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Un visiteur
3,5
Publiée le 26 octobre 2019
Le fantôme dans la coquille, impossible de passer juste à côté de ça et puis finalement, que c'est bien ce synopsis alléchant, la mise en scène teintée de surréalisme propre à l’univers des mangas, de haute voltige cette introduction, un visuel sans besoin de mot pour le décrire. L’histoire est très simple et compliquée à la fois dans ses explications philosophiques, ça s’élargit largement vers cette vague du sujet comme son excellent modèle compatriote télévisuel Evangelion.
Le scénario fait une plongée dans une fiction du futur, servant de maquette modèle des cités de l’Est asiatique moderne. Tokyo, Hong Kong, une démocratie envahit par l’immigration demandeur d’asile politique, une république au sytème de régime autoritaire. Toute similitude avec la réalité est purement fortuite parce que c’est une animation japonaise imaginative, il y a ce côté visionnaire proche époque pas si lointaine d’actualité spatio-propagande.
L’exercice de ces fonctions gouvernementales pratique le contrôle psychique sur les cyborgs, robots ultra-perfectionnés, une part d’humanité chez ces souvenirs immuables pré-fabriqués au format du compact disque. Quel drôle d’automate futile mal en point mystérieusement, une forme physique ambiguë et sa voix porte à confusion, le reste du corps détaché de sa tête esprit tel un serpent même mort reste encore en vie, relier par une monotonie d’énergie vitale puisée, c’est puissamment naturel.
Que c’est toujours aussi compliqué d'en faire un chef-d'œuvre, la complexité ontologique à apprendre rendant grâce à la connaissance, prend tout son sens du terme synonyme symbolique existentiel. Une légère transcendance dans l’âme métaphore fantomatique, continuera à s'efforcer de transpercer la raison d’être.
Des scènes sympas camouflages combats furtifs splash pour la très féminine major de sa promotion cyber-police, le casse tête du nihilisme poussiéreux vient l’issue d'une dernière phrase prononcée, toute l’étendue infinie d’internet, l’étendard de la cyber-criminalité.
Les thèmes qui gravitent autour du personnage de Kusanagi sont d'une richesse surprenante pour un film de ce genre. Cette femme qui a laissé son corps à la disposition des scientifiques pour qu'ils fassent d'elle une véritable machine à tuer de la cyber-police, qui plus est parfois utilisée à des fins meurtrières, voit son humanité remise en cause par l'arrivée de ce "puppet master". Que subsiste-t-il d'humain en moi ? Et si ce ghost n'était pas le mien ? Le spectacle d'humains manipulés et dont la mémoire est totalement virtuelle y est certainement pour quelque chose lui aussi. Isolée par sa différence qui l'oblige plus ou moins à garder l'anonymat, elle se voit confrontée à une entité dont la société n'avait jamais envisagé l'existence. Issu du flux incessant d'informations véhiculées par le net, le Puppet Master a fini par prendre conscience de son existence propre et recherche la liberté. Utilisé comme espion high-tech par le gouvernement il va décider de s'affranchir, semant la mort sur son passage. Cette réflexion sur l'intelligence artificielle doublée d'une introspection cybernétique plus humaine qu'on veut bien l'admettre dénote tout le génie de ce scénario novateur. Pour finir, comment ne pas citer la bande originale de Kenji Kawai, maître du genre, qui s'est une fois de plus surpassé, accompagnant les égarements psychiques de Kusanagi et illustrant habilement les scènes contemplatives du grand, du très grand Mamoru Oshii. C'est beau, c'est diablement intelligent, et ça fait réfléchir.
Ghost In The Shell est un film très novateur dans ce qu il décrit et qui n a aujourd'hui rien perdu de sa force évocatrice. Ce long métrage d animation est un petit bijou de science fiction au scénario soigné et intéressant . L'ambiance du film qui allie des arrières plans soignés, des scènes d action brillantes et des dialogues passionnants est géniale. Le film bénéficié et c est assez rare pour être souligné d un casting doublage excellent qui fait que la Vf est d un très bon niveau. Le film peut paraître austère dans les scènes de dialogues je trouve personnellement qu elles se marient très bien avec le côté action du film. Influencé par d anciens film de Sf (j ai pensé à Blade Runner) et influençant pour la suite (on pensera à Matrix); ce manga de très grande qualité passe pour un film charnière du genre.
