Quelle cruauté de diffuser ce film, à 20h50, un dimanche soir ! Les gens sont assez démoralisés de voir arriver la fin de leur week end, et le début d'une nouvelle semaine de boulot...pas besoin de les achever ! Parce que ce film est loin d'être divertissant...il a visiblement pour but de souligner certaines médiocrités du comportement humain... Un film lent, à l'ambiance plate, où le personnage le plus actif semble être un chien paralysé...Et Jean Pierre Bacri n'a jamais été aussi motivé que dans ce film... prêt à nous faire mourir de rire, quoi... Le film n'a pas l'air mauvais dans son genre...Mais moi, c'est carrément le genre que je n'aime pas.
Un film des plus ennuyeux qui se passe presque intégralement en huis-clos dans un café. Pas d'action, pas de gag... par contre beaucoup de bavardages stériles. Il est vrai que Jean-Pierre Bacri et Jean-Pierre Darroussin nous ont habitués à ce genre de rôle. Par contre, Catherine Frot est généralement plus distrayante...
Dans la lignée de cuisines et dépendance je suppose, que j'ai trouvé chiant, celui ci ne déroge pas a la regle. Jean Pierre Bacri et ses potes dans une piece ou deux qui racontent leur vies et dont on suit les pseudo problemes pdt une heure et demi...pour aimer ça faut soit etre une inconditionnel de cette bande soit je sais pas...
J'apprécie - de manière générale - Cédric Klapisch ainsi que l'humour propre au couple/duo Jean-Pierre Bacri/Agnès Jaoui et j'étais donc plutôt confiant envers ce film, sorti en 1996, d'autant plus que l'univers des deux se combine bien. Malheureusement, je suis bien forcé d'admettre que si j'ai accroché, par exemple, à "Cuisine et Dépendance" et "Le Goût des autres", ce n'est pas le cas de cette comédie, toujours aussi acerbe que les deux précédentes, mais qui manque tout de même de punch ! Alors oui, nous ne sommes pas dans de la comédie populaire avec des gags surlignés toutes les cinq minutes (ceci-dit, c'est dit sans jugement de ma part puisque j'apprécie ce genre de comédie) mais dans de la comédie qui fonctionne surtout aux dialogues, aux personnages et aux situations. Adapté d'une pièce de théâtre, nous suivons ici une famille qui se retrouve tous les vendredi dans le bar d'un des fils et, ce soir, c'est l'anniversaire de Yoyo, épouse de Philippe, frère du patron du café. Mais ce soir-là, ce dernier est également en train de perdre sa femme qui "veut partir pour réfléchir". Tout éclate alors d'un coup, les non-dits font surface et tout le monde explose alors de concert. Oui, c'est rigolo, oui, nous avons des dialogues particulièrement bien écrits et reconnaissables du duo mais cependant, le film fait très théâtre filmé. En effet, le réalisateur ne parvient jamais vraiment à rendre son film vivant, ce sont les acteurs qui font tout le boulot quitte à en faire quelques-fois des caisses (comme au théâtre). J'avoue alors avoir très rapidement décroché et si je reconnais la qualité d'écriture du film, je me suis quand même pas mal ennuyé ! "Un air de famille" nous offre néanmoins des répliques qui resteront gravées dans ma mémoire, à défaut du film en lui-même.
Ce film touche facilement car dans cette galerie de portrait on connait nécessairement une personne qui pourrait y être mis à la place, les dialogues sont incisifs et les acteurs excellents
Il s'agit d'une comédie honnête, mais sans plus selon moi : je n'ai jamais rit aux éclats. Je suis peut-être sévère, car il faut admettre que ce film ne vaut pas seulement en tant que comédie, il y a aussi une certaine réflexion derrière tout ça. Et puis, il faut encore relever quelques belles trouvailles quant à la manière de filmer certaines séquences (par exemple, au travers d'un verre, déformant le visage de l'un des acteurs).
Je me suis embêté pendant les trois premiers quarts du film... La réalisation est terne. Les dialogues sont tantôt comiques, tantôt inutiles. Bref, bof bof tout ca.
Un peu indolent et tiède, les répliques manquent à faire mouche, le détachement vis à vis du film est plus présent que le rire ou la compassion qui devraient en découler, même si Catherine Frot a quelques heureux leitmotiv, comme celui du chien, et donne une nouvelle couleur au dicton "Suis-moi, je te fuis, fuis-moi, je te suis", sous la forme "Si moi je te fuis, je suis qui".