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inspecteur morvandieu
98 abonnés
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4,0
Publiée le 30 août 2026
Dans le pénitencier de Wakefield, les prisonniers sont encadrés par des congénères, libres sur parole, que leur pouvoir et l'impunité conduisent à la cruauté et à la corruption, avec la complicité de quelques notables de la ville voisine. C'est ce que découvre un détenu anonyme, Harry Brubaker,spoiler: qui n'est autre -effet de surprise garanti après une demi-heure, que le nouveau directeur de l'établissement chargé de réformer la prison. Et il y a de quoi faire. Brubaker agit en humaniste, soucieux de redonner aux prisonniers leur dignité, de les impliquer dans le fonctionnement de la prison et de rompre avec un sadisme généralisé. Cependant, en entamant les prérogatives des libérés sur parole, en se heurtant aux intérêts des notables ou au conservatisme électoraliste de quelque politicien, il devient un ennemi. Tout le suspense du film repose sur la réussite improbable de Brubaker, bien trop seul, malgré sa détermination, face à la haine des tenants du statu quo. Il y a quelque chose de plaisant à voir Robert Redford faire le ménage bien que les réformes imposées et brutales puissent causer quelques dégâts et que le réalisateur suggère que Brubaker progresse suivant sa seule vision des choses. Ce thème, sans doute modeste, vient s'ajouter à une action souvent haletante. Décidément, pour Stuart Rosenberg, auteur de "Luke la main froide", la prison forge de sacrés caractères...
L'enfer des pénitenciers américains, minés par la violence et gangrenés par la corruption, est un sujet maintes fois abordé, et dans ce film il est traité de façon intelligente, le récit étant captivant et désolant de véracité. Mise en scène réaliste et sobre, et malgré quelques longueurs Brubaker reste un très bon film, audacieux et convaincant. Le charismatique Robert Redford dans un rôle engagé, qui lui sied parfaitement.
Malgré une réalisation très plate, ce récit fonctionne grâce à l'interprétation concernée de Robert Redford en directeur de prison dont la narration adopte le point de vue afin de dénoncer les conditions dégradantes de vie pour les prisonniers (quel que soit leur crime), l'omerta des gardiens couplée à une corruption politicienne, les collusions dirigeantes à l'oeuvre. Sans jamais héroïser les prisonniers, ce drame (adapté d'un essai autobiographique) en rappelle l'humanité tout en exprimant la conviction idéologique (utopique ou sensée?!) que respect, écoute, équité réussissent mieux que violence ou humiliation - spoiler: ce qui culmine dans cette belle fin symbolique. Intéressant!
L'histoire captivante d'un directeur de prison déterminé à éradiquer la corruption m'a profondément marqué. Robert Redford incarne parfaitement Henry Brubaker, un homme intègre qui, en se déguisant en détenu, découvre les multiples abus et détériorations au sein de la prison de Wakefield. La performance de Morgan Freeman est également remarquable, apportant une profondeur émotive au récit. La réalisation de Stuart Rosenberg est solide, avec une cinématographie immersive qui plonge le spectateur au cœur de l'environnement carcéral oppressant. Bien que certains personnages secondaires manquent de développement, l'intrigue reste prenante grâce aux rebondissements inattendus et aux confrontations intenses. Les scènes de réforme et de lutte contre le système corrompu sont particulièrement inspirantes. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Inspiré d’une histoire vraie, un drame carcéral engagé (mais ayant un peu vieilli) qui dénonce les zones de non-droit du système pénitentiaire américain, porté par un solide Redford en directeur de prison idéaliste. 2,75
Ce film de S. Rosenberg avec R. Redford en tête d'affiche nous livre une histoire peu banale. Tirée de faits réels, d'après ce que j'ai lu, elle est celle de la vie de prisonniers dans une prison d'état américaine. Passée la surprise de découvrir qu'un des prisonniers est en fait le nouveau directeur, on plonge dans un univers totalement masculin ou presque, il n'y a que deux femmes dans le film si je me souviens bien, fait de brimades, et de violences surtout, mais aussi de corruption, une vraie société dans la prison. Et le nouveau directeur qui veut changer ça va se heurter à beaucoup de réticences à tous les niveaux d'ailleurs. La fin est en demi-mesure mais sauve l'honneur. Ce n'est pas un film à grand spectacle mais plutôt une critique forte du monde carcéral.
