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peter W.
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2,0
Publiée le 17 février 2017
Pour un premier film on sent du potentiel avec un début plutôt accrocheur malheureusement l'intrigue en elle même n'est finalement pas intéressante et peu réaliste. Le stock de k7 de snuff ranger dans un tunnel technique pratiquement ouvert à tout le monde il aurait pu trouver mieux.
Le premier long-métrage d'Alejandro Amenábar aura quand même fait beaucoup de bruit pour rien. Sa pseudo-réflexion sur la représentation de la violence comme nourriture à nos instincts triviaux ne sert que de façade pour orchestrer un simple thriller, qui empile les twists à l'excès, surlignant du même coup la vanité de son écriture. Là où Amenábar se plante, c'est sur sa culture incessante du trouble et de la duplicité, présentant sans arrêt tous les protagonistes sous des jours potentiellement angoissants pour ne jamais écarter leur potentiel de psychopathes. D'autres l'ont fait avant lui, mais cette fois, l'exercice est réalisé sans subtilité, le comportement de tout un chacun s'avérant finalement si potentiellement suspect que même un tueur craignant d'être démasqué ne se risquerait pas à l'adopter. spoiler: Citons par exemple le jeune étudiant en audiovisuel qui, lorsqu'il subodore qu'une autre étudiante l'a suivi, se met à son tour à la pourchasser sans relâche et en courant, dans des couloirs soudainement vides, comme par la grâce de Dieu. Tesis est bourré de ce genre de facilités, destinées à créer un suspense continu mais immédiatement factice, chaque mouvement et chaque geste contribuant trop manifestement à ce jeu de pistes qui perd d'emblée tout mystère. D'autres je l'ai dit (De Palma, par exemple), tiennent assez bien en main ce genre de choix d'écriture pour maintenir une certaine tension et la faire aller crescendo, mais c'est qu'ils savent lui mêler une atmosphère de trouble mental qui justifie la paranoïa ambiante et l'équilibre suivi par le récit. Amenábar, 23 ans à l'époque, était loin d'avoir cette poigne, et rate voire oublie d'adjoindre à ces excès la fascination de son héroïne pour le jeu auquel elle est prise. Son scénario sonne donc comme vainement surfait, et en l'absence d'une écriture plus soignée, Tesis n'est qu'un grand brouillon au suspense superficiel et au sous-texte anémique ("la sur-représentation de la violence, c'est mal"), en plus d'être déjà vu. Si c'est vraiment là un des films espagnols qui ont marqué les années 1990, c'est dire combien le cinéma ibérique allait (va ?) mal !
Le style a un peu vieilli et le scénario est nébuleux, la réalisation est kitch et on a fait beaucoup plus performant sur le même thème.
Mais le potentiel d’Alejandro Amenábar est déjà là, depuis on a eu « Ouvre les Yeux« , « Les Autres » et « Mar Adentro » .
Les cartes sont jouées et son éloge n’est plus a faire.
Pour revenir à Tesis, le jeune réalisateur avait à peine 23 ans et l’esprit déjà tordu, on flirte avec le film d’épouvante, Amenábar tente de brouiller les pistes et ce n’est pas sans intérêt mais on a encore beaucoup de faux pas et de maladresses. Bref un assez bon premier brouillon.
Souvent surjoué on retiendra quand même deux très bons comédiens; Eduardo Noriega est déjà beau ténébreux et Fele Martínez est dérangeant et charismatique .
Bref un bon petit film dans cette catégorie qui sans casser la baraque vaut le détour en 1996.
