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Un visiteur
5,0
Publiée le 30 mars 2012
Encore Lars von Trier, encore un chef d’œuvre... Ni plus ni moins ! On retrouve ici, à l'instar de "Dancer in the Dark", une figure sacrificielle absolue dans le personnage d'Emily Watson. Tellement d'amour. Tellement de souffrance. Cela commence comme un conte de fée, où l'on voit une jeune femme sauvée de sa torpeur par la venue de son prince charmant. Tout semblait aller pour le mieux. C'était sans compter sur les aléas de la vie... Cela se termine comme une véritable descente en Enfer. Une claque impressionnante, douloureuse et déchirante mais toujours aussi pénétrante. Un grand film pour un grand réalisateur, je ne m'attend même plus à être déçu avec lui. Ce type est un génie, qu'on se le dise !
Lars Von Trier est très intelligent. A force de nous le répéter, on va finir par le croire pour de bon. C’est sans doute pour ça qu’il peut se contenter d’une caméra épaule perpétuelle, chauffée à blanc, par des contrastes à la limite de la surexposition. C’est audacieux, ça fait faussement «amateur», c’est presque raté, c’est juste joli. Son dispositif simplissime et efficace comme tout ce qui est simple, accompagner l’évolution de son héroïne, l’aimer et ensuite l’a détruire sous nos yeux. Nous parler de son propre regard à la fois sur la folie, l’amour fou, la rébellion face à une société patriarcale, un pouvoir masculin omniprésent c’est assez bien. Sauf que moi je le soupçonne d’avoir eut les yeux plus gros que le ventre, et d’avoir abandonné l’histoire au beau milieu du film, en délestant tout le poids de celui ci sur les épaules de l’actrice principale, qui se débrouille pas mal du tout, d’ailleurs. Il nous abreuve de gros plans ses yeux bleus qui finissent par nous étourdir, et nous font oublier le propos, une histoire alambiquée, une mise en scène intello qui se prend au sérieux, avec juste ce qu’il faut de provoc pour que ça passe, mais c’est un peu du chiqué. A trop vouloir nous en mettre plein la vue, certains ne voient plus rien, sinon le super ego du bonhomme, je fais parti de ceux là. Et puis à quoi ça a servit de diviser tout ça en chapitre, comme une saga à rebondissement, avec une bande son racoleuse? Absolument à rien du tout. Le truc est linéaire et assumé comme tel, minimaliste et épuré certes, mais je ne sort pas plus ému que ça.
Emily Watson brille dans ce film audacieux et dérangeant à la fois. Katrin Cartlidge, en second rôle, est tout aussi convaincante. J'ai bien aimé le film mais j'aimerais tout de même en souligner les défauts, car je trouve que Lars von Trier est vraiment pas un cinéaste fin ou subtil. C'est trop appuyé parfois, y a des scènes, dans la seconde partie, qui sont vraiment mauvaises, un peu comme parfois dans Dancer in the dark, c'est trop appuyé et du coup ça en devient pénible et ça nuit au film. Enfin, j'ai bien aimé tout de même.
Lent, long, ennuyant même, vaniteux... Comme avec Antichrist et sa dernière perle nihiliste de cette année, Lars m'énerve toujours autant, mais cette fois, je peux dire qu'il m'énerve avec classe. Parfois beau, émouvant mais aussi lourd et inintéressant, je sors de ce "Breaking the Waves" mitigé. Drame romantique, ou romance dramatique, exagéré, hyperbole sur hyperbole. Fascinant par intermitence, entre huit transitions de chapitres, bien qu'un tantinet soit peu tape à l'oeil, pas laides du tout. Evidemment, quand on filme des beaux beaux paysages (un peu retouchés, faut pas déconner, ça reste Lars, pas Terrence) et qu'on utilise du Procol Harum, du Jethro Tull et du Bowie, ça marche (oui sur ce coup je peux dire que j'ai les mêmes gouts que Lars...). Bravo les musiciens, bravo... Oui... Mais pourquoi ? Pourquoi, ça aura été le mot que je me suis le plus répété. Pourquoi cette musique ? Pourquoi elle s'obstine à répondre aux fantasmes de son légume de mari ? Pourquoi elle masturbe un vieux dans un bus ? Pourquoi Dieu existerait-il ? Lars devient là un peu contradictoire, il nous fait croire à un miracle, deux même si on compte bien, alors qu'il sait si bien devenir le dépressif niiliste nous racontant des histoires sombres, où les miracles n'existent pas, et où les idéalistes peuvent aller se faire voir. Là, non, tout est bien qui finit bien, enfin presque... Ah oui, et pourquoi je mets tout juste la moyenne... Parce qu'au fond j'en sais rien, ce film ne m'a ni dérangé ni bouleversé... C'est ce que veut toujours Lars non ? Encore une fois c'est raté... Mais il y a une certaine classe que je ne saurais expliqué... Désolé !
