Le Secret de Veronika Voss
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 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2019
Avec "Le secret de Veronika Voss", Rainer Werner Fassbinder manie avec brio l'art du contre-pied. Le film commence comme un mélodrame tortueux où se noue une relation troublante entre une ancienne star du cinéma allemand et un journaliste dont on ne sait s'il tombe véritablement amoureux de l'actrice malade. L’ambiguïté autour du personnage de Robert Krohn réside dans la frontière ténue entre l'amour et l'obsession, doute permis par le fait que Veronika Voss trouve refuge chez une psychiatre qui la soigne personnellement. La fascination de Krohn, aidé par sa femme – très beau personnage naturellement jaloux au vu de la situation et pourtant compréhensif –, s'accentue à partir du moment où le film se met à explorer l'appartement dans lequel réside le docteur Katz et ses assistants. La blancheur du décor, accentuée par l'absence de cloisons, est aussi aveuglante que la beauté de Veronika Voss : elle marque la domination d'un lieu et de ses inquiétants résidents sur le journaliste qui ne cesse d'avoir un coup de retard. Sa compréhension tardive des enjeux le menace lui et sa femme dans une dernière partie prenant davantage la forme du suspense paranoïaque, où de manière implicite mais limpide une objectivité, détentrice d'une morale légitime, se heurte à une puissante réminiscence du nazisme, bloc de terreur parfaitement déguisé, que même les autorités ne sauraient reconnaître. Film remarquablement écrit et dont la mise en scène se joue des clichés – le noir est l'obscurité dans laquelle il vaut mieux rester sous peine d'être aperçu dans un blanc qui agresse, qui condamne –, "Le secret de Veronika Voss" est une passionnante et terrifiante étude de la survivance nazie en Allemagne.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 juillet 2010
L'histoire et le film sont de toute beauté et pour mon premier Fassbinder je suis plutôt satisfait par sa mise en scène car je craignais de m'ennuyer devant ce film, j'avais peur qu'il soit austère ce qui n'est pas du tout le cas. Mais pour autant on peut regretter que Le Secret de Veronika Voss soit un film relativement calme car avec une telle histoire Fassbinder aurait pu en tirer quelque chose de plus intriguant et mystérieux.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 décembre 2006
Dernier volet de la trilogie Allemande de Rainer Werner Fassbinder, le secret de Veronika Voss demeure très bon, en dépit du personnage principal qui inspire plus de la pitié qu'autre chose. Jugez par vous même : une actrice sur le déclin se retrouve séquestrée par une neurologue qui lui donne quotidiennement de la morphine. Un chroniqueur sportif tentera par tous les moyens de l'aider à s'en sortir, en proie à un sentiment ambigüe à son égard. Mais Veronika possède un terrible secret: elle faisait jadis partie des acteurs du côté de l'UFA, et collaborait donc à sa façon avec les nazis. Voilà pour le fond. Pour ce qui est de la forme, on ne peut qu'admirer le travail qu'a produit Fassbinder au niveau des éclairages qui rapellent le cinéma des années 1950 ( au reste, l'action du film se situe en 1955, bien que le film lui même date de 1981, il s'agit donc une nouvelle fois d'un constat, à l'instar du Mariage de Mariane Braun ) et la mise en scène intimiste du réalisateur. Un très bon film au final, qui apporte une réflexion intéressante sur la dépendance ( aussi bien amoureuse que véritablement addictive - la morphine qu'ingurgite l'actrice déchue ). A voir absolument.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mars 2019
Fassbinder aborde ici la dépendance, la domination mais aussi la fascination.
En vérité aucun des personnages ne.trouve son bonheur.
L’actrice perdue dans son souvenir de naguère qui souffre de dépendance à autrui et l’homme qui ressent une attraction pour elle et se sacrifie presque pour la sauver. Tout est dit depuis le début déjà: « Schirm und Schutz »
Le film est malgré tout un peu sophistiqué je trouve mais les personnages toujours attachants.
Acidus

872 abonnés 3 936 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2023
Le premier Fassbinder que je visionne. Il était temps... Malheureusement un de ses derniers puisque le cinéaste allemand est décédé en 1982, quelques mois après avoir remporté l'Ours d'Or à Berlin.


D'emblée, "Le secret de Veronika Voss" m'assène deux claques. L'une est visuelle et l'autre sonore. Car, d'un point de vue formel, ce long métrage est magnifique et d'une grande maîtrise.
Le scénario m'a un peu moins emballé. L'intrigue débutait bien avec une ambiance et une tension gagnant progressivement en intensité. Puis, l'histoire perd un peu de son aura mystérieuse, accuse quelques longueurs et des redondances. Un manque de chaleur aussi....