Mamoru Oshii signa là l'une des perles de l'animation japonaise entrainant le spectateur dans un univers cyberpunk propice à de nombreuses réflexions philosophiques dans la droite lignée des Asimov et autre Philip K. Dick. S'interrogeant sans cesse sur ce qui sépare l'homme et la machine et sur le but de leurs existences, Oshii poussa loin ses réflexions sans jamais négliger l'animation ou ses scènes d'actions rares mais fulgurantes. Les personnages sont aussi travaillés et dégagent un charisme indéniable à l'image du Major ou de Batou. Enfin la bande sonore du film est absolument magnifique renforçant encore l'interaction avec cette univers et son questionnement méta-physique qui allait faire date.
Film marquant dans l'histoire de la japanimation, Ghost in the shell est une réflexion intelligente sur l'identité et la différenciation entre humains et machines. Les images sont très travaillées, les effets numérique réussis et les musiques captivantes. Malgré cela, le film est confus et complexe. Peut-être trop court, Ghost in the Shell s'embarrasse trop de répliques à rallonge et de monologues certes intéressants, mais qui plombent cruellement le rythme. A l'image des cyborgs, il manque une véritable âme à ce film.
Avec ce film, mon regard est forcément biaisé par mon amour pour Blade Runner dont Ghost in the shell s'inspire largement. Et bien sûr, je suis moins accrocher par celui ci. Plus métaphysique et riche en profondeur philosophique, le film dispose aussi d'une superbe BO très inspiré elle aussi de Vangelis. Un grand film d'animation mais qui personnellement ne m'a pas assez parlé.
Le deuxième Oshii qu'il me fut donné de voir s'est avéré être une bonne petite claque. Ayant déjà adoré l'Oeuf de l'ange, film complexe et profond, il en va de même pour ce Ghost in the shell qui me faisait de l'oeil depuis un moment. Une nouvelle fois j'ai eu l'impression d'assister à un film très intelligent. On retrouve ici des thèmes souvent abordés en science-fiction comme l'origine, l'être humain, la relation homme-machine dans un univers futuriste... Le personnage principal est une cyborg ayant conscience de son existence grâce à son "ghost", une infime partie d'âme implantée en elle. Sur le papier on y trouve donc de petites pointes de Blade Runner. A l'écran aussi mais ce serait injuste de dire que Ghost in the shell soit juste un ersatz de Blade Runner puisque ce n'est pas le cas, le film a bel et bien son propre univers et sa propre identité.
Ghost in the shell nous peint une humanité en perdition, proche de sa propre fin et qui tente elle-même de créer sa succession. Motoko, la protagoniste principale, est le centre-même de toutes les interrogations qui émanent du film. Qu'est-ce qui différencie l'homme de l'androïde qui pense? Comment définir l'humanité? Ce personnage doute en même temps que nous, la profondeur des thèmes abordés m'a vraiment réjoui. C'est rare de voir une intrigue aussi complexe et de telles interrogations dans un film d'animation. Le film est quasiment construit à la manière d'un thriller futuriste. On y suit l'action d'une cellule anti-criminelle dans cette ville futuriste où un terroriste prend le contrôle de différents esprits humains. Si le film est doté d'un rythme lent, il faut quand même souligner la qualité des quelques scènes d'action. L'animation est simple mais la fluidité des scènes me laisse admiratif. Oshii refuse souvent le spectaculaire mais quand il envoie la sauce, ça y va!
On a donc le droit à une oeuvre visuellement très soignée. Oshii n'en fait pas des tonnes mais certains graphismes demeurent vraiment épatant. J'ai vraiment été conquis par l'univers proposé par le cinéaste, j'étais embarqué dans le film du début à la fin sans jamais décrocher. Puis certains instants sont sidérants de beauté. Il y a une magnifique séquence au milieu du film où on traverse la ville avec seulement la bande-son de Kawaï en fond sonore. C'est sublime, le film est teinté de touches poétiques comme ça qui viennent me prendre aux tripes de temps à autre. La BO contribue grandement à rendre l'ambiance du film aussi prenante. Combiné au travail visuel d'Oshii et de son équipe, on a le droit à un boulot technique remarquable. Ghost in the shell est une oeuvre forte sur l'existentialisme. Le scénario est riche et alambiqué sans pour autant que ce soit gratuit, il y a une réelle profondeur dans ce long-métrage. J'aime la maturité de ce film comme j'ai pu aimer la maturité de l'autre Oshii que j'ai pu voir. Ce qui est certain c'est que je ne m'arrêterais pas en si bon chemin. Une pépite du cinéma d'animation.
Très décevant. L’histoire est très confuse. Le spectateur se perd facilement et ne comprend plus rien. Les explications de la fin ne sont pas plus limpides. Reste néanmoins un univers incroyable et une idée de base très originale. Ainsi qu’une superbe bande originale. Mais au niveau des japanimations, « Akira » est certainement plus mémorable. Etonnant que « Ghost in the Shell » soit si « populaire » puisqu’il faut être relativement concentré pour bien tout comprendre.