Une grosse déception pour ce film de prison qui n'est vraiment pas palpitant. Robert Redford en directeur de prison n'est pas très convaincant et on a du mal à se passionner pour sa quête qui semble un peu trop "tout beau, tout rose". Je ne le conseille vraiment pas aux aficionados de films sur l'univers carcérale. Il ne vaut pas un sou par rapport à Midnight Express. Passez votre chemin.
La force de ce film est qu'il est tiré d'une histoire réelle, et au delà des conditions de vie des prisonniers, le système administratif, corrompu et inattaquable et le point central de la dénonciation de toute cette organisation. Le film datant du début des années 80; on retrouve les acteurs de cette époque, tous les administrateurs sont antipathiques, pas un pour rattraper les autres et cela sert le film, on se prend à les haïr, les prisonniers, qui sont aussi les matons, sont tout aussi corrompus, et ils ne veulent pas que l'on viennent troubler leur petit confort, même si c'est pour améliorer celui du plus grand nombre, c'est la nature humaine, mais au delà des hommes, c'est le système qui est corrompu. Brubaker lui, se veut intègre, un idéaliste qui essaie de changer les choses, mais n'a que peut de soutient. C'est plein de petites informations, dont celle du détenu condamné à perpétuité pour deux vol de voiture et détérioration de bien public, (des toilettes), cela ne rigolait pas en ce temps là. On peut aussi apprécier une courte scène où apparait Morgan Freeman, l'un de ses premiers rôles, mais il faudra encore attendre 10 ans et le redécouvrir dans Glory pour qu'il commence réellement sa véritable carrière. Le film n'a pas trop mal vieilli et Redford est impeccable, comme toujours, charismatique et engagé.
6 232 abonnés
18 103 critiques
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1,5
Publiée le 27 mai 2021
Robert Redford joue le rôle d'un directeur de prison qui se rend dans une prison pour la réparer mais se fait d'abord passer pour un détenu. Le point de vue du film est similaire à celui du personnage. Il observe les conditions difficiles de la prison qui est l'une des descriptions les plus sombres jamais montrées à l'écran. Cependant cela devient assez pesant de voir Redford se déplacer et voir tout mais sans dire un mot. Brubaker s'impose face à des antagonistes puissants le conseil d'administration de l'administration pénitentiaire des politiciens égoïstes et le réseau maléfique de corruption au sein du système carcéral. Il ne montre aucune préoccupation ou inquiétude visible quant au danger qui l'entoure. Sa réaction contre les administrateurs corrompus est faible et presque sans émotion. Dans la vie réelle il aurait été blessé d'une manière ou d'une autre. Le Brubaker de Redford manque de profondeur de couleur et de complexité. Il en va de même pour les autres personnages qui jouent les qualités qui leur sont attribuées de manière unidimensionnelle...
Très bon film , acteurs excellents....qq scènes dures mais réelles ! À voir , à déconseiller au moins de 12 ans ! Si le scenario est tire d une histoire vraie ,,,quelle dure experience pour le directeur !
Un scénario original pour une histoire classique d'incarcération, avec un personnage principal badass qui prend vraiment les devants, Robert Redford est vraiment très convainquant, à voir absolument
Un film de prison qui a pour originalité d’avoir comme héros le directeur de la prison. En plus de disséquer les affres de l’enfermement on a avec ce personnage un sous texte sur la corruption qu’elle soit au niveau de l’individus d’une administration ou d’une institution. Cela montre que ceux qui restent fidèles à leurs convictions passent au final pour des illuminés. Mais en même temps et c’est là où cela devient très intéressant il montre que le jusqu’au-boutisme et le dogme peuvent aveugler au point de ne pas se rendre compte que le succès est là et que continuer ne fera qu’empirer les choses. Robert Redford est LA superstar du film toujours mis en avant mais on trouve aussi et il faut le souligner beaucoup de très bons seconds rôles. Ça n’est pas un chef d’œuvre mais c’est très bien mené.
Un film qui vous transporte dans le monde caché, oublié de la prison. Vraiment bien, un film qui nous ramène sur terre et nous démontre la difficulté éprouvé par les bons dans ce monde de politiciens corrompus. Bon film à tous
Avec sa peinture d'un univers carcéral sombre, corrompu et violent, un film qui se place dans la lignée d'oeuvres comme "Les évadés" ou "Papillon". Malgré une bonne prestation de Robert Redford parfait, en démocrate convaincu, dans son rôle face à l'excellent Yaphet Kotto ou encore Morgan Freeman tout jeune, un long-métrage assez étrange, au rythme irrégulier et à l'écriture alambiquée pour un résultat qui m'est resté nébuleux sans être mauvais. Un beau discours humaniste mais une réalisation terne, peu marquante.