Pas le chef d'oeuvre attendu mais un film très intéressant tout de même.
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 janvier 2012
Troisième volet de la trilogie allemande, Le Secret de Veronika Voss est une variation supplémentaire dans l’œuvre de Fassbinder sur les thèmes de la domination et du pouvoir. C’est un film d’une virtuosité extraordinaire, avec des noirs et blancs d’école et une fois de plus une utilisation romantique et tout en contrepoint de la musique. Comme souvent, le film est référencé à une icône du cinéma allemand, ici Fritz Lang avec bien sûr son Docteur Mabuse auquel on pense irrésistiblement (non seulement par le thème mais aussi par la redondance des plans où le blanc domine) mais aussi Les Trois Lumières, cité à maintes reprises. C’est encore et évidemment, dans le sillage du maître, une charge contre le nazisme qui s’inscrit en creux dans cette histoire passionnante où un journaliste essaie en vain de briser la machine à broyer les âmes constituée par l’implacable médecin au pouvoir hypnotique extrême et dangereux, avatar féminin de Mabuse. Un grand film d’un grand auteur du cinéma contemporain.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 mai 2018
Beau mélodrame magnifiquement photographié, "Veronika Voss" est aussi un bel hommage à l'Hollywood d'antan et au chef-d'oeuvre de Billy Wilder, "Sunset boulevard". Ce qui frappe toujours, 35 ans après sa réalisation, c'est la beauté de la mise en scène de Fassbinder, les mouvements de caméra toujours à propos et une direction d'acteurs d'une grande précision.
Encore une fois, le talent protéiforme du cinéaste s'exprime magnifiquement dans une veine mélodramatique, à priori éloignée de l'univers créatif de ses premières années, qu'un socle théâtral semble rattacher indéniablement.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2012
Ce quatrième et dernier volet d'une tètralogie fassbinderienne est l'une des plus belles rèussites de Rainer Werner Fassbinder! Ours d'or au festival de Berlin, c'est un film magnifique en noir et blanc qui intrigue et fascine dans lequel le blanc semble surgir soudainement du noir pour en traquer et en faire disparaître les moindres traces, tirant du même coup le voile de l'oubli sur Veronika et sur l'identitè qui fut naguère la sienne! L'histoire d'une femme qui ne parvient plus à se raccrocher à son image, alors même qu'elle en demeure encore prisonnière! En femme mystèrieuse, dont la dèchèance psychique et physique est prèsentèe comme la consèquence d'une double perte (privation d'amour, de morphine), Rosel Zech est inoubliable et reste à tout jamais Veronika Voss, entraînant le spectateur dans une atmosphère particulièrement insolite! Tournè dans un noir et blanc magistral, Fassbinder signe - un an avant sa mort - un grand classique du cinèma allemand, une œuvre immanquable et prècieuse, comme tous les films du maître...
Eldacar
Eldacar

64 abonnés 357 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 août 2012
Avant-dernier film de Fassbinder, "Le Secret de Veronika Voss" conclu magistralement la trilogie allemande du réalisateur. Encore une fois, le personnage central est une femme, ici Veronika Voss, actrice déchue et vieillissante manipulée par son docteur qui souhaite hériter de ses biens. La relation trouble entre Veronika et le docteur Katz permet à Fassbinder d’aborder un thème important de son œuvre, la relation dominant/dominé.
Mais pas seulement car l’autre grand thème du film est l’addiction. Addiction physique de Veronika qui ne peut se passer de sa morphine. Addiction de Robert amoureux de Veronika et qui ne peut se passer d’elle. Addiction de Veronika à cette célébrité passée qu’elle ne cesse de rechercher.
Ce dernier point n’est d’ailleurs pas sans rappeler "Boulevard du crépuscule", avec sa star déchue vivant dans l’illusion d’une célébrité toujours intacte. Le rêve de Veronika en pleine overdose n’est d’ailleurs pas sans rappeler la scène finale du film de Wilder, ou Gloria Swanson descendait magistralement l’escalier sous les feux des projecteurs de police qu’elle prenait pour des projecteurs de cinéma. De même, Veronika s’imagine en haut des marches, répondant aux questions d’un journaliste sur sa future carrière hollywoodienne.
Tout cela fait de Veronika un personnage pitoyable, édulcorant par la même occasion son côté sulfureux. Sa collaboration passé avec les nazis, sa période de gloire à la UFA et sa liaison avec Goebbels sont évoqués mais paraissent bien faibles pour contrebalancer la pitié que nous inspire sa condition de morphinomane, sa dépendance au docteur Katz et son désir de revenir sur le devant de la scène (dans une scène déchirante ou, à défaut de jouer l’héroïne, elle supplie qu’on lui donne le rôle de la mère).
Fassbinder évite pourtant tout pathos en partie grâce à la grande froideur émotionnelle et formelle du film. Emotionnelle car aucun personnage n’est vraiment sympathique, aucune effusion mais des émotions retenues… et formelle par l’utilisation d’un magnifique noir et blanc, dont l’usage est d’ailleurs original et intéressant puisqu’il renverse les codes, le blanc se faisant menaçant et le noir rassurant. En effet, le blanc révèle et met en avant la noirceur et les névroses des personnages. L’exemple le plus frappant est bien sûr l’appartement du docteur Katz, d’un blanc immaculé et sur lequel tranchent les silhouettes toutes de noir vêtues. Quand au noir, il se révèle protecteur dans cette façon qu’il a d’envelopper les personnages, notamment Veronika qui préfère l’obscurité à la lumière.
Définitivement un des meilleurs Fassbinder.
WonderfulLife
WonderfulLife

