Hustler White
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César D.
César D.

39 abonnés 616 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 mars 2014
je me souviens avoir vu ce truc à l'époque, et j'ai trouvé ça franchement chiant. c'est juste un catalogue de pratiques sexuelles. aucun intérêt cinématographique!
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 725 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 décembre 2017
Le film propose un voyage dans l’univers du gay avec une vision exubérante , trash et même extrême pour certaines pratiques.
Il mêle premièrement le quasi-documentaire avec un personnage joué par le réalisateur lui-même qui se donne un regard naïf sur ces pratiques, deuxièmement un film qu’on qualifierait de romantique en prenant cette écharpe comme fil conducteur et où la fin au soleil couchant ne laisse plus de place au doute, et enfin dernièrement, on ne peut le nier, presque le film pornographique où le spectateur aguerri trouvera nombre de belles scènes de nu et de genre franchement alléchantes.
Vareche
Vareche

44 abonnés 197 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 novembre 2025
Si on a vu Gerrontophilia, et The Raspberry Reich, il faut bien reconnaitre que Hustler White est le meilleur. Frais enlevé et en roue libre, le film propose et dessine un petit croisement entre le gonzo gay et le film gore qui en fait équivalent bien assumé de la weird music, avec un petit côté GG Allin. Le frêle et encore twink Bruce la Bruce endosse le costume et les manières de Truman Capote partit enquêté sur les bas fonds de Los Angeles, pour en révèler les turpitudes et surtout les rendre à une certaines évanescences futiles. Si la gravité est souvent bouffonne chez Bruce La Bruce elle s'incarne et est parfaitement tragique, mais peut donner juste prétexte à un bon mot, et à des larmes factices. En ce sens la quête de La Bruce est parfaitement sentimentale tout en étant satisfaite de sa propre vanité. Trouver l'amour dans le corps soumis et embaumé d'une pute tout en considérant les multiples facettes de la chaire entre désir et souffrance et en glorifier l'autodestruction. Contrairement à certaines de ses (sur)productions récentes, Hustler White ne fait pas épate bourgeois, et n'a pas les moyens de forcer sur une esthétique nihiliste stupide. On pourrait dire que sauver par ses faibles moyens et par sa manière d'esquiver l'horreur qu'il dépeint pourtant à gros traits, Hustler White joue sur une forme de fantasme purement old school. La scéne avec les noirs commandés par une sorte de reine de la savane, et les éternels goût pour la vêture nazifiante et BDSM, remise dans leur contexte, forment un beau patchwork de l'esthétique QUEER anti bourgeoise, d'abord immorale et provocante, sournoise et violente, loin , très loin, d'une safe zone.
Shawn777

804 abonnés 3 927 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2023
Comment un film peut-il être une comédie romantique, un soft porn (quelques fois porno tout court), un drame, une parodie et un film d'auteur ou du moins artsy, tout ça à la fois ? Et bien, ce film, réalisé par Bruce LaBruce et Rick Castro et sorti en 1996, nous montre que c'est possible, en moins d'une heure vingt, sans que ça ne soit ridicule ! Et oui, moi qui m'attendait à un nanar de première, j'ai finalement été très surpris du résultat, qui est très loin d'être parfait, mais qui donne un petit film underground bien sympa. Le film commence en singeant "Sunset Boulevard" puisque, comme dans ce dernier, nous découvrons un corps dans une piscine (ici, un jacuzzi) dès la scène d'introduction et nous allons ensuite suivre les aventures du mort à travers un long flashback afin de comprendre comment il en est arrivé là. Jürgen Anger, venant d'Europe pour écrire un article sur la prostitution à Hollywood, tombe sous le charme de Monti Ward, qui s'avère être le macchabée dans le jacuzzi, mais également un prostitué. Si l'enquête de Anger n'est en elle-même que très peu intéressante, elle nous permet de découvrir divers quartiers d'Hollywood régis par la prostitution et les films pornos gays. Et c'est là que les scènes un peu porno font surface en étant quelques fois très crues et en explorant divers fantasmes. Le film s'égare d'ailleurs parfois sur des personnages secondaires, qui deviennent principaux puis re-secondaires, ce qui est le principal défaut du film. En effet, ça fait partie du côté artsy du film mais on peine quelques fois à trouver le fil conducteur de tout cela, certaines situations n'étant prétexte qu'à aligner diverses scènes porno. En revanche, le film n'est pas que ça ; sous ses airs provocateurs, on s'intéresse tout de même à ce monde, tantôt utopique, tantôt dramatique, le film naviguant constamment entre ces deux opposés. Concernant les acteurs, nous retiendrons surtout Bruce LaBruce et Tony Ward, qui s'était déjà illustré dans "SEX", le livre sulfureux de Madonna, ainsi d'ailleurs que dans le tout aussi sulfureux "Justify My Love". Malgré ses défauts et maladresses, "Hustler White" arrive à être convainquant et divertissant, en transformant ses faiblesses en forces (l'image tremblotante, le montage assez flou, le son mal maitrisé, le jeu d'acteur approximatif etc.), rentrant alors dans les "codes" du cinéma underground.
Petiot L
Petiot L