Avec Breaking The Waves, Lars von Trier livre assurément un film d'auteur qui dispose de forces évidentes. Une histoire terrible qui plonge le spectateur dans l'exploration de la folie, de la peine et de la foi, portée par des prestations solides. Emily Watson est pleinement investie dans son rôle de jeune femme traumatisée et mentalement lente et offre une composition étonnante et dérangeante. Face à elle, Katrin Cartlidge est bouleversante et très naturelle. Chez Lars von Trier, il y a aussi une maîtrise de la mise en scène et on voit un montage minutieux dans lequel des scènes très bien filmées s'alternent. Un film choc donc, provocant et fascinant à la fois, qui n'échappe pas toutefois à une surenchère plombante, quelques longueurs et une fin en rupture un peu tirée par les cheveux. Toujours est-il que Breaking the Waves reste une oeuvre cinématographique importante.
On retient surtout l'énorme performance qui lança Emily Watson et son personnage tourmenté et déchiré par cet amour passionné pour son homme et la religion écrasante. Malgré une réalisation toujours aussi froide qui peut rebuter certains spectateurs, le film décortique avec justesse et en prenant le temps la psychologie de de couple soudé à la vie à la mort.
Excellent Histoire prenante d'un amour extrême comme j'aime Jusqu'où peut-on aller justement par amour ? La négation de l'amour-propre pour certain(e)s Dur pour les uns, passionnel pour moi A voir et revoir
Vu à sa sortie en salle, un des seuls films captivants de Lars Von Trier qui oscille entre le dantesque et le grand n'importe quoi depuis une quinzaine d'années...Emily Watson y est formidablement inquiétante et la mise en scène si assourdissante qu'on en oublie la caméra à l'épaule utilisée par le réalisateur. Une fin pathétique pour un film unique, même si en le revoyant maintenant le charme semble s'être légèrement estompé. Néanmoins un grand film.
Emotionnellement, il est certain que Breaking The Waves et très fort, presque puissant, bouleversant... clamez vous les cocos, pas autant que le Roi Lion quand même. Pour ce qui est du reste en revanche, on est moins gâté. C'est longuet, fort pompeux, pas très beau et trop classique. Dans tous les cas ça plaira au moins aux inconditionnels de Von Trier, qui de toute façon ne regardent pas le film, trop occupés à pleurer.
Ce qui est vraiment dommage avec Von Trier, c'est qu'il se sent obligé de dresser une mise en scène faite essntiellement de caméra à l'épaule, d'effets de flous, et ceci afin de rendre l'ensemble plus réaliste, plus cru, et en le teintant ainsi d'une certaine forme de poésie. Si l'on ne peut pas cracher sur l'utilisation de certains de ces procédés, d'autres sont assez indigestes, voire carrément nauséabonds. Mais "Breaking the waves" n'est pas pour autant un film esthétisant. Certes, il a peut-être un aspect de "film de festival", mais il n'est jamais prétentieux. Et ce n'est donc pas à une poussive et pompeuse histoire d'amour que l'on a affaire, mais bien à quelque chose (une chose?) de beau, de profond, de presque pénétrant. Les sentiments y sont traités de façon extrêmement humaine, les personnages sont d'un réalisme, d'une justesse totalement décapants... Et le final tout à fait optimiste est enthousiasmant. Le choix de la musique est osé, mais en fin de compte plutôt judicieux, et Von Trier nous offre même quelques plans de ces magnifiques et envoutants paysages brumeux d'Écosse. Évidemment, le film est assez éprouvant, pas bien rose, et certaines scènes semblent gratuites, avoir l'intention de choquer pour choquer. Mais malgré ses défauts de réalisation, "Breaking the waves" est un film qui touche. Profondém ent? Peut-être.
A ne pas rater C'est non sans une certaine appréhension que j'ai abordé ce film, mais quelle claque !!! On ne ressort pas indemne d'un pareil film qui traite d'une histoire tellement dure, jouée par des comédiens tellement brillants.
Un intensément bouleversant chef d'oeuvre de Lars Von Trier, marqué surtout par la prestation d'actrice incroyablement marquante de Emilly Watson qui, pour le premier rôle de sa carrière, offre une des plus impressionnantes performances d'actrice de tous les temps (aux cotés de Jean-Marc Barr et Stellan Skarsgård, tout deux franchement géniaux aussi !) ! Un des films les plus puissants qui soient sur la force et le pouvoir de l'amour et ses différents avec la religion... "Breaking The Waves" est une œuvre émouvante au possible, d'une beauté incomparable, tant sur le fond que sur la forme, Von Trier montre la tout son génie. Une incroyable merveille... Un film inoubliable.