(...) Tout juste sortit de l'école de cinéma madrilène, le jeune Alejandro décide alors de situer son 1er film dans ce cadre qu'il connaît et il signe un thriller à petit budget, avec une poignée d'acteurs mais surtout un scénario diablement efficace qui se présente donc d'abord sous la forme d'un whodunit (film avec un crime à résoudre et un coupable à trouver) avant de virer peu à peu vers le thriller parano doublé d'un pamphlet virulent dans ses dernières minutes. Comme il s'agit d'un 1er film, les défauts peuvent paraître nombreux car ça traîne un peu en longueur par moments et les héros font quand même pas mal d'aller-retours dans les mêmes endroits (contrainte du petit budget qui restreint le nombre de décors), certaines séquences sont un peu ratées et le point de départ du film a tout de même un gros trou (pourquoi le coupable ne prend pas la cassette et laisse donc un éventuel témoin la trouver ?) mais la mise en scène est déjà à la hauteur des plus grands du genre, avec une influence hitchockienne évidente et incontournable. Il tisse peu à peu sa toile, laisse le mystère s'épaissir sans jamais complètement le révéler avant les dernières minutes, il travaille ses personnages qui sont assez troublants, mis à part l'héroïne (quoique...) et surtout il orchestre le tout avec une maestria assez confondante au vu de son âge et de son expérience. Quelques séquences restent assez mémorables et il a une vraie capacité à faire naître la tension via un plan, un objet, une parole, un regard tout en étant capable de scotcher le spectateur à partir de ce simple détail qu'il étire au maximum de la tension. Son casting ne compte pas vraiment d'acteurs connus mis à part Eduardo Noriega dont il fera plus tard une star avec "Ouvre les yeux", le film qui le révéla au monde entier et lança sa carrière internationale. Si ce dernier crève l'écran et irradie le cadre de son charme très latin, il faut dire qu'il est bien servi par son rôle troublant de séducteur-prédateur. En face, la jolie Ana Torrent s'en tire avec les honneurs, avec un rôle féminin très fort, comme souvent dans le cinéma de genre ibérique. (...) Fele Martinez dans le rôle de Chema, qui préfigure un peu la figure du geek fan de films déviants, amoureux discret de l'héroïne et qui se révèle très ambigu jusqu'au final. Inutile de dire que tous sont très crédibles et qu'ils participent avec brio à rendre palpable cette atmosphère de suspicion, d'inquiétude et de tension. La critique complète à lire ici
Pour son premier film, Alejandro Amenabar frappe fort et nous plonge dans l'univers des snuff-movies, confrontant le spectateur à son voyeurisme souvent morbide. Nous suivons Angela, étudiante préparant une thèse sur la violence audiovisuelle et se retrouvant en possession d'une cassette montrant une femme se faire torturer et assassiner. Femme qui fut étudiante comme elle il y a deux ans... Avec l'aide d'un jeune homme étrange passionné par la violence, elle mène sa propre enquête et se retrouve rapidement au cœur d'événements qui la dépassent. Avec "Tesis", le cinéaste offre son premier coup de maître, ne négligeant aucun détail. Que ce soit le scénario aux nombreux rebondissements tordus ou la réalisation, froide et diablement prenante, rien n'est fait pour que nous sortions indemnes du film, véritable choc critiquant toute une génération de spectateurs élevée à la violence audiovisuelle. Les acteurs, en particulier Ana Torrent, sont tout à fait excellents.
Considérée comme une petite révolution en Espagne, cette première réalisation de l'hispano-chilien Alejandro Amenabar est un thriller aux légers relents giallesques qui exploite les fascinations de tout un chacun pour le morbide et le voyeur. Amenabar joue pendant 120 minutes à brouiller les pistes de son scénario malin quoique parfois un peu téléphoné et entraîne son spectateur dans un déroulement solide bien que manquant parfois d'un peu d'intensité (la mention -16 n'est pas, ou plus, justifiée à mon sens). Porté par casting jeune et convaincant, avec notamment Fele Martinez et Eduardo Noriega que l'on croisera chez Almodovar, « Tesis » est un thriller de facture correcte témoin d'une certaine précocité de son réalisateur (24 ans à l'époque). Ajoutons également une réflexion intéressante sur la violence au cinéma ainsi que l'utilisation habile d'un budget très faible au service d'une bonne réalisation et l'on obtient un premier film maîtrisé et qui, à l'heure de l'explosion des diffusions d'images et vidéos violentes sur internet, conserve tout son impact.
Pour une première réalisation, "Tesis" reste un thriller convaincant. Amenabar crée une intrigue haletante, sur un sujet vraiment original : le traffic de snuff movies. Le scénario manque un peu de rebondissements, mais il faut avouer que la réalisation du cinéaste espagnol a quelque chose d'Hitchcockien, au point de nous plonger dans l'angoisse tout le long du film.
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"Tesis" est le premier long-métrage d'Alejandro Amenábar et, pour un coup d'essai, autant dire que c'est un coup de maître ! Le cinéaste espagnol raconte ici l'enquête menée par deux étudiants pour démasquer les auteurs de "snuff movies", ces films au cours desquels une personne meurt réellement...une enquête qui pourrait bien leur coûter la vie ! Comme dans les meilleurs thrillers de Brian De Palma, on assiste à un audacieux mélange de pur série B et de mise en abyme, avec une réflexion sur la fascination engendrée par les images violentes. La maîtrise dont fait preuve Amenábar est stupéfiante: maîtrise formelle tout d'abord avec une bande-son soignée, des éclairages stylisés et un montage incisif, et scénaristique ensuite avec des informations savamment distillées et des personnages ambigus. On se perd donc avec délice dans ce labyrinthe jouissif de fausses pistes, de séduction et de manipulation. Un climat trouble et angoissant, un plaisir assumé de cinéma de genre et des scènes mémorables (la poursuite dans les couloirs de l'université est affolante de virtuosité): cette thèse est tout simplement brillante !
