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Gabith_Whyborn
45 abonnés
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3,0
Publiée le 10 août 2016
Bof rien d'exceptionnel dans cette comédie, c'est comme si on filmait une pièce de théâtre mais il y a quelques dialogues qui m'ont fait bien rire les acteurs jouent bien.
Après cuisines et dependances, c'est la 2eme pièce de Jaoui/Bacri, à être transposée au cinéma. Si la première ne m'avait pas convaincu, j'ai été ébloui par ce second opus. En huit clos dans un décor génial de formica, grille-mouches et horloge pastis 51, c'est un festival de dialogues savoureux, de situations délicates et de mélancolie. La mise en scène de Klapisch est astucieuse, on rit et on est triste. Catherine Frot est excellente dans ce rôle de gentille idiote, qui la rendra célèbre.
Marrant sur le coup, grâce aux acteurs, mais ce film n'est qu'un bon produit, appelé à être oublié avec le temps. les Jaoui-Bacri ont prouvé avant et après qu'ils pouvaient faire nettement mieux et plus ambitieux.
Ce film là , je l'ai vu seulement hier , ma mère n'a fait que de me parlez de ce film disant , il est génial , il est génial . Donc j'ai décidé de voir si un vendredi soir vers 4 h du matin . C'est un très très bon film français , d'un humour ironique tellement bien maitrisée avec sans exagérée , les meilleurs jeux d'acteurs que j'ai pu voir dans un film en lui même , tout , TOUT les acteurs joue leur rôle a la perfection , Jean -Pierre Bacri m'a tout simplement bluffer , j'ai rarement vu un acteurs français jouez aussi bien ! Darroussin qui mérite amplement son césar , surtout a la fin spoiler: Lorsqu'il pète un cable sur Philippe spoiler: c'est juste génial ! J'ai pas trouvé que Catherine Frot jouais si bien son rôle , personellement j'ai largement préféré Agnès Jaoui que j'ai adoré voir joué ! Un film culte français et sans doute un des meilleurs !
Un air de famille est une bonne pièce de théâtre, par ce fait les comédiens jouent bien et le scénario et la psychologie des personnages ont une jolie écriture. Le tout est plutôt bien réalisé par Cédric Klapish
Quel plaisir de revoir ce film 20 ans après. Contrairement à d’autres comédies à succès, celle-là n’a pas pris une ride et reste très moderne car intemporel. C’est très humain, drôle mais tragique, grave et profond mais sans lourdeur aucune. Une interprétation exemplaire où tous sont parfaits, des dialogues savoureux. Seul ombre, quelques faiblesses de Klapisch dans le montage et certains cadrages. Mais l’ensemble est excellent et mérite son succès que le temps ne dément pas.
La mise en scène, sans être mauvaise, ne cherche pas l'originalité et reste très théâtrale, mais finalement, ça colle au style. Là où le film brille vraiment, c’est dans ses dialogues merveilleusement bien écrits, qui font mouche à chaque réplique. Ajoutez à ça une brochette d’acteurs en état de grâce, et vous obtenez une comédie acide, cruelle mais délicieusement savoureuse. Pas de grand spectacle, mais un vrai régal pour les oreilles.
Un air de famille; le film a vingt cinq ans et je le regarde que maintenant. En nonante six je n'étais pas en France, mais ce n'est pas une raison. Aussi; je comprend pourquoi maintenant les actrices et les acteurs paraissaient jeunes. Mais ce film reste superbement bien distribué, car il faut être doué pour suivre les répliques. C'est une scène, une vraie scène. Un restaurant familliale de banlieue. D'ou un décor très français de banlieue. Le zinc et le barman. Le parton et la famille qui passe par là tous les vendredi. Des engueulades et des engeulades, mais quand c'est bien interprété, elles passent comme une lettre à la poste. Un très bon film.
Vingt ans après, repasser cette comédie en cinéclub est une ouverture de saison sans risque. Le bar Au père tranquille a à peine vieilli, on se croirait dans Le Havre de Kaurismaki! Le démarrage est certes un peu lent, et le cinéma n'a peut-être pas le coté vivant et incertain que la pièce éponyme doit avoir au théatre. N'empêche que l'on attend avec délectation le cadeau d'anniversaire Yoyo, et le coup de téléphone final d'Arlette. Catherine Frot explose l'écran malgré son rôle "secondaire" au sein d'une distribution cohérente d'acteurs complices. On n'a pas eu à faire de débat philosophique derrière, mais chacun est reparti le sourire aux lèvres, en revoyant la mine bougonne de Bacri ou celle boudeuse de Jaoui. Cinéma 2 - septembre 2017
Enfermez de bons acteurs dans un restaurant de banlieue, avec des personnages bien caricaturaux ayant des relations bien merdiques, laissez tourner la caméra, assaisonnez avec quelques histoires de famille, servez bien chaud. Un Air De Famille montre tous les travers que l'on retrouve dans toutes les familles, les non dits qui pèsent au fil des années, les souffre-douleurs qu'on a plaisir à blâmer lors des réunions de famille, la star locale qui a plus d'argent que les autres et attire les convoitises, ceux qui ne disent jamais rien mais n'en pensent pas moi, etc.. Chacun en prend pour son compte dans un film un poil lent. Les observateurs apprécieront la publicité pour 3615 NIB dont les plus jeunes ne comprendront pas l'intérêt. On était bien dans les années 1990. A voir en famille !
