu'il est excellent et bien supérieur au souvenir qu'il m'avait laissé. Ce qui frappe c'est le résultat auquel il parvient avec une telle économie de moyen. Il y a certes des dialogues bien ciselés, les acteurs, dont aucun n 'a eu une grande carrière, sont tous excellents et leur direction est au cordeau. Toutefois n'exagérons rien, Assault est un film de genre et n'est pas un chef-d'oeuvre. Mais dans sa catégorie, c'est un modèle. Assault , aujourd'hui ,sous nos latitudes, prend des allures de contemporanéité. C'est sans doute ce qui constitue un autre aspect de son charme : son côté prédictif. Je n'ai pas vu l'ensemble de la filmographie de Carpenter ( j'en ai vu une grande partie), mais Assault me semble être est un des meilleurs films de ce réalisateur. A voir sans réserve
un commissariat sur le point d'être délogé est assiégé par de nombreux "truands". A l'intérieur il y a 3 prisonniers, des fonctionnaires et un civil. Débute alors un combat où chacun restera sur sa position. Un excellent film de John Carpenter, un très bon scénario et une excellente mise en scène, de plus la bande son est parfaite! à voir d'urgence!
Dans un commissariat pris d’assaut par une bande de malfrat, policiers et détenus sont obligés de coopérer pour survivre. Ce remake moderne de Rio Bravo marque les esprits par sa tension omniprésente. La bande son stressante et la mise en scène sans concession compensent largement le manque de moyen. Avec le recul, il saute aux yeux que beaucoup de films modernes se sont inspirés de ce huis-clos pour instaurer un suspense haletant.
le cinéma de Carpenter est souvent précurseur, c'est le cas avec Assaut. Le film a vieilli mais n' a rien a envié a certaine production actuelles qui font moins bien avec pourtant plus de moyens. Et puis il' a cette ambiance si particuliere la musique les décors du bon gros divertissement ! culte come dirait l'autre
Un scenario un peu classique, mais un réel suspense. Le rapport entre le flic et le truant condamné à mort à déjà était vu, mais là il est plutôt bien utilisé. On ne peut nier le plaisir à regarder ce film. Carpenter est un réalisateur plutôt efficace.
"Assault on Precinct 13" est à la fois un tribut cinéphilique vivant, et une œuvre décisive pour le cinéaste. L'héritage du western, notamment Hawks, est une évidence - la structure en reprenant tous les codes au sein d'un contexte contemporain - là où le personnage principal semble être un echo direct de "La Nuit des morts-vivants" de Romero.
Mais, non content de s'approprier pleinement ses références, tout ce qui fait la singularité du cinéma de Carpenter s'articule ici avec maestria. Ainsi, la représentation du Mal préfigure celle de Michael Myers, dans un processus de déshumanisation passionnant car radical. Le gang passe de groupe aux rituels mystiques (scarifications, vœu de sang, drapeau etc.) à une masse de silhouettes anonyme, excluant une menace tangible et physique (allant même jusqu'à faire tirer le gang avec des silencieux) au profit du Mal comme mise à l'épreuve de l'Humanité.
Il est alors logique, dans une œuvre qui traite l'affrontement non pas comme une recherche de spectaculaire, mais bien comme une nécessité narrative et thématique, de caractériser les protagonistes par leurs choix dans l'action. La mise en scène les icônise, mais en fait surtout des personnages complexes, que la mise en scène et le montage traite sur un pied d'égalité (stupéfiante alternance de coups de feu, dont l'accélération du montage traduit la cohésion naissante du groupe). Carpenter met en scène des héros, et non pas des figures héroïques.
"Assault on Precinct 13" est un grand film scénographique, dont l'attention portée à la mise en scène de l'espace est capitale, aidée par un minimalisme, narratif et formel, qui crée un ensemble aussi réflexif que percutant. Le cinéaste oppose une représentation radicale du Mal, à un groupe de héros venant tout droit du cinéma classique et ce avec un premier degré nécessaire.
Véritable film culte des années 70, "Assaut" de John Carpenter est un film que j'ai vu de nombreuses fois et que j'apprécie particulièrement. J'admets que le métrage est loin d'être parfait, avec quelques invraisemblances, une fin un peu ratée et des acteurs pas toujours crédibles et assez plats en ce qui concerne leurs réactions face à l'assaut du commissariat par tous ces voyous qui se multiplient comme des mouches autour d'un étron de cheval. Mais la musique géniale aux synthétiseurs, l'ambiance, les décors glauques ainsi que l'atmosphère claustrophobe de ce poste de police à l'abandon et la scène du marchand de glace sont des éléments qui font de ce film un classique d'action et de suspens des seventies.