5 abonnés 299 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 août 2010
Le scénario est très intéressant, la qualité du noir et blanc est excellente, le rendu est vraiment de agréable, en particulier dans le cabinet de la doctoresse. Cependant j'ai trouvé le film un peu lent et monotone dans sa premier moitié, ce qui n'est pas le cas pour le reste du film.
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mai 2010
Le film peut se lire comme une métaphore de l’histoire allemande des années 40 et suivantes : les vestiges d’un passé discrédité survivent, sont exploités et jetés par les marchands de drogues. Mais cela, ça peut se lire aussi comme une métaphore de l’existence elle-même. L’infinité insondable des signification est le propre du génie poétique. Plus immédiatement le film est une représentation glaçante de l’aliénation toxicomaniaque. Il tend presque autant vers le film d’épouvante que vers le mélo stylisé. Fassbinder retrouve tout l’art de l’ombre et de la lumière qui a fait la beauté du cinéma allemand, avec une photo magnifique très années 50, époque de l’action.
JR Les Iffs
JR Les Iffs

101 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 janvier 2016
Drame. Une ancienne vedette, actrice, est sous la coupe d'une femme médecin qui la fournit en drogue et qui vit chez elle, presque enfermée. Or cette ancienne actrice rencontre un journaliste qui alors s'intéresse à elle et qui dénoncera l'emprise de ce médecin sur les anciennes personnes dont elle convoite les richesses.
Très beau film de Fassbinder. Merveilleux noir et blanc, une réalisation très recherchée et superbement esthétique. Les acteurs sont tous excellents. L'intrigue est très bien menée, aucun ennui. Beauté et richesse des décors (rappelle un peu Boulevard du crépuscule). C'est un film de réflexion sur le cinéma, le métier d'acteur (actrice), sur le mensonge. (en bonus : entretien avec un critique)
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 février 2020
Die Sensucht der Veronika Voss (1981) ne signifie pas Le Secret de Veronika Voss, comme se sont permis d'écrire les distributeurs français, mais bien Le désir nostalgique de Veronika Voss. L'actrice magnifiquement interprétée par Rosel Zech regrette sa gloire passée sous le nazisme ; elle sombre dans la drogue et la dépendance d'un médecin -incarnant les forces nazies. Un journaliste qui tombe improbablement amoureux d'elle tente en vain de la sauver. Mélo poignant et désespéré qui émeut en permanence et ne laisse jamais froid.
La superbe photographie de Schwarzenberger est un hommage au cinéma d'avant-guerre (Murnau, Dreyer,) et le découpage éclatant de Julianne Lorenz (comme dans tous les Fassbinder je crois) l'expressionnisme, le jeu des acteurs s'inspire encore une foisbeaucoup de Sirk, et ce grand classicisme du drame est contrebalancé par une musique étrange, souvent ironique concoctée par Peer Raben le compositeur grinçant, attitré de Fassbinder et Ingrid Caven. La musique casse l'effet "Sunset Boulevard" du scénario et du découpage et nous ramène sans cesse à la réflexion sur le passé de l'Allemagne.
C'est une banalité que de dire que les quatre portrait de femmes Effi Briest (74), Maria Braun (78), Lola (81) et Veronika Voss sont les sommets de l'oeuvre de Fassbinder, notamment grâce à leurs actrices exceptionnelles. Mais cela vaut la peine de souligner que les sommets de cette oeuvre totalement géniale (40 films en 13 ans !!) sont aussi des sommets du cinéma.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2010
Vu spécialement pour augmenter ma connaissance cinématographique car je n'avais pas encore vu de Fassbinder, j'ai été quelque peu déçu. L'histoire est intéressante mais on n'arrive pas à se passionner pour elle, mais je crois que dans le même genre d'idée, c'est le fait de ne pas arriver à m'attacher aux personnages qui m'a rendu le film fade. L'image est certes soignée mais n'arrive pas à subjuguer le propos pour y glisser du vrai sentiment.
Thomasmichaelchoquet
Thomasmichaelchoquet

