Nénette et Boni
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2,9
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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 19 janvier 2007
Dur? Vous pensez? Non je ne suis pas dur. Ce film a le mérite d'avoir reçu le prix du plus mauvais film que j'ai eu l'occasion de voir. Vous trouvez ça beau? Je trouve les plans d'une affligeante médiocrité, et ceux qui auraient eu le mérite de nous surpremdre positivement sont rapidement pliés. Vous le trouvez attendrissant? Je le trouve d'un mauvais goût total. Sujet épineux et prenant? Sujet surtout pas très original et mal exploité. Seule la fin a réveillé en moi autre chose que de l'exaspération. UNE scène "émouvante": celle où notre héro perver tient entre ses bras un bébé, le bébé de sa soeur. Franchement, même ma grand-mère peut faire mieux. Nénette et boni n'est pas un mauvais film, c'est un film très mauvais. Désolé de l'avoir descendu. Je le referai plus, promis.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2023
Sorti en 1996, Nénette et Boni est un long-métrage important dans la filmographie de Claire Denis. Tout d’abord parce qu’à la suite de son téléfilm US Go Home, elle refit tourner Grégoire Colin et Alice Houri, tous les deux lumineux dans un nouveau duo frère/sœur, et que l’on reverra souvent chez elle. On y croise aussi d’autres acteurs fidèles à la cinéaste : Alex Descas, Vincent Gallo, Jacques Nolot ou Valéria Bruni-Tedeschi. Mais surtout, c’est la première collaboration de Claire Denis avec les Tindersticks, avec qui certaines séquences ont été pensées en commun, inaugurant ici une complicité qui virera au sublime dans les années suivantes. D’autres fidèles complètent la fiche technique, comme le scénariste Jean-Pol Fargeau ou la directrice de la photo Agnès Godard. Pour le reste, Nénette et Boni est une œuvre magnifique, qui prend la forme d’un drame familial aux enjeux troubles, aux légers accents incestueux, et à la sensualité omniprésente, dans un Marseille nocturne et hivernal. Filmant les couleurs avec brio, les corps avec une volupté inégalée, multipliant les ellipses et offrant un montage au cordeau, ce drame distille une atmosphère unique, dont seule Claire Denis semble avoir le secret. Elle saura la faire fructifier avec bonheur dans ses longs-métrages suivants.
Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 septembre 2017
Il ne se passe pas grand'chose pour ne pas dire rien mais les images d'Agnès Godard sont belles et la musique de Tindersticks magnifique. Cela suffit-il ? Ici oui.
Vladimir.Potsch
Vladimir.Potsch

23 abonnés 389 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
L'ambiance dans laquelle baigne "Nénette et Bonni" rappelle celle de "Bye bye", autre film situé dans la banlieue marseillaise. La présence constante d'un climat ensoleillé et la prédominance de la couleur bleue donnent aux deux films une chaleur, une tendresse, qui contraste avec le tourment et la passion exacerbée des personnages. Dans le film de Clair Denis, les gros plans sur les visages et le dénuement de l'intrigue donne une tonalité plus dramatique, plus sèche, aux évènements. La réalisatrice a choisi de montrer les êtres dans leur réalité brute pour enlever à l'histoire tout aspect mélodramatique ou romancé. Elle travaille avec des acteurs expressifs, prêts à se livrer complètement, pour interpréter des sentiments avant de créer des personnages. Ainsi en atteste le choix des surnoms enfantins que sont Nénette et Bonni. Nénette est la femme-enfant et bientôt la fille-mère. Bonni, son frère, chez qui elle va chercher refuge pour échapper au père, est un caracteriel qui cache son bon coeur derrière une attitude revêche. Nénette et Bonni, ce sont aussi des surnoms qui dénottent l'immaturité, l'incapacité à s'adapter au monde des adultes. De la rencontre forcée de ces deux adolescents naît une sorte de renaissance, une démarche de compréhension salvatrice. Après de multiples coups de gueules, Bonni finit par accepter la présence de sa soeur et même, sans que cela soit explicite, à l'aprécier. La fin du film ressemble un peu à une fable, à un pied de nez au destin. Laissée en suspens sur le visage emerveillé de Bonni qui a "volé" le bébé de sa soeur à l'assistance publique, elle n'est ni optimiste ni pessimiste. Elle est bien le reflet du cinéma brut, dépourvu d'artifices, de Clair Denis.
Hotinhere

