"En route vers Manhattan" débute avec un concept sympathique pouvant présager une comédie dramatique à la fois drôle et tendre. Mais, progressivement, la pauvreté et la vacuité du scénario se révèle et la quasi-totalité du film ne présente pas grand intérêt. Trop de clichés et pas assez d'inspiration. Ce long métrage n'a pas marqué les esprits, et pour cause....
J'ai bien aimé le concept et l'idée (c'est pour ça d'ailleurs que j'ai emprunté le dvd à la médiathèque). Après, le résultat est parfois un peu décevant, mais bon je tiens à quand même défendre le film car il y a pas mal de bonnes idées et le concept est chouette, déjà j'aime souvent les films dont l'unité de temps est réduite (alors quand c'est en temps réel ou presque ça m'intrigue encore plus, bon ce n'est pas le cas avec En route vers Manhattan). On se perd un peu parfois dans des aspects du scénario pas très intéressants, la mise en scène a un peu de mal à faire décoller un scénario qui piétine un peu parfois mais c'est un film pas si mal que ça, qui cherche à proposer quelques pistes, un film indépendant américain pas du tout "sundanceisé", bref EN route vers Manhattan n'est pas un film inoubliable mais un petit film plutôt sympatoche.
C'est un premier film visiblement un peu fauché, un film inabouti, superficiel, mais dont le ton et les personnages, grotesques ou simplement cocasses, ne sont pas sans nous y attacher. Soupçonnant son époux Louis de la tromper, Eliza investit quelques lieux de New York pour le prendre sur le fait. Rien de très singulier si Eliza n'était accompagnée de toute sa famille ! Au long d'un récit tout en simplicité, ce sont les portraits vite brossés des membres de la famille, ainsi que ceux de protagonistes rencontrés au cours de leur virée, qui constituent le fond du sujet et sa fantaisie. Greg Mottola y raille pêle-mêle l'emprise d'une mère inquisitrice, sous le regard agacé d'un père impassible, la prétention d'un beau-frère écrivaillon et les mœurs d'un certain milieu artistico-intello. Autant de types, parmi d'autres, reflétant impertinemment l'Amérique moyenne et les cercles branchés. Les rencontres et les mouvements d'humeur des uns et des autres sont les seules péripéties du film. Ils en déterminent tout à la fois l'originalité et les limites.