8 abonnés 7 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mars 2026
"Das System der Kontrolle ist perfekt. Es sind die Menschen, die nicht perfekt sind. Leider. Oder sollten wir sagen, Gott sei Dank?” 


Après Le Mariage de Maria Braun et Lola, une femme allemande, le Secret de Veronika Voss conclut en 1982 la trilogie allemande de Rainer Werner Fassbinder. Certainement le volet le plus réussi des trois, Veronika Voss reprend les thématiques principales des deux le précédent : un personnage féminin pour figure centrale qui évolue dans le difficile univers de la reconstruction allemande post Seconde Guerre. Ces trois films insistent sur le rôle de la femme dans la renaissance d’une société que les hommes avaient détruit pendant la décennie d’avant. Comme le rappelle l’historien du cinéma Yann Lardeau, «les années 50 sont une histoire de femmes».


Veronika Voss se distingue dans la trilogie car là où Maria Braun et Lola traitent de reconstruction, de succès et d'ascension sociale (avec plus ou moins de scrupules, Maria Braun ne manquant pas de rappeler sur certains aspects Scarlett O'Hara), cette pièce conclusive donne une note pessimiste à cette époque clivante en revenant sur ceux qu’elle a volontairement ou non détruit : les rescapés des camps et les collaborateurs du régime, les deux bords extérieurs de la société, que seul l’unique échappatoire uni : le suicide.


Veronika Voss est aussi un hommage très assumé à Sunset Boulevard. Tourné en noir et blanc et retraçant la déchéance d’une actrice narcissique et morphinomane, ex star de l’UFA, rejetée dans l’ombre après avoir participé à la propagande artistique du Reich, qui prépare un come back et entame une liaison avec un journaliste aimant déjà ailleurs, le film suit une intrigue tellement proche qu’il relève presque du remake. Le rapprochement entre le passage au cinéma parlant et l'anéantissement de l'Allemagne nazie reste toutefois assez intelligent en ce qui concerne la catastrophe que ces deux événements ont été pour les acteurs, les plus grandes stars passant du jour au lendemain de la célébrité à l’oubli. Ce thème du regret d’une époque que pourtant tous condamnent (et qui montre ainsi toute la difficulté de la question de la mémoire et de l’oubli dans la nouvelle Allemagne) est mieux montré dans le titre original : Die Sehnsucht der Veronika Voss (littéralement La Nostalgie de Veronika Voss).


Un film qui se veut très artistique, mais qui en réalité l’est trop. Fassbinder joue avec le pastiche, mais il joue trop ; il joue avec le noir et blanc (comme il avait joué avec la couleur dans Lola), mais là encore il joue trop. Il en vient presque à donner l'impression d’un grand enfant s’amusant avec tout ce que le 7e art a à offrir. Le cabinet intégralement blanc dans tout son mobilier dans le seul dessein de peindre un contrast extrême avec le noir de la robe de Rosel Zech et faire ainsi ressortir la blancheur de son teint, dénature complètement l’image. L’idée aurait été bonne dans un film plus contemporain, qui assumerait plus son aspect fondamentalement pictural et non réaliste, mais c’est une chose que Veronika Voss ne fait pas.


Une déception supplémentaire constitue le jeu terriblement plat de l’acteur Hilmar Thate, qui tient quand même le rôle principal. Dommage car Rosel Zech est digne de Gloria Swanson, dans son personnage d'étoile éteinte.


Fassbinder finit malgré tout en beauté la trilogie qui signe le couronnement de sa carrière. Le film déçoit seulement par une outrance justifiée mais mal utilisée. 
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