43 abonnés 336 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 juin 2016
Le physique étonnant deTony Ward , quelques scènes insoutenables, mais de l'humour.
Il y a aussi 1996, Los Angeles, l'art . On y défend des fantasmes .On a aussi l'impression qu'il a fait ce film pour faire irriter maman...
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 823 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 novembre 2020
« Hustler White » c’est l’histoire de Jürgen Anger (incarné par le réalisateur Bruce LaBruce), un écrivain arrogant qui enquête sur le milieu de la prostitution masculine à Los Angeles. Sa rencontre avec Monti, un tapin qui fuit la police, va alors révéler en lui des pulsions romantiques insoupçonnées. Un peu à la manière d’un « Cruising » (avec Al Pacino) en son temps, ce film va nous faire découvrir le monde gay (ici celui de LA et non de New York) avec ses diverses pratiques fétichistes dont certaines très originales et déviantes. S’il paraît parfois maladroit et burlesque, ce métrage qu’on sent bricolé maison pourrait être à la croisée des univers de John Waters et de Gus Van Sant, le scénario en moins malheureusement ! Après, la narration déconstruite, la bande-son (la reprise de « Tainted love » notamment) et l’esthétique porno-trash pourront plaire à certains, en feront sourire d’autres, mais ce qui est certain, c’est que c’est du cinéma authentique, amoral et surtout singulier rarement vu lui conférant un côté underground manifeste !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 18 août 2019
Beaucoup de sexe, un peu de sang. La planète Bruce La Bruce navigue quelque part dans la galaxie Gregg Araki/ Larry Clark. C’est clairement un film mineur, avec un petit budget, des côtés très amateurs (le montage, le jeu des acteurs, à commencer par celui de La Bruce) et un goût pour ce qu’il y a de plus étrange et dérangeant dans les sexualités queer. Le résultat n’est pas désagréable, à condition de ne pas être insensible aux clichés homo-érotiques façon Querelle de Fassbinder, dont Hustler White pourrait être une version Lo-Fi et plus crue. Plus convaincant dans son versant sociologique que dans son hommage maladroit à Sunset Boulevard, le film s’achève dans un romantisme kitsch et assumé qui annonce l’étrange et joli Gerontophilia. Pas indispensable mais très représentatif d’un cinéma queer alternatif des années 90.
Carne
Carne

106 abonnés 1 116 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un film underground sur la prostitution masculine tourné pour la ridicule somme de 50 000 dollars.
C'est trash, bien réalisé, bien monté mais certains personnages sont assez risibles avec leurs dégaines "gay" un peu trop poussées parfois.
Cela dit, le film est plus une expérience à vivre qu'un film s'adressant uniquement aux homosexuels.
A voir...
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juillet 2010
L’underground virant à la parodie. Les personnages, les perversions, les fantasmes, arrivent au loufoque à force de stéréotypie et d‘exagération en même temps. L’écrivain hautain et maniéré étant le plus intensément parodique. C’est surprenant et drôle à la première vision, à la seconde on ressent un peu un effet catalogue et le charme s’évente d‘autant plus que l‘intrigue est des plus minces, à la limite du prétexte… Le film abonde en clins d’œil vers les figures underground, Kenneth Anger, Andy Warhol… C’est curieux, intéressant, pas vraiment un chef d’œuvre.
boytoy38
boytoy38

18 abonnés 88 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 août 2010
Délicieusement crash et dérangeant
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Pas l'ombre d'une femme. Rien que des mecs, dans toutes les positions, agonisant sur le sol, fouetté la tête en bas, en levrette...
Derrière une apparente gravité (le "héros" se prostitue pour son fils) se dégage une ironie parfaite ; on bascule sans cesse de l'étonnement face aux situations incroyables qui nous sont montrées, à cette ironie déconcertante. Le style "reportage-documentaire" donne un aspect authentique au film.
Certaines scènes choquent ou en tout cas peuvent sévèrement surprendre, mais on prend son pied tellement le film est bien monté.
A découvir absolument.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 août 2008
Je voulais écrire ma critique depuis longtemps, mais j'ai toujours eu du mal à trouver les bons mots pour cela. Disons déjà que Hustler White peut être catégorisé comme une "comédie romantique un peu trash" ("un peu" étant un euphémisme, pour deux scènes en particulier, l'une gore, l'autre… "sextrash" !). Ce n'est absolument pas un film porno, même si LaBruce et Castro sont plus ou moins habitués du genre… Disons que ce serait une exploration amusée et assez tendre finalement de l'univers homosexuel trash (underground) de Los Angeles. Le tout est servi dans un film à la facture un peu expérimentale, assez graphique, plutôt énergique, avec une connaissance certaine du cinéma hollywoodien (en premier lieu "Sunset Boulevard"). Non, c'est du vrai cinéma, aucun doute. Je recommande le dvd qui bénéficie d'un bonus très drôle : le visionnage du film par Bruce Labruce lui-même accompagné de deux hookers chopés sur le boulevard, les trois affalés sur le canapé, face caméra posée sur la télé ; à mourir de rire !
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