Klapisch adapte le succès théâtral de Jaoui/Bacri et signe une comédie savoureuse à l’humour caustique, aux dialogues brillants, servis par une galerie de personnages tous sublimes (avec notamment Yoyo/Catherine Frot césarisée).
Dernièrement « Mariages ! » revu après 15 ans. Aujourd’hui «Un air de famille ». Contrairement au film de Valérie Guignabodet, je l’avais vu à sa sortie et depuis revu de façon régulière. Voilà un film dont je ne me lasse pas. Il n’est pas dans mes intentions de le comparer ou de l’opposer, il se trouve que j’ai revu ces deux films programmés au même moment. « Un air de famille » c’est avant tout une pièce de théâtre. Avec la même distribution. Petite distribution mais talentueuse. Tant qu’à faire de comparer, je compare le même genre. Comme je le dis souvent, retranscrire du théâtre sur pellicule n’est pas chose aisée, le piège est d’en faire du théâtre filmé ! Et par nature, le théâtre est un huis clos car non seulement le théâtre est un lieu fermé mais il propose un seul décor en général. Si un film est réussi c’est grâce au point de vue du réalisateur lequel s’appuie sur la force des dialogues et de textes de qualité qui conditionnent la mise en scène, à mon avis. Roman Polanski est un maître en la matière : « Carnage », « La vénus à la fourrure » par exemple. Par opposition, « Le jeu de la vérité » signé François Desagnat est un film raté car le texte est d’un banal confondant. La mise en scène tourne vite en rond ; il en est de même pour « Nos femmes » de Richard Berry, la mise en scène est d’une platitude navrante, comme le texte et l’interprétation forcée des acteurs. Conclusion : pas de texte, pas de film ! C’est réducteur, j’en conviens mais je provoque. Autre exemple réussi « Le Dîner de cons » de Francis Veber. Francis Veber a préféré réadapter sa pièce pour le cinéma. Le texte est là, fort et original. De toutes façons, il suffit de constater les notes des allocinautes et autres critiques presse pour se rendre compte que ma provocation est convaincante ! On peut aussi citer « Cuisine et dépendances »… Tiens, tiens, on retrouve deux auteurs de qualité qui ont signé « Un air de famille »: Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui. Comme dirait l’autre, il n’y a pas de hasard et l’avenir a depuis confirmé que le couple Bacri-Jaoui est une valeur sûre. Cédric Klapisch a transformé l’essai haut la main, lui qui signait là sa deuxième réalisation ! Il a su mettre en valeur la pièce, et, là encore, grâce à la qualité du texte. Servi par des comédiens-acteurs de talent. Avec une mention spéciale à Catherine Frot qui a mérité amplement son César dans un second rôle. Elle interprète une Yolande sans cesse rabrouée par un mari (Wladimir Yordanoff) égocentrique, impatient. Petit bout de femme mi-éteinte mi-lumineuse. On en perçoit rapidement un coeur généreux. Comme Denis, interprété par Jean-Pierre Darroussin, tiens, comme par hasard, récompensé lui aussi par un César dans un second rôle masculin ! Lui aussi rabroué par son patron, Henri (Jean-Pierre Bacri) par la mère de celui-ci (Claire Maurier), éconduit par Betty (Agnès Jaoui) ; un personnage au grand coeur. Yolande et Denis savent composer avec la famille Ménard, deux personnages qui ne sont animés d’aucune colère, d’aucun ressentiment. Deux personnages forts contrairement aux apparences. La scène où Denis et Yolande dansent est émouvante, comme les cadeaux offerts à cette même Yolande, à la fois pathétique et émouvant. Oui, le film a des moments de grâce au milieu de personnages impatients, colériques, malgré ce concert de tons acides, cruels et caustiques. « Un air de famille » n’est pas une caricature de personnages taillés à la serpe, ce sont des portraits que l’on a déjà croisés ou que l’on a fuis ou qui font partie de notre entourage. « Un air de famille » c’est du bon cinéma qui rend hommage à un grand texte de théâtre.
Il est toujours difficile d'adapter une pièce à l'écran et Klapisch le fait ici avec brio. Le rythme est bon et le film prend son envol après 20 premières minutes d'adaptation. Les acteurs sont tous excellents (surtout Frot et Bacri) et on passe un bon moment, sans plus.