L’Amérique a un problème avec son histoire et sa société et il est devenu monnaie courante de la critiquer à travers le cinéma, tout en apportant des discussions à vertu sociologiques plus ou moins habiles.
Brubaker parle du système carcéral américain et des conditions inhumaines de la vie des prisonniers. Notre héros éponyme, parfait en tout point (on aurait aimé un peu plus de nuance), est interprété par un Robert Redford en pleine période de gloire. Il est fabuleux et donne corps à un personnage donc un peu fade et lui permet d’exister autour des Yaphet Kotto, David Keith et autres Richard Ward, véritables bouffeurs d’écran qui illuminent leurs scènes. Cependant, le scénario prend bien trop son temps et n’est jamais réellement passionnant. De plus, Stuart Rosenberg ne donne jamais un souffle épique à son film et réalise sans grand génie (voire pire) ce qui aurait du être une fresque larmoyante et mémorable.
Brubaker est donc un film très sympathique, mais qui manque d’une réelle direction et d’un scénario solide. Dommage, car l’interprétation était géniale.
Super analyse de l'univers carcérale des années 70 avec un Robert Redford au top. Des rebondissement et un finish super convainquant mais désolant de réalité. L'idée de base du nouveau directeur est franchement réussi pour lancer ce film. Une merveille.
Brubaker est un bon film carcéral, passionnant, avec d'excellents acteurs. Robert Redford est tout à fait convaincant et il nous embarque avec lui dans une histoire agréable.
Treize années après le succès de "Luke la main froide" en 1967, Stuart Rosenberg renoue avec le milieu carcéral en inter-changeant Paul Newman et son acolyte des 70's Robert Redford. Basé sur le roman autobiographique "Accomplices To The Crime: The Arkansas Prison Scandal", "Brubaker" se voit muni d'un excellent script qui démarre en nous dévoilant un jeune blondin énigmatique qui débarque dans la difficile prison de "Wakefield". Travaillant beaucoup sur son jeu, Redford a su nous offrir un performance plus que convaincante tout en se mettant le public dans le poche sans aucune difficulté. A ses côtés force est de constater l'absence de figures emblématiques du 7ème art mais la présence de comédiens crédibles qui parvinrent à donner une âme aux décors qu'ils occupaient. Et pourtant...La force de "Brubaker" ne réside pas dans sa forme mais avant tout dans son scénario qui nous montre à quel point il est difficile de changer l'ordre établi même lorsque la loi et les valeurs morales sont de votre côté. Très concentré sur ce point, Rosenberg n'a pas faibli une seconde en poussant Redford à créer un personnage plus que charismatique qui lui permit une fois encore de prouver son immense talent.
Et vlan! D'un seul et habile regard, Robert Redford pourfend la malsainité d'un univers carcéral tant ignoré et les préjugés sur le mélodramatique attendu d'un tel film. Mêlant l'action à la méditation, Brubaker nous englue dans le pétrin de l'écrou pour mieux nous en faire comprendre l'horreur, et serre la vis avec une réalisation impeccable. On en redemanderait si ce n'était pas aussi culpabilisant.
1 poil moins convaincant que "Luke la main froide" du même réalisateur... Pour ce dernier la dénonciation est plus subtil alors qu'ici la ficelle est plus grosse et donc moins réaliste et moins marquante, notamment dans la façon de teminer le film. Redford est toutefois plus que convaincant et les prisonniers tous très crédibles. Un excellent film de "prison", un genre en soi.
Stuart Rosenberg réalise ici l'un des meilleurs films sur l'univers carcéral, rehaussé par un scénario qui ne se contente pas de coller au documentaire, mais qui raconte une vraie histoire. Les trente premières minutes valent plutôt le détour, avec, en point d'orgue, l'apparition remarquée d'un Morgan Freemann méconnaissable. Pour le reste, Robert Redford, vaillant et volontaire, est impeccable dans ce rôle de directeur de prison incorruptible. Un très bon film.
Démarrant comme un pur film de taulards, le récit bifurque vite vers le plaidoyer envers les droits de l'homme, pour un film au final assez innoffensif mais très agréable à suivre.
Un des meilleurs films sur l'univers carcéral qui soit. Robert Redford est, une fois de plus, totalement crédible dans son rôle de directeur de prison humaniste.
Charge édifiante contre l'institution pénitentiaire américaine (les "fermes pénitentiaires" qui ont aujourd'hui presque disparues), "Brubaker" remplie son rôle de fiction de gauche. Efficace dans sa mise en scène, réaliste dans le traitement du quotidien de la prison, le film ne sort pas de ses rails. Et c'est aussi ce qui fait sa limite : à l'instar du personnages de chevalier blanc interprété (sans beaucoup de nuances pour une fois) par Redford, tout est explicite et univoque. D'où le sentiment d'un film tenu mais un peu trop mécanique et scolaire dans sa logique démonstrative. Stuart Rosenberg n'est pas Sydney Lumet...
Drame carcéral d'excellente qualité avec un Robert Redford toujours aussi parfait en idéaliste jusqu'au boutiste qui ne reculera devant rien ni personne pour attendre le but qu'il s'est fixé à savoir réformer une prison grangrenée tout en restant profondément humaniste. On y retrouve certaines thématiques à la Sidney Lumet avec un homme seul qui part en guerre contre les institutions déshumanisées et corrompues et qui ne peut plus reculer sans risquer de détruire tous ses idéaux. Même si Rosemberg n'est pas un immense réalisateur, le script est excellent, les seconds rôles sont solides et Redford est le genre d'acteur qui peut transcender un rôle qui lui correspond parfaitement.
Déjà réalisateur d'un excellent film de prison à savoir "Luke la main froide", Stuart Rosenberg récidive avec celui-ci qui s'avère assez réussi sans pour autant atteindre le range de son ainé. Teintée d'une très forte critique du système carcéral américain, l'histoire se montre tout de même dès les premières minutes très prenantes et tient le spectateur par la suite constamment en haleine. Entouré d'un très bon casting, le charismatique Robert Redford est l'acteur idéal pour tenir le rôle principal et y est pour beaucoup dans l'intérêt procuré par le film. Il est juste dommage que les dernières minutes virent dans la plus pure convention hollywoodienne mais cela n'empêche pas que c'est une réussite honorable .
Un film original sur l'univers carcéral. Tellement original qu'au début, on est un peu perdu et on ne comprend pas très bien qui sont les détenus et qui sont les matons. Et pour cause, la plupart du personnel encadrant est composé de détenus : les gardiens armés, les snipers dans les tours, le secrétaire etc..., tous des prisonniers. Et un directeur arrive qui décide de réformer cette prison gangrénée par la corruption et les maltraitances, entre autres en responsabilisant les prisonniers : c'est la méthode Freinet ! L'ambiance est celle des films des années 70 : des films agréables à regarder, avec une histoire originale. De bons acteurs, avec une petite apparition de Morgan Freeman, de belles images, une belle histoire : les ingrédients pour un bon film sont réunis. Ajoutons tout de même que la fin du film est la copie conforme, avec 10 ans d'avance, de la fin du cercle des poètes disparus : le directeur/l'enseignant réformateur est remplacé, et les détenus/les élèves lui font une standing ovation pendant qu'il part.
Un bon film sur l univers carcéral aux États-Unis. Robert Redford en impose vraiment dans ce rôle. On oublie à quel point ce comédien a marqué le cinéma des années 70 et qu' aujourd hui ses interprétations ont marqués la pellicule . Les autres comédiens sont très bons aussi et le film est très bien réalisé pour dénoncer .