En haut de l'affiche du film, on peut lire "Jusqu'où peut-on filmer"? C'est bien la question que se pose et développe le très brillant Alejandro Amenábar dans son premier long-métrage. Car le problème de l'utilisation de la violence au cinéma (sujet de thèse de l'étudiante dans le film) est aussi celui du cinéaste dans "Thesis" qui, grâce à un subtil jeu de mise en abyme, parvient à manipuler le spectateur en montrant des scènes chocs, celles programmées par le scénario, mais des scènes dont la nature est dénoncée par les personnages. Finalement, la contradiction est à la fois proche et inexistante, ce qui déstabilise complètement le spectateur. Outre cette construction habile, le film est un suspense haut de gamme où les code du genre sont à la fois maîtrisés et appropriés par un cinéaste qui surprend en brouillant les pistes et qui n'a pas peur non plus de montrer les scènes attendues. Redoutable de nervosité, "Tesis" est le genre de films où le plaisir s'accorde à l'angoisse.
Dieu que c'est mauvais !!! J'étais super excité à l'idée de me mettre devant le premier Amenabar et beh j'ai été bien refroidi !!! C'est lent, c'est mou, les acteurs sont agaçants, les endroits pas très réalistes et surtout leurs "soi disant" multiples rebondissements sont pénibles et complètement à chier !!! on s'ennuie sec pendant 2 heures !!! (Bon pour sa défense je dois dire que les conditions n'étaient pas forcément réunies pour apprécier le film : huitième de finale Grèce-Costa Rica oblige !!!! Mais bon ça n'excuse pas tout !!! le film est bien nul quand même !!!) Résultat catastrophique des courses : film insupportable et élimination des grecs (et du Celtic Samaras) aux pénaltys !!! Soirée de merde !!!
Le premier film d’Alejandro Amenábar réalisé à 23 ans illustre le film d’angoisse dans sa portée légendaire. Il tient du thriller horrifique et troublant, et de l’évocation psychologique qui met en scène plusieurs suspects possibles, tous au plus près de la victime désignée : une jeune étudiante en communication qui travaille sur la violence au cinéma. Elle va être servie, par l’intermédiaire d’Ana Torrent qui dix ans après « Cria cuervos » prête tout son talent à ce personnage malmené et qui va révéler un tout autre visage, face aux épreuves douloureuses qui l’attendent. Un beau regard du cinéaste, une belle réflexion sur le pouvoir des images, et la suggestion qu’elles entraînent. On reste vraiment dans le cinéma
Avis bonus Très intéressant ce regard du réalisateur hier et aujourd’hui, son point de vue sur le cinéma, sa technique … Des scènes coupées et un brin de making of qui ne font pas de mal … Pour en savoir plus
Une excellente surprise ! J'aimais déjà beaucoup Amenábar, surtout son "Abre Los Ojos", et je suis assez friand de cinéma espagnol du genre thriller/horreur, qui révèle toujours son lot de pépites ("Angustia", "REC", "L'Orpheninat" ...), et "Tesis" en fait grandement partie. Le synopsis m'avait beaucoup intrigué et intéressé, l'histoire d'une étudiante faisant une thèse sur la violence audiovisuelle qui, suite à la mort mystérieuse de son professeur après avoir visionné une cassette vidéo, se met à enquêter sur l'identité du meurtrier du film. La réalisation est excellente et joue notamment admirablement bien du hors champ et du plan subjectif dans certaines scènes de la première demi heure, rendant l'immersion et l'identification au personnage principal parfaite. La tension reste haletante tout le long du film et le scénario est vraiment passionnant et astucieux avec ses rebondissements et retournements de situation, il ne tombe d'ailleurs à aucun moment dans les clichés du genre, tout reste subtil et bien dosé. J'ai beaucoup aimé le jeu de l'actrice Ana Torrent, que je ne connaissais pas du tout, tout en simplicité et sincérité, le reste du casting est également au niveau, la mise en scène de Amenábar est a saluer, alternant suspense, sensualité et terreur. Le dénouement final est un peu à part dans le sens où il n'y a pas vraiment de surprise, c'est ma seule petite déception, le film se termine cependant de manière plutôt maligne et laisse sur un ressenti positif avec cette vision de notre rapport à l'image et son besoin morbide et vicieux. "Tesis" est un excellent thriller qui se suit admirablement bien dont l'atmosphère et l'intrigue nous kidnappe durant deux heures, a découvrir.