790 abonnés 5 457 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 janvier 2022
Une chronique intimiste dans les quartiers populaires de Marseille, à la fois indigente et d’un ennui soporifique.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 avril 2025
Le cinéma de Claire Denis tient du mystère. Inclassable, il ne cesse de surprendre comédiens et spectateurs par l’expérience de transe qu’il implique au service d’une investigation esthétique d’un milieu social strictement défini, soucieux de recomposer par les déplacements libres ou contraints de la caméra une géographie de l’espace parcouru : la base militaire de Beau Travail (1999), le bar nicaraguayen de Stars at noon (2022), l’appartement d’une artiste dans Un Beau soleil intérieur (2017), un vaisseau spatial dans High Life (2018). L’essentiel, pour la cinéaste, est l’évolution de corps dans des décors qu’ils habitent tout autant qu’ils les habillent.
Ce que dégage Nénette et Boni est un profond et durable sentiment de trouble amoureux entre un frère et une sœur séparés pendant une quinzaine d’années et qui, en se retrouvant, accomplissent spoiler: l’interdit : la grossesse
d’Antoinette, sans qu’un futur père ne soit désigné pour l’aider dans sa parentalité, métaphorise cet amour scandaleux qui procède, dans le long métrage, par un entrelacs du choc et de l’effleurement, jusqu’à ce que la carabine à plombs deviennent à son tour le symbole d’un rempart à la menace de dépossession (les chats, les sage-femmes). Les corps se regardent, s’apprivoisent alors même que les mots repoussent, spoiler: telle cette remarque adressée par Nénette à son frère surpris en train de se masturber, telle cette critique adressée par Boniface à sa sœur qui se déshabille devant lui.

Jamais la caméra ne cède à la complaisance ou à l’esthétisation outrancière ; à la place, elle privilégie un néoréalisme social que heurtent des digressions fantasmatiques liées, pour l’essentiel, aux projections érotiques du jeune homme avec la boulangère. Le montage veille à raccorder cette naissance du désir à la concrétude, qu’il s’agisse du passage d’une poitrine au pétrissage du pain, d’un sein capté dans l’urgence d’une situation au réveil, là, au sein de l’appartement familial où il faut se réunir. Un très beau film, pudique et puissant.
Laurent Boutonnat
Laurent Boutonnat

20 abonnés 503 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 mars 2025
J'aime ce genre de films à petit budget, qui nous parlent de la vie quotidienne des gens. Celui-ci a été réalisé en 1996, et ça se voit : de nos jours, à cause de la bien-pensance, il ferait scandale. Car oui, il parle d'un jeune homme qui fantasme sur une boulangère, ainsi que de sa soeur encore mineure qui attend un enfant et qui ne veut pas le garder. Les propos sont parfois assez crus, sans filtre. Mais c'est un cinéma authentique, populaire, et ça marche. Les acteurs n'offrent pas une performance exceptionnelle, mais ils sont crédibles dans leurs rôles. Si vous en avez marre du cinéma parisien bourgeois, je ne peux que vous conseiller ce film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Sur une musique envoutante des Tindersticks, les fantasmes d'un jeune pizzaiolo ultra-sensible derrière ses airs de dur et une gamine paumée. Les cadres d'Agnès Godard tojours âpres et qui suit l'évolution des corps. Sans compter la prestation de Valeria Bruni Tedeschi, hilarante en boulangère ultra féminine et unpeu cruche.
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