Un scénario finalement assez simple mais dans une histoire complexe et un univers peu expliqué et peu approfondi. Le film apparaît ainsi déconcertant, et s’adresse probablement plus aux initiés des mangas et de l’univers. L’animation japonaise est visuellement bonne et soutenue par une magnifique BO, mais beaucoup trop statique (notamment les dialogues sans mouvement de bouche une nouvelle fois déconcertant). Malgré tout le film a des idées de SF brillantes, s’intéressant à la robotique et à l’humanité aux frontières des idées d’Asimov et des questions éthiques de qu’est que l’humanité. Et pourtant l’ensemble est quelque peu confus et brouillon, laissant un petit gout d’inachevé.
Un grande réussite de l'animation japonaise : visuellement parfait, Ghost in the Shell propose une plongée dans un monde futuriste unique, nébuleux, dans lequel l'humanité semble avoir fusionné avec les technologies de l'informatique et de la robotique. Résultat : on cherche à chaque seconde à décoder et comprendre le fonctionnement de cet univers et le comportement des protagonistes. L'action, crue, adulte, parfois violente, est soutenue par une BO atmosphérique à contre-emploi du meilleur effet. Top !
De retour dans le Japon futuriste provenant de l'esprit, du "ghost" Mamoru Oshii. Je voulais écarter le mauvais souvenir du remake américain avec Scarlett Johansson en vedette et du metteur en scène Rupert Sanders. Faire fi du film de 2017 qui comportait de nombreuses erreurs de cohérence, au discours alambiqué alors que la trame s'avère finalement abordable. Bref, l'original se veut plus décomplexer, plus court et fun. C'est un bon point dans le sens où le visuel (l'animé est magnifique tant dans la démarche de nos protagonistes que dans la structure labyrinthique du Tokyo futuriste - on se perd même à penser que le dessin est une reproduction photographique des quartiers pauvres de la ville) recèle quelques curiosités. Mais, le point fort réside dans son ambiance là, où la version de 2017, comprenait des lacunes. La BO de Kenji Kawai (il porte bien son nom) résonne longtemps après la fin du visionnage - écho du transhumanisme - thème chéri par la franchise. Pour le reste, Ghost In the Shell (2017) englobe de nombreuses scènes iconiques à l'animé (notamment les scènes de début). Néanmoins, si le film gagne en efficacité malgré quelques fulgurances poétiques et mélodieux, Ghost In the Shell (1995) se perd dans un discours toujours aussi complexe alors que le propos est simpliste. Si l'écriture n'est pas à remettre en cause, c'est bel et bien une question de rythme (pour les 2 versions) le principal défaut. Dommage !
L'un des plus grands succés de l'animation japonaise est une fable futuriste indispensable à tout cinéphile. Son aspect visuel qui avait profondément marqué lors de sa sortie est toujours aussi remarquable, sans entrer dans la surenchère visuelle, Ghost in the shell livre des dessins d'une grande beauté traduisant toute la profondeur émotionelle de son univers. Le film amorce une réflexion incroyablement pertinante sur l'avenir de l'humanité et la place de l'âme humaine dans un monde dévoré par le progrés et l'urbanisation. Plus qu'un chef d'oeuvre du manga, c'est un pilier de la science fiction qui nous est livré, un extraordinaire film d'anticipation qui explore le parcours de l'homme et son rapport avec la vie.
Le premier opus est un peu trop confus et complexe pour les non connaisseurs du manga. Les présentations des personnages, de l'univers etc se fait un peu sur le tas et rend très difficile l'immersion du spectateur. Un premier volet en 2D audacieux qui a quand même un univers visuel très esthétique.
Un film d'animation qui a une bonne idée de base mais assez difficile à suivre. L'histoire est pas mal du tout mais je trouve que pas mal de détails sont sautés ou on plonge trop dans la philosophie où ça devient un peu lourd. Des personnages intéressants, bien animés de façon mangas japonais. il y a des moments où on assez curieux de ce qui se passe et d'autres où ça sent l'inutilité pour nous faire plonger dans l'environnement technologique, mais pas trop à mon goût. De l'action animée comme dans tous films d'animation. Un beau contexte sur la technologie et sur les dangers qui entraînent. Seulement, le film est beaucoup trop visé sur ce monde que sur l'histoire du film. Bref, c'est bien dommage pour un film avec un contexte où on pourrait en débâter